AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Lise Chapuis (Traducteur)Bernard Comment (Traducteur)
ISBN : 2267015870
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (04/01/2002)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Sous l'ombre de certaine lumière, à la faveur d'un soi déclinant en lambeaux ou de matins lumineux, on peut prendre conscience que l'amour ressemble à la mort. Et même si la fin d'une idylle, sous le regard de certains libertins, peut passer pour du petit lait teinté d'Ambroisie, il y a quelque chose de terrible dans un amour qui s'échoue : sans doute les notes communes, nostalgiques, de l'extinction totale. Voici le sentiment, le pincement, la douleur que partagent... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Erveine
  08 mai 2015
On aime le ton, on aime le fond. Bon, c'est bon ! Mais ça dépend. C'est le genre de livre dont on ne pense pas la même chose, à vingt, à quarante, à soixante ans, etc. et ensuite, on reprend, mais à l'envers, de vingt en vingt, parfois en vain, mais en arrière. C'est quand le souvenir nous accompagne, bienveillant, ou au contraire envahissant, même si, on arrive toujours d'une certaine façon à le maîtriser, on l'invite ou pas. Bien sûr, on voit les choses différemment. On n'apprendra plus au vieux singe à faire la grimace. Encore que... On se demande si l'on ne voudrait pas y être encore, y revenir ; en tout cas une dernière fois ! le ton est plaisant et l'histoire aussi, les histoires devrait-on dire, un défilement en mode épistolaire. Ce sont des voix d'hommes qui se souviennent, des femmes en général, et en particulier, de la compagne, de la maîtresse. Celle qui n'aura plus la parole désormais, car quoi qu'il en soit, on lui rabat son caquet, et de façon définitive en cette ultime reconquête du temps.
À moins que, une sombre voix, par quelques voies secrètes, s'immisce, une fois pour toutes, à l'intérieur du texte et que brisant le silence, elle l'emporte et nous emporte dans cette quête de la raison. Mais, qu'elle veille ou qu'elle se venge, la Parque appréciera de façon catégorique, si pour avoir manqué son temps il est bien naturel qu'enfin, il nous rattrape. Pourtant, il n'est pas si tard encore pour que fleurisse, à cette ligne, un message d'amour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          628
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
ErveineErveine   04 mai 2015
À cette époque, j'habitais dans un endroit sauvage, qui n'était pas très loin, en haut des collines. Quand j'y parvins, le déluge avait déjà commencé, et le ciel était enflammé, comme une fête de village où les saints se déchaînent. Je montai dans ma chambre et j'ouvris la fenêtre. C'était une grande fenêtre, qui donnait sur un paysage de maquis et de roches trouées par les intempéries. Là vivaient des sangliers et des lapins de garenne, qui étaient déjà tous rentrés dans leurs tanières. Dans ma chambre il y avait une femme qui me dit : viens dormir. Si elle n'était pas là, je me l'imaginai, parce que quand éclate un furieux orage qui te menace jusqu'à te faire trembler les mains, il est nécessaire d'entendre la voix d'une femme qui te rassure en te disant : viens au lit. (p. 121/122)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          342
ErveineErveine   05 mai 2015
Samuel Butler était vraiment un type singulier, non seulement pour les romans incroyables qu’il a écrits, mais pour sa façon de voir la vie. Une de ses phrases me vient en tête : « Je peux tolérer le mensonge, mais je ne supporte pas l’imprécision. » Mon amour, des mensonges nous nous en sommes beaucoup dits dans notre vie, et nous les avons tous acceptés réciproquement, tant ils étaient vrais dans notre imaginaire désirant. Mais il y a eu un mensonge, ou si tu préfères plusieurs mensonges regroupés autour du même fait réel, qui nous a perdus pour toujours, car c’était un faux mensonge, c’était l’illusoire, et l’illusoire est nécessairement imprécis... (p.186)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
ErveineErveine   07 mai 2015
Des grillons, j’en ai entendu, la nuit dernière, mais avec un tout autre son. Ce sont des grillons annonçant l’été qui arrive et que je pense passer avec toi. Les grillons des fêtes du grillon de quand nous étions enfants, ceux qui mouraient pendant la nuit sur une feuille de salade dans leur petite cage dans la cuisine, même si ceux dont je parle étaient au contraire des grillons libres, contents, ça s’entendait à leur chant, on aurait dit qu’ils disaient « demain c’est le premier juin, fête de l’Ascension ». Au demeurant, qu’est-ce que c’est, comme fête, l’Ascension, où monte-t-on, et qui monte ? (p.237)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
ErveineErveine   02 mai 2015
La première chose à laquelle on pense, ici, c'est à quel point est trop le trop que notre époque nous offre, au moins à nous qui sommes du bon côté. Mais regarde donc les chèvres : elles vivent de rien, elles mangent les ronces, elles lèchent même le sel. Plus je les regarde, plus elles me plaisent, les chèvres. (p.14)
Commenter  J’apprécie          290
missmolko1missmolko1   09 juillet 2018
J’étais dehors, sous la tonnelle de vigne, et je mangeais un plat exquis fait d’entrailles d’agneau, je regardais les gorges escarpées de Crète, ces âpres montagnes maculées par la couleur des lauriers-roses parmi le vert des oliveraies, qui est là-bas un vert sombre et brillant, et j’observais un groupe de chèvres, qui ne mangent pas le laurier-rose, elles qui avalent même les ronces, et j’ai pensé : eh bien voilà, je m’en suis bien tiré.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          41
Videos de Antonio Tabucchi (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antonio Tabucchi
Sostiene Pereira (IT) - Afirma Pereira (PT)
Com realização do italiano Roberto Faenza, Afirma Pereira é uma co-produção entre Portugal, França e Itália que adapta para cinema um dos romances de António Tabucchi.
Pereira é um jornalista português do Lisboa, nos anos 30, que no cinema foi interpretado pelo famoso actor italiano Marcello Mastroianni.
Joaquim de Almeida intrepreta o prestável e informado criado de mesa do café Orquídea que servia a Pereira as suas açucaradas limonadas e as oleosas omoletas e lhe sugeria, ao mesmo tempo, notícias impublicáveis.
Pereira é um ex-jornalista de pequenas notícias que, um dia, é promovido a responsável pela página cultural do vespertino O Lisboa e que, confrontado com as ideias de liberdade de dois jovens, acaba por alterar completamente a sua vida.
Nicolau Breyner é o pároco confidente. Teresa Madruga é a porteira delatora. Nicoletta Braschi (conhecida por A Vida é Bela de Roberto Benigni) e Daniel Auteuil (Dr. Cardoso) são outros actores de renome internacional que participam no filme.
O filme foi rodado em Portugal em locais tão diferentes como o Pavilhão de Exposições da Faculdade de Agronomia (em Lisboa), o Museu Castro Guimarães (em Cascais), a Casa do Alentejo (em Lisboa), o Jardim de S. Pedro de Alcântara e a Estação do Rossio.
A acção decorre no Verão quente de 1938, onde um gasto jornalista se rendia ao politicamente correcto para assim evitar cair nas malhas da Polícia inquisidora.
Pereira consegue recuperar a alegria de viver ao põr o coração à frente da realidade, ao deixar prevalecer a verdade sobre os ditames da PIDE, da censura e da propaganda.
+ Lire la suite
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
autres livres classés : tragiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Que peut-on ambitionner, désirer, prétendre, rêver, souhaiter, viser, vouloir avec Pereira ?

Qui est Pereira ?

Un détective privé
Un policier corrompu
Un journaliste
Un membre de la milice
Il est tout cela à la fois

20 questions
10 lecteurs ont répondu
Thème : Pereira prétend de Antonio TabucchiCréer un quiz sur ce livre