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Hélène Du Pasquier (Traducteur)
EAN : 9782070406043
112 pages
Éditeur : Gallimard (28/01/2010)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 44 notes)
Résumé :
La jeune Kusum, devenue veuve à huit ans, revient dans sa famille aux bords du Gange. Discrète, dissimulée par ses vêtements de deuil, elle grandit sans que nul ne la remarque.

Jusqu'au jour, où un Sanyasi vient s'installer dans le temple Shiva

Sensibles et émouvantes, les nouvelles de Rabindranath Ragore nous entraînent dans un voyage coloré et plein de lyrisme.

Ces nouvelles sont extraites de "Mashi"( Connaissance de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Under_the_Moon
  09 juillet 2015
Un recueil de six nouvelles dans une culture dépaysantes bien qu'elles décrivent des situations d'intoxication à la société moderne qui résonne avec beaucoup de vérité même aujourd'hui.
Derrière ces petits instant de vie, Rabindranath Tagore effleure avec beaucoup de poésie des situations qui si elles ne sont pas nécessairement tragiques n'ont pas grand chose d'enviable... Certaines sont propres à la société indienne (le sort des veuves) mais d'autres sont bien universelles : les instants précieux que l'ont gâchent car on croit à tort que, comme presque tout dans nos sociétés capitalistes, peut se racheter, être remis à plus tard. Mais la vie et la mort sont bien les deux choses qui échappent à quelques logique mercantiliste super-puissante.
Ces péchés de sottise humaine sont tout de même abordé avec humour.
J'ai eu une nette préférence pour les trois premières nouvelles, mais la suite du voyage valait aussi le temps de la lecture.
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isabelleisapure
  03 avril 2014
Rabindranath Tagore, prix Nobel de littérature 1913, figurait depuis longtemps dans ma liste d'auteurs à découvrir.
C'est chose faite à travers ce recueil de nouvelles mettant en scène des tranches de vie dans une Inde aux mille visages, aux mille croyances ou chaque évènement est pour nos yeux d'occidentaux source de questionnement et d'émerveillement.
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purplevelvet
  12 septembre 2015
J'avais déjà lu un texte de Tagore que j'avais bien aimé, la bibliothèque a récemment enrichi son rayon "littérature d'Inde", C'est donc parti pour un recueil de nouvelles, presque toutes racontées par un narrateur anonyme...
(pour voir le détail des textes, suivre le lien tout au bas de cet avis)
Grosso modo j'ai bien aimé ces nouvelles, même si j'ai trouvé "la nuit suprême" et "la clef de l'énigme" un peu attendues. Parfois légèrement fantastiques ( évidemment j'ai une préférence pour le Squelette et le gardien de l'héritage, on ne se refait pas!) elles sont pourtant loin du portrait de l'Inde qui fait rêver: ici les personnages sont mesquins, odieux, avares, procéduriers et se querellent sans cesse pour des raisons fallacieuses. Les habitants sont englués dans des traditions ancestrales pas toujours défendables, c'est le moins qu'on puisse dire, et comme partout l'argent, dès qu'il y en a un peu devient une obsession. Elles pourraient se passer quasiment n'importe où dans le monde en fait. et il y a en filigrane, légèrement, une contestation de la condition féminine. Pas encore très revendicative, mais présente. Dans chârulâtâ, que j'avais lu précédemment, l'héroïne luttait à sa manière par l'écriture, contre les préjugés sexistes et pour la valorisation de sa langue maternelle
« Dans notre pays aussi, lorsque les femmes, libérées des entraves artificielles
obtiendront la plénitude de leur humanité, les hommes aussi atteindront leur plénitude », dixit l'auteur en 1922 ou encore « Celui qui a créé Kumu (c'est-à-dire la femme) l'a façonnée avec un immense respect. Personne n'a le droit de l'humilier, pas même un empereur ! » Je pense que Kumudini, d'où vient cette phrase, sera ma prochaine lecture de cet auteur si je la trouve.
Le reproche principal que j'ai à faire à cette édition, qui regroupe quelques nouvelles issues d'un recueil " connaissance de l'Orient, série Inde", c'est que quasiment jamais les termes ne sont expliqués ( ou alors dans les deux dernières nouvelles), le lecteur occidental manque forcément de repères: parler d'une faille de zemindar, en italique dans le texte, d'un gamin qui a mis en pièce un dhoti, ou qui secoue un chadar, ou fait tomber une gamcha.. certes, mais une note de bas de page pour expliciter les termes ou préciser juste de quoi il s'agit, ça serait pas mal et ça éviterai de couper la lecture en se demandant de quoi il peut bien s'agir. C'est bête, mais ce genre de chose me dérange vraiment. Les lecteurs qui veulent s'initier à la littérature indienne avec une édition à 2€ ne sont pas tous de fin connaisseurs de la culture ou des habits traditionnels. C'est vraiment vraiment frustrant.
Lien : http://chezpurple.blogspot.f..
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Mespetitescritiqueslitteraires
  29 octobre 2018
Au travers de la centaine de pages de ce recueil de nouvelles, Rabindranath Tagore nous plonge dans l'Inde rurale du début du XXème siècle. Bien qu'intemporelles et teintées d'exotisme pour les occidentaux que nous sommes, ces nouvelles, vives et colorées, décrivent avec précision et objectivité les traditions indiennes. Chacune d'elles est prétexte à une réflexion intense.
Ces six petites histoires, aussi distinctes les unes des autres, sont loin d'être aussi anodines qu'elles pourraient le sembler tant elles ouvrent la voie de la réflexion, de l'introspection et obligent le lecteur occidental à accueillir une philosophie de vie bien différente de la sienne.
Du "Gardien de l'héritage" à "Le squelette", le lecteur se verra plongé tour à tour dans des univers oniriques, fantastiques, superstitieux, religieux… Mais la véritable force de ces nouvelles réside dans le message qu'elles véhiculent : poids de la hiérarchie, résignation face à son karma, conflits de castes, assujettissement de la femme à son mari, conséquences dramatiques d'un avarisme perfide, mariage arrangé et amours contrariées, sens du devoir passant avant tout même au prix d'un sacrifice…
Entre traditions et légendes, Rabindranah Tagore nous entraîne dans un voyage philosophique coloré et plein de lyrisme.
Lien : https://mespetitescritiquesl..
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soukee
  20 juin 2010
Six nouvelles composent ce recueil. Chacune dresse le portrait d'un personnage, dans une Inde intemporelle. Cela pourrait être aujourd'hui, mais il s'agit probablement du début du XXème, qu'importe. Ces intrigues à la fois mystérieuses et vraisemblables emmènent le lecteur au coeur de ce pays à la culture foisonnante.
Une lecture agréable, trop courte à mon goût. Encore une fois, il est difficile d'en parler sans en dire trop...
La plume de Tagore est à la fois poétique et incisive. On suit avec plaisir le destin de ses personnages. On s'émeut, on s'insurge, on s'indigne parfois, mais toujours avec plaisir.
Du fantôme du jeune fille malheureuse en amour à la légende de l'avare qui enterre un de ses proches et son argent pour mieux retrouver ce dernier dans une autre vie en passant par l'histoire d'un amour impossible entre deux amants ou encore l'amour d'une soeur pour son frère aîné et son courage pour le défendre, ces nouvelles ont le don de faire voyager son lecteur dans le pays des traditions et de l'imagination. Un petit bonheur ! Je suis vraiment ravie d'avoir découvert (enfin !) Tagore, et je ne compte pas m'arrêter là dans la découverte de son oeuvre !
Lien : http://bouquinbourg.canalblo..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
leonceleonce   26 février 2021
La rivière était en pleine crue . De l'escalier qui descendait dans l'eau ,
quatre marches seulement émergeaient encore à la surface. ...
Les barques gonflaient leurs voiles sur la rivière ensoleillée . Le prêtre
brahmane portant ses vases rituels se disposait à prendre son bain. Les femmes par groupes de deux ou trois, venaient puiser de l'eau. C'était l'heure où Kusum avait coutume d'apparaître au haut des marches et de se baigner.
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leonceleonce   24 février 2021
Dans le grand amphithéâtre de la nature, me disais-je, la lumière d'une lampe
qui se perd dans les ténèbres éternelles ne rappelle-t-on point la lumières de nos vies chétives qui expirent à toute heure du jour ou de la nuit ?
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leonceleonce   24 février 2021
À présent, j'atteignais ma dix-huitaine année et mon père estimait que j'avais presque dépassé l'âge du mariage. Mais je formais secrètement le voeu de demeurer célibataire toute la vie et de mourir pour mon pays.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   05 juillet 2015
Lorsqu'un objet matériel se casse, on peut en rapprocher les morceaux. Mais lorsque deux êtres humains ont été désunis par une longue séparation, ils ne se réunissent jamais au même lieu ni au même moment ; car l'esprit, essentiellement mouvant, se développe et évolue d'un instant à l'autre.


(dans "La sœur aînée")
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kathelkathel   22 avril 2010
Profitant d’un jour de congé, je rendis visite à Ram Lochan. La matière de notre entretien a disparu de ma mémoire ; sans doute fut-il question de la situation misérable de l’Inde actuelle. il ne s’agissait d’ailleurs pas d’émouvoir mon interlocuteur ni même d’éveiller en lui un intérêt intense. Le sujet était de ceux qui permettent à chacun une heure ou deux tout en fumant une houka.

A cours de la conversation, j’entendis un tintement à peine perceptible de bracelets, le bruit d’une robe froissée, le son étouffé d’un pas ; et je ressentis nettement l’impression que deux yeux e fixaient avec curiosité de la chambre voisine à travers une baie entr’ouverte.

A l’instant même surgirent du fond de ma mémoire deux yeux - deux grands yeux tout imbibés de confiance, de candeur et de tendresse juvénile - des prunelles sombres - des cils noirs et épais - un regard calme et fixe. Et soudain, une force invisible broya mon cœur sous une étreinte de fer et le fit palpiter d’une douleur intolérable.

Je rentrai à la maison, mais la douleur ne voulait pas lâcher prise. Vainement, je m’efforçais de lire, d’écrire ou de m’adonner à quelque occupation ; je ne pouvais secouer le poids qui comprimait les fibres de mon cœur.
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Videos de Rabindranath Tagore (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rabindranath Tagore
Lecture de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman et concert autour des oeuvres de Théodore de Banville, Gérard de Nerval, Paul Eluard et Rabindranath Tagore.
« C'est l'angoisse de la séparation qui s'épand par tout le monde et donne naissance à des formes sans nombre dans le ciel infini. C'est ce chagrin de la séparation qui contemple en silence toute la nuit d'étoile en étoile et qui éveille une lyre parmi les chuchotantes feuilles dans la pluvieuse obscurité de juillet. C'est cette envahissante peine qui s'épaissit en amours et désirs, en souffrances et en joies dans les demeures humaines, et c'est toujours elle qui fond et ruisselle en chansons. »
L'Offrande lyrique, Rabindranath Tagore, traduit par André Gide.
Ces émotions douces et amères qui nous secouent ne sont-elles pas universelles ? Ne sont-elles pas l'essence même de notre existence ? Deleyaman, groupe franco-américain dans la veine céleste de Dead Can Dance, aborde ces questions vibrantes, parle d'art, d'amour, de beauté et de contemplation comme des réponses à nos contraintes existentielles.C'est une amicale collaboration artistique entre le groupe et Fanny Ardant qui a donné naissance à cette création. Au travers d'un texte lu, elle dialogue avec le groupe sur une musique créée par Deleyaman. Avec le son du doudouk, le groupe d'Aret Madilian interprétera les titres français de sa discographie
Fanny Ardant : voix Béatrice Valantin : voix, clavier Aret Madilian : piano, clavier, guitare, percussion Guillaume Leprevost : basse, guitare Artyom Minasyan : doudouk, plul, pku Madalina Obreja : violon Gérard Madilian : doudouk
Création en partenariat avec le Trianon Transatlantique de Sotteville lès Rouen – Scène conventionnée d'intérêt national art et création chanson francophone.
À écouter – Deleyaman, « Sentinel », 2020. Plus d'informations sur www.deleyaman.com À écouter : https://deleyaman.bandcamp.com/album/sentinel
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