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ISBN : 2226396284
Éditeur : Albin Michel (28/02/2018)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Neuf hommes, âgés de 17 à 73 ans, tous à une étape différente de leur vie et dispersés aux quatre coins de l'Europe, essayent de comprendre ce que signifie être vivant. Tels sont les personnages mis en scène par David Szalay à la façon d'un arc de cercle chronologique illustrant tous les âges de la vie. En juxtaposant ces existences singulières au cours d'une seule et même année, l'auteur montre les hommes tels qu'ils sont : tantôt incapables d'exprimer leurs émotio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  21 mars 2018
C'EST ÇA, LES HOMMES...?
Un roman (qui n'en est d'ailleurs pas vraiment un, techniquement) qui vous invite à découvrir "Ce qu'est l'homme", et même, si l'on en croit son titre original anglais, TOUT ce qu'est l'homme (All that man is), cela interpelle, intrigue, attire, à n'en point douter, même si le programme vous semble un rien ambitieux. L'effet est encore plus évident lorsqu'on découvre un tel ouvrage à l'occasion d'une Masse Critique spéciale - remercions bien évidemment Babelio ainsi que les éditions Albin Michel pour cette découverte -, que l'ouvrage n'est pas encore sorti au moment où on le reçoit (il ne s'en fallait alors que de quelques paires de jours mais nous avons un peu traîné pour diverses raisons extérieures sans rapport avec ce qui nous intéresse ici), qu'il semble avoir été encensé par William Boyd de l'autre côté du "Channel" (sélectionné par ailleurs pour un des plus célèbres prix littéraires britanniques, le Booker Prize) et que tous les éléments étaient ainsi réunis pour une belle et grande découverte.
Une fois cette mise en bouche passée, que propose donc cette lecture de quelques cinq cent pages ?
En tout premier lieu, ainsi que nous le suggérons en introduction, Ce qu'est l'homme n'est pas exactement un roman mais une suite de portraits se développant comme un échéancier des divers moments de nos existences contemporaines (ou "post-modernes" si l'on veut), de mâles contemporains, ainsi que vous l'aurez compris : les femmes y sont clairement surnuméraires et si elles n'en sont pas moins l'objet des désirs ou, parfois, des manières de déesses tutélaires bien que de chair et d'os, elles n'occupent généralement que l'arrière plan des textes proposés ici. Oscillant entre un format nouvelle et de brefs sous-romans, les neufs pièces présentées dans l'ouvrage correspondent, peu ou prou, à différents âges, du sortir de l'adolescence, tel ce Simon parti faire un tour de l'Europe en compagnie de son camarade Ferdinand - dragueur impénitent - avant l'entrée à Oxford, un "jeune adulte" français ayant tout du "Tanguy", geek et sans avenir, un jeune trentenaire baraqué de Budapest qui cherche encore sa voie, en passant par l'âge adulte "conquérant" du début de la quarantaine (un professeur d'université) et de sa fin, en pleine acmé avec ce journaliste danois, de la cinquantaine triomphante (un anglais se lançant en solo dans les affaires immobilières) à la cinquantaine dégradante (un autre anglais vivant chichement en Croatie de sa petite rente londonienne), jusqu'aux remous de plus en plus vifs de l'âge (un milliardaire soixantenaire récemment ruiné puis un septantenaire toujours en quête d'identité accusant sa fin plus ou moins proche, à huit ou dix ans près).
Certes, tout le monde - du moins, beaucoup d'hommes - pourront se reconnaître ici et là dans ces portraits nous dépeignant un monde profondément triste, anxiogène, emprunt d'un profond ennui, sans but réels si ce n'est que la prolongation infinie d'un présent sans cesse répété et parfois insensé. Tel se souviendra avoir ressenti ses moments-là de doute ou de dégoût, tel autre comprendra le chemin pris par tel ou tel. Cependant, il est bien difficile d'y retrouver ce que le titre, hautement prétentieux, se proposait de disséquer.
Prenons d'abord ces personnages dans leur ensemble. Bien que peu partisan des politiques de "quotas", il sautera aux yeux que nous sommes en présence d'homme invariablement blancs, presque tous issus de la classe moyenne (sauf le jeune geek du nord de la France et le hongrois garde du corps), tous hétérosexuels (certes, l'ultime personnage semble s'être interrogé sa vie durant, mais jusqu'à preuve du contraire, il n'est pas homosexuel), ils ont presque tous fait (ou vont faire) des études supérieures, ont leur vie se partageant allègrement entre plusieurs pays (à tout le moins, ils prennent l'avion comme nous pouvons prendre le bus), sont presque totalement internationalisés malgré leurs nationalités diverses (anglais surtout mais aussi français, hongrois, danois et russe) et entretiennent presque tous un double rapport étrange - bien que l'auteur ne fasse pas le lien aussi directement - à leurs véhicules (voiture pour l'essentiel, yacht pour l'ex milliardaire) et aux femmes (leur épouse, leur ex ou celles de passage). Ces européens (bien que pas forcément si évidente que cela, c'est la seule espèce de "nationalité" que l'on peut réellement leur attribuer. Et c'est une nationalité "triste", sans originalité, sans facétie, plate) blancs plus ou moins phallocrates sont presque tous des matérialistes (à l'exception, sans doute, des deux plus jeunes) sans l'ombre d'une vraie spiritualité (sans même parler de religion), de rêves autres que de réussite sociale et professionnelle, des "CSP+" en puissance pour les uns, ratés pour les autres, mais c'est peu de dire qu'au bout du compte, ces hommes ne représentent qu'une part minime de leur congénères moyens.
Par ailleurs, les rapports qu'entretiennent ces hommes avec les femmes - mais aussi, pour être complet, avec leurs sexuellement semblables - oscillent, par ailleurs, entre épouvantable et parfaitement creux avec des variantes situées entre anecdotique, strictement sexuelle ou presque étrangère, excepté peut-être pour ce jeune homme sortant tout juste de son adolescence romantique. Notons par ailleurs qu'ils partagent tous cette étrange et morne solitude bien que se mouvant au beau milieu de leurs quasi-clones contemporains : on peine à nommer de ce beau nom d'amitié les rapports qu'ils entretiennent avec leurs semblables de même sexe ou de sexe opposé. Quant à la seule idée de famille, elle est totalement inexistante à force d'être annihilée par l'auteur. Les lecteurs pour lesquels amour, amitié, famille (etc) revêtent quelque importance apprécieront...
Certes, le trait est un peu forcé dans ces quelques lignes de critique mais il se révèle à peine moins caricatural, une fois bien posées les différents aspects abordés, dans ce volume long, sensiblement répétitif malgré la multiplicité des personnages, et sans être réellement ennuyeux - d'un style agréable, même s'il n'est pour autant d'une intense originalité, l'ensemble se lit sans peine, sans fatigue, sans surprise -, il se révèle assez vite monotone, désespérant, gris, superficiel et... un rien prétentieux, au regard du titre-programme auquel il invite le lecteur. On est loin, très loin, des pénétrants portraits à la Henry James dont David Szalay pourrait sembler être un rejeton très lointain. Tout n'y est pas absolument mauvais, bien sûr. Certaines de ces effigies d'homme pouvant se révéler touchantes : ce jeune Simon du début, en particulier, et qui fait écho à l'ultime portrait de cet homme de soixante-treize ans, qui n'est autre que le propre grand-père, l'auteur bouclant ainsi cette boucle des mâles. de même, la trajectoire de ce milliardaire ruiné, neurasthénique et assommé par la demande de divorce de son épouse est une assez bonne surprise, une fois dépassés les aspects éminemment caricaturaux, quasiment parodiques de ce chapitre.
Subsiste en bout de course un ouvrage pour hipster n'ayant le temps de lire que quelques pages entre deux avions, entre deux rendez-vous d'affaire, pour lecteur pressé et sans doute à la pointe de la "modernitude" qui n'a certes aucune envie d'aller voir dans les détails si le diable s'y est mis mais qui se rassurera à bon compte en contemplant les petites misères fades et dénuées de sens de ses propres contemporains - tous des humains déshumanisés ? - plus ou moins identiques. Une relative déception après un démarrage sous les meilleurs auspices, la première présentation d'homme demeurant, à notre avis, la mieux réussie et la plus profonde.
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Krout
  07 mars 2018
J'aime le format des nouvelles ; le style minimaliste, l'ambiance épurée, la découverte par le silence.
Un homme fait ses courses.
p.484 "Il détache un sachet en plastique, qu'il n'arrive à ouvrir qu'au bout de plusieurs tentatives..." ( il est vieux. )
"Une palpation, puis il saisit un avocat.
Un seul citron." ( solitude. )
Ici parcourir une galerie de neuf portraits. Des portraits pour marquer le temps, figer le passage dans le temps qui coule inexorablement. Neuf hommes vont s'interroger dans un moment singulier de leur existence, un de ces improbables très rares moments déterministes où il y aura basculement. Des âges différents.
Pas des portraits fantasmés, glorieux de ces héros dégoulinants du sang de leurs malheureuses victimes et portés à l'admiration des générations futures par une abjecte réécriture de l'histoire. Non, l'Europe n'est plus à la conquête mais à la décadence, peuplée d'anti-héros désabusés. Tous au bout de leur réflexion introspective semblent mériter ce "J'ai été con. Point barre. Belle épitaphe..."p.424
J'aime le format des nouvelles et j'aime plus encore quand une histoire mystérieusement s'enroule sur elle-même. Comme une invitation à recommencer autrement la lecture. Ouvrir d'autres portes... et si je m'interrogeais sur cette belle couverture^^ ?
Cet homme dans la réalité, qui ne peut donc que représenter l'auteur ou le lecteur, arrêté devant cet étrange portrait ou un autre homme se reflète de dos dans un miroir. Je crois deviner dans ce tableau les traces d'un chapeau melon. Magritte n'est pas loin. Etrange réflexion, comme si l'homme ne pouvait se regarder en face. Impression de générations qui s'éloignent. Recommencer autrement en voilà une idée surréaliste.
Pas le temps. Le temps est une porte qui claque.
Il paraît qu'un chat a neuf vies. Et si ces neuf tranches de vies, ces neuf portraits de "loosers" cachait le vrai sujet ? Et si ces êtres profondément solitaires qui se cherchent, qui se fuient, portaient une interrogation plus profonde ?
Et si seul le temps qui s'enfuit ?
Le temps qui se perd,
le temps qui ne se rattrape pas,
le temps qui ne s'achète pas.
Et si seul l'éphémère était éternel ?
Et si la réponse était dans l'écriture ? Cette écriture simple, directe, volontairement dépouillée. Et si là était une piste à découvrir...
Merci à Babelio et à Albin Michel de m'avoir offert la possibilité d'approcher David Szalay. Passionnant et profond son roman Ce qu'est l'homme.
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Tempuslegendae
  18 mars 2018
« L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser : une vapeur, une suffit pour le tuer. Mais quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue … »
David SZALAY se serait-il inspiré de cette pensée de Pascal, qui, disons-le, ne pourra jamais être contredite, et ceci quelqu'en soit le contexte. Qu'est-ce que l'auteur anglais a voulu mettre en lumière ? Peut-être ce que l'on sait déjà ? Ou ce que l'homme lui-même a du mal à admettre ?
Les hommes n'ont rien de super-héros, c'est même le contraire. Ce sont des êtres seuls, frustrés, désabusés, abandonnés à eux-mêmes. Et quand le cynisme s'en mêle, ils peuvent devenir totalement imprévisibles en tout. Modelé par l'insatisfaction permanente et obligé à la négativité, à la culture de soi et de son environnement, l'homme connaît un véritable déchirement intérieur, source fréquente de culpabilité et d'angoisse.
L'auteur aurait très bien pu parler d'hommes aux divers âges, vivant dans un même pays, l'Angleterre, puisqu'il en est ressortissant, mais là, le patchwork n'aurait pas été si convaincant, pour nous, lecteurs. Comment emporter efficacement le lecteur, si ce n'est de l'inciter à naviguer seul sur un courant fort et surprenant digne d'une histoire façon Fitzgerald ?
Écrire un roman, basé sur un unique scénario, même découpé avec subtilité n'aurait pas suffit. SZALAY n'aurait sûrement pas pu remplir « son contrat ». Il lui fallait passer des frontières. En Europe, seulement. Mais pour prouver quoi, dans le fond ? Ce qu'est l'homme. Et là, à laisser aller notre pensée, notre raisonnement, nous entrons dans un univers de plus en plus complexe : celui de l'approche de l'homme dans un sens plus philosophique. Souvenez-vous ce que Sartre avait dit un jour : « L'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble. » Cela veut-il donc dire que l'homme, malgré toutes ses qualités, a beaucoup de difficultés à s'inventer lui-même ? Á s'inventer en toute liberté, surtout ?
Mais revenons au roman. Plutôt dire ce recueil de nouvelles. Comment par le biais de fictions, toutes indépendantes les unes des autres, peut-on toucher de si prés la réalité ? Je ne mettrai pas toutes les histoires au même niveau. La première ne m'a pas vraiment accroché. Les autres davantage. J'ai particulièrement aimé l'histoire de Bernard, celle de son séjour dans une station chypriote. Celle de Katel et de Tony m'ont vraiment captivé. Plus de cinq- cent pages pour connaître la « note salée » que SZALAY délivre aux hommes. Il fallait bien ça ! Pour faire tomber masques et fausses armures de ces petits lâches. Mais croyez-vous qu'avec ça ils vont changer ? Pensez donc !
Le style de SZALAY m'a laissé admiratif. Il ne force pas. Tout dans ce qu'il écrit est cohérent. Il pourrait me faire penser au journaliste qui raconte, relate, sans jamais laisser tomber une miette de ses ressentis. C'est au lecteur que revient l'effort de déduire. Et lorsque l'impression de ce dernier coïncide avec celle que l'auteur a voulu faire ressortir sans le dire, je vous laisse imaginer le tour de force, l'incroyable magie dont est capable l'écriture.
Que dire en conclusion de cette chronique ? Tout d'abord bravo à Mrs David SZALAY ! Bravo d'avoir su montrer avec ses mots à lui, ses histoires, que l'homme, même s'il se désigne comme un être imbu, perdu et insensé, parfois, est néanmoins attachant. Pour l'aimer et le rassurer, encore faut-il qu'il se rappelle que le sens de la vie peut lui échapper parfois. Et s'il accepte de ranger un tant soit peu son égo, peut-être le comprendra-t-il enfin dans la juste mesure ? Bref, tel est la grandeur de l'homme dans sa propre faiblesse.
Je remercie encore une fois BABELIO, « La Masse critique », de ses choix et de la confiance qui m'a été attribuée pour m'exprimer sur ce très beau roman.
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meeva
  28 mars 2018
« L'homme… L'homme est laid ! » - à entendre avec la voix de Michel Serrault.
Une réminiscence de la tirade, dans Deux heures moins le quart avant Jésus Christ, de César, joué par Michel Serrault donc.
Mais il ne s'agit pas ici de ce vieux film éculé, c'est bien de "Ce qu'est l'homme" dont je vais parler.
Ce qu'est l'homme ? Pas ce dont il a l'air au premier abord en tout cas.
Voyez, ce livre s'annonce roman mais est plus proche du recueil de nouvelles. C'était un point négatif pour moi car ce n'est pas un genre que j'affectionne. Il s'en sort finalement haut la main, d'où les quatre étoiles.
Les histoires proposées ne m'ont pas toutes intéressé mais l'écriture nous plonge dedans, sûrement parce qu'elle s'attache plus à décrire des ambiances, l'état d'esprit du personnage principal, ou des personnages principaux, que l'avant ou l'après, que l'historique de la situation, que l'histoire en fait. Et c'est adapté car il s'agit de nouvelles justement.
Il y a neuf histoires. On part avec un homme jeune, on arrive avec un homme vieux. J'ai été plus sensible à ma tranche d'âge et aux plus vieux, est-ce un hasard ?
Je me suis interrogée à cette lecture : s'agit-il là de l'homme ou de l'Homme avec un grand H ? Selon la quatrième de couv, David Szalay dissèque la masculinité. Mais je dois être assez testostéronée je dois dire car je me suis sentie en phase avec les personnages – ce qui ne veut pas dire proche, ni même en accord avec eux, on est bien d'accord…
Un livre donc de qualité, selon mon jugement, et qui doit plaire aux femmes comme aux hommes, ou aux hommes comme aux femmes, il me semble.
Je remercie Babelio d'organiser masse critique et les éditions Albin Michel d'y participer.

Lien : https://chargedame.wordpress..
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ahasverus
  19 mars 2018
Les éditions Albin Michel produisent ce mois-ci "Ce Qu'Est L'Homme", un roman de David Szalay, écrivain anglais âgé de 44 ans, qui réside en Hongrie. Tout cela est bien européen, n'est-il pas ? Bien sûr, il est.
A la manière d'un recueil de nouvelles à thème, Ce Qu'est l'homme nous brosse 9 tranches de vies d'individus parvenus à des âges différents, mettons entre 17 et 73 ans.
Un jeune garçon qui se fait draguer par sa logeuse quadragénaire, un milliardaire ruiné et déprimé qui a envie de se jeter du haut de son yacht, un prof de sport qui joue les bodyguards d'une prostituée dont il est amoureux... Bref, neuf histoires courtes, d'une soixantaine de pages chacune, toutes savoureuses et extravagantes, traversées par des hommes fragiles, égoïstes, anti-héros, même pas à la hauteur de leurs aventures.
Ils ont pour dénominateurs communs d'être des Européens, de voyager en Europe, et de ressentir ce vide insondable qui nous sépare des autres.
Même s'il nous arrive avec les dernières pluies, David Szalay a déjà quelques romans à son actif. Celui-ci est, me semble-t'il, le premier traduit en français, exercice brillamment réalisé par Etienne Gomez. La narration épurée et au présent fait des merveilles, collant parfaitement à la psychologie des personnages. Les neuf nouvelles forment un tout cohérent à dévorer sans modération.
Les éditions Albin Michel ont fait le bon choix en jetant leur dévolu sur cet excellent "roman" d'environ 550 pages qui est sorti le 1er mars 2018. Les quatre étoiles et demi que j'ai placées au dessus du livre vous témoigneront du plaisir que j'ai eu à le lire, car j'avais tout pour y être heureux : des aventures déprimantes, des personnages à la Houellebecq, et une écriture minimaliste qui m'a un peu rappelé David Vann.
Merci aux éditions Albin Michel ainsi qu'à Babelio pour cet excellent livre que j'ai reçu dans le cadre de Masse Critique. On le traduit maintenant un peu partout et il trouvera son public sans difficulté. Belle découverte, bonne adaptation française, et un auteur à suivre.
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critiques presse (1)
Actualitte   14 mars 2018
David Szalay signe un roman pluriel : Ce qu’est l’homme, c’est une galerie de personnages manifestement sans points communs. Méfiez-vous des apparences…
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   17 mars 2018
- À mon avis, dit-elle, il n'est jamais trop tard»
Il se contente de sourire, en se disant : Justement, c'est ça le destin, cette façon de ne comprendre ce qui nous attend que quand il est trop tard pour changer quoi que ce soit. C'est bien pour ça que c'est le destin. Trop tard pour rien y faire.
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Erik35Erik35   17 mars 2018
Il cherche quoi, au juste, le touriste ? À voir des choses ? À découvrir de nouvelles facettes de la vie ? La vie est partout : pas besoin de parcourir l'Europe pour la trouver...
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Corboland78Corboland78   07 mars 2018
Il n’arrive toujours pas à se faire à l’idée qu’il peut vraiment mourir. Que ça peut s’arrêter d’un coup. Ca. Lui. Il voit toujours la mort comme une chose qui peut arriver aux autres ; et d’ailleurs, il perd déjà des amis, des connaissances. Des gens qu’il fréquente depuis des dizaines d’années. Un bon nombre d’entre eux sont déjà morts. Il a assisté à leurs enterrements. Les rangs sont en train de se clairsemer. Mais il n’arrive toujours pas à comprendre – à véritablement comprendre – que lui aussi, il va mourir. Que d’ici dix ans, très probablement, il aura tout simplement disparu.
+ Lire la suite
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AnalireAnalire   05 mars 2018
Justement, c'est ça, le destin, cette façon de ne comprendre ce qui nous attend que quand il est trop tard pour changer quoi que ce soit. C'est bien ça que c'est le destin. Trop tard pour rien y faire.
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SeraphitaSeraphita   09 mars 2018
Le temps qui fuit. Voilà ce qui est éternel, c’est cela qui n’a pas de fin. Une chose qui ne se manifeste qu’à travers ses effets sur le monde, ce monde qui – par sa fugacité même – incarne la seule chose qui soit sans fin.
Extraordinaire paradoxe, semble-t-il. (p. 531.)
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Video de David Szalay (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Szalay
Neuf hommes, âgés de 17 à 73 ans, tous à une étape différente de leur vie et dispersés aux quatre coins de l?Europe, essayent de comprendre ce que signifie être vivant. Tels sont les personnages mis en scène par David Szalay à la façon d?un arc de cercle chronologique illustrant tous les âges de la vie. En juxtaposant ces existences singulières au cours d?une seule et même année, l?auteur montre les hommes tels qu?ils sont : tantôt incapables d?exprimer leurs émotions, provocateurs ou méprisables, tantôt hilarants, touchants, riches d?envies et de désirs face au temps qui passe. Et le paysage qu?il nous invite à explorer, multiple et kaléidoscopique, apparaît alors au fil des pages dans sa plus troublante évidence : il déroule le roman de notre vie. Avec ce livre, finaliste du Man Booker Prize, le jeune auteur britannique offre un portrait saisissant des hommes du XXIe siècle et réussit, en disséquant ainsi la masculinité d?aujourd?hui, à dépeindre avec force le désarroi et l?inquiétude qui habitent l?Europe moderne.
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/ce-quest-lhomme-9782226396280
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