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ISBN : 281292120X
Éditeur : Editions De Borée (13/04/2017)

Note moyenne : 2.94/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Viktor Braunstein, commissaire principal à la Direction des recherches criminelles, est dégradé pour avoir voulu faire le ménage dans la bureaucratie moscovite. Sanction immédiate : il est envoyé en tant qu'adjoint au commissariat numéro 1 de Rostov-sur-le-Don. Braunstein commence juste à prendre ses marques dans ce nouvel environnement et découvrir les moeurs de la province, quand l'actualité criminelle le rattrape...
Une jeune femme, Hélène Koskas, est ret... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Anaislectrice
  12 juillet 2017
Comme il est étrange de se rendre compte que plusieurs jours après avoir terminé son livre, on a encore une sale impression qui nous colle à la peau, comme une sorte d'odeur nauséabonde qui continue de nous poursuivre. Ce livre est glauque, noir, parfois malsain, et il aborde ce qui est pour moi un des pires sujets traité dans les thrillers, celui du cannibalisme… Si j'ai apprécié la trame de fond de l'intrigue, j'ai été un peu moins séduite par la forme, je m'expliquerai plus en détail dans ma chronique.

[Parlons d'abord du positif…]
L'intrigue se déroule donc en Russie. Il me semble que c'est le premier thriller que je lis qui se déroule dans ce pays, et il colle parfaitement à l'image (sans doute un peu cliché) que je me fais de lui ! C'est un thriller sombre, et l'auteure se plaît à mettre en place une atmosphère lourde en nous évoquant régulièrement le passé communiste du pays, la corruption qui le gangrène, mais aussi de l'état d'instabilité politique qui le secoue depuis de longues années… du coup, j'ai vraiment trouvé que le climat de L'impossible définition du mal collait parfaitement à l'histoire glauque que nous raconte l'auteure… J'ai eu, et je garde encore cette étrange impression de m'y être aventurée comme dans un épais brouillard humide et froid qui vous colle à la peau.
Ce qui vous colle aussi à la peau, c'est l'histoire. Profondément noire, profondément dérangeante. On y parle anthropophagie, l'horreur à l'état pur et un des rares sujets qui me soulève l'estomac lors de mes lectures, et pourtant il en faut pour me donner envie de vomir! le cannibalisme y est décrit comme une sorte de fantasme ultime, assouvi de manière orgasmique par un cinglé qui nous retrace son histoire lors de mises en abyme qui entrecoupent a narration régulièrement, repérées grâce à une écriture en italique et à des numéros de chapitres en chiffres romains. Et c'est là le point fort de ce thriller! L'auteure pousse le vice en donnant la parole au meurtrier, le faisant parler à la première personne pour nous raconter son histoire, de la révélation qu'il a eue dans sa vie suite à l'ingestion de viande humaine jusqu'à ses différents meurtres sordides dans le but de prélever de la chaire humaine. Il est un monstre, à l'état pur, qui dévore les parties génitales d'un enfant qu'il a enlevé et massacré, il se délecte de manger des lèvres ou des langues… Glaçant !
[Puis du négatif…]
Deux reproches que je peux faire au sujet de ce roman :
Le premier est que les personnages n'ont, à mon sens, pas été assez exploités. On ne connaît rien de leur vie, tout juste leur prénom, leur nom et leur fonction, nous les suivons à travers l'enquête, mais à aucun moment je ne me suis sentie attachée à eux. C'est dommage car moins d'une semaine après avoir terminé ce livre, je ne peux vous en citer aucun de mémoire…
Le deuxième est que j'ai trouvé que la sphère géopolitique était un peu trop développée, prenant le dessus sur l'enquête, ce qui confère une certaine lenteur au récit. Les meurtres sont également peu développés, il y aurait pourtant eu matière à tisser autour d'eux afin de créer un climat d'horreur qui se serait très bien prêté à l'histoire et aurait apporté un certain dynamisme à l'intrigue…
[Et du réel !]
Oui oui, du réel! Une grande partie de l'intrigue a été bâtie autour d'un tueur russe qui a réellement existé : Andreï Tchikatilo. Il a été reconnu coupable du meurtre de 52 personnes, dont 35 enfants, et il avait pris pour habitude de dévorer leurs organes sexuels… Un bel enfant de coeur quoi! de quoi ajouter encore au sentiment de malaise que j'ai ressenti durant ma lecture!
[Le mot de la fin ]
Ce n'est pas un livre que je regrette d'avoir lu malgré les quelques points négatifs que je vous ai cités précédemment, car comme je vous le disais, le fond de l'histoire particulièrement glauque m'a plu. C'est en tout cas une histoire qui me marquera en raison du caractère exceptionnel des meurtres et de la personnalité du tueur…

Lien : https://anaisseriallectrice...
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Stewartjef
  15 juin 2017
Tout ce que vous lirez ici est vrai.
Le mal existe.
Depuis toujours.
-Violence
-Enlèvements
-Traite des femmes
-Mutilation
-Cannibalisme
Tout ce que vous lirez dans ce livre est aussi vrai.
Mais pour ça, il faut se rendre jusqu'à la fin.
Bon courage.
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Miguel33
  25 octobre 2017
Il s'agit d'un roman empli de noirceur, basé sur un personnage qui a existé. Cela rend l'histoire encore plus prenante et glaçante. J'ai rapidement été absorbé par le récit. J'ai été écoeuré par le côté malsain du meurtrier, qui légitime chacun de ses gestes et qui n'éprouve aucune once de culpabilité.
L'enquête est menée dans une petite ville de province au coeur de la Russie. L'auteur brosse un portrait de ce pays assez sévère, entre accointances politiques et corruption. le commissaire Braunstein veut faire son travail correctement, mais on lui met des bâtons dans les roues.
[...]
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Lien : https://www.aupresdeslivres...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2017
Tous savent que l’interminable attente va durer des heures, user leurs nerfs et leur santé, mais qu’ils sont obligés d’en passer par là depuis qu’Eltsine a vendu à l’encan les biens de la Russie pour le plus grand bonheur de quelques oligarques, accouchant en même temps de mafias qui, installées des deux côtés des frontières, déversent d’est en ouest êtres humains, animaux rares et marchandises, pour le plus grand bonheur des nouveaux tsars qui mènent grande vie et parlent la même langue des truands… que les hommes d’affaires, les hommes politiques et le président.
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EveduChambonEveduChambon   29 octobre 2017
Trois marches, et j'y suis. Et au moment où l'un des gardes me pousse dans la cage entourée de barreaux, tout se fige.
Le juge et ses assesseurs qui sur leur estrade m'observent avec avidité ont tourné la tête avec ensemble. L'assemblée, muette de haine et de curiosité, me fixe, les yeux exorbités. Et tout ce que ce petit monde judiciaire comporte de parasites nourris par l'Etat se tait et me dévisage.
Je reste debout à les toiser jusqu'à ce qu'un des gardes me pousse brutalement sur la chaise qui m'est dévolue.
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rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2017
Le marché trop juteux des filles en excitait plus d’un. Chacune d’elles rapportait en moyenne cent cinquante mille dollars par an, tous frais payés. Nikolaï et ses associés couvraient avec leur cheptel plus de la moitié de l’Europe. Et les stocks étaient illimités.
Les filles étaient ramassées là où la misère était reine : villes, villages, campagne. Pour toutes, le même baratin.
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rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2017
Chaque peuple avait appris à ses enfants la prudence. On ne savait jamais qui on avait en face de soi, et en garçon raisonnable il avait retenu la leçon.
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rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2017
On sait ce que ça veut dire quelqu’un de maigre qui tousse et semble avoir toujours de la fièvre. La tuberculose est une voisine dans ces contrées.
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Videos de Maud Tabachnik (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maud Tabachnik
Rencontre avec Maud Tabachnik, autour de son livre "L'impossible définition du mal" (Éditions de Borée, avril 2017).
Viktor Braunstein, commissaire principal à la Direction des recherches criminelles, est dégradé pour avoir voulu faire le ménage dans la bureaucratie moscovite. Sanction immédiate : il est envoyé en tant qu'adjoint au commissariat numéro 1 de Rostov-sur-le-Don. Braunstein commence juste à prendre ses marques dans ce nouvel environnement et découvrir les moeurs de la province, quand l'actualité criminelle le rattrape... Une jeune femme, Hélène Koskas, est retrouvée morte au milieu des bois. Si son identité et son histoire ne font guère de mystères ? elle devait venir gonfler le nombre des femmes slaves sur les trottoirs des capitales européennes ?, c'est son corps, mutilé, qui interpelle. Suivant le mode opératoire de l'assassinat, tout laisse à penser que ce crime porte la signature du tueur cannibale, un dangereux spree killer en cavale depuis plus de dix ans. Si le meurtrier le plus recherché de Russie est dans la région, il n'y a aucune raison pour qu'il ne récidive pas dans les jours prochains. L'enquête commence... Un récit sombre au plus profond de la Russie d'aujourd'hui : une nation qui se cherche entre la postérité des tsars, un mythe soviétique décadent et le pouvoir actuel conservateur et autoritaire.
Pionnière du roman noir féminin, Maud Tabachnik instille dès ses premiers romans un ton nouveau dans le paysage du "polar" français. D'une énergie inégalée, ses héros sont de vrais survivants d'une actualité toujours conflictuelle, qu'elle met en scène avec une colère salvatrice. Chez Maud Tabachnik la vengeance est toujours un plat qui se mange à chaud, la justice une nécessité absolue. Résultat de ce mélange explosif, plus d'une trentaine de romans, tous hissés au rang des meilleures ventes.
+ Lire la suite
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