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EAN : 9781422739419
Éditeur : Berkley Publishing Group (01/10/1999)

Note moyenne : 4/5 (sur 9 notes)
Résumé :
« Le formidable livre de Jon Swain va bien plus loin que tout ce que j’ai lu sur le tragique conflit d’Indochine. C’est à la fois une lettre d’amour à un pays qu’il adore et une introspection sans concession. River of Time est le témoignage d’événements terribles et douloureux. Ce livre est d’une honnêteté désarmante. C’est une étude brillante et perturbante sur les liens ancestraux entre la beauté, la mort, la violence et l’imagination qui se sont mêlés au Vietnam ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Scribe
  21 avril 2020
River of time de Jon Swain. Mémoires de la guerre du Vietnam et du Cambodge 
En 1970, Jon Swain 22 ans journaliste Anglais à l' AFP rejoint les rives du Mékong pour couvrir la guerre du Vietnam . C'est alors qu'il prend conscience que la guerre du Vietnam se prolonge au Cambodge et de la prochaine chute de Phnom Penh. Il débarque sur l'aéroport de Ponchentong quand la ville tombe aux mains des Khmers rouges.
Témoin privilégié de ce génocide Jon Swain s'immerge corps et âme dans ce Cambodge, rappelant à juste titre les conséquences de la guerre du Vietnam la montée des khmers rouges et le génocide du peuple khmers et que ce sont les États Unis et le Maréchal Lon Nol ayant chassé du pouvoir Norodom Sihanouk a provoqué la division du royaume Khmer.
Reporter auprès de l' armée Cambodgienne , Jon Swain côtoie le Général Dien del  ( le général Dien del (1932-2013) a dirigé des opérations de combat au Cambodge, d'abord en tant que général dans l'armée de la République khmère (1970-1975), puis en tant que chef du Front de libération nationale du peuple khmer (KPNLF) forces de guérilla luttant contre l'occupation vietnamienne (1979–1992), qui avec ses hommes jeunes, portant à la ceinture un chapelet de grenades , seulement protégé des balles par un bouddha sculpté autour du cou et de leurs nombreux tatouages luttent contre les Vietcongs. Dans le même temps, sortent de la forêt Cambodgienne, casquette Mao et sandales Ho Chi Minh, les Khmers rouges qui seront accueillis le 17 avril 1975 comme des vainqueurs des Vietcongs lors de la prise de Phnom Penh.
Cette journée là, écrit Jon Swain «  Il est bientôt minuit dans le Royaume, lorsque la folie semblait prendre le pouvoir, qui relate quelques pages plus loin, se retrouve braqué par des gamins, les yeux injectés de haine... des petits paysans avec la mort au bout des doigts de leur Kalachnikov. C'est Dith Pran fixeur Cambodgien, du New York Times, qui le fera échapper à son exécution  des mains des Khmers rouges. «  J'étais encore assez jeune pour penser que la mort, même au Cambodge, n'arrivait qu'aux autres... J'avais le sentiment qu'elle me tendait les bras ».
En dehors des chapitres consacrées à ces rapports de guerre, Jon Swain nous entraîne dans ses rêveries opiacées à « la découverte des beautés exotiques aux yeux d'amande et à la peau caramel,  à ses gestes essentiels de survie ou sexe et opium sont des exécutoires à l'amour de Jacqueline et la franche camaraderie auprès de ses confrères journaliste reporter de guerre. »
Ce livre est un rare témoignage de cette guerre du Vietnam et du Cambodge. de ce bain de sang en Asie du Sud-Est, de Saigon à Phnom Penh  de Hanoï au golfe de Thaïlande. C'est aussi une galerie de portraits , tenancières de bordels, diplomates, combattants et simple villageois qui vous restera en mémoire après avoir refermé ce livre. Vous découvrirez le caractère des Cambodgiens qui vivaient naturellement, simplement, ayant foi en les occidentaux à résoudre leurs problèmes.  « Mais que pouvait la souveraineté françaises au milieu de ce fatras révolutionnaires et du pouvoir absurde des armes ? » le dilemme des autorités françaises à livrer des centaines de Cambodgiens, réfugiés dans l'Ambassade et le rôle de François Bizot. L'évacuation de l'ambassade de France et le transfert de Jon Swain vers la Thaïlande.
Puis nous le suivrez, de nouveau au Laos, au Vietnam . Vous croiserez les boat people Vietnamiens survivants des viols du cannibalisme, des tortures. » 
River of Time est un livre essentiel sur ce conflit. C'est aussi un cri d'amour de Jon Swain pour l'Indochine . C'est aussi pour moi, un retour sur mon passé ayant été en mission en 1993 au Cambodge, sous mandat de l'Autorité Provisoire des Nations Unies au Cambodge (APRONUC) pour la mise en place des premières élections constituantes du Cambodge. C'est aussi une nouvelle immersion dans ce pays et dans une rencontre que je n'ai absolument pas oublié bien que le temps a passé, celle avec le Général Dien Del.
Ce livre qui restera à jamais dans ma bibliothèque je vous invite à le découvrir.
River Of Time de Jon Swain. Inoubliable !
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Villebard
  07 septembre 2020
Qui n'a pas rêvé d'être Robert Capa, Joseph Kessel ou Hemingway ?
L'auteur nous emmène dans les guerres du Vietnam, du Laos et du Cambodge. A ses côtés, nous retrouvons quelques grandes figures du journalisme disparues au cours de ces années : Gilles Caron, Larry Burrows, Henry Huet… On ressent avec lui les motivations profondes du reporter de guerre, dans toutes ses folies et ses excentricités. Tous des personnalités hors normes, comme cette époque. de jeunes fous et de vieux briscards à la fois désabusés et enthousiastes de la chose humaine. L'auteur sait évoquer les tragédies humaines dans toute leur horreur, ici, pas de faits guerriers héroïques, le sang, la violence. Les crimes des Khmers rouges dont rappelons-nous l'arrivée à Phnom-Penh et sa prise furent saluées par nos plumitifs de gauche y voyant le salut du peuple, dont l'inénarrable “Le Monde”. Peu se sont repentis à part J. Lacouture. On ne sort pas indemne de telles situations, ce que confesse l'auteur, lucide dans cette ambiguïté.
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critiques presse (1)
Liberation   04 juillet 2019
Ces mémoires, pour la première fois traduits en France, sont un témoignage rare et un récit prenant, parfois effrayant, d’un monde qui sombre, de Saigon à Phnom Penh, de Hanoi au golfe de Thaïlande, dans cette décennie (1970-1979) qui a été un bain de sang en Asie du Sud-Est.
Lire la critique sur le site : Liberation

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