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ISBN : 2351785231
Éditeur : Gallmeister (30/11/-1)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 76 notes)
Résumé :
Au tournant du XXe siècle, John Bernard Books est l'un des derniers survivants de la conquête de l'Ouest. Après des années passées à affronter les plus grandes gâchettes du Far-West, il apprend qu’'l est atteint d’un cancer incurable : il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Les vautours se rassemblent pour assister au spectacle de sa mort, parmi lesquels un joueur, un voleur de bétail, un pasteur, un croque-mort, une de ses anciennes maîtresses, et même un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  05 septembre 2013
Y-a-t-il un sort plus affligeant que celui des vieux tireurs ? Que celui de ceux qui ont manqué le coche, n'ont pas su mourir à temps alors qu'ils étaient au sommet de leur gloire et de leur jeunesse et sont à présent condamnés à traîner leurs vieux os dans un monde qui les redoute et les exècre ? C'est ce sort funeste qu'expérimente John Bernard Books, redoutable tueur avec plus de trente morts à son actif, mais qui, au début du XXe siècle, se retrouve coincé à El Paso, une petite ville de l'Ouest, avec pour seuls biens son cheval, ses revolvers, sa valise et un cancer de la prostate qui le dévore impitoyablement.
Condamné à une mort qu'il sait terriblement douloureuse, Books souhaiterait terminer ses jours en paix et dans l'anonymat, mais c'est sans compter avec la curiosité morbide et l'avidité des habitants de la ville. Rapidement les charognards se rassemblent autour du cadavre en devenir de Books : anciens ennemis ravis de profiter de sa maladie pour régler leurs comptes, petits jeunes avides de gloire, vieilles maitresses décidées à avoir leur part du gâteau et bien d'autres. Rares sont ceux à lui montrer une réelle compassion et encore celle-ci n'est-elle offerte qu'à regret… Pourtant Books refuse d'être dévoré vivant : plutôt que d'être réduit en charpie et de mourir en hurlant dans son lit, il décide de prendre en main sa mort et de tenter un dernier baroud d'honneur pour inscrire définitivement son nom dans la légende de l'Ouest.
Western réaliste, noir et glaçant, "Le Tireur" prend aux tripes dès les première lignes et se dévore avidement en quelques heures. Les thèmes autour de la mort, du meurtre et de la fascination que les hommes éprouvent pour eux, jalonnent le roman. Splendidement écrit, celui-ci nous offre une passionnante série d'études de caractère, pour la plupart peu sympathiques, il faut bien l'admettre. Books arrive, bien entendu, en tête, malgré le fait qu'il n'ait rien d'un angelot. le vieux tueur est dur, froid, arrogant, mais il s'avère impossible de pas éprouver une profonde compassion pour lui : en vérité, comment ne pas prendre en pitié un homme en train de se noyer ? A noter également une dernière séquence absolument sublime de tension et qui, à elle-seule, justifierait la lecture du roman tant elle marque durablement l'esprit. Un très beau moment de lecture.
(Mais, bon sang, pourquoi les meilleurs westerns sont-ils toujours les plus déprimants ?)
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Corboland78
  09 juin 2016
Glendon Swarthout (1918 – 1992), est un écrivain américain, auteur de westerns et de romans policiers. Professeur d'anglais à l'Université Concordia Ann Arbour, dans le Michigan, il publie son premier roman en 1943. Il écrit ensuite pour le théâtre. En 1958, Ceux de Cordura lui vaut la notoriété quand ce roman est adapté au cinéma l'année suivante, sous le titre éponyme, par Robert Rossen. Son roman, le Tireur, paru en 1975 a été adapté au cinéma par Don Siegel en 1976 sous le titre le Dernier des géants, avec John Wayne dans son dernier rôle au grand écran.
En 1901, John Bernard Books, la cinquantaine, l'une des grandes gâchettes de l'Ouest mythique, se découvre atteint d'un cancer irrémédiable ne lui laissant plus que quelques semaines à vivre. C'est à El Paso qu'il choisit de finir ses jours. Mais d'un homme d'un tel calibre peut-on s'attendre à ce qu'il s'éteigne dans le calme ?
Pour la forme, il s'agit d'un roman western très classique, avec tous les acteurs qu'on attend/espère y trouver, ceux dont j'ai rassasié mon enfance au travers des westerns vus au cinéma ou à la télévision : le shérif, le barbier, le croque-mort, le pasteur, le doc, la prostituée, les petites frappes la main collée au holster… Classique, mais déjà sur ce point particulièrement bien mené par l'écrivain, avec des répliques comme on les aime « Doc, si je me baladais en faisant confiance à n'importe qui, je serais déjà mort plusieurs fois. » S'il n'y avait que cela, l'écriture et le rythme en ferait déjà un bon roman bien sympathique, truffé de détails techniques ou anatomiques pointus, mais Glendon Swarthout sait élever le débat.
Books est un solitaire ayant vécu à la dure, aujourd'hui il n'est plus qu'une épave ou presque, sans grands moyens et dont les jours sont comptés, terré dans une pension tenue par une veuve (Madame Rogers), mère d'un fils adolescent (Gillom) engagé sur la pente du mal. Sa présence en ville et sa maladie ont fuité et déjà les vautours, apeurés mais cupides se présentent à sa porte, tentant de tirer un profit pécuniaire du mourant célèbre qui ne tient que grâce au laudanum. D'autres, seconds couteaux minables, guignent la renommée en espérant achever un homme qu'ils pensent au bout du rouleau et facile à tuer.
Books doit alors livrer deux combats, l'un contre des adversaires extérieurs et finalement assez médiocres, l'autre contre le temps imparti par ce crabe qui le ronge. L'issue fatale étant connue de Books comme du lecteur depuis la première page du roman, toute la question est de savoir comment notre homme va la mener… ce que je ne vous dirai pas évidemment.
Un magistral roman sur la mort, une réflexion sur l'Homme confronté à son destin funèbre annoncé. Roman émouvant et poignant, d'autant que son héros n'est pas un « bon » (dans une conception morale simpliste) même s'il revendique n'avoir utilisé la violence que lorsqu'il était contraint, « Je refuse qu'on porte la main sur moi. Je refuse qu'on me trompe. Je ne supporte pas d'être insulté. » Et si jusqu'au bout il restera tel qu'en lui-même, peut-être qu'un doute l'effleurera quand il imaginera pouvoir avoir eu une autre vie s'il avait connu une femme comme sa logeuse plus tôt. le bouquin s'achève néanmoins sur une note pessimiste avec un Gillom mal barré dans la vie… Un excellent roman avec une qualité supplémentaire, il est très court ! Que dire de plus pour vous inciter à le lire sans tarder ?
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Malise
  14 octobre 2013
Dois-je redire ici tout le bien que je pense de la maison d'édition Gallmeister ? Oui. Une fois de plus je m'empare d'un de ses auteurs et je le dévore. Il faut dire que j'ai, tout comme elle, un grand appétit pour les écrivains américains. Donc, nous voici aux Etats-Unis, à une époque qui marque la fin de la conquête de l'Ouest et avec elle, la disparition d'une espèce d'aventuriers portés sur la gâchette et la naissance de la légende qui va les remplacer.
"Le tireur" est un western. Un western d'encre et de papier. Mais un western quand même, avec de grands espaces, du sang, de la sueur et peu de larmes. Books, un tueur réputé, arrive à El Paso pour y mourir. Avant ce moment inéluctable il va faire la connaissance d'une femme qu'il aurait pu aimer, d'un jeune homme qu'il aurait pu aider et apprendre un poème par coeur. Il va aussi voir défiler à son chevet tout ce que la ville compte d'escrocs à la petite semaine, et sa présence va titiller l'orgueil de cow-boys prêts à en découdre pour la gloire de l'épingler à leur tableau de chasse. Mais Books ne compte pas leur faciliter la tâche. Sa fin il veut la mettre en scène, il veut qu'elle soit à la hauteur du mythe que sa vie a engendré.
Dans un style sans fioritures, mais où chaque détail trouve sa place - du coussin à glands dorés en passant par la description chirurgicale du chemin emprunté par une balle traversant un corps - et avec beaucoup d'affection pour son héros, Glendon Swarthout signe un très beau roman sur la mort d'un homme.
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Mimeko
  26 octobre 2016
Ça sent la fin de règne pour John Bernard Books, et ça sent même le sapin depuis qu'il est arrivé à El Paso et s'est vu confirmé le diagnostique d'un cancer de la prostate pratiquement en stade terminal...........
La nouvelle que la dernière gâchette encore vivante de l'Ouest américain est en ville et malade se répand...cela suffit à réveiller les fantasmes de duels, les rivalités pour déterminer à qui reviendra l'honneur d'inscrire son nom dans l'histoire et d'entrer ainsi dans la légende de l'Ouest américain....Sauf que le vieux lion rugit encore et, plutôt que de se laisser bouffer par son cancer, préfère mourir debout et défier une dernière fois des rivaux peut-être pas tous à sa hauteur.
Avec le Tireur, c'est un héros fatigué que nous présente Glendon Swarthout. Avec tantôt humanité tantôt amertume, il nous offre le portrait poignant d'une vieille gloire qui observe avec lucidité les facettes de la nature humaine au fur et à mesure de ses rencontres, toutes intéressées, venues vérifier sa faiblesse, le plumer, ou voulant s'approprier la gloire de le descendre. Mais c'est une femme qui va lui donner une forme d'amour ou du moins une attention qu'il n'espérait peut-être plus. Avec une écriture sobre et simple, le tireur est un magnifique hymne à la dignité et au choix que peut faire un homme face à sa fin prochaine qu'il peut encore maîtriser.
Une belle découverte d'un écrivain dont je vais continuer à explorer les romans, un grand merci à Gallmeister pour cette belle plume.
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belette2911
  03 octobre 2015
J.B Books est une fine gâchette, un tireur émérite, le roi du six-coups… Pas de chance, c'est justement du côté de son six-coups que ça ne tourne plus rond. le truc est enrayé, le canon fichu, foutu…
Notre tireur ne tirera plus les dames avec sa Chose car le cancer de la prostate lui ronge les entrailles. Malgré tout, il veut rester digne.
Nous sommes en 1901, la reine Victoria a cassé sa pipe en Angleterre et nos derniers survivants de la Conquête de l'Ouest commencent à sentir la naphtaline. le monde change et ce monde n'a plus besoin de ces fines gâchettes.
Voilà un western comme je les aime : nous sommes loin des coups d'éclats, des attaques de diligence et autres faits qui font du western ce qu'il est. Ici, c'est la vie d'un homme sur le déclin, un homme qui a été une légende et qui l'est toujours, mais qui dans quelques semaines, ne sera plus qu'une loque pétrie de douleur. D'ailleurs, les douleurs sont déjà là et se lever du lit est pénible.
Ce que j'ai aimé, c'est l'écriture, simple mais belle, sans bla-bla inutiles, mais qui va droit au but. Paf, ça te tire une balle dans l'estomac et tu dégustes l'affaire à petit feu. C'est court, c'est bref, c'est intense et malgré ses 200 pages, ce roman est plus épais que certains qui en feraient le double. Il n'est pas long mais il est profond…
Nous sommes face à la mort d'un homme et nous voyons défiler devant lui tout ce que la ville compte de margoulins, prêt à tout pour se faire du fric sur cette légende en train d'agoniser, cet homme qui ne sait même plus pisser, cet homme qui se fait ronger par le crabe de manière inexorable.
Ça va du journaliste en quête de scoop ou d'un livre à écrire, au croque-mort et à l'antiquaire, en passant pas son ex-copine et le barbier. Tout le monde veut faire du fric sur la mort de cette légende qui tirait plus vite que les autres.
Les personnages sont profonds, certains vont même changer, passant de la haine au respect ou du respect à la haine.
La mort rôde, mais notre tireur veut rester digne et écrire sa propre histoire. On a beau se douter de l'issue fatale, on ne reste pas moins attaché à cet homme qui a choisi sa vie et refuse qu'on ne voit en lui qu'un assassin.
J'ai encore un peu mal au bide de la balle que je me suis prise et dans ma tête, le final s'est rejoué plusieurs fois, avec une précision de chirurgien parce que l'auteur te décrit tout, même les dégâts qu'une balle fait en traversant ta petite tête. C'est réaliste, noir, glaçant.
Un roman court, fort, puissant, profond, avec des odeurs de mort, de poudre et aussi l'odeur du changement. Un autre siècle s'est ouvert et les États-Unis commençaient à changer de visage.
Le glas de la Conquête de l'Ouest venait de sonner, annonçant le crépuscule de ces années de folie et de duels devant le saloon du coin.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
ArakasiArakasi   04 septembre 2013
Books savait depuis longtemps que l'issue de la plupart des duels était imprévisible. Bien trop souvent, lorsque les armes jaillissaient et crachaient, les acteurs principaux ne gagnaient pas. C'était un inconnu, un importun quelconque animé de l'envie secrète d'utiliser une arme à feu au moins une fois dans sa vie contre un autre être humain, ou de connaître une mort spectaculaire, un connard à six doigts incapable - même sobre - de viser les pis d'une vache avec une tasse de fer-blanc, c'était lui qui se précipitait et mettait en scène le dernier acte inestimable de la pièce. Bart Masterson disait qu'il fallait avoir des tripes, un talent dans le maniement des armes à feu et de la détermination. En résumé, il fallait être un professionnel. Il avait oublié de mentionner l'oeil qu'il fallait avoir à l'arrière du crâne pour repérer l'éventuel crétin, l'amateur. Mais à dire vrai, Masterson avait toujours raconté des conneries.
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Corboland78Corboland78   09 juin 2016
Un autre homme semblait avoir essayé de passer par la fenêtre sud pour sortir de la maison. Mais il était immobile, jambes écartées. Et de ses fesses, à travers le pantalon en denim, un flot noir s’échappait comme s’il excrétait du sang. Se réveiller d’un sommeil du juste et tomber sur cette chambre infernale, offenser ses narines par ces relents de terreurs, de mort et de folie, donnait un avant-goût certain de l’Enfer. Les témoins à la porte restaient sur place, comme cloués au sol. Les employés du chemin de fer détournèrent la tête. L’institutrice essaya de crier, mais n’y parvenant pas, elle se mit à gémir. – Appelez le shérif, madame Rogers, ordonna Books. Quant à vous autres, foutez-moi le camp d’ici.
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MimekoMimeko   27 octobre 2016
- Je veux une petite pierre de bonne qualité où vous ferez graver John Bernard Books 1849 - 1901. Rien d'autre. Pas d'anges ni de boniment. Compris.
- Un tel arrangement me paraît répugnant, monsieur, c'est...
- Ou j'irai faire affaire avec vos concurrents.
- Je vois, vous êtes un homme dur, monsieur Books.
- Pas dur, non. Vivant. Et les vivants font de meilleures affaires que les morts.
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ArakasiArakasi   18 décembre 2013
Ils étaient pareils à des acteurs sur une scène vide, tous les cinq. Le rideau s'était levé, l'heure était venue. Mais ils n'avaient aucun public, à l'exception d'eux-même, et plus déconcertant encore, ils n'avaient aucune pièce à jouer. Ils étaient rassemblés là afin de jouer des rôles pour lesquels aucune réplique n'avait été écrite, afin de participer à une tragédie qui ne dissimulait aucune intention créative évidente, afin d'imposer un ordre meurtrier dans cette absurdité.
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ThyuigThyuig   17 février 2013
Je prendrai la meilleure chambre du Grand Central ou du Orndorff Hotel. Je dînerai d'huîtres et de palomitas que je noierai dans du vin blanc. Puis j'irai à l'Acme, au Keating's ou au Big Gold Bar, je m'installerai, prendrai mon jeu de cartes, sortirai une quinte flush et gagnerai 1000 dollars. J'irai ensuite au Red Light ou au Monte Carlo, où j'enflammerai la piste de danse. Je me rendrai dans une maison close et leur ferai remplir une baignoire de champagne français, je me déshabillerai et y plongerai en compagnie d'une blonde nue, d'une rousse et d'une mulâtresse, et tous les quatre, nous nous enivrerons, nous rirons et lâcherons des pets diaboliques en faisant des bulles, puis nous nous baptiserons au nom de ma Paire, du Pénis et du Piper-Heidsieck.
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Videos de Glendon Swarthout (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Glendon Swarthout
Glendon Swarthout - Homesman .Une de nos libraires vous présente « Homesman » de Glendon Swarthout publié aux éditions Gallmeister. http://www.mollat.com/livres/swarthout-glendon-Homesman-9782351780763.html Notes de musique : "RUNNING WATERS" par Jason Shaw (http://audionautix.com/index.html)
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