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EAN : 9782253241539
736 pages
Le Livre de Poche (26/02/2020)
  Existe en édition audio
4.34/5   1644 notes
Résumé :
Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d'une femme amputée d'une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d'allumettes. Chargés de l'enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l'inspecteur Mark Hess découvrent vite que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.

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Critiques, Analyses et Avis (381) Voir plus Ajouter une critique
4,34

sur 1644 notes

Kirzy
  17 juillet 2020
Totalement bluffée par ce premier roman ! S'il n'invente rien en soi ni ne renouvelle vraiment le genre, il joue avec les codes du polar avec une totale maîtrise et une réelle profondeur. le scénario est parfait et c'est une gageure tenue sur 700 pages sans temps mort, sans non plus faire le forcing à la course aux péripéties ou au glauque, tout en étant crédible, tout en ayant du nerf et du coeur. Il faut dire que Søren Sveistrup est le créateur et scénariste de la série The Killing …
Le roman s'ouvre sur une scène de crime dans une ferme, en présence d'enfants : ce premier chapitre est fondateur pour arriver jusqu'au dénouement, mais aucun indice pour vraiment comprendre ce qui s'est joué là … d'autant plus que tout le reste de l'action se déroule en 2019, trente ans après, avec une série de meurtres de mères de famille horriblement mutilées ( main coupée pour la première ) qui rebondit sur une autre affaire, classée, celle de la disparition d'une fillette quelques années auparavant : le meurtrier de cette dernière, emprisonné, a avoué mais il n'a jamais été capable d'indiquer où se trouvait le corps. Et voilà que les empreintes de la fillette sont retrouvées sur des petits bonhommes en marron posés à proximité des corps suppliciés des mères de famille.
La course contre la montre pour savoir si la fillette est toujours vivante, pour comprendre le lien entre sa disparition et les féminicides, et éviter de nouveaux meurtres, est passionnante. le scénario, tortueux quand le lecteur est plongé dedans, limpide une fois la lecture achevée, sait jouer de différents tempos, plus lent notamment pour apprendre à découvrir un duo d'enquêteur atypique qui fonctionne parfaitement ( elle, cash et intelligente, sur le départ du département criminel pour le service de Cyber sécurité ; lui, acharné et instinctif, chien fou viré d'Europol, purgeant sa punition sur cette enquête ) ainsi que la mère de la fillette disparue, la ministre des Affaires sociales.
Et comme souvent dans les polars scandinaves, le contexte sociétal est bien posé et apporte de façon pertinente profondeur et émotion autour des thématiques fortes : de vengeance - fabrique d'un tueur en série
- enfance meurtrie - dysfonctionnements des services sociaux.
J'ai également apprécié de ne pas deviner précocement les ressorts des crimes ni l'identité du tueur en série ; il faut aller très loin dans l'intrigue pour y parvenir, et lorsque c'est le cas, la révélation est brillamment amenée.
Un excellent polar, palpitant avec son scénario complexe et ingénieux. Un auteur à suivre.
Lu dans le cadre du jury Prix des lecteurs Livre de poche 2020 catégorie polar / thriler
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Jeanfrancoislemoine
  04 mars 2020
J'avoue que , dès sa sortie en poche , je me suis précipité sur cet ouvrage qui , fort d'une note moyenne de 4,29 pour plus de 230 critiques avait un argument de poids à faire valoir , l'adhésion massive d'un panel important de connaisseurs . Ensuite , j'ai bénéficié de " quelques pistes " de la part de mon libraire qui m'a dit le " juste ce qu'il faut "pour empêcher le plus réticent des lecteurs à renoncer , allant même jusqu'à fabriquer avec sa fille , mais oui , des " bonhommes en marrons " pour agrémenter un étal toujours très bien tenu . Alors , non , pas moyen de résister et pourtant , il fait ses 700 pages le bougre ...( pas le libraire , le bouquin....)
Curieusement , pas de temps mort dès le début de la lecture , on se " coule " dans l'intrigue aussi facilement qu'on enfile " une paire de Charentaises " le soir , en rentrant du travail . Vous les connaissez ces extraordinaires pantoufles dans lesquelles tout le monde se sent bien mais avec lesquelles personne ne veut sortir .....Et bien , tout de suite , l'écriture bien maîtrisée de l'auteur vous happe et les pages vont défiler à toute allure , au point qu'à chaque fois que vous désirerez vous montrer raisonnable et éteindre la lumière, une petite voix insidieuse vous susurre un " encore " qui aura raison de vos dernières réticences. Des dialogues efficaces dans un récit vif , jamais ennuyeux , subtil , sans faille que demander de plus ?...Ah , oui , quand même , une intrigue .Et bien très franchement , elle est " au diapason ". Tout se tient , construit comme un superbe " jeu de Lego " avec des pistes , des vraies, des fausses , de l'action et des moments de lourdes réflexions . Un sujet dramatique , des morts atroces et , pourtant , jamais le moindre moment de renoncement face à des situations particulièrement difficiles à traduire sans heurter la sensibilité du lecteur ....L'auteur est scénariste, ça se voit , ça se sent et on se plaît à imaginer une adaptation cinématographique ou télévisuelle...Les ingrédients sont là.
Et puis il y a ces deux personnages de policiers pas forcément à leur place , pas spécialement aptes à se supporter mutuellement , deux personnages qui vont " occuper l'espace " sans pour autant nous faire oublier le critique de la situation .....Hess et Thulyn , Marc et Naia ....Et si , petit à petit .....?
Je ne vous ai rien dit de l'histoire ? Ben non , tiens , vous savez bien que je n'aime pas raconter , mais avec plus de 230 critiques , vous allez en rassembler des éléments...trop peut - être..Non , moi , je vous conseille de lire le roman et de revenir découvrir les commentaires après...Fichtre , c'est pas bien compliqué ...235 babeliotes ont aimé, quelle meilleure " pub" voulez -vous trouver ?
Octobre ..." les feuilles mortes se ramassent à la pelle ..." , les marrons aussi , sans doute mais d'aussi bons romans , c'est moins sûr . Un roman à classer parmi les " tout meilleurs " , mais ce n'est ...que mon humble avis et , accessoirement , celui de 235 babeliotes ........
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CasusBelli
  30 novembre 2020
A force de voir passer un nombre impressionnant d'avis enthousiastes sur ce titre, j'avais tout naturellement mis ce livre en priorité absolue tout en haut de ma PAL.
Une fois de plus les lecteurs de Babélio se seront avérés être de bon conseil car il s'agit là d'un sacré bon thriller, et même sacrément bon !
Søren Sveistrup est le créateur de la série TV "The killing", et cela va se ressentir dès les premières pages car les chapitres sont construits comme des scènes de film, c'est un peu déstabilisant au début car on ne connait pas encore les personnages, puis petit à petit on est pris dans le rythme car les chapitres sont courts, voire très courts.
Je ne vois que des points positifs à cette histoire, le scénario, les personnages et un rythme impeccable, mais aussi et surtout une sobriété qui donne une aura de crédibilité pas si courante dans ce genre qu'est le thriller.
Les personnages, Thulin et Hess sont criants de vérité, ce ne sont pas des supers flics et ils vont faire de leur mieux, ils nous font prendre conscience aussi qu'être "flic" n'est pas une vie de rêve, les personnages secondaires sont tous très bien dessinés, le casting est parfait.
Le scénario est solide, il se dévoile lentement mais sûrement pour se révéler diablement ingénieux, il a de plus la qualité de nous emmener au bout sans faiblir, chaque scène, même la plus banale apporte quelque chose en étoffant le contexte ou en développant la psychologie des personnages, c'est brillant.
Le rythme, très cinématographique nous donne son lot de "temps forts" et de surprises, c'est peu de dire que cette enquête va se révéler tordue et passionnante avec un meurtrier machiavélique comme rarement.
Cette histoire se double aussi d'un regard troublant sur la société danoise que l'on a tendance à voir habituellement comme un modèle de réussite sociale, ce qui n'est pas inintéressant.
Pour conclure une lecture intense (lu en trois jours !), de la première à la dernière ligne, une dernière ligne un peu flippante d'ailleurs ;)
PS : J'adore la crème de marron et les marrons glacés, je pense que je me souviendrai longtemps de ce roman ;)
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Ptitgateau
  08 novembre 2020
Un bon gros et long thriller qui commence par un odieux massacre dans une ferme de la campagne du Danemark. La scène se passe en 1986 et constitue le préambule.
Quelques années après, deux policiers : Thulin et Hess découvrent un corps mutilé sur un terrain de jeu, premier meurtre d'une série qui amènera nos héros à rechercher un tueur en série avec bien peu d'indices comme c'est souvent le cas dans cette littérature, ce qui généralement fait croitre aux yeux du lecteur, la compétence des policiers.
Un roman passionnant avec des personnages bien dynamiques quoique l'entente ne règne pas toujours au sein de cette équipe, pas d'enlisement d'enquête malgré quelques indice troublants, des fausses pistes, des portables aux propriétaires fantômes et des employés récalcitrant qui semblent faire obstruction au travail de la police.
Roman parsemé de mystérieux bonhommes en marrons qui semblent avoir été confectionnés par Christine, fille de la ministre Rosa Hartung, enlevée et probablement assassinée.
Tous ces éléments imposent au lecteur un certain questionnement propre à être dans le roman avant, pendant et après la lecture.
Je n'y ai pas ressenti un suspens extraordinaire, et parfois, quelques longueurs liées à l'histoire des personnages m'ont amenée à faire des pauses de lecture.
La fin fut surprenante comme je les aime…
Ps : je ne sais pas si je ferai fabriquer des bonhommes en marron à mes élèves désormais… !
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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Sylviegeo
  18 juin 2020
Octobre saison des citrouilles, des feuilles qui tombent, de la fête de l'Halloween, des marrons et quelquefois des premières neiges.
Octobre un mois dont se souviendront toujours nos 2 personnages principaux. Thullin, qui ne se sent pas nécessairement bien à la brigade criminelle et Hess un policier en pénitence d'Europol qui se joint, sans envie, à la brigade criminelle de Copenhague.
Octobre est ce mois où des mères de familles se font mutiler, scier, égorger, énucléer, bref mourir horriblement.
Alors on comprend vite que c'est une course contre la montre afin d'éviter d'autres drames. Mais c'est aussi de petits bonhommes faits de marrons avec les empreintes de la petite fille - disparue depuis un an - de la ministre des affaires sociales que l'on retrouve sur les scènes de crime. Que font là ces bonhommes, que nous disent-ils? Comment les empreintes de la petite se retrouvent là? Bref, un jeu de pistes, bonnes et mauvaises. Un rythme haletant, une précision dans le propos. Et des informations sur les services sociaux, sur le sort des enfants maltraités, sur l'énorme charge de travail des travailleurs sociaux qui nous fait dire que le Danemark n'est pas différent des autres pays et il semble que ces problématiques soient semblables partout.
On voit bien que Soren Sveistrup connait la recette pour faire un thriller haletant, un véritable page turner, un récit captivant que l'on ne serait pas surpris de voir un jour sur nos écrans.
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Citations et extraits (78) Voir plus Ajouter une citation
michelblaisemichelblaise   17 août 2020
Depuis quelque temps, [...] pensait à la mort avec indifférence. Pas parce qu'il n'aimait plus vivre, mais parce que être encore en vie était devenu trop douloureux. Il n'avait pas consulté, il n'avait pas demandé d'aide à ses quelques rares amis et il n'avait écouté les conseils de personne. Il s'était contenté de fuir. Il avait couru aussi vite que ses jambes pouvaient le porter, l'obscurité sur ses talons, et parfois il avait réussi à la distancer.

Il avait fait halte parfois, dans de petites oasis, dans des contrées étrangères, en Europe, ou son esprit s'était laissé distraire par des impressions inconnues et de nouveaux défis. Mais l'obscurité avait toujours fini par le rattraper. Et avec elle, les souvenirs et les visages des morts qui avec les années étaient devenus légion. Il n'avait personne, il n'était personne, et la dette qu'il avait accumulée n'était pas vis-à-vis des vivants. Il en était arrivé à penser que si la mort devait frapper, elle serait la bienvenue.

Mais à présent qu'elle était là [...] il pense différemment.
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OgrimoireOgrimoire   28 juillet 2020
Avant d’aller jusqu’au bout de sa pensée, il perçoit un mouvement derrière lui, du côté du placard, et reçoit un premier coup sur la tête, suivi de plusieurs autres. Il fait tomber la lampe torche, des rais de lumière strient le plafond, qui se divise en une multitude d’images, comme lorsqu’on regarde dans un kaléïdoscope, tandis que les coups continuent de pleuvoir sur son visage et emplissent sa bouche de sang.
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christinebeaussonchristinebeausson   02 février 2019
Depuis quelque temps déjà, Hess pensait à la mort avec indifférence. Pas parce qu'il n'aimait plus vivre, mais parce que être encore en vie était devenu trop douloureux. Il n'avait pas consulté, il n'avait pas demandé d'aide à ses quelques rares amis et il n'avait écouté les conseils de personne. Il s'était contenté de fuir. Il avait couru aussi vite que des jambes pouvaient le porter, l'obscurité sur ses talons, et parfois il avait réussi à la distancer.
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FlavailleFlavaille   21 septembre 2021
Pendant un quart de seconde, Marius songe qu'il faudra demander aux experts de la scientifique de vérifier si la porte de la cave a été forcée de l'intérieur ou de l'extérieur. Pendant un autre quart de seconde, il se dit qu'une chose monstrueuse a pu s'échapper de cette cave, comme les bêtes se sont échappées de leur enclos, mais quand il se retourne et se trouve nez à nez avec le garçon, ses pensées s'envolent comme de petits nuages affolés dans le ciel. La hache s'abat violemment sur sa mâchoire et tout s'obscurcit.
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bilodohbilodoh   03 avril 2020
De la fenêtre de son bureau des officiers de la police judiciaire, au deuxième étage, Nylander aperçoit les vautours de la liberté d’expression, avec leurs téléphones portables, leurs caméras et leurs micros, devant l’entrée de la cour aux colonnades.

(Albin Michel, p.109)
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