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ISBN : 2702166245
Éditeur : Calmann-Lévy (02/01/2020)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 91 notes)
Résumé :
SI CLARA N’AVAIT PAS AIMÉ CET HOMME, ELLE SERAIT TOUJOURS EN VIE.
Aujourd’hui, Clara n’est plus qu’un dossier sur le bureau de Tomar Khan. On vient de la retrouver morte, flottant dans le magnifique bassin Art Déco d’une piscine parisienne. Le suicide paraît évident.
Tomar est prêt à fermer le dossier, d’autant qu’il est très préoccupé par une enquête qui le concerne et se resserre autour de lui. Mais Rhonda,son adjointe, veut comprendre pourquoi une j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  29 mars 2020
Un dimanche matin de juillet, José se rend très tôt à la piscine où il est maître-nageur sauveteur depuis 5 ans, pour prendre son service. Il est chargé aussi de la coordination des activités aquatiques. Quand il arrive, il voit au centre du magnifique bassin Art Déco, le corps flottant d'une femme : "une longue traînée rouge s'échappait des poignets de ce corps inerte..". le suicide paraît évident.
Le commandant Tomar Khan et son équipe : Rhonda, Dino et Francky sont chargés de l'affaire, affaire qui paraît simple à Tomar et qui ne semble pas nécessiter d'enquête. Mais Rhonda, son amante et collègue, ne l'entend pas de cette oreille. Pour elle, Il est impossible, qu'une jeune femme comme Clara, aussi lumineuse, courageuse et passionnée, en soit venue à mettre fin à ces jours. Il est hors de question de laisser tomber, il faut chercher l'origine de cette souffrance qui l'a conduite à ce geste. Car le maître-nageur reconnaît qu'il y avait souffrance chez Clara puisqu'elle pleurait sous l'eau... Il explique : "Celle qui pleure sous l'eau" est une expression utilisée en compétition : "Quand un nageur vient s'entraîner et qu'il traverse des épreuves dans sa vie privée, on lui dit qu'il n'a qu'à pleurer sous l'eau, là où personne ne pourra le voir".
Quant à Tomar, lui a d'autres soucis. Il est convoqué et interrogé par la nouvelle procureure. Saura-t-il faire face ?
J'ai appris en fin de lecture que Niko Tackian avait déjà écrit deux autres romans avec les mêmes personnages. Cela ne m'a en aucune manière gênée de ne pas les avoir lus avant.
J'ai été emportée dès le début par ce polar où la réalité dépasse presque la fiction. En effet, dans ce roman l'auteur traite avec une grande sensibilité de la manipulation psychologique que certains n'hésitent pas à faire subir aux femmes chez qui ils sentent une faiblesse, une fragilité ainsi que des violences conjugales. Quelles soient physiques ou psychologiques, ces violences indignes de l'être humain ont du mal à être prises en compte par la justice.
Niko Takian rend un bel hommage à ces femmes et au courage qu'elles déploient, pour échapper à l'emprise de ces ignobles personnages. Ara, 83 ans, mère de Tomar personnifie magnifiquement cette peur omniprésente du mari violent et la force et le courage extraordinaire déployés pour échapper à ces maltraitances et, plus tard aider des femmes dans la même situation.
L'écrivain profite aussi de ce roman pour décrire ces zones de non-droit où dealers et caïds se côtoient, vivant principalement du commerce de la drogue.
Un polar magnifique qui rend un bel hommage aux femmes !
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Frederic524
  20 mars 2020
Tout d'abord, j'aimerais vous dire combien je trouve ce titre mélancolique, un peu comme une épiphanie de « Celle qui pleurait sous l'eau« . Il y a aussi cette couverture qui nous met dans l'ambiance tout de suite. Niko Tackian démontre une nouvelle fois sa très belle sensibilité car l'émotion affleure tout au long de l'histoire bouleversante de ce polar qui se veut un hommage au combat de toutes ces femmes qui subissent les blessures physiques et psychiques de ces monstres pervers narcissique et manipulateur. La souffrance de Clara qui est retrouvée morte les veines tranchées dans la piscine qu'elle fréquentait, dans cette eau où elle aimait plonger pour oublier et parfois même pleurer sous l'eau, cette expression définissant une personne en souffrance qui vient noyer sa peine dns l'eau des bassins. C'est la compagne et équipière de ce cher Tomar Khan qui mène l'enquête. Tous pense au suicide mais l'instinct de Rhonda lui dicte qu'il y a quelque chose d'autre à chercher. Comment peut-on en arriver au suicide ? qui se cache derrière cela ? Rhonda est un personnage fort et doté aussi d'une profonde humanité. Je l'ai trouvé très attachante. Et puis, il y a Thomar Khan, notre commandant de police préféré. Lui cache ses blessures notamment celles infligées par son tortionnaire de père qui frappait sa mère et son frère jusqu'à la délivrance de cette violence avec son parricide qui n'a de cesse de le hanter. Il y a aussi cette enquête sur la mort d'un de ses collègues qui voulait le faire tomber. Une nouvelle procureur veut lever le voile sur cette affaire. L'a-t'il tué ou si ce n'est pas lui, qui d'autre aurait pu commettre cet assassinat. Une double enquête menée tambour battant, un rythme à cent à l'heure comme sait si bien les construire Niko Tackian. C'est un polar percutant, un des meilleurs Niko Tackian sans nul doute mais je dois émettre une petite réserve sur ce livre : je l'ai trouvé trop court. J'aurais aimé en apprendre davantage sur Clara, que l'histoire autour d'elle soit plus étoffée car j'ai été profondément touché par ce qu'elle a subi. En voulant rendre un vibrant hommage aux femmes qui tentent de se libérer de l'emprise de ces hommes violents, le tout en plein mouvement MeToo, Niko Tackian m'a ému.
Lien : https://thedude524.com/2020/..
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musemania
  15 janvier 2020
Pour celles et ceux qui suivent mon blog ou les réseaux sociaux, vous devez savoir que j'aime beaucoup la plume de Niko Tackian. Je l'avais découvert avec son livre « La nuit n'est jamais complète », je l'avais littéralement adoré. Ensuite, grâce notamment au Prix des Lecteurs du Livre de Poche, je m'étais plongée dans sa série « Tomar Khan ».
Voici, ici, le troisième épisode de la série, si je puis dire, après « Toxique » et « Fantazmë ». Qu'elle ne fût ma grande joie quand j'ai découvert que ce thriller était retenu pour les membres du jury du mois de mars dont je fais partie, dans la catégorie « Polar ».
Je voudrais insister sur un élément en particulier : même si ce livre peut-être lu indépendamment des deux premiers, je vous conseille que trop de lire ces précédents. En effet, des rappels sont faits mais je pense que vous ne pourrez découvrir toute la richesse de la psychologie de chacun des personnages qu'en ayant une vue d'ensemble. Les livres de Niko Tackian ne sont pas très épais et donc malgré des allusions, il serait facile d'occulter certaines subtilités de la trame.
On y retrouve donc le commissaire Khan, toujours tiraillé par ses démons personnels dans une nouvelle enquête : cela semble être le suicide d'une jeune femme dans une piscine publique parisienne. En plus de ce personnage assez « brut » mais ô combien attachant, son équipe est également toujours de la partie.
Encore une fois, j'ai été conquise par la plume de cet auteur. L'absence de fioritures fait qu'il va droit au but, sans passer par de longues tergiversations pour boucler son histoire. Traitant en particulier du sujet des violences faites aux femmes, il le fait avec pudeur et sensibilité.
Donnant la parole aux femmes et en particulier à celles souffrant en silence, au-delà du thriller, la mise en lumière du personnage de Rhonda montre qu'il a réfléchit plus loin que la simple résolution d'une enquête policière. Là encore, Niko Tackian tente de se rapprocher au mieux de la réalité, sans édulcorer le milieu policier et ses nombreuses contraintes.
Bref, vous avez compris que j'ai dévoré ce livre en l'appréciant beaucoup. Une belle plume pour un auteur qui – malgré son succès – a su rester humble et très disponible pour ses lecteurs. Si vous ne connaissez pas cet auteur, il n'est pas encore trop tard!
Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle 2020, dans la catégorie « Polar », de la sélection pour le mois de mars.
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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Valmyvoyou_lit
  03 janvier 2020
Un matin, dans le bassin d'une piscine parisienne est retrouvé le corps d'une jeune femme. La thèse du suicide paraît la plus probable, mais Rhonda, l'adjointe de Tomar n'arrive pas à fermer ce dossier. Elle veut comprendre ce qui aurait pu pousser Clara à mettre fin à ces jours.

Tomar, quant à lui, est préoccupé par l'arrivée d'une nouvelle procureure qui semble déterminée à enquêter sur lui.

C'est le troisième livre mettant en scène l'équipe Khan. Il me semble qu'à chaque opus, les personnages prennent plus d'épaisseur et de profondeur et laissent davantage filtrer leur humanité. A travers eux, on ressent l'empathie et l'intérêt pour la cause féminine que Niko Tackian semble porter. En effet, l'enquête qui obsède Rhonda traite de violence et de maltraitance psychologiques de la part d'hommes qui profitent de la fragilité de certaines femmes. de plus, par la voix de la mère de Tomar, comme un fil conducteur dans la vie de notre enquêteur adoré, l'auteur traite des violences conjugales et également du courage des femmes. Une fois encore, Ara m'a touchée par un geste fort et désintéressé. Tomar est un homme sensible, entouré de femmes battantes.

L'enquête qui pèse sur les épaules de Tomar est une véritable menace. Pour la stabilité de sa relation avec Rhonda, il est important pour lui de connaître la vérité. En raison de sa maladie, il n'a aucun souvenir de ses actes. Il risque gros dans tous les domaines, mais il est prêt à tout tenter pour découvrir la réalité des faits, il veut savoir s'il est coupable ou non.

Avant de lire Celle qui pleurait sous l'eau, j'avais participé à l'enquête sur le site PciAgent. J'avais adoré le concept et je n'avais qu'une hâte, c'était de lire le livre. Il a été à la hauteur de mes espérances, car je l'ai adoré.

Conclusion

Ce polar traite d'un sujet peu connu et provoque une véritable prise de conscience. Sans entrer dans les détails pour ne pas spolier, j'ai aimé que l'auteur alerte sur la manipulation psychologique et montre le manque de réponse à cette maltraitance. de plus, j'ai ressenti, avec bonheur, que Niko Tackian n'en avait pas fini avec l'équipe Khan et je pense qu'il a encore des enquêtes à nous offrir. J'ai, moi-même, été manipulée par l'auteur, car j'ai suivi, plusieurs fois, de fausses pistes. Enfin, j'ai aimé le soin qu'il a apporté à étoffer les portraits des personnages me permettant de m'attacher de plus en plus à eux.
Je remercie sincèrement Adeline des Éditions Calmann-Lévy pour ce service presse.

Lien : https://valmyvoyoulit.com/
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gruz
  07 janvier 2020
Après un titre qui claque (« Toxique »), un autre qui joue avec les langues (« Fantazmë »), le troisième acte des aventures du commandant Tomar Khan sonne d'une poésie mélancolique.
Chaque opus de cette trilogie inachevée possède sa propre ambiance. « Celle qui pleurait sous l'eau » ne déroge donc pas à la règle et l'atmosphère colle assez bien avec son nom.
Autant les deux premiers livres pouvaient presque se lire individuellement, autant celui-ci mérite qu'on connaisse ce qu'il s'est passé durant « Fantazmë ». On est, en effet, au plus près de Khan durant cette intrigue, en parallèle de l'enquête autour d'un suicide.
Tomar a des blancs, des trous de mémoire, il va se retrouver forcé de les combler.
Après un précédent roman qui parlait du non respect des droits fondamentaux de l'Homme, on pourrait dire que cette fois-ci il est question des droits des femmes. Un sujet tout en sensibilité qui imprime le tempo et l'ambiance. C'est d'ailleurs davantage l'adjointe Rhonda qui mène le bal, Tomar étant empêtré dans ses affaires.
Ce récit est sans doute moins musclé que le précédent, mais Niko Tackian reste fidèle à son style. Une écriture cinématographique (il dit lui-même réfléchir en images), un rythme soutenu, des chapitres courts. Une manière assez graphique de décrire les scènes, même la mort.
Rentre justice. L'obstination de cette équipe de policier. Quitte à flirter avec les lignes jaunes.
Il y a du rythme, il y a de l'action, mais aussi de l'émotion. Parce que chez Tackian le supplément d'âme est bien présent.
C'est vrai que moi qui aime les romans denses, j'ai toujours un goût de reviens-y, et je trouve ses romans trop courts. Un peu frustrant, mais c'est le style de l'auteur et il s'y meut comme un poisson dans l'eau.
A noter l'excellent travail d'immersion réalisé pour tout ce qui touche au 36 rue du Bastion, le bâtiment où se trouvent les services de la police judiciaire depuis juillet 2017. On a vraiment l'impression d'entrer dans les coulisses.
« Celle qui pleurait sous l'eau » est un thriller cadencé, au sujet sensible, qui touche à l'intime. La manière dont Niko Tackian y fait évoluer ses personnages les rend de plus en plus attachants. A suivre, clairement…
Lien : https://gruznamur.com/2020/0..
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critiques presse (1)
LeFigaro   12 mars 2020
Une nouvelle enquête musclée du commandant Tomar Khan, de la PJ de Paris. Le thriller français se porte bien.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   30 mars 2020
C'est comme ça dans notre société, quand on ne rentre pas dans la norme, on est exclu du système. Il n'y a aucune place pour les gens différents : pas le temps, pas les moyens, pas les effectifs.
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CancieCancie   29 mars 2020
Plus ça va, moins on a de liberté, avait-il expliqué un jour à Tomar. À force de vouloir les protéger, ces foutues libertés, on finit par tout interdire.
Commenter  J’apprécie          410
gaemaegaemae   29 mars 2020
Son grand garçon avait des cheveux noirs comme l'ébène et un regard sombre. Ce regard pouvait bien impressionner les criminels les plus endurcis, elle n'y voyait que la douceur de l'enfant qui se terrait encore quelque part à l'intérieur de cette immense carcasse. Tomar étais un ours, mais il avait ses faiblesses. C'était aussi un sensible de la race de ceux qui souffrent en silence, portant le poids de leurs soucis sur les épaules jusqu'à ce qu'elles se brisent.
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gaemaegaemae   30 mars 2020
Il avait des yeux sombres, aussi sombres que ceux de son ex-mari, aussi sombres que ceux de tous les connards qui battaient leurs femmes. Ce n'était pas une question de couleur, c'était leur âme qui avait perdu la lumière.
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baradoz56baradoz56   30 janvier 2020
Tomar ne savait pas trop quoi en penser. Son boulot au 36 – il fallait encore qu’il s’habitue à l’appeler le Bastion ou le New 36 comme certains de ses collègues – ne l’exposait pas quotidiennement à la frustration du travail de terrain. Mais il songeait à tous ces jeunes qui, une fois sortis de l’école de police, s’engageaient par conviction pour devenir gardiens de la paix. Par le seul port de l’uniforme, ils se transformaient radicalement dans les yeux des autres. Autrefois, on pouvait y lire le respect, mais aujourd’hui la haine du flic s’étalait librement dans la rue, sur les réseaux sociaux, attisée par la complaisance des médias jamais avares en images de prétendues « bavures policières ».
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Videos de Niko Tackian (45) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Niko Tackian
Niko Tackian était l'un des invités de notre Web TV à Quais du Polar 2019. C'est la deuxième fois que nous lui l'interrogeons alors nous commençons à le connaître un peu... ;) Mais avons cette fois-ci découvert ses références dans le polar !
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