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ISBN : 272341793X
Éditeur : Glénat (01/12/1994)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Yves Swolfs a remis les révolvers de Durango dans leurs étuis tout en écrivant pour Pierre Legein une suite aux aventures vendéennes de Dampierre.
Il a affûté son crayon pour quelques albums de plus où plusieurs générations d'une même famille seront frappées par une malédiction : le vampirisme et la chasse au vampire lui-même.
Que ce soit au Moyen-Age ou dans le Paris des années trente, l'angoisse est la même face à ce monstre assoiffé de sang.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  10 avril 2019
Je connaissais Swolfs pour sa sympathique série western, « Durango », ce 1er tome du « prince de la nuit » me permet de le découvrir dans un autre registre, celui de l'épouvante. Cette lecture m'a beaucoup plu et j'en ressors avec l'envie de lire la suite.
Le thème du vampirisme n'est pas un sujet si facile que ça et beaucoup s'y sont cassés les dents. le risque est grand de sombrer dans le ridicule. Et je ne parle même pas de toute cette vague de vampires dépressifs, sentimentaux et pudibonds… Dans « le prince de la nuit » on retrouve la figure classique du vampire gothique à la Stoker. Il est une créature démoniaque, vouée au mal. Et s'il a un côté séducteur, il ne s'agit en aucun cas d'une séduction romantique teintée de sentimentalisme. L'attraction est ici plus sensuelle, plus vénéneuse et le but ultime reste de boire du sang.
Au départ, je n'ai pas été convaincue par l'apparence physique de Kergan. Les cheveux longs, élégamment vêtu, le regard pénétrant… tout ça faisait un peu trop dandy romantique à mon goût, ce qui va justement à l'encontre de la caractérisation du personnage. Mais j'ai été agréablement surprise par la fin du tome où Kergan montre son vrai visage, nettement plus monstrueux.
L'histoire est très classique, Swolfs revisite l'opposition Dracula / van Helsing. Comme souvent dans ce genre de récit, le chasseur s'avère tout aussi redoutable et inquiétant que sa proie démoniaque. En effet, le personnage de Jehan est loin d'être un saint et s'il brûle de venger sa femme, les rapports que le couple entretenait étaient plutôt mortifères.
Swolfs se révèle très à l'aise dans le registre de l'épouvante. Pour moi qui le connaissait pour ses westerns, c'est une bonne surprise. En fait, il y a d'ailleurs même un petit côté western dans certaines cases, Jehan prenant l'allure d'un lonesome cowboy dans un paysage de nature sauvage….
A cette histoire classique de traque du vampire l'auteur ajoute un élément, peu présent dans ce tome, quelques pages seulement, mais qui va sans doute prendre plus de place dans la suite. En effet, Swolfs introduit le concept de la lignée de chasseurs en la personne de Vincent, descendant de Jehan, vivant dans les années 30. Idée très prometteuse qui pourrait permettre de suivre les différents chasseurs de la lignée à des époques différentes (je verrai ce qu'il en est en lisant la suite).
Comme je connaissais Swolfs, je savais que le dessin serait à la hauteur. Je n'ai pas été déçue. J'ai retrouvé le talent de l'auteur pour les paysages, et tout particulièrement les décors enneigés (qui m'avaient déjà régalée sur Durango). La colorisation est très réussie. L'utilisation des couleurs feu est pertinente et transcrit bien la violence qui règne dans le récit.
J'ai passé un très bon moment avec ce premier tome, c'est bien agréable de retrouver un vampire à l'ancienne, sans mièvrerie ni problèmes de conscience. C'est avec plaisir que je vais poursuivre cette série.
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BazaR
  17 août 2015
Un excellent premier tome d'une série que je vais sucer jusqu'à la moelle Ha, Ha, Ha, Ha !
Nous découvrons un suceur de sang d'apparence bien classique, Kergan le trouvère, impénétrable, intelligent, charismatique, effroyable. Brrr ! Nous découvrons aussi la saga d'une famille dont chaque premier né sera destiné à chasser ce monstre jusqu'à sa destruction. Premier de la longue suite, Jehan de Rougemont est un petit seigneur médiéval plutôt désabusé. Ce n'est pas un tendre mais, lorsque Kergan s'empare de sa femme, il comprend le vrai sens du mot « mal ». Dévoré par la culpabilité, persuadé qu'aucune rédemption n'est possible, il s'engage dans sa mission suicide.
L'impénétrabilité de Kergan a quelque chose d'attirant c'est sûr, mais du coup il n'y a pas grand-chose à découvrir de sa psychologie (hormis qu'il est trop bavard dans la victoire). Au contraire, les personnages humains sont détaillés à l'envie. A l'opposé de l'humanisme, ce sont des hommes et des femmes soumis aux aléas du climat, de la guerre et des démons diaboliques, qui n'imaginent aucun bonheur en ce monde et ne peuvent qu'espérer dans la promesse du Royaume des Cieux. J'y ai retrouvé toute la difficulté de vivre que Jacques le Goff décrivait dans sa « Civilisation de l'Occident Médiéval ».
Le dessin de Swolfs m'a profondément rappelé le Thorgal de Rosinski ; ambiances monochromes, traits de visage d'une grande expressivité. Excellent !
Je me suis régalé. Je crois même que la lecture en soirée a influencé mes rêves (gulp !). Je remercie vivement tchouk-tchouk-nougat dont la série de critiques m'a donné envie d'aller côtoyer ce fils de Belzébuth.
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bibiouest
  07 septembre 2017
Quelle tâche ardue de s'attaquer une nouvelle fois au thème du vampirisme, je tiens à dire que ce n'est pas un de mes thèmes de prédilection en effet je n'ai pas d'attirance particulière pour les histoires de morts-vivants et autres buveurs de sang...
Cela dit j'ai plutôt été agréablement surpris par cette bd qui est certes d'un grand classicisme mais de qualité, les dessins de Swolf sont remarquables, en particulier le « héros » vladimir Kergan. L'auteur est visiblement très doué pour passer d'une époque à l'autre.
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lyoko
  24 octobre 2015
Il y a de vilains tentateurs sur babelio... a tel point que je me demande s'il n'aurait pas un peu de sang de vampire pour être aussi séduisant dans leurs critiques (Relax se reconnaîtra aisément).
Cette BD a pour avantage d'avoir une histoire double: l'une se passant au moyen âge et la seconde début du XX siècle, ce qui la rend encore plus intéressante.
Oui, c'est une histoire de vampire, assez classique au demeurant, mais le dessinateur fait un travail remarquable. Quelle finesse et quel détail dans le graphisme! S'attarder sur chaque dessin est un pur bonheur. Rien que la couverture en dit long : 2 visages, une femme humaine et un vampire, tout deux avec des expressions d'une justesse incroyable.
J'ai l'impression d'avoir déjà croiser Swolfs , au détour de certaines lectures, mais ici ma mémoire me fait défaut (après j'ai toujours eu beaucoup de mal a rendre a César ce qu'il lui appartenait au niveau des BD). mais je pense que je vais voyager dans d'autres BD de ce dessinateur talentueux
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Tatooa
  10 avril 2019
J'ai bien aimé, à tous les niveaux.
Bien que classique, le scénario reste intéressant du fait de la construction du récit, je ne m'attendais pas à ça (comme je ne lis pas les 4ème de couverture des bouquins que j'ai dans ma PAL depuis des lustres avant de les lire, ça aide à être surpris. de toute façon s'ils sont dans ma PAL, même depuis des lustres, c'est qu'il y a de bonnes raisons, mdr !).
Revisite du vrai méchant vampire à la Dracula et des chasseurs de vampires à la van Helsing, c'est plaisant, j'aime beaucoup.
Je ne connaissais pas l'auteur/dessinateur, j'avoue que je suis séduite par ses dessins, et par la colorisation de ceux-ci, j'ai trouvé l'ensemble juste dans l'ambiance et beau la plupart du temps, avec des personnages bien caractérisés, tous différents.
J'ai particulièrement apprécié les petits détails des armures (le bas des tissus élimés, les bottes crottées) ou les dents qui manquent aux troufions, dans le contexte du moyen-âge, c'est vraiment réaliste. Tous les décors sont superbes, mais plus particulièrement les extérieurs, que ce soit dans le passé ou dans le futur (encore que j'ai souvenir d'une bibliothèque (page 17, je suis allée voir exprès pour vous) tout à fait sympa, qui fait envie, ou de l'intérieur du château de Jehan ou de la casba d'Enora. Bref, tout est beau ! Mdr !). On sent une grande maîtrise de la perspective et de la composition, c'est du travail soigné, pour moi ça a été un vrai plaisir des yeux.
J'ai le tome 2 qui m'attend lui aussi dans ma PAL depuis des lustres, cependant j'espère que le premier cycle s'arrête au tome 3, n'étant pas Crésus. Il faudrait que je me re-inscrive à la bibliothèque du village rien que pour les séries BDs, je crois qu'ils inaugurent ses nouveaux locaux et sa transformation en petite médiathèque ce mois-ci, ça tombe bien.
Ceci était une lecture commune imaginaire du mois d'Avril du Forum des Trolls de Babel.
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critiques presse (1)
BulledEncre   02 janvier 2014
Une aventure attrayante que vous aurez sans nulle doute plaisir à découvrir.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   16 août 2015
Fichues guerres... Ceux qui en sortent sont à ce point heureux d'être encore de ce monde, que le fait de manger, respirer, survivre, suffit à leur bonheur ! Et, ma foi, comment leur donner tort?
Commenter  J’apprécie          220
KmyeKmye   29 janvier 2019
Quand les hommes renient ou dénaturent les valeurs et les idéaux qui ont fait naître et grandir leur civilisation ;
Quand surviennent les grands bouleversements, les grandes tempêtes, les épidémies ;
Alors, il sort de l'ombre pour prendre part à l'oeuvre de destruction pour récolter sa part de sang, pour corrompre les âmes en détresse. Car c'est l'heure du Prince de la nuit !
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   25 mars 2015
La haine et le remord rongent son âme. Il est hanté par le désir de réparer ce qui ne peut l'être! C'est une de ces faiblesses qui vous perdent, vous autres, pauvres mortels! Vous cultivez le regret éternel des choses du passé et le refus de vois ce qui est au-delà des apparences!
Commenter  J’apprécie          70
belette2911belette2911   15 avril 2012
Le chasseur traçait chaque nuit un cercle magique qui le protégeait des forces du mal... Tant et si bien que ce cercle projeté autour de lui l'enferma à jamais dans une profonde et mortelle solitude !
Commenter  J’apprécie          30
TatooaTatooa   09 avril 2019
Frère Thibaut, tu prendras soin de mon fils... Tu nourriras en lui la haine de l'assassin de sa mère !... Qu'il continue ma quête si je venais à trépasser sans avoir détruit ce démon !... Et qu'il en soit de même pour son propre fils aîné et tous les aînés de ma descendance !...
(Jehan de Rougemont)
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Videos de Yves Swolfs (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yves Swolfs
Yves Swolfs en interview pour planetebd.com .En 2002, Yves Swolfs enterrait son vampire "Le prince de la nuit", pour se consacrer aux aventures d?un autre type de chevalier dans "Légende". 13 ans plus tard, il l?exhume de son humus régénérateur, pour lui offrir un tome 7 autonome et en forme de préquelle : comment Kergan est-il devenu vampire, à l?époque de l?occupation romaine ? On retrouve avec plaisir le trait réaliste chiadé de ce dessinateur belge, qui conserve son savoir-faire artisanal. En interview, il nous a fait saliver : d?autres tomes sont en préparation?
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