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EAN : 9782351785720
172 pages
Éditeur : Gallmeister (02/02/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Ils sont six adolescents à s’être rencontrés dans ce camp de vacances en plein cœur de l’Arizona. Leurs riches parents ne savaient pas quoi faire d’eux cet été-là, et ils ont décidé d’endurcir leurs rejetons en les envoyant au grand air pour qu’ils deviennent de “vrais cow-boys”. Au sein du camp, ces enfants se sont trouvés, unis par le fait que personne ne voulait rien avoir à faire avec eux. Cette nuit-là, alors que tout le monde est endormi, ils ont une mission à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  12 février 2018
Ce soir était la pire veillée de toutes. Aucun d'eux n'avait traîné après le repas, aucun n'avait chahuté, parlé ou lu tant ce dont ils avaient été témoins dans la journée les avaient traumatisés. Chacun s'était enfoui dans son sac de couchage, remontant la fermeture Éclair jusqu'au cou, leur poste de radio émettant plus fort que d'habitude. Tout juste réveillé d'un cauchemar, Cotton tendit l'oreille et compta quatre postes de radio au lieu de cinq. Il remarqua que le lit de Lally II, le plus jeune de tous, était vide. Il réveilla alors Lally I, Teft, Shecker et enfin Goodenow. En tant que chef des Pisseux, Cotton décida de partir à la poursuite de Lally II qui s'était, semblait-il, fait la malle, visiblement plus traumatisé encore que ses camarades. Ils n'auraient pas dû rentrer au camp de vacances et faire ce qu'ils avaient prévu là-bas, dans l'après-midi. Alors, cette nuit, tous soudés, voulant prouver à tout le monde qu'ils ne sont pas les Pisseurs, ils vont accomplir leur mission, qu'importe les dangers et les 160 kilomètres à parcourir...

Un camp de vacances en plein coeur de l'Arizona. Des adolescents, âgés de treize à seize ans, dont la brochure du Box Canyon Boys Camp promet d'en faire de vrais cow-boys aguerris et endurcis. Des compétitions sportives qui permettent de faire des groupes. Parmi eux, il y a les Pisseux : Cotton, les frères Lally, Teft, Shecker et Goodenow. Les rejetés, les mal vus par les moniteurs. Qu'a-t-il bien pu se passer pour que six adolescents, âgés de 12 à 15 ans, se fassent la malle en pleine nuit, avec dans le coeur, une mission à accomplir, un acte de bravoure qui leur permettra de refouler leurs peurs ? Glendon Swarthout retrace, à l'aide de flashbacks, l'histoire de chacun mais aussi l'événement qui les a tous marqués et bouleversés au cours d'un après-midi. Ce roman initiatique met en avant la solidarité, les épreuves qui nous font grandir et cette nature sauvage et parfois hostile. Un road-movie âpre, sombre, habité par des personnages attachants et qui nous plonge dans une ambiance tendue et oppressante.
Merci pour le prêt, les Apinel !
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Allantvers
  29 janvier 2017
Six gosses de riches poussés de travers et handicapés de la vie sont envoyés par leurs parents démissionnaires dans un camp pour ados au fin fond de l'Arizona, qui affiche pour mission de redresser les torts et d'en faire au bout de deux mois des cowboys endurcis, de vrais Américains en somme.
Ces six-là sont la lie du camp, relégués par les autres dans l'équipe des « Pisseux » car incapables de remporter la moindre compétition sportive par laquelle la discipline du camp entend faire d'eux des hommes. Mais, témoins d'un événement qui les a bouleversés et que l'on apprend que tard, ils fuguent ensemble pour accomplir une mission…
Difficile d'en dire plus sans dévoiler l'intrigue habilement ficelée de ce récit, mi roman d'apprentissage mi road movie, mais surtout interrogation en creux de ce qui a fait l'âme de l'Amérique et de ce qu'elle est devenue.
« Bénis soient les enfants et les bêtes » est un beau drame qui prend tout son sens dans les dernières pages, dans lequel j'ai retrouvé la sensibilité assez sombre de Glendon Swarthout découverte dans l'excellent « Homesman », qui réussit le tour de force de nous attacher à six jeunes personnalités tordues, peureuses et sans gloire, aux prises avec la Nature qui joue dans le roman un rôle puissant.
Merci à Babelio et aux formidables éditions Gallmeister par lesquelles je fais une nouvelle fois une magnifique découverte.
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Nat_85
  17 janvier 2019
Je remercie les éditions Gallmeister pour l'envoi de ce roman 100% grands espaces !
Publié en 1970 sous le titre « Bless the Beasts and Children », ce chef-d'oeuvre de Glendon SWARTHOUT est réédité en 2017 aux éditions Gallmeister. » Bénis soient les enfants et les bêtes « est un roman contestataire à l'encontre d'une Amérique très conservatrice, où les enfants et les bêtes ne sont plus que des objets de distraction.
Six adolescents rentrent littéralement traumatisés par le spectacle dont ils ont été témoin quelques heures plus tôt. Pensionnaires au célèbre « Box Canyon Boys Camp », Cotton, Goodenow, Teft, Shecker, et les frères Lally I et Lally II, âgés de douze à quatorze ans, ne sont pas ici par choix, mais plutôt pour alléger des parents fortunés mais souvent immatures. » Envoyez-nous un garçon, nous vous renverrons un cow-boy ! » scande le slogan. Déléguant ainsi une certaine éducation à la dure, leurs parents profitent donc de quatre semaines de liberté, pendant lesquelles ces jeunes garçons vont participer à des rites initiatiques, encourageants pleinement l'esprit de compétition, jusqu'à devenir dégradants. Surnommés « Les Pisseux » les six garçons peinent à remporter leur première victoire sur le camp.
Marginalisés car différents, leur histoire personnelle est narrée au compte goutte, avec pudeur. Des anti-héros traumatisés mais attachants.
Mais ce soir-là, lorsque ces six garçons se retrouvent dans leur cabane, le silence règne. Tous se sont glissés dans leur lit, imaginant oublier cette scène en fermant seulement les yeux. Mais Cotton, le plus âgé du groupe, s'aperçoit que Lally II manque à l'appel. Immédiatement il le soupçonne de s'être enfui du camp. Ensemble, ils décident de fuguer à leur tour pour le retrouver.
C'est une bande d'adolescents, pas débrouillards pour un sou, mais d'une imagination débordante que le lecteur va suivre tout au long de ce roman. Une nuit aventuresque attend ces jeunes, dans un décor de grands espaces, au coeur de l'Arizona. Ils ont quelque chose à prouver, à leur entourage, mais surtout à eux-mêmes. À défaut de devenir des cow-boys, ils vont devenir des êtres engagés envers et contre tous, au milieu d' une nature souvent hostile, transgressant leurs craintes et les lois.
Vont-ils parvenir à accomplir cette mission qui leur tient tant à coeur ? Quel prix cet acte de bravoure va-t-il leur coûter ?
Glendon Swarthout fait planer le mystère jusque dans les dernières pages ! Mais le lecteur se délecte de ce road movie à l'américaine. C'est un roman initiatique sur l'amitié et le courage, dans une Amérique décrite avec subtilité, dans tout ce qu'elle a de plus grotesque. Une Amérique profonde dans laquelle l'apprentissage se fait à la manière « marche ou crève » au risque de gangrener toute une génération, en faisant d'eux des êtres asociaux. Âpre, cruel, sauvage, et un brin écolo, ce « nature writing » est une leçon de détermination !
Ce livre a été adapté au cinéma en 1971 par Stanley Kramer.
Lien : https://missbook85.wordpress..
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gabb
  22 septembre 2020
J'adore les éditions Gallmeister.
J'adore les bisons ainsi que tout ce qui broute, rampe ou plane sur les grandes étendues sauvages de l'ouest américain.
Et j'adore par dessus tout les Goonies (mais si, vous savez, ce chef d'oeuvre cinématographique des années 80, cette pépite éducative d'un haut niveau culturel, ce bijou de sophistication et d'intelligence que l'on ne trouve plus guère aujourd'hui que dans les plus confidentielles des cinémathèques d'art et d'essai et qui relate les aventures extraordinaires d'une bande de copains lancés sur les traces de Willy le Borgne et de son fabuleux trésor ! ... oups je m'égare) Bref, j'aime bien les histoires d'amitié et de gamins turbulents.
Tout ça pour dire quoi ? Qu'avec son éditeur, ses grands espaces et ses héros en culottes courtes, "Bénis soient les enfants et les bêtes" avait, en plus d'un joli titre, tout pour me plaire.
Hélas, je ne peux pas dire que ce court roman aura tout à fait comblé mes attentes...
Le petit groupe de potes est pourtant bien là, six gentils losers courageux, unis à-la-vie-à-la-mort dans l'adversité, l'esprit de camaraderie et le souffle épique de l'aventure sont là, les grandes plaines de l'Arizona et les animaux itou, il y a même quelques passages particulièrement poignants sur l'extinction inexorable de tout ce qui broute, rampe ou plane (avec en point d'orgue les très belles pages 104 à 106, qui expriment avec beaucoup de justesse et un réalisme cru toute la barbarie de l'homme blanc, tellement plus cruel que la bête innocente qu'il prend plaisir à massacrer...)
Il y a tout ça, oui, et pourtant, impossible de m'enthousiasmer vraiment pour ce texte court, écrit dans un style qui m'aura laissé plutôt indifférent (serait-ce parce que la version originale du roman date de 1970 ?) et entrecoupé au petit bonheur la chance de longs extraits en italique - censés nous éclairer sur le passé et la personnalité de chaque adolescent - mais qui, surgissant trop fréquemment et trop aléatoirement, nuisent un peu à la fluidité du récit.
Dommage, d'autant que Glendon Swarthout aborde là des thèmes qui me sont chers (à commencer par ceux de la fraternité, de l'exclusion, de la solidarité dans la différence ), thèmes qu'il aborde d'ailleurs d'une manière originale en confiant à des ados rebelles échappés nuitamment d'un camp de vacances une mission pour le moins périlleuse...
Le noeud de l'intrigue est habilement dissimulé au coeur d'une aventure faite de mystères, de liens d'amitiés puissants, d'utopies juvéniles, d'actes de bravoure et dépassement de soi. Il nous faudra d'ailleurs attendre la seconde moitié du récit pour comprendre la nature du secret et du pacte qui lie nos six évadés.
Ne comptez pas sur moi pour en dévoiler davantage, j'en ai déjà trop dit.
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Renod
  06 novembre 2017
Le "Box Canyon Boys Camp" est un camp d'été haut de gamme destiné à aguerrir des garçons âgés de treize à seize ans. Les pensionnaires sont répartis en six équipes qui sont en compétition constante durant huit semaines . La plus faible des équipes regroupe ceux qui ont été mis au ban car trop faibles, sensibles ou inadaptés. Ils sont surnommés les "pisseux" et reçoivent comme trophée un pot de chambre. Chaque semaine, ils échouent aux épreuves d'équitation, de tir et aux compétitions sportives... Mais un après-midi, les six garçons assistent à une scène violente qui va les choquer. Ils se fixent alors une mission à accomplir qui parait au premier abord insensée et irréalisable, si ce n'est que solidaires et déterminés, les pisseux sont capables de réaliser des exploits.
Le sens de ce court roman d'initiation est dévoilé progressivement au cours du récit. Les portraits de nos six antihéros sont dévoilés dans des flash-back qui permettent de saisir l'origine de leurs traumatismes. Il en est de même pour la nature de la mission qui n'est pas connue au départ et qu'il est donc préférable de taire dans cette présentation. Le livre met en confrontation des losers, ces enfants qui font penser au futur "club des ratés" de Stephen King, aux antipodes du héros américain, et le Grand Ouest, ses espaces immenses, sa sauvagerie et sa liberté. Fils perdus du monde moderne plongés contre leur gré en plein Far West, les adolescents devront s'affranchir de leurs blessures, de leurs peurs et des règles.
Merci aux éditions Gallmeister de rééditer ce genre de pépites cinquante ans après leur première édition.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
artemisia02artemisia02   18 novembre 2018
Nous naissons les mains souillées du sang des bisons. Dans notre préhistoire à tous apparaît la présence atavique de la bête. Elle broute les plaines de notre inconscient, elle piétine notre repos, et dans nos rêves nous crions notre damnation. Nous savons ce que nous avons fait, nous qui sommes un peuple violent. Nous savons qu'aucune espèce n'a été créée pour en exterminer une autre et la vue de ces dépouilles éveille en nous un plaisir inavouable, une haine des plus vivaces, un sentiment de culpabilité des plus inexpiables. Un bison vivant nous nargue. Il n'a pas sa place parmi nous et nous n'avons pas besoin de lui, il est comme un enfant bâtard, un monstre avec lequel nous ne pouvons pas vivre et dont nous ne pouvons nous passer. C'est pourquoi nous le massacrons, et le massacrons encore, car tant que demeure vivant un seul bison, le péché de nos pères, et donc le nôtre, est incomplet.
+ Lire la suite
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RenodRenod   02 novembre 2017
À cet endroit, la montagne ressemblait à l’abdomen nu d’une femme, morte et mutilée. Dans ses entrailles fécondées par Phelps, Dodge et Douglas, il y avait des creux, des courbes et des collines étagées sur cent soixante kilomètres et, extrait de ses flancs comme par césarienne, à l’aide de pioches et de pelles, un enfant à un milliard de dollars, fait de cuivre, d’or et d’argent, soufflé, arraché et fondu, avait vu le jour. Le pick-up dont le pot d’échappement pétaradait dévalait la pente sur les cendres des Chinois et des mineurs, sur les tombes des prostituées et des joueurs, s’éloignant de la puanteur acide de la cupidité pour se fondre dans l’innocence de la nuit.
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marina53marina53   12 février 2018
Alors que le vent expirait dans un cul-de-sac du canyon et que, dans son sillage, l'air devenait calme et immobile, les arbres continuaient de bouger. Ils frémissaient encore sous l'effet des rafales disparues, le murmure du deuil. Ils étaient tristes. Ils semblaient pleurer le souvenir du vent.
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lafilledepassagelafilledepassage   23 janvier 2019
Nous naissons les mains souillées du sang des bisons. Dans notre préhistoire à tous apparait la présence atavique de la bête. Elle broute les plaines de notre inconscient, elle piétine notre repos, et dans nos rêves nous crions notre damnation. Nous savons ce que nous avons fait, nous qui sommes un peuple violent. Nous savons qu’aucune espèce n’a été créée pour en exterminer une autre et la vue de ces dépouilles éveille en nous un plaisir inavouable, une haine des plus vivaces, un sentiment de culpabilité des plus inexpiables. Un bison vivant nous nargue. Il n’a pas sa place parmi nous et nous n’avons pas besoin de lui. Il est comme un enfant bâtard, un monstre avec lequel nous ne pouvons pas vivre et dont nous ne pouvons nous passer c’est pourquoi nous le massacrons, et le massacrons encore, car tant que demeure vivant un seul bison, le péché de nos père, et donc le nôtre, est incomplet.
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RenodRenod   01 novembre 2017
Partir à cheval en enfreignant le règlement, s’enfuir par une nuit de pleine lune et de mystère portés par l’aventure, entraînés par le rythme des sabots, et, en arrière-fond, le craquement du cuir et la voix de Johnny Cash qui pleurait Don’t take your guns to town1…, pour des garçons de leur âge cela avait un goût de vin et de pastèque, l’ivresse d’un premier baiser, l’excitation d’un feu d’artifice, le baume du délice.
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Videos de Glendon Swarthout (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Glendon Swarthout
Glendon Swarthout - Homesman .Une de nos libraires vous présente « Homesman » de Glendon Swarthout publié aux éditions Gallmeister. http://www.mollat.com/livres/swarthout-glendon-Homesman-9782351780763.html Notes de musique : "RUNNING WATERS" par Jason Shaw (http://audionautix.com/index.html)
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