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EAN : 9782812921209
Éditeur : Editions De Borée (13/04/2017)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Viktor Braunstein, commissaire principal à la Direction des recherches criminelles, est dégradé pour avoir voulu faire le ménage dans la bureaucratie moscovite. Sanction immédiate : il est envoyé en tant qu'adjoint au commissariat numéro 1 de Rostov-sur-le-Don. Braunstein commence juste à prendre ses marques dans ce nouvel environnement et découvrir les moeurs de la province, quand l'actualité criminelle le rattrape...
Une jeune femme, Hélène Koskas, est ret... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  27 décembre 2017
C'est le hasard qui m'a fait croiser la route de Maud Tabachnik.
Bien sûr, j'en avais entendu parler, mais...jamais lu.
"Jamais lu, comment ça ?" C'est ainsi qu'a débuter notre conversation.
Faussement outrée, l'auteure a su attirer mon attention et me convaincre de découvrir son oeuvre avec L'impossible définition du mal.
Récit, transposé de nos jours, de l'enquête menée par la police russe pour mettre fin aux agissements d'un terrible tueur en série, le "Monstre de Rostov", cannibale qui sévit dans ce pays entre 1978 et 1990.
Une écriture efficace qui tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page, où l'horreur est parfaitement retranscrite. Et dire que ce personnage abjecte a réellement existé...
Un excellent thriller que je recommande aux amateurs du genre et aux autres lecteurs bien sûr, en les prévenant comme il se doit : Attention, certaines scènes peuvent heurter votre sensibilité. Mais dites vous qu'hélas, la réalité dépasse la fiction...
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Anaisseriallectrice
  12 juillet 2017
Comme il est étrange de se rendre compte que plusieurs jours après avoir terminé son livre, on a encore une sale impression qui nous colle à la peau, comme une sorte d'odeur nauséabonde qui continue de nous poursuivre. Ce livre est glauque, noir, parfois malsain, et il aborde ce qui est pour moi un des pires sujets traité dans les thrillers, celui du cannibalisme… Si j'ai apprécié la trame de fond de l'intrigue, j'ai été un peu moins séduite par la forme, je m'expliquerai plus en détail dans ma chronique.

[Parlons d'abord du positif…]
L'intrigue se déroule donc en Russie. Il me semble que c'est le premier thriller que je lis qui se déroule dans ce pays, et il colle parfaitement à l'image (sans doute un peu cliché) que je me fais de lui ! C'est un thriller sombre, et l'auteure se plaît à mettre en place une atmosphère lourde en nous évoquant régulièrement le passé communiste du pays, la corruption qui le gangrène, mais aussi de l'état d'instabilité politique qui le secoue depuis de longues années… du coup, j'ai vraiment trouvé que le climat de L'impossible définition du mal collait parfaitement à l'histoire glauque que nous raconte l'auteure… J'ai eu, et je garde encore cette étrange impression de m'y être aventurée comme dans un épais brouillard humide et froid qui vous colle à la peau.
Ce qui vous colle aussi à la peau, c'est l'histoire. Profondément noire, profondément dérangeante. On y parle anthropophagie, l'horreur à l'état pur et un des rares sujets qui me soulève l'estomac lors de mes lectures, et pourtant il en faut pour me donner envie de vomir! le cannibalisme y est décrit comme une sorte de fantasme ultime, assouvi de manière orgasmique par un cinglé qui nous retrace son histoire lors de mises en abyme qui entrecoupent a narration régulièrement, repérées grâce à une écriture en italique et à des numéros de chapitres en chiffres romains. Et c'est là le point fort de ce thriller! L'auteure pousse le vice en donnant la parole au meurtrier, le faisant parler à la première personne pour nous raconter son histoire, de la révélation qu'il a eue dans sa vie suite à l'ingestion de viande humaine jusqu'à ses différents meurtres sordides dans le but de prélever de la chaire humaine. Il est un monstre, à l'état pur, qui dévore les parties génitales d'un enfant qu'il a enlevé et massacré, il se délecte de manger des lèvres ou des langues… Glaçant !
[Puis du négatif…]
Deux reproches que je peux faire au sujet de ce roman :
Le premier est que les personnages n'ont, à mon sens, pas été assez exploités. On ne connaît rien de leur vie, tout juste leur prénom, leur nom et leur fonction, nous les suivons à travers l'enquête, mais à aucun moment je ne me suis sentie attachée à eux. C'est dommage car moins d'une semaine après avoir terminé ce livre, je ne peux vous en citer aucun de mémoire…
Le deuxième est que j'ai trouvé que la sphère géopolitique était un peu trop développée, prenant le dessus sur l'enquête, ce qui confère une certaine lenteur au récit. Les meurtres sont également peu développés, il y aurait pourtant eu matière à tisser autour d'eux afin de créer un climat d'horreur qui se serait très bien prêté à l'histoire et aurait apporté un certain dynamisme à l'intrigue…
[Et du réel !]
Oui oui, du réel! Une grande partie de l'intrigue a été bâtie autour d'un tueur russe qui a réellement existé : Andreï Tchikatilo. Il a été reconnu coupable du meurtre de 52 personnes, dont 35 enfants, et il avait pris pour habitude de dévorer leurs organes sexuels… Un bel enfant de coeur quoi! de quoi ajouter encore au sentiment de malaise que j'ai ressenti durant ma lecture!
[Le mot de la fin ]
Ce n'est pas un livre que je regrette d'avoir lu malgré les quelques points négatifs que je vous ai cités précédemment, car comme je vous le disais, le fond de l'histoire particulièrement glauque m'a plu. C'est en tout cas une histoire qui me marquera en raison du caractère exceptionnel des meurtres et de la personnalité du tueur…

Lien : https://anaisseriallectrice...
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Lalitote
  15 février 2019
J'adore les livres tirés d'un personnage ayant existé et quand il s'agit de tueur en série, c'est encore mieux. Fabio Mitchelli et Maud Tabachnik le font très bien. On va suivre ici les investigations menées par la police russe, le commissaire Viktor Braunstein vient d'être muté ou devrait-on dire rétrogradé dans le petit village de Rostov sur le Don. A peine arrivé, le voici face à une première victime la jeune Hélène Koskas de 16 ans, retrouvée assassinée et mutilée au milieu de la forêt. Très vite on soupçonne un tueur cannibale qui sévit dans tout le pays depuis douze ans.
L'ambiance froide et sombre de la Russie telle qu'on se l'imagine est parfaitement rendue par l'auteure qui sait parfaitement nous expliquer, les conflits, l'histoire et le mythe soviétique en nous donnant une image actuelle de ce qu'est la Russie engluée dans des guerres comme celle de Tchétchénie, stigmatisée par son passé communiste et gangrenée par la corruption. Une trame de fond correspondant parfaitement aux crimes exécutés par celui qu'on surnommera « l'ogre de Rostov ». On aurait pu ne jamais le coincé tant sa vie est bien rangé d'abord professeur, puis ingénieur des chemins de fer, mari aimant, père et grand-père affectueux, un homme au sang-froid imbattable. Les chapitres où il est le narrateur font froid dans le dos et explique à la fois tout ce qu'il y a comprendre chez cet homme et c'est véritablement passionnant. En revanche lorsque la narration est du côté de l'enquêteur, cela m'a laissé un peu sur ma faim l'enquête aurait pu nous donner plus de suspense et d'interrogation alors que j'ai eu le sentiment de suivre une piste relativement simple au final. Mais qu'importe parce que malgré cela je suis resté scotchée à mon livre tant cette Russie se relevant en passant par des dirigeants comme Gorbatchev, Eltsine puis Poutine résistante aux attentats, aux différents trafics humains, à l'alcoolisme, à la corruption, à l'antisémitisme nous donne une image nauséabonde qui a su attiser ma curiosité de bout en bout. Et puis la cerise sur le gâteau c'est quand même le choix du tueur en série et le thème de l'anthropophagie qui donne à ce livre toute la noirceur et le côté folie humaine qui me passionne tant. Bonne lecture.

Lien : http://latelierdelitote.cana..
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Laccro_liseuse
  29 décembre 2020
Ce roman noir, très noir, prend lieu et place dans une Russie "tout juste" sortie et remise de ses guerres et qui se cherche encore. le contexte historique/politique est très habillement amené et scrupuleusement rendu. le spree-killer dont il est question dans ce livre à réellement existé, ses méfaits ce sont réellement produits. C'est là que prend toute la grandeur de l'intrigue, vous lisez de vraies horreurs, vous êtes dans la tête d'un assassin. L'alternance des voix est agréable car pas systématique à chaque chapitre, et rien que pour ça, merci ! L'écriture vive et incisive de Maud Tabachnik est d'une précision chirurgicale qui ne permet ni longueurs, ni bons sentiments. La lecture est prenante, immersive et il est vraiment difficile de s'en détacher. Je vous conseille ce roman que l'on a trop vite oublié et qui mériterait de figurer sur les étagères de bien des lecteurs amateurs de romans noirs !
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myosotis93
  22 mars 2018

Les faits sont réels, le meurtrier a été jugé et exécuté en 1990. Mais Maud Tabachnik a pris le parti de déplacer les faits dans le temps.
Nous sommes donc dans la Russie post soviétique. Un pays qui se cherche, un pays neuf mais encore soumis aux anciens préceptes.
Un tueur en série cannibale sévit depuis déjà douze ans. Pour lui, depuis Caïn et Abel, le meurtre fait partie intégrante de l'homme et l'anthropophagie est source d'orgasme.
Les réseaux de prostitution déversent des jeunes filles sans avenir sur les trottoirs d'Europe de l'ouest. Mais une nuit l'une d'elle est victime de ce prédateur qui sème la terreur sur tout le territoire.
La police se mobilise alors que le pays est secoué par des attentats. Viktor Braunstein, arrivé depuis peu à Rostov-sur-le-Don, suite à une mesure disciplinaire refuse de subir les convenances et va au bout de son enquête.
La lecture est aisée bien que le sujet soit dérangeant. La triple narration : l'enquêteur (Viktor Braunstein), l'assassin (je ne dirais pas son nom) et un tiers rend le récit vivant.
Un livre accrocheur mais qui vous laisse un sentiment de malaise. Une première rencontre avec l'auteure qui ne sera pas la dernière.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2017
Tous savent que l’interminable attente va durer des heures, user leurs nerfs et leur santé, mais qu’ils sont obligés d’en passer par là depuis qu’Eltsine a vendu à l’encan les biens de la Russie pour le plus grand bonheur de quelques oligarques, accouchant en même temps de mafias qui, installées des deux côtés des frontières, déversent d’est en ouest êtres humains, animaux rares et marchandises, pour le plus grand bonheur des nouveaux tsars qui mènent grande vie et parlent la même langue des truands… que les hommes d’affaires, les hommes politiques et le président.
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Rob7Rob7   14 avril 2019
Gengis Khan, Adolf Hitler, Joseph Staline, Mao Zedong, Pol Pot, Bokassa, qui nourrissait ses crocodiles de la chair de ses ennemis, Idi Amin Dada, et tant d'autres, des millions d'autres. Et notre présent n'est pas avare de grands assassins. Abou Bakr al-Baghdadi, Ben Laden et leurs disciples sont les plus récents. Pourquoi quand les crimes sont commis pour une cause politique, religieuse ou nationaliste, sont-ils perçus différemment par le monde ?
Parce que dans ces cas le monde est leur complice.
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LalitoteLalitote   15 février 2019
Je pense que si ce monde va si mal et explose si souvent, c’est parce que les gens n’en peuvent plus de refréner leurs pulsions. Si l’on prend le cas des terroristes de l’Islam qui nous offrent régulièrement sur les réseaux sociaux des spectacles dignes des meilleurs films d’horreur, on se rend bien compte que ces garçons, jeunes pour la plupart, explosent pour avoir trop longtemps ignoré leurs frustrations. Sociétale, religieuse, sexuelle, que le goût du sang des ennemis est un nectar, et lorsque la pression devient trop forte ils ouvrent le couvercle de la cocotte et laissent échapper leur violence constitutive.
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EveduChambonEveduChambon   29 octobre 2017
Trois marches, et j'y suis. Et au moment où l'un des gardes me pousse dans la cage entourée de barreaux, tout se fige.
Le juge et ses assesseurs qui sur leur estrade m'observent avec avidité ont tourné la tête avec ensemble. L'assemblée, muette de haine et de curiosité, me fixe, les yeux exorbités. Et tout ce que ce petit monde judiciaire comporte de parasites nourris par l'Etat se tait et me dévisage.
Je reste debout à les toiser jusqu'à ce qu'un des gardes me pousse brutalement sur la chaise qui m'est dévolue.
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rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2017
Je me penche. L’émotion me submerge. Je raffole de ce moment où cèdent les barrières qui étouffent l’esprit. Je tiens cette pensée, du temps où j’enseignais, de l’auteur français André Breton qui disait que la violence acceptée permet à l’esprit de se libérer.
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