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Patrick Marcel (Traducteur)André-François Ruaud (Intervieweur)
EAN : 9782757802335
222 pages
Éditeur : Points (21/02/2007)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Brûlée, pillée par les Achéens, Troie n'est plus qu'un souvenir. Énée le parjure, qui a réussi à fuir, accoste avec ses pirates sur les rives d'un monde inviolé. La souveraine des lieux est formelle : l'envahisseur doit mourir. Mais la jeune Mellone, dryade chargée d'appliquer la sentence, s'interroge : Énée est-il vraiment le monstre que l'on décrit ? Pour les derniers êtres magiques de l'Âge d'or, un terrible combat s'engage - peut-être le dernier.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  13 novembre 2019
Les 3 romans du "Cycle du Latium" sortent du même moule que "La Trilogie du Minotaure" : dans un Âge d'Or champêtre dont s'inspire les pastorales galantes du XVIIIe siècle, allégorie bien évidente de l'enfance, on suit un personnage clé qui va faire la découverte de l'amour et de la sexualité en même que heurs et malheurs de la vraie vue avant qu'un agent du destin se charge d'être l'instigateur du drame qui va mettre fin cet l'Âge d'or donc à l'innocence du personnage principal.

Dans "Le Phénix vert", 2e dans l'ordre chronologique, mais 1er dans l'ordre de rédaction, l'Âge d'Or c'est le Bois d'Errance où dryades et faunes vivent ensemble mais séparés et où le mystère de la conception est bien gardé. Nous suivons dans la 1ère partie les premiers émois bien naïfs de la jeune Mellone face à Alcyon, alias Énée, et Phénix, alias Ascagne, jusqu'à sa défloration par le héros troyen. le secret est éventé, mais l'essentiel est sauf puisque la méchante reine Volumna fait en sorte que la seule qui connaisse la vérité soit cloîtrée. Après une longue ellipse, nous suivons dans une 2e partie la quête d'identité du métis Coucou sur fond de guerre entre les Latins et Italiotes (les amazones volsques de la reine Camille et les barbares rutules, tous armés et aiguillonnés par la méchante reine Volumna). Mais grâce à Coucou Ascagne retrouve Mellone, et grâce à Ascagne les dryades connaissent enfin leur révolution sexuelle.
Si vous n'aviez pas deviné, la reprise de "L'Enéide" de Virgile sert ici de prétexte aux thèmes fétiches (fétichistes ?) de l'auteur qui ici rappellent beaucoup trop ce qu'il avait concocté pour sa Trilogie du Minotaure.
Reste aussi des remarques ou des passages à la frontière assez limite avec des nymphettes de 12 ans et d'1m30 qui ne rêvent que de sexualité très active… Je ne sais pas si ce genre de truc passait mieux dans les années 70 qu'aujourd'hui, mais dans tous les cas cela m'a interloqué.

Sympathique mais pas indispensable. Amateur d'action ou d'intrigues, passez votre chemin, nous ici dans de la fantasy poétique tissée par un amateur de culture classique. Dans cette optique c'est assez réussi mais peu abouti car malheureusement l'histoire, pour ne pas dire l'Histoire, finit avoir d'avoir vraiment commencé…
Les livres sont très courts : on est plus proche de la novela que du roman. du coup je m'étonne que Les Moutons électriques puis Points aient décidé de les sortir séparément au lieu de réalisé un tir groupé avec un intégrale comme le firent le Belial et Folio SF pour "La Trilogie du Minotaure", surtout vu l'étroitesse du lectorat potentiel en France…
Lien : http://www.portesdumultivers..
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blogbleu
  04 octobre 2010
C'est un sympathique roman, avec un charme certain : les descriptions du monde des dryades sont très belles, très champêtres. Mellone est un joli personnage, avec ses contradictions, ses doutes, son désir de savoir, de comprendre, son ouverture au monde. Il y a également une belle apologie de la mixité : le mode de vie des dryades et de leur Reine Volumna, loin des mâles, n'a pas d'avenir. C'est à deux que se construit l'avenir.
Il y a beaucoup de sensualité, entre un Enée qui ne parvient pas à faire le deuil de ses deux amours ; un Ascagne qui a découvert la sexualité mais pas encore l'amour ; et des dryades soit disant très chastes, mais dont les conversations bruissent de leurs souvenirs dans l'Arbre. Sensuel, mais innocent, comme les premiers jours du monde.
C'est ce qui fait tout le charme de ce roman ...
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Dartemis
  13 avril 2019
"Un roman enchanteur", tels étaient les mots que j'avais sous les yeux en lisant le 4ème de couverture de ce livre déniché chez un bouquiniste local (critique de la revue Bifrost).
Je me suis laissée séduire, et je n'ai pas été déçue, plutôt enchantée.
"Le Phénix vert" (1972) est le premier Volume du Cycle du Latium. Il précède "La Dame des abeilles" (1976) et "Le peuple de la mer" (1977).
Tous les romans de Thomas Burnett Swann se déroulent dans le même univers, une vision mystifiée du monde antique. le cycle du Latium ne fait pas exception.
Une certaine magie s'échappe de l'écriture de Thomas B. Swann, toujours à la frontière entre la poésie et le roman. Certaines phrases sont si belles (il n'y a pas d'autres mots), que je me suis surprise à les relire plusieurs fois, à voix haute pour mieux m'en imprégner.
La construction du récit rend la lecture addictive, surtout dans la seconde partie. Les personnages sont attachants (particulièrement Coucou), et l'univers est dépeint avec tant de détails que l'on s'imagine aisément parcourir le Bois d'Errance.
Si vous aimez les belles lettres, une découverte dont vous pouvez vous réjouir d'avance.
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hellrick
  17 juillet 2020
Longtemps oublié, Thomas Burnett Swann avait été redécouvert avec sa formidable novella LE MANOIR DES ROSES dans l'anthologie du même nom. Ces deux cycles les plus célèbres, celui du Minotaure et celui de Latium, ont depuis été réédités. LE PHENIX VERT constitue le premier tome de cette trilogie du Latium qui suit les aventures d'Enée après la Guerre de Troie, le vieux guerrier rêvant de fonder une nouvelle cité à l'embouchure du Tibre en compagnie de son fils Ascagne. Là, il rencontre une dryade, Mellone, courroucée par le crime accidentel dont s'est rendu coupable Ascagne, lequel a tué le centaure Caracole.
Inspiré par les récits antiques, Swann offre une fantasy mythologique retournant aux sources légendaires de l'Histoire européenne avec les panthéons grecs et romains, les villes de Troie et, plus tard, de Rome, les êtres surnaturels (dryades, centaures, satyres, faunes…). En moins de 200 pages, l'auteur illustre tout cet univers avec ses légendes (l'arbre sacré où les dryades attendes d'être fécondées, leurs relations amicales avec les abeilles et les bourdons, leurs armes étranges, leurs divinités,…).
L'action, elle, reste peu présente, l'important étant la découverte de ce monde et les relations entre ces personnages, avec un aspect gentiment érotique (plus suggestif qu'explicite) véhiculé par toutes ces nymphes / nymphettes désireuses de connaitre intimement les Hommes ou les satyres.
LE PHENIX VER n'a donc rien de commun avec (99% de) la Fantasy actuelle, toute de bruit et de fureur, on peut davantage la rapprocher des tableaux mythologiques, voire d'un Tolkien détaillant la vie des Hobbits (en laissant de côté Sauron et les batailles !) en utilisant une écriture travaillée, bien tournée, un brin archaïque et toujours poétique. Un roman court et plaisant, en tout cas suffisamment dépaysant, sensuel et rafraichissant pour être apprécié du lecteur curieux.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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Anassete
  22 mars 2012
Voilà deux ans que ce cycle me fait de l'oeil. C'est en même temps que mon dessin sur les Lupercales que je me suis plongée dans la lecture des aventures de Mellone, Énée et Ascagne. Sur fond mythologique de dieu fécondateur (Ruminus/Rumina, aussi appelée Faunus Luperca) dans la forêt des dryades et des faunes, une histoire d'amour ébranle le coeur du plus grand héros latin.
Attention, il ne faut pas chercher une épopée dans ce livre. Swann nous plonge dans une pastorale du genre fantasy, comme s'il voulait être à contre-courant de la violence des épopées homérique et virgilienne.
Les fans de Madame Bovary ou d'Anna Karénine devraient aimer.
Lien : http://biblio.anassete.org/?..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   23 décembre 2013
Elle se nommait Pomone, comme la déesse des fruits, et elle évoquait à Coucou un figuier chargé de figues, tellement elle semblait mûre et succulente. C’était la plus jeune fille de Volumna. A l’âge de douze ans, à la consternation de sa mère, elle envisageait déjà une visite au Chêne Sacré. Mais Pomone était un arbre chargé de guêpe. Elle disait toujours la vérité, même si cela blessait, et parfois parce que cela blessait, et elle avait une tendance à voir plus d’araignées que de libellules.
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AlfaricAlfaric   11 décembre 2013
En l’état des choses, néanmoins, ces implacables dames, les Parques, avaient tissé sa destinée sur le même modèle que celle d’Enée. Qu’on y tranche un seul fil et les deux hommes subissaient les mêmes infortunes. Ils auraient pu être Castor et Pollux, frère et frère, au lieu de père et fils. Si son père le lui avait demandé, il aurait même dressé une de ces absurdes pyramides d’Egypte.
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AlfaricAlfaric   09 décembre 2013
« Enée doit mourir. »
Ces mots exprimaient à la fois un ordre et un acte. Enée, le boucher troyen, abuseur de femmes, envahisseur du Bois d’Errance, devait mourir, et Mellone la dryade, dix-sept ans, qui pleurait quand elle écrasait une abeille ou rompait une toile d’araignée, était liée par ce serment aussi sûrement que sa reine, Volumna. A moins que les histoires colportées sur le compte d’Enée ne soient des mensonges – et des guerriers, des marins et des amazones attestaient de leur véracité – elle devait respecter ce serment et, si une telle charge lui incombait, assassiner l’assassin afin de préserver la sécurité de son peuple et l’inviolabilité de la forêt.
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AlfaricAlfaric   12 décembre 2013
Mais il y avait en elle une différence qui se situait dans une fierté qui n’était pas de la hauteur, dans une force qui n’était pas de la dureté, dans un tristesse qui n’était pas de l’apitoiement sur son sort. C’était une jacinthe, semblable à celles qui étaient brodées sur sa tunique. Protégée par des abeilles. Pour ses amis des pétales. Pour ses ennemis, des dards. Il n’y avait personne comme elle dans tout le Bois d’Errance.
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AlfaricAlfaric   09 décembre 2013
Ascagne n’avait jamais aimé la reine de Carthage. Ses rages noires, son rire fébrile et même sa sombre beauté lui avaient déplu. Elle lui rappelait une panthère.
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