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EAN : 9782290312599
284 pages
Éditeur : J'ai Lu (10/08/2001)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Boulder City, 6 000 habitants, en plein Nevada. Température moyenne : 40°. Une étuve ! C'est dans ce charmant patelin que Sandra Khan, journaliste au San Francisco News, est envoyée par son rédac' chef. Plusieurs familles de touristes, en route pour Las Vegas, y ont mystérieusement disparu. La police locale, puis le FBI ont laissé tomber l'enquête. Inutile de dire que l'arrivée d'une journaliste fouineuse ne soulève pas l'enthousiasme. Tous s'emploient à décourager ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Giraud_mm
  09 février 2021
Quand le livre est sorti, en 1996, de nombreux lecteurs ont du se dire que, vraiment, il faut être français pour décrire les USA ainsi ; et j'aurais sans doute été parmi eux... Puis il y eut l'élection de Trump à la présidence du pays 20 ans plus tard, et surtout sa récente non-réélection en 2020. Et là on se dit que non, l'auteure n'avait peut-être pas tant caricaturé ces chers États-Unis...
Je résume l'histoire : en deux ans, trois familles, en route pour Las Vegas, ont disparu dans le désert de Mojave, près de Boulder City. Les enquêtes de la police locale et du FBI n'ont pas permis d'éclaircir ces disparitions. le San Francisco News envoie sur place la journaliste Sandra Khan, espérant qu'elle reviendra avec un scoop. La jeune femme doit rapidement faire face à l'hostilité de la population : ici on n'aime ni les étrangers trop curieux, ni les indiens, ni les noirs, ni les juifs, ni les homosexuels, ni... ; en fait, on ne vit bien que dans son entre-soi, construit sur de nombreux liens de parenté...
Vingt ans avant Trump, Maud Tabachnik nous décrit cette opposition entre une Amérique des villes, ici San Francisco, qui étale sa richesse, et une Amérique des champs, ou du désert dans le cas présent, pauvre et choquée par les moeurs de la ville qu'elle juge trop dépravés. Certes, tout n'est pas aussi noir que je l'écris : la journaliste trouvera bien quelques alliés, mais ils font partie des rejetés ; certains éprouveront sans doute quelques remords d'avoir laisser les criminels agir, mais trop tard...
Le texte est simple et bien écrit ; il se lit donc facilement. L'auteure a su y mettre des doses d'humour et de dérision, qui servent de lubrifiant pour aider à avaler la noirceur du sujet. Les faits décrits et les principaux protagonistes sont certainement trop caricaturaux, mais ils contribuent à faire passer le message.
Je ne sais pas quelle était l'intention de Maud Tabachnik en décrivant cette Amérique-là, mais force est de constater que c'était une vision assez prémonitoire... Hélas !
Lien : http://michelgiraud.fr/2021/..
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belette2911
  28 juillet 2012
Petit résumé : l'héroïne, Sandra Khan, débarque dans un petit bled perdu, limite "trou du cul du monde" dans lequel le shérif a tout pouvoir. Ouaip, comme dans les bons vieux western. Manquait plus que Blondin !
Heu, pardon, je m'égare.
Sandra enquête sur plusieurs familles de touristes, qui, en route pour Las Vegas, y ont mystérieusement disparu. La police locale, puis le FBI ont même laissé tomber l'enquête. Mais Sandra compte bien la résoudre à elle toute seule.
Inutile de dire que l'arrivée d'une journaliste fouineuse ne soulève pas l'enthousiasme dans la riante bourgade (ironie). C'est qu'ils tiennent à leur tranquillité, ces bouseux.
Dans cette charmante petite ville, l'omertà règne en maîtresse de maison. La loi du silence, pas un mot.
Et pour être sûr qu'il ne subsistera pas de malentendu, on lui fait comprendre qu'elle n'est pas la bienvenue.
Comment ? Non, pas au moyen d'une banderole où il serait noté "Casse-toi, pauv'conne", mais plus simplement en tentant de la tuer.
Radical, moi j'aurais bien compris le message cinq sur cinq, mais vu que nous avons affaire à une super héroïne, têtue et courageuse, elle va rester et résister aux pressions pour découvrir la vérité....
Résiste, prouve que tu existe.
Et voilà, on tombe dans le cliché éculé (pas de mauvais jeu de mot) du héros américain, sans peur et sans reproche, qu'on connaît déjà par coeur.
C'est la première chose qui m'a agacée...
La particularité de ce polar, hormis Wonder-Woman, c'est que le meurtrier se transforme aussi en narrateur (par intermittence) et dont l'identité est découverte rapidement. On ne se ficherait pas de moi, par hasard ??
Je n'ai rien contre, si, dans le cas présent, ça n'enlèverait pas une bonne partie du suspense.
Oui, le suspense est tué net. Alors que dans les épisodes du lieutenant Columbo, le fait de connaître et de voir l'assassin à l'oeuvre, ne me tue pas le suspense, ici, oui !
Mais alors, le complot orchestré par les habitants de la ville pour qu'elle abandonne l'enquête tombe à l'eau. Logique, quand tu brilles par ton absence...
Ceci était la deuxième chose qui m'avait dérangée. Là, je vais vous parler de la troisième chose qui m'a horripilée.
Le côté "anti mec" de notre héroïne m'a dérangée fortement du fait que ça devenait plus cliché qu'un cliché.
Sandra est lesbienne, je m'en fiche, c'est sa vie et elle fait ce qu'elle veut. Comme par hasard, elle vit à San Francisco (clichééé, ton univers impitoyable, pam, pam, pam *air connu*) et tous les hommes qu'elle croisera dans le premier tiers du livre sont des porcs, des cons, des losers, des enfoirés, bref, des clichés sur pattes qui ne pensent qu'à la déshabiller du regard et plus, si affinités.
Vous m'croyez pas ? Rencontre avec un autochtone non dégrossi :
"Un gars en salopette est accoudé à la portière de droite et sourit en mâchonnant un brin de quelque chose.[...]. du regard il m'enlève mon chemisier et mon pantalon, il s'attarde sur l'entrecuisse et remonte vers mon visage."
Oh, le patelin serait-il le rendez-vous de tous les obsédés du pays ? Une sorte de "no man's land" pour pervers échoués ? Un endroit où le reste de la populace les parquerait ?

Puisque nous sommes en train de patauger lamentablement dans les clichés, je vous en offre un autre, tellement gros que vous allez pas me croire, pourtant, c'est vrai : Sandra croise un habitant sympathique (enfin !). Devinez quoi ? Il est homo (et persécuté, of course, nous sommes au pays du cliché).
Le guide touristique, édité par l'office du tourisme, devait indiquer : charmante bourgade habitée par des beaufs de première classe, des paumés première catégorie, des enfoirés de premiers choix, des attardés de tous poils, homophobe et obsédés par les femmes, les considérant tout au plus pour des objets de plaisir et accessoirement pour des bonniches.
Trop gros, trop cliché, trop "il est gentil l'homo et il est méchant l'hétéro".
La façon dont est traité le thème de l'homophobie ne m'a pas convaincue, trop simpliste, trop "cliché" (désolé pour la répétition, mais l'auteur l'a cherché).
Dois-je vous préciser que j'ai moyennement aimé ou vous avez compris ?
Ironie...
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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denisarnoud
  03 mars 2014
Sandra Kahn, jeune journaliste à San Francisco, doit quitter sa compagne Nina pour, à la demande de son rédacteur en chef, aller enquêter sur des disparitions de familles dans le désert aux environs de Boulder City dans le Nevada.

Boulder City, trou paumé dans le désert du Nevada, un maire potentat local jaloux de ses prérogatives, un shérif à sa botte, une population locale arriérée à la limite de la consanguinité, intolérante et peu causante, l'enquête s'annonce compromise pour Sandra. La jeune femme a trois défauts capitaux pour la population de Boulder City, elle est journaliste, femme, et juive.

Dans ce roman, l'auteure s'est employée à nous décrire une Amérique profonde dominée par les ligues de vertu, les milices fascisantes et l'intolérance qui y règne. Un roman agréable à lire si on oublie le portrait par trop caricatural de la population de Boulder City.
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Bruno19
  21 mars 2010
Un livre que j'aurais pu croire écrit par un auteur de thriller américain tant il ressemble à ces aventures typiquement américaines: une journaliste envoyée dans l'ouest profond enqueter sur des disparitions de touriste et qui va se heurter à l'hostilité d'une populace de "bouseux" qui voit d'un mauvais oeil l'arrivée d'étrangers sur leurs terres. Tout y est, le désert plein de serpents qui entoure Boulder, le maire et le sherif que l'on devine corrompus, les milices d'extrême droite qui rodent, les extremistes religieux, les habitants désireux de partir (car homosexuels donc pas trop en odeur de sainteté dans ces terres puritaines).... tous ce qu'on a l'habitude de voir dans ces films américains décrivant ces communautés de "redneck" au fin fond des campagnes ou des montagnes. Là on est dans le désert, près de Las Vegas, donc on peut y ajouter la chaleur, le désert et ces sympathiques habitants (serpents, scorpions et araignées). Je ne connaissait pas l'héroïne récurente de l'auteur, mais très vite elle est bien dépeinte et commencer par ce livre n'est pas un handicap. Il se lit vite, facilement, agréablement. On connait l'assassin, donc pas d'enigme pour le lecteur, juste l'entrain de suivre notre jolie journaliste dans son enquête. Et une fin originale en "cliff hanger" comme on dit pour une fin de saison d'une série US (un fin qui n'en est pas vraiment une mais qui tient le spectateur en haleine jusqu'au premier épisode de la saison suivante)
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gridou
  17 novembre 2010
Le scénario est assez classique: l'héroïne débarque dans un petit bled perdu dans lequel le shérif a tout pouvoir. C'est la loi du silence. On lui fait comprendre qu'elle n'est pas la bienvenue, on tente même de la tuer mais en super héroïne, têtue et courageuse, elle va rester et résister aux pressions pour découvrir la vérité....On est tout à fait dans le registre du héros américain, sans peur et sans reproche, qu'on connaît déjà par coeur. C'est la 1ere chose qui m'a agacée...
La 2ème chose: c'est un polar dans lequel le meurtrier est narrateur (par intermittence) et dont on connait l'identité rapidement. Je n'ai rien contre, c'est parfois intéressant mais dans le cas présent, ça enlève une bonne part du suspens. du coup, l'idée d'un complot orchestré par les habitants de la ville pour qu'elle abandonne l'enquête ne fonctionne pas du tout.
Enfin, et c'est ce qui m'a empêché de rentrer dans l'histoire, le côté "anti mec" m'a dérangée.
Sandra est lesbienne, elle vit à San Francisco (un peu cliché ça aussi non?), et tous les hommes qu'elle croise (au moins dans le 1er tiers du livre) sont des porcs. La 1ère rencontre avec un autochtone:
"Un gars en salopette est accoudé à la portière de droite et sourit en mâchonnant un brin de quelque chose.[...]. du regard il m'enlève mon chemisier et mon pantalon, il s'attarde sur l'entrecuisse et remonte vers mon visage."
Le 1er habitant sympathique qu'elle rencontre est homo (et persécuté).
Lien : http://lesgridouillis.over-b..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
LUKE59LUKE59   01 mai 2020
Turney, en fin de compte, est un conformiste. Il imagine mal que des notables puissent être aussi des crapules. ( p 202 - éditions Viviane Hamy )
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