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ISBN : 2221139518
Éditeur : Robert Laffont (13/11/2014)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Et si Jésus avait surtout été un révolutionnaire politique ? Et si l'Église chrétienne avait confisqué cette figure historique afin d'élaborer une nouvelle religion sans rapport avec le projet premier du Christ ?

Après vingt-cinq ans de recherches scientifiques s'appuyant sur des découvertes archéologiques révolutionnaires, James Tabor, spécialiste mondialement reconnu des religions archaïques, retrace l'histoire de l'homme Jésus, et contredit sérieu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
luxorion
  18 novembre 2016
Un "bestseller" tout à fait digeste (il ne fait que 364 pages comparé à d'autres bios du même genre qui font plus de 600 ou 800 pages) réédité en 2014 qui décortique avec beaucoup de précision la biographie de Jésus-Christ.
C'est un devoir d'enquête confrontant le récit biblique aux faits historiques qui balaye bien des idées préconçues.
Un ouvrage très sérieux mais facile à lire.
James Tabor a obtenu son Ph.D dans la discipline du Nouveau Testament et la littérature des premiers Chrétiens. Il est aujourd'hui professeur et directeur de la chaire d'études religieuses à l'Université de Caroline du Nord, gage d'érudition et de compétence (plusieurs membres de ce département ont d'ailleurs participé à des documentaires qui ont été diffusés sur les chaînes TV).
Notons que l'auteur fut également consultant sur le film "The Lost Tomb of Jesus" de James Cameron et Simcha Jacobovici dont le documentaire fut diffusé sur les chaînes francophones voici quelques années.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
luxorionluxorion   18 novembre 2016
L’Évangile de Marc, le premier, a été écrit vers l’an 70, après la mort de Paul, et vise essentiellement à présenter la vie de Jésus à la lumière de son enseignement. Ce message a été repris par Matthieu et Luc. L’Évangile de Jean reflète lui aussi la conception paulinienne de Jésus, du moins sur le plan théologique. Ainsi, les thèses de Paul – Christ, le Fils de Dieu qui existait avant le monde, prenant une forme humaine pour mourir sur la croix en expiation des péchés de l’humanité, puis ressuscité dans sa gloire céleste – ont fini par constituer l’essence du crédo chrétien. En lisant le Nouveau Testament, on peut croire qu’il n’existe pas d’autre approche. Et pourtant, si l’on écoute bien, une voix différente, longtemps étouffée, s’élève de ces mêmes textes : celle de Jacques, l’écho de ce que son frère Jésus lui avait transmis.
[...]
Quand Jacques et Jude appellent Jésus « Seigneur », il s’agit d’un terme de déférence envers le « Maître » – kurios, en grec –, celui qui a donné sa vie pour la cause du Royaume de Dieu. Mais l’un des glissements sémantiques fondamentaux opérés par Paul est d’avoir mêlé les références au « Seigneur » Jésus à celles concernant le « Seigneur Dieu » de la tradition biblique, traçant ainsi un trait d’égalité entre le Christ… et Yahvé. Par exemple, lorsque Paul cite Isaïe rapportant la parole divine – « Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre ! Car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre. Je le jure par moi-même, la vérité sort de ma bouche et ma parole ne sera point révoquée : tout genou fléchira devant moi, toute langue jurera par moi » (Isäie, 45, 22-23) –, il remplace tout simplement Yahvé par Jésus : « Afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur » (Philippiens, 2, 10-11).
Nous avons là une modification d’une importance capitale, qui finira par devenir une pratique commune parmi les chrétiens orthodoxes : Jésus de Nazareth, simple mortel, égal du « Seigneur Dieu » d’Israël ! Il est « Dieu selon la chair », dira-t-on, et Marie est « la sainte mère de Dieu ».
[...]
La « source Q » parle abondamment de Jean le Baptiseur. Jésus demande à la foule, à propos de Jean : « Qu’êtes-vous donc allés voir ? Un prophète ? – Il prend les devants pour répondre : – Oui, je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’y en a point de plus grand que Jean ! » Puisqu’il ne fait pas de doute que Jésus soit « né d’une femme », la source « Q » retient que Jésus soutient haut et fort que Jean lui est supérieur. Cette affirmation a tant embarrassé les théologiens qu’une phrase lui a été ajoutée, « Cependant le plus petit royaume est encore plus grand que lui », ce qui tient évidemment du procédé rhétorique. La publication d’une version hébraïque de Matthieu a d’ailleurs prouvé noir sur blanc que la formule originelle ne contenait pas cet ajout.
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