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Renée Villoteau (Traducteur)
EAN : 9782234021631
580 pages
Stock (30/11/2001)
3.76/5   33 notes
Résumé :
Depuis six ans qu'elle est mariée à John Ford, Anne voit passer les jours dans la même atmosphère irritante qui paralyse ses élans et jusqu'à son talent d'écrivain. Secouer ce joug devient une nécessité impérieuse.

Quand paraît l'annonce demandant un professeur d'anglais pour l'Institut féminin de Khatmandou, elle sollicite le poste et l'obtient. John refuse de la laisser partir seule. Les Ford quitteront ensemble Calcutta pour le Népal, terre des di... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Colchik
  21 mars 2020
Plusieurs romans de Han Suyin ont une dimension autobiographique plus ou moins affirmée. C'est la cas de Multiple Splendeur, mais également de la montagne est jeune. Invitée en 1956 au couronnement du roi du Népal Mahendra, l'écrivaine découvre un pays féodal, encore peu accessible aux étrangers, et d'une beauté à couper le souffle. Il servira de cadre à son quatrième roman et ses paysages grandioses magnifient l'histoire d'amour qui naît entre Anne Ford, une jeune femme qui enseigne dans une institution pour jeunes filles à Katmandou et Unni Menon, un ingénieur chargé de la construction d'un barrage. Anne est lasse de son mari, un ancien fonctionnaire colonial, et étouffe sous le conformisme d'une existence morne. Sa rencontre avec le bel Indien ouvre tout à coup ses horizons, l'amène à redécouvrir sa féminité en même temps que sa créativité.
Dans ce roman, Han Suyin transpose à peine l'échec de son second mariage avec l'officier de sécurité, Leonard Comber, et son amour naissant pour celui qui deviendra son troisième époux, Vincent Ruthnaswamy, un officier et ingénieur indien. Mais l'intérêt du livre se trouve ailleurs, dans la galerie de personnages pittoresques qui peuplent le roman (le rinpoché est l'un de mes préférés), dans la sensibilité des sentiments éprouvés, dans la description d'une nature majestueuse et indomptable.
Livre de la renaissance, La montagne est jeune nous livre son souffle porteur depuis ses sommets enneigés.
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cecileterrestria
  31 décembre 2017
L'écriture est simple mais détaillée, fouillée, on a le sentiment que chaque mot a été réfléchi minutieusement… Ce roman fait 900 pages, c'est un parcours initiatique sur la découverte de son moi authentique en tant que femme, de l'amour vrai, de l'amour inconditionnel. Ce roman nous propose une héroïne au stade de la chenille et nous la voyons se transformer, au fil des pages, en un magnifique papillon.
Le début peut sembler assez ennuyant tout comme l'est la vie de Anne. Un fastidieux passage en revue des différents protagonistes, du contexte politico-culturel et des convenances qui régissent tout ce petit monde pour les maintenir dans leur fragile pseudo-équilibre. Puis la vie commence à s'agiter en Anne et le roman et l'écriture évolue, le rythme devient plus rapide à mesure que notre héroïne sent les passions renaître en elle.
Anne fait figure d'ovni dans un monde colonial aseptisé, mort-vivant, qui réprime ses passions et ses pulsions pour la bienséance. le Népal lui propose une alternative avec un peuple qui assume pleinement tout une palette d'émotion, de désirs et de passions dans un délire de couleurs et de formes en tout genre.
C'est au milieu de ce contraste culturel, que la nature libre sous-jacente de Anne se révèle et se réveille, farouchement indépendante, elle se libère petit à petit de tous les carcans qu'un mari parfaitement formaté tendait à lui imposer. Au contact d'Unni, elle découvrira sa nature féminine, ses contradictions, l'intériorité qu'elle avait si longtemps réprimé. Cette introspection est retranscrite parfaitement par l'auteur, on ne peut que ressentir le vécu. Il faut aimer analyser les sentiments et plonger dans les profondeurs de l'être pour apprécier ce roman car c'est de cela qu'il s'agit, c'est le sujet principal, il n'est pas question que d'une vague histoire d'amour, mais bien de ce que l'amour invite à faire comme travail personnel sur son moi intérieur, jusqu'à accéder à l'amour inconditionnel, celui où l'on s'est libéré des conditionnements pour accepter l'autre dans son entièreté sans l'attacher par nos propres insécurités.
Les analyses sont pointues, pertinentes, Han Suyin n'oublie pas les doutes et les peurs, il n'y a pas de complaisance ni d'idéalisation des sentiments. C'est un processus honnête, une mise à nue de l'âme féminine qu'elle propose. Les évènements du roman ne font que les mettre en scène, les stimuler, les éprouver et ce jusqu'à l'aboutissement du processus de transformation.
C'est un très bon roman, l'écriture est psychologiquement très aboutie, très réfléchie. le mental analytique et l'émotionnel sont fouillés minutieusement. C'est un très beau roman de développement personnel bien que cela n'est probablement pas été l'objectif premier.
Lien : https://labougiedevinayaka.w..
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pasiondelalectura
  25 mai 2017
Un très beau et fort roman sur le réveil de la passion et de la sensualité d'une femme encore jeune dans le Népal de 1956.
C'est l'histoire d'amour entre la frigide Anne Ford, Anglaise et mariée et l'ingénieur Indien Unni Menon qui va la réveiller à la passion. C'est une histoire bouleversante car semée d'embûches.
Le cadre géographique est sublime avec des descriptions de carte postale en permanence et la vigueur descriptive est telle que le lecteur voit défiler les images comme dans un film. (D'ailleurs James Ivory en a tourné un beau film avec Paul Newman et Joanne Woodward en 1990).
Mais il y a davantage dans ce long roman : on apprend beaucoup sur le Népal d'alors, sur ses peuplades et ses coutumes; il y a bien d'autres histoires de couples dans ce roman "d'expats", quelques unes cocasses, d'autres dramatiques. Il y a des personnages secondaires hauts en couleur et par moments, une fine ironie qui fait sourire.
Et la jeune montagne est Mana Mani, une pointe rocheuse faisant partie du cirque himalayen, c'est une montagne traîtresse qui peut se venger sur ceux qui l'offensent.
Ce livre de 1958 (1959 en France) est magnifiquement traduit de l'anglais car la traductrice a su le rendre très sensuel parce que l'écrivaine décrit sans fioritures et avec des mots justes le réveil de la passion ravageuse dans le cadre de la vallée de Katmandou comme si l'altitude (1500 m) exacerbait les sens jusqu'au vertige.
Il semblerait que Han Suyin raconte dans ce roman le naufrage de son deuxième mariage avec l'Anglais Leonard Comber et sa rencontre avec l'ingénieur Indien Vincent Ruthnaswany, son troisième et dernier mari. Quelle belle histoire d'amour, complexe et torride.
Un très bon livre qui n'a pas vieilli d'un iota même si Katmandou a du changer énormément.
Lien : https://pasiondelalectura.wo..
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Cronos
  21 mars 2022
C'est très beau, les tournures de phrases sont recherchées mais qu'est-ce que c'est long et chiant ! Plus jamais ça, j'ai des remontées d'autres bouquins du même style qui ne m'avait pas plu. Pardon d'être vulgaire mais là, j'ai abandonné aux trois quarts, je n'en pouvais plus !
Le décor est magnifique, Katmandou, les pics de l'Himalaya, le Népal, c'est très joliment décrit, sur ça c'est une belle découverte mais l'intrigue… bon sang… ça ne démarre jamais vraiment. C'est contemplatif et je n'aime pas, c'est une histoire d'amour comme je n'ai pas envie de vivre tellement c'est rempli à ras bord de clichés. En parlant de souvenirs, ça me rappelle La bicyclette bleue, avec ses longueurs et ses phrases cucul ! Si vous aimez le mélange romance et voyage vous n'allez pas être déçu mais moi je n'en peux plus. 900 pages de ça, non merci.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   20 octobre 2014
Il ignorait qu’une femme se sent particulièrement exposée aux outrages en pays étranger. Cela fait partie du mythe selon lequel les autres peuples sont différents de nous. Il croyait cependant deviner qu’elle craignait d’être violée, et cette idée le faisait sourire. Certes elle n’était pas laide, ni monumentale comme tant de ces femmes blanches, mais agréablement potelée. Seulement elle avait les cheveux teints et, aux yeux de Deepah, adolescent bien équilibré, elle paraissait extrêmement vieille, plus vieille que sa mère, la maharani, dont les cheveux étaient d’ébène et dont les doigts jouaient si admirablement de la cithare. Bien sûr, il était toujours agréable de rencontrer une certaine docilité, de palper les rondeurs des fesses et des seins, de satisfaire ainsi sa curiosité.
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rkhettaouirkhettaoui   20 octobre 2014
Les mots, les symboles ont une vie continue et prennent des sens différents selon les âges… et puis… ah ! c’est à désespérer, je suis toujours paralysée par les mots que j’emploie. C’est pour moi une perpétuelle inquiétude, un malaise obsédant de relier le symbole à l’objet, le mot à sa signification. Je ne peux absolument pas m’exprimer, et c’est pour moi une véritable angoisse.
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rkhettaouirkhettaoui   20 octobre 2014
La vie ne reproduit jamais deux fois la même feuille, la même fourmi, la même pierre, le même visage, et la permanence n’est réalisée que par le changement, tout comme l’éternité n’est que la naissance du nouveau, issu de ce qui vieillit et meurt.
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rkhettaouirkhettaoui   20 octobre 2014
Manquer d’humilité, c’est n’avoir pas conscience de la présence de Dieu ... Et, si certains n’ont pas conscience de cette présence, c’est à cause de leur façon de s’exprimer, de donner trop d’importance aux mots. Que de fois nos émotions ne sont-elles que des conventions créées par le langage que nous employons ! Les mots ne sont pas un moyen de communication, l’instrument du dialogue, mais un expédient, des signes pareils aux signaux de détresse, et l’on ne sait jamais exactement dans quelle mesure ils résument notre pensée ou expriment l’essence de notre solitude.
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rkhettaouirkhettaoui   20 octobre 2014
Si vous possédez la foi, tous vos rêves se réaliseront.
Abandonnez-vous au Seigneur, il vous aidera à surmonter les obstacles.
Si vous possédez la foi, rien ne vous sera plus impossible.
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Interviewée par Michel POLAC (off), HAN SUYIN parle de ses souvenirs de lecture, des livres et auteurs qui l'ont marqués (Flaubert avec "L'education sentimentale", Simone de Beauvoir, Lu Xun ...), de la poésie (cite un poète de la dynastie Song), de l'idée des contradictions, de la vie qui l'a trop comblée, de l'humanité en qui elle a confiance, de Beethoven qu'elle n'aime pas, des Gardes...
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