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EAN : 9782872993482
Éditeur : Lessius (05/03/2020)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Récits d'expériences d'accompagnement au seuil de la mort au Japon.
Il s'agit de récits simples, courts (deux à trois pages), agréables à lire, empreints d'une grande sérénité. Le sentiment de la nature accompagne les événements, neige, arbres, feuilles, saisons, couleurs... C'est délicieusement japonais et raffiné. Les mourants meurent réconciliés et les blessés de la vie restaurés dans leur dignité et leur goût de vivre.
Pour chaque récit, la séréni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Butterflies
  21 juillet 2020
Ce livre de non-fiction m'a été offert dans la cadre de la masse critique par les Éditions Jésuites (inscrit uniquement sur la 4ème de couv). Il s'agit d'un recueil de récits d'expériences d'accompagnement au seuil de la mort par une femme ayant vécu une expérience de mort imminente.
« nous confinons la mort et tout ce qui l'entoure dans la sphère du silence: la nommer est aujourd'hui considéré comme inopportun et inapproprié, et ceux qu'elle assiège sont éloignés dans des espaces à part pour éviter que leur situation nous incommode »https://wordpress.com/post/blogapostrophe.wordpress.com/2076
J'apprécie beaucoup la littérature nippone et je suis toujours curieuse d'en découvrir davantage sur la culture japonaise. La thématique de la mort, dérangeante pour beaucoup, a attisée ma curiosité. Pour ce peuple rempli de pudeur, je souhaitais savoir comment elle allait être traitée. Ici, on parle d'une jeune femme qui a frôlé la mort, l'a ressenti et est passé de l'autre côté pour revenir transformée. Elle a décidé plus tard d'accompagner les mourants et avec cet ouvrage, elle nous conte des récits de fin de vie. le sujet est intéressant. Certaines anecdotes sont touchantes et raisonnent en nous mais la portée religieuse est omniprésente et pour moi, gâche le récit, lui ôtant son intérêt et mon envie également de l'achever. Je rédige donc une critique d'un livre que je peinais vraiment à achever. Je choisissais systématiquement un autre livre quand j'avais un moment pour lire. Ce livre n'arrivait pas à me captiver.
Il s'agit de récits simples, courts (deux à trois pages) assez fades pour la plupart. L'un d'eux parle d'un mourant détesté par le personnel et les résidents de la maison de retraite car il est désagréable avec tout le monde mais la narratrice et son amie, Madame Shion, une dame qui arrive à réconcilier tout le monde avec la vie, arrive à le faire partir avec le sourire et apaisé, réconcilié avec les fautes du passé (il a abandonné sa famille il y a des années). Un autre, parle d'un homme important, qui n'a pas eu le temps de profiter de la vie et qui va pleurer comme un enfant et pour le quel elles vont chanter et vont être suivies par toute l'assemblée. A vivre, cela doit être beau en effet mais à lire, c'est d'un ennui!
Je m'étonnais et m'attristais que la religion, même si elle a sa place dans la mort je le conçois, ait une place prépondérante dans l'esprit, dans cet ouvrage. Dans « La boîte de pandore » (p.127-139) une jeune fille décède, réconciliée avec la vie certes mais après avoir souffert d'anorexie, de disputes continuelles avec sa parentèle toute son enfance, prisonnière du carcan et des obligations familiales, souffrant de ne pas pouvoir juste être elle et l'auteur ose conclure :
« Chitaso, tu as vraiment eu une vie heureuse. »
Et des phrases du type: « L'homme s'accomplit dans la mort » auxquelles je ne peux pas adhérer. le nom, qui apparaît en première de couverture, Lessius ,est en fait une des trois marques des Éditions Jésuites et l'auteur Hideko Suzuki est une religieuse du Sacré-Coeur de Jésus, ainsi que la préfacière (bibliste également). Donc rien d ‘étonnant à ce que certains chapitres soient guidés par les valeurs religieuses. Les valeurs japonaises sont aussi très présentes: sens du travail, de l'honneur, du sacrifice, du don de soi, etc.
Certains chapitres sortent un peu du lot par la thématique mais ne sont jamais assez fouillés (celui de la mère qui culpabilise, une naissance pour une mort, traitée trop superficiellement). Ou d'autres paraissent trop invraisemblables (l'entrepreneur qui devient aimable avec son épouse quand il découvre d'où vient sa force et son manque de confiance vis-à-vis d'autrui, l'expérience avec l'irori). D'autres encore paraissent vraiment incroyables (la vendeuse de fourrure qui a eu 8 opérations, 3 cancers et survécu pour son fils handicapé mental…) mais dont la logique m'échappe:
« Lorsqu'on accueille positivement la souffrance, lorsqu'on vit avec elle jusqu'au bout, elle apporte une profonde joie de vivre. « (p.85)
Par contre, je suis d'accord avec Hideko Suzuki quand elle dit que « le bonheur, comme le malheur n'est pas objectivement mesurable ».
Un chapitre m'a émue presque aux larmes « le garçon au bord de la mer » (p.89 à 92) où Hideko assiste à un échange sur la côte californienne entre Soeur Jane et Tony, un enfant de 9 ans atteint de cancer au sujet de la mort. Nous sommes sur la côte californienne et cet enfant est en fin de vie. Il prévoit l'après. Sans appréhension. Il interroge. C'est beau et cruel à la fois. Un poème de Radîndranâth TAGORE (1861 – 1941), « La Fin » extrait du recueil de poésies indiennes « La jeune Lune », m'a aussi touchée, énoncé intégralement à la suite de la mort d'un enfant au chapitre « Requiem » pour traduire les paroles de l'enfant Kô à sa mère et à ses proches avant de s'éteindre.
LA FIN
Mère, il est temps de m'en aller. Je m'en vais.
Lorsque l'obscurité mourante fera place à l'aube solitaire et que, de ton lit, tu étendras les bras vers ton bébé, je dirai : « Bébé n'est pas là ». Mère, je m'en vais.
Je deviendrai un souffle d'air léger et je te caresserai ; quand tu te baigneras, je serai les rides de l'eau et je te couvrirai de baisers répétés.
Quand, par les nuits de tempête, la pluie clapote sur les feuilles, tu entendras dans ton lit mes chuchotements et soudain, avec l'éclair, mon rire franchira ta fenêtre et éclatera dans ta chambre.
Si, toute au souvenir de ton bébé, tu ne peux t'endormir que bien tard dans la nuit, alors je chanterai du haut des étoiles : « Dors, Maman, dors. »
Je me coulerai le long des rayons errants de la lune, au-dessus de ton lit et m'étendrai sur ta poitrine pendant que tu dors.
Je me ferai rêve et, par la mince fente de tes paupières, je me glisserai jusqu'au plus profond de ton sommeil. Tu t'éveilleras tressaillante et, tandis que tu regarderas autour de toi, je m'esquiverai au dehors, en un clin d'oeil, comme une luciole.
Lorsqu'à la grande fête de Puja, les enfants des voisins viennent jouer autour de la maison, je me fondrai dans la musique des flûtes et palpiterai dans ton coeur tout le long du jour.
Ma bonne tante arrivera, chargée de cadeaux de Puja et te dira : « Ma soeur, où est notre bébé ? » Maman, tu lui répondras doucement : « Il est dans la prunelle de mes yeux, il est dans mon corps, il est dans mon âme.
Des citations bien choisies et des passages touchants mais dans l'ensemble un livre qui m'a déçue. J'en attendais davantage. L'introduction était prometteuse. le développement alterne avec des hauts et des bas. Rien de transcendant. Ces paroles recueillies auprès des moribonds ne sont pas dénuées d'intérêt mais le style et le traitement du sujet ne m'a pas convaincue. Un sujet qui mérite davantage de profondeur et qui n'a pas eu la portée que j'attendais. Cependant d'autres lecteurs apprécieront sans doute. Hideko Suziki a déjà écrit sur la fin de vie et ses livres ont remporté de grands succès au Japon. Les mots résonnent différemment en chacun de nous.
Lien : https://wordpress.com/post/b..
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Alien1610
  04 août 2020
Ce livre m'a été offert dans la cadre de la masse critique par les Éditions Jésuites. Il s'agit d'un recueil de récits d'expériences d'accompagnement au seuil de la mort par l'autrice ayant vécu une expérience de mort imminente.
J'apprécie beaucoup la littérature japonaise et je suis toujours curieuse d'en découvrir plus. La thématique de la mort et surtout de la mort imminente m'a intrigué. Malheureusement je ne savais pas que le livre avait une connotation religieuse et cela m'a dérangé. J'ai tout de même apprécié ma lecture qui était simple et rapide. Cela m'a permis dans savoir un peu sur les expérience de mort imminente sorti du contexte scientifique.
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I_Meliodas
  05 juillet 2020
Ce roman de non-fiction nous offre différentes histoires qui nous plongent dans l'intimité d'une personne, d'une famille. Hideko Suzuki nous parle de quelque chose qui met mal à l'aise : la mort. Mais elle le fait avec tellement de respect et de bienveillance que ce n'est pas dérangeant. C'est même agréable et touchant de voir que ces personnes peuvent compter sur quelqu'un pour les écouter à la fin de leur vie. Qu'il y ait quelqu'un pour qu'ils puissent enfin être eux-même et qu'ils savent qu'ils ne seront pas jugés pour ça. Certaines de ces histoires m'auront plus touché que d'autres.
Le fait que cela se passe au Japon nous offre un morceau de la culture japonaise. Cela apporte un petit côté exotique à ces récits. de plus, on apprend des choses, des contes, des chansons, des traditions, des noms de grands poètes et j'en passe. Bref c'est très agréable d'avoir ce côté-là en plus.
Lien : http://imeliodas.blogspot.co..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ButterfliesButterflies   25 juillet 2020
"nous confinons la mort et tout ce qui l'entoure dans la sphère du silence: la nommer est aujourd'hui considéré comme inopportun et inapproprié, et ceux qu'elle assiège sont éloignés dans des espaces à part pour éviter que leur situation nous incommode"
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