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Éditeur : Auto édition (07/06/2018)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 30 notes)
Résumé :
1958.
Lors d’une sortie scolaire, sept enfants s’égarent en forêt et se réfugient dans une cabane abandonnée, au centre d’une clairière.

Très vite, ils réalisent que toute tentative de fuite les ramène systématiquement à leur point de départ. Un constat s’impose : ils sont prisonniers.

Mais le pire n’est peut-être pas la menace de cette Chose qui rôde la nuit ; le pire pour un survivant, ce sont parfois les autres survivants.
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Marie-Nel
  07 juin 2018
Une chronique difficile à réaliser. Difficile car j'ai encore ma tête dans ma lecture, difficile car je ne veux pas trop en révéler, je veux vous laisser la surprise de la découverte, et pourtant j'en aurais tellement à dire sur..et sur...et sur..Mais non, ce serait gâcher votre plaisir et ce n'est pas le but recherché, il faut, tout comme je l'ai fait, prendre ce roman sans en savoir rien, entrer dans cette forêt avec ces enfants, et vous n'en sortirez qu'à la fin, en n'ayant pas vu le temps passer et en vous demandant si c'est bien terminé. Je ne suis pas sortie indemne, les personnages et l'histoire par elle-même continuent de me hanter.
On va donc faire la connaissance de sept enfants âgés d'une dizaine d'années. Ils sont en sortie scolaire avec leur maitresse. Il y a Louis, Simon, Romain, Claire, Elise, Nagib et Achille. Les garçons sont amis entre eux, sauf avec Achille qu'ils appellent la Teigne, les filles sont amies entre elles, ils ne se connaissent pas plus que cela. Leur groupe se retrouve à la fin de la troupe que mène la maitresse dans cette forêt. La distance se crée au fur et à mesure, les enfants étant à la file indienne et ils ne sont pas plus motivés que cela pour ramasser des plantes, ils laissent ça à ceux de devant. Un des enfants tombe, créant un peu plus de retard, et arrivés à un embranchement, ils ne savent pas s'ils doivent aller à droite ou à gauche...Et c'est ainsi qu'ils vont essayer plusieurs chemins, mais jamais ils ne retrouveront le reste de la classe. Ils arrivent à une clairière où se trouve une cabane en mauvais état. La nuit arrivant, ils décident de faire une pause et de voir le lendemain. Quelle ne sera pas leur surprise lorsqu'ils essaieront de partir de cette clairière le jour suivant, de se rendre compte qu'ils reviennent tout le temps à cette même carrière, même en empruntant un chemin de départ différent, ils arrivent toujours et encore à cette clairière avec sa cabane.
Ils sont prisonniers de cette forêt, arrivés à un point de non retour, tous leurs efforts sont vains. Ils vont donc essayer de se débrouiller dans les premiers temps en espérant que la maitresse ait lancé les recherches. Ils vont devoir faire avec les moyens du bord, manger ce qu'ils trouvent dans la nature, faire du feu, ne pas paniquer devant la multitude de bruits la nuit, et surtout celui d'une Chose qu'ils n'arrivent pas à définir. Il va falloir aussi qu'ils apprennent à mieux se connaître, à cohabiter, et c'est là que les plus grandes difficultés arrivent. Les filles sont très liées, dans les garçons, certains jouent plus au chef que d'autres. Il est intéressant de voir comment évoluent des personnes inconnues jusqu'à maintenant, évoluer dans la nature et tout mettre en place pour leur survie. Et qui dit survie, dit entraide, seul, c'est beaucoup plus difficile, il faut donc apprendre à faire confiance. Les véritables personnalités se dévoilent lors de coups durs.
Luca Tathieazym n'épargne pas le lecteur. J'ai retrouvé sa plume et son style avec plaisir. Il a cette marque et apporte toujours une particularité à la construction de son roman. Ici, tous les mots ayant comme référence la nuit, l'obscurité ou tout autre synonyme est surligné en noir, cela donne encore plus de profondeur et de noirceur à l'histoire. Je crois avoir eu autant peur que les protagonistes. Ces personnages sont toujours aussi bien travaillés, je me suis attachée à chacun d'eux même si certains ne sont pas sympathiques de prime abord, ils ont tous une petite faiblesse ou une histoire qui les rendent émouvants. Tous les faits sont racontés par Louis, j'aime la façon dont l'auteur en a fait le narrateur, prenant à partie le lecteur pour lui montrer une situation, l'interpellant avec un « les mecs » qui incluent filles et garçons, j'ai trouvé ce style très original et singulier, il nous rend encore plus intimes avec les héros.
Je ne peux pas vous en dire plus, malgré ce huis clos, il va se passer beaucoup d'événements dans la vie de ces jeunes, je ne m'attendais pas à tout ce qu'il s'est passé, j'ai été triste, contente pour eux, la solitude va révéler leur être profond, ce qu'il n'aurait pas forcément dévoilé s'ils avaient vécu « normalement » en société. le suspense reste entier et omniprésent tout le temps de la lecture, je me suis demandée jusqu'où allait pouvoir m'emmener l'auteur, il est allé loin, très loin, je ne m'attendais pas à certains faits, j'ai ressenti une tonne d'émotions et de sensations contradictoires. Et la fin, malgré toute la rudesse, est belle, m'a particulièrement émue, il est vraiment des endroits où l'on revient indéfiniment.
Bon faut que j'arrête d'être bavarde. Je trouve toujours le dernier roman de l'auteur meilleur que celui d'avant, ils sont aussi bons, c'est juste que ce sont des lectures marquantes à chaque fois dont j'ai du mal à sortir. Je ne vais pas oublier tous ces jeunes et l'histoire de cette forêt, je vous avoue même que j'ai pensé à ce roman en me promenant dans les bois près de chez moi et me suis demandée ce que j'aurais fait à la place des héros...ah..cette lecture pousse à se questionner sur nous-mêmes et se demander si on aurait réagi de la même façon...
Bien évidemment, vous vous doutez que je vous recommande vivement ce roman. Je peux vous assurer que vous allez découvrir une histoire hors du commun, tellement réaliste malgré son originalité, une accroche à la lecture du début à la fin, un très bon moment de lecture. Je me pose une seule question...où l'auteur va-t-il chercher de telles idées renouvelées à chaque roman? une imagination débordante !
Un grand merci à Luca Tathieazym, encore une histoire que je n'oublierai pas et que je prendrai plaisir à relire !
Lien : http://marienel-lit.over-blo..
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Livresque78
  02 août 2018
Voici mon avis sur cette petit lecture plaisir, dans ma Pal depuis longtemps La forêt a enfin trouvé le haut de ma pile.
Comme chacune de ces lectures plaisir je lis à peine le résumé et à peine les avis, je me lance car j'ai vu ce livre passer souvent sur les réseaux sociaux et les blogs dernièrement.
J'ai adoré le thème, les enfants, l'époque, et hop! L'intrigue démarre et je me retrouve embarquer dans une lecture addictive, chaque minute où je peux en prendre une bouffée m'est bénéfique, je suis accroc, tout simplement.
Je cogite, j'émet des hypothèses qui tombent à l'eau, j'essaie vraiment de comprendre, pourtant rien ne me prépare à la tournure que prennent les choses.
Je termine ma lecture, très emballée, et là j'ai le malheur de regarder les commentaires Amazon, certains ne sont que méchanceté, je me demande donc comment on peut à ce point descendre un roman, cracher sur le travail de l'auteur. Que l'on n'ai pas aimé c'est une chose, mais un tel maque de respect me sidère.
Cela ne me donne donc qu'encore plus envie de faire la publicité de ce roman, de vous inciter à le lire et de vous faire votre propre avis, car dîtes-vous que des commentaires aussi haineux cachent automatiquement une mauvaise intention ou une jalousie mal placée.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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sarahauger
  28 juin 2018
La forêt est encore un nouveau livre De Luca qui m'a retourné la tête. Qu'est-ce que c'est que ce lieu étrange ?
Nous partons pour une balade dans les bois avec un petit groupe de jeunes. Ce qu'on apprend trop tard, c'est que, de cette forêt, il n'existe nul moyen de s'échapper.
Quoi qu'on tente, quelque chemin qu'on emprunte, on se retrouve toujours au même endroit. Voilà comment une sortie bucolique vire progressivement au cauchemar.
Cauchemar à plus d'un titre, car, au-delà du fait totalement invraisemblable de ne pouvoir s'échapper d'un lieu censé être ouvert, il va falloir gérer bien des choses auxquelles ce petit groupe n'était pas préparé.
Comme toujours avec Luca, les mots sont savamment choisis, l'écriture est travaillée, le sens du détail atteint son paroxysme. L'angoisse de la situation s'installe insidieusement. Une page après l'autre, on se pose des questions, on se dit que ce n'est pas possible, qu'il va y avoir une explication rationnelle. Puis on s'enroule dans sa couverture pour se sentir plus en sécurité.
Le narrateur nous prend à partie directement, il nous plonge totalement dans l'aventure, nous invite dans la galère avec son groupe.
Nous aussi nous sommes bloqués dans cette forêt, à la recherche d'une issue, à tenter jour après jour un nouveau chemin dans l'espoir de comprendre, de s'échapper.
Mais non, les jours passent et il faut bien accepter l'évidence, s'organiser, survivre. Combien de temps cela peut-il durer ? Deux jours ? Une semaine ? Un an ? Plus encore ?
Ça prend les tripes et on s'imagine à leur place, tout ce qu'on a perdu, tous les gens qui s'inquiètent pour nous de l'autre côté, mais de l'autre côté de quoi, en fait ? Où sommes-nous réellement ? Que s'est-il passé ?
Tout semble tellement irréel, impossible, mais a-t-on vraiment le temps de penser à tout cela ? Parce que finalement, le plus important, c'est aussi de rester en vie. Et comment s'y prendre quand on est à peine sorti de l'enfance ?
Si tous se permettent d'avoir peur, de cogiter, qui va les soutenir ? Alors bien sûr, il en faut toujours un pour prendre les choses en mains, tenter de souder le groupe, l'empêcher de partir à la dérive.
Du coup, petit à petit, l'impossible devient notre quotidien, on y pense plus vraiment, c'est comme ça, c'est la seule vie qui nous reste, alors on s'adapte, on ne cherche plus trop à comprendre.
Les corvées routinières mises en place permettent d'éviter de projeter les pensées vers l'avenir, et c'est tant mieux, car, dans ce contexte, quel avenir peut-il y avoir ?
On voit tous ces jeunes évoluer de l'intérieur, puisqu'on vit avec eux. Vous ne sentez pas cette odeur de pin, celle de la mousse humide et des sous-bois ?
Vous n'avez pas ce sentiment de peur qui vous tombe dessus au crépuscule ? Et tous ces bruits qui vous empêchent de dormir, on n'y prête pas attention dans la journée, mais la nuit, quand tout se montre calme, c'est une autre histoire…
Vous sentez ce mal au dos le matin au réveil ? Les conditions de vie s'avèrent plutôt basiques, bah, oui, en pleins bois, le confort moderne, vous repasserez…
Ce huis clos n'est pas sans me faire penser à celui écrit par Jean-Paul Sartre. L'enfer, c'est les autres, et cet adage va une fois de plus se vérifier. Bloquez un groupe de personnes dans un lieu confiné et l'expérience peut démarrer.
Les caractères vont se révéler, les tensions naître.
Quoi de plus dur que de devoir cohabiter avec d'autres dans un espace réduit ? Devoir se croiser, se parler, s'entraider chaque jour, même quand on n'en a pas envie. Parce que la situation va les conduire à tout partager, tout vivre en commun. La survie est à ce prix.
Malheur à celui qui veut se la jouer perso, parce que c'est ensemble qu'on se montre les plus forts.
En pleine nature, ou dans 20m2 peu importe, la situation reste la même, il faut se supporter.
Consentir à un effort de quelques heures, c'est tenable, mais quand les heures deviennent des jours, des mois … c'est bien plus compliqué.
L'horreur est en marche et chemine dans les têtes fragilisées et les corps affaiblis. À quel moment la raison bascule-t-elle ? Jusqu'où peut-on aller avant de perdre toute moralité et laisser sur place une part de notre humanité ?
Qui sommes-nous et qu'accepterions-nous de faire au nom de notre propre survie ?
Combien vont s'égarer en chemin, combien vont s'accrocher jusqu'au bout ?
Bon sens et intelligence vont être nécessaires pour espérer trouver une solution à ce problème hors du commun. le temps file à son rythme, mais devient soudain votre ennemi. Il s'égrène, lentement et trop vite à la fois. Il semble figé, et, pourtant, les heures, les jours, passent inexorablement.
On avance, on grandit, mais on n'évolue pas vraiment. Les corps changent, mais certaines choses restent immuables. Impossible de continuer les apprentissages nécessaires pour atteindre une certaine maturité, livré à soi-même sans personne pour nous guider. Nous voilà face à des enfants dans des corps d'adultes.
En cas de retour à la « normale », il y a fort à parier que nous serions en total décalage, tel un Hibernatus revenu à la vie bien des décennies après sa congélation. Et plus la durée de l'exile est longue, plus ce décalage risque de se faire sentir.
Et d'un autre côté, on apprend des choses qui ne nous auraient jamais effleurées dans un autre endroit. La débrouillardise est de mise, le contexte nous pousse à l'ingéniosité.
Les affinités qui se créent auraient-elles eu une chance dans une vie normale ?
Toute une existence axée sur la recherche d'un moyen de s'enfuir et, pourtant, la liberté n'est-elle pas parfois pire que ce qu'on vit comme une prison ? On sait ce qu'on a, quand on le laisse, on ne peut jamais être sûr de ce qu'on va trouver après.
Je me suis une nouvelle fois régalée, et, comme je le dis chaque fois, cette histoire est la meilleure que Luca nous a proposée. Alors vivement la prochaine.

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Root
  13 août 2018
1958.
Cette sortie scolaire n'était pas du goût de tous. Scruter toute la journée des plantes aux noms imprononçables valait-il de manquer quelques heures de cours ? Ma foi, oui. « Buddy » Louis en a pris son parti et chahute avec ses camarades en queue de peloton quand l'un d'eux trébuche. le petit groupe trainaille, attendant que Simon, dit Michette, se relève et s'époussette. le restant de la classe les a distancés. S'ils ne se dépêchent pas, la mère Lambert va les rabrouer. Ça se chamaille, ça presse le pas, à gauche, à droite ? Un quart d'heure, toujours personne en vue. Une demi-heure… une heure… le jour décline, il va falloir s'organiser. Bien à propos se présente une baraque délabrée nichée dans une clairière.
« Heureusement qu'on va y passer qu'une nuit, dans ce cabanon… »
S'ils avaient su.
Au réveil, la faim et l'angoisse les tenaillent. La faim l'emporte, et voilà la petite troupe partie à explorer le coin. Une rivière, quelques feuilles, n'importe quoi pouvant faire illusion dans l'estomac. Ici le nord, là la cabane, ils devraient bien en voir le bout de cette forêt. Mais Louis n'en croit pas ses yeux : ils sont revenus à la clairière. Leur point de départ. Ils ont tourné en rond. La forêt semble se refermer… sur elle-même. Dans le désespoir général, il faut garder un oeil sur Achille, dit la Teigne. Ce gosse, c'est de la carne à la Henry Bowers (pour ceux qui savent). Fils de paysan élevé à coups de trique, sa carrure impressionnante lui a toujours assuré un respect forcé. Mais la donne a changé. Portées par l'instinct de survie, certaines alliances sont possibles, mais pas avec la Teigne. Ce sera désormais 6 contre 1… contre la forêt.
Je n'avais pas idée de ce que serait ce bouquin. Oui, le résumé très accrocheur, oui la couverture vraiment jolie, mais j'étais loin du compte. Luca Tahtieazym fait là une démonstration extraordinaire du pouvoir des mots. À mesure que les événements se répètent, on cesse de respirer. On tourne en rond avec les personnages, on ne trouve plus le sommeil parce qu'on veut connaître la suite, puis on arrive au milieu du livre (435 pages en tout). Soyons sérieux, qu'est-ce qu'il va nous raconter ensuite ? Il parvient pourtant à décrire quantité de choses banales avec tant d'émotions différentes, tant de ferveur, qu'on ne s'en lasse jamais. Les dialogues font sourire, tirent une larme. L'argot dans la bouche des gamins, serre le coeur. Ils sont si petits ! Comme une grande bouffée de nostalgie pour ce que furent les années 60 que je n'ai même pas connues. J'ai éprouvé une infinie tendresse pour chacun d'eux : Louis, Romain, Simon, Nagib, Claire, Élise, Achille. J'ai vécu à leur rythme, espéré, tremblé, souffert avec eux. Dans la détresse, des caractères se révèlent, des valeurs se défendent ; on réalise la force de l'entraide, on mesure le poids des coups bas. Adultes avant l'heure.
L'histoire, narrée par Louis, est superbement écrite (brillamment ? magnifiquement ? n'importe quoi signifiant « putain de bien » fera l'affaire). Ça ne lésine pas sur l'effet de surprise, je ne compte pas les fois où j'ai été sidérée. Comment tout ça peut se terminer ? Devant un tel niveau d'excellence, on redoute forcément que l'auteur se plante avec une fin branlante. Eh bah même pas. La chute est à la hauteur de tout ce que j'ai vécu dans cette forêt.
Avec ses airs de Stephen King et de Stranger Things, ce roman s'inscrit dans la lignée des meilleurs fantastiques, avec une dose de rationnel et un supplément de torture psychologique qui font sacrément cogiter, émeuvent, et collent une frousse mémorable. Mémorable, je vous dis.

Un grand merci à Luca Tahtieazym, qui m'a fait découvrir son incroyable roman.
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FleurDuBien
  26 juin 2018
Euh.... ça se publie "ça"?
Mais suis-je bête, c'est de l'auto-édition bien sûr ! J'aurai dû m'en douter il n'y a pas de maison d'édition !!
Je suis limite en colère de m'être faite avoir de la sorte.
Quel ennui ! Aucun style, c'est même pas drôle, l'auteur essaie mais manifestement n'y arrive pas.
Pfffff.
Dégoutée.
Je vais derechef me remettre à Duras...
Ps : merci de garder votre agressivité pour vous, j'ai lu des commentaires hyper mauvais contre ceux qui n'ont pas aimé sur Amazon. J'espère que sur Babélio, on est plus indulgent et surtout chacun ses goûts.
Mais oui, relax, on n'est pas sur Amazon ;-)
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   10 juin 2018
Dans ce monde, tous jacassaient sans cesse.
Élise aurait aimé devenir sourde. On lui avait assuré qu’à part les multiples estafilades qui striaient sa peau abîmée et les ravages de son alimentation sur son organisme, elle était dans une excellente forme pour son âge. Musclée, la vue et l’ouïe parfaites, elle était une vieille femme qui paraissait vingt ans de moins. Mais ils la croyaient folle.
Dommage, si seulement je pouvais être sourde…
En réalité, ce n’était pas tant la surdité qui la séduisait, mais plutôt la possibilité de dresser entre les stimuli de son environnement et elle une muraille qui la protégerait de ce tumulte qui la tuait à petit feu.
Du reste, si elle devenait vraiment sourde, jamais elle ne réentendrait le pépiement des oiseaux…
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rkhettaouirkhettaoui   10 juin 2018
Le Simon de Sa Majesté des Mouches est courageux, intrépide. Il brave ses propres peurs pour se surpasser. On le dénigre, on doute de lui, mais il surprend tout le monde. C’est un peu comme ça que je me vois. Je me considère comme le Simon du livre. Mais on se fout de moi depuis que je suis petit. On m’a affublé de ce surnom ridicule, Michette, et je suis toujours le plus faible, le poltron, celui que personne ne choisit pour être dans son équipe au football, à la récréation. Mais ici, je suis devenu important. T’as beau toujours te foutre de moi, Romain, sans moi, tu dépérirais. Tu n’aurais pas de poisson et le confort du camp ne serait pas le même. Et j’ai montré que j’étais courageux.
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rkhettaouirkhettaoui   10 juin 2018
Élise.
Si flamboyante, si électrisante, si accaparante et d’autres mots en -ante. Elle n’était pas que belle, elle avait ce je ne sais quoi qui lui conférait un charme fou. Bon Dieu, les mecs, à nos âges, les garçons tentaient d’émoustiller les filles pour la frime. Leurs hormones jouaient au flipper, et les cœurs s’emballaient à la moindre occasion, mais je n’étais pas sûr qu’il y ait de la sincérité dans tout ça. On fonctionnait comme ça, c’est tout. Mais à pas même quinze ans, la mémoire des sens s’estompait avec des secondes, pas avec des mois ou des années. La vérité, je vous la livre, les mecs : à douze ou treize ans, on n’aime pas, mais on le fait croire.
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rkhettaouirkhettaoui   10 juin 2018
Jamais elle n’aurait pu songer à éprouver de la nostalgie une fois libérée de la forêt sur elle-même et des caprices de l’Autre. Et pourtant, la liberté lui manquait. Mais elle n’était pas dupe. Depuis ses douze ans, elle avait toujours été prisonnière. Mais avant, c’était au cœur de la nature qu’elle était retenue, et pas entourée de murs immondes, sans vie, sans moments de béatitude. Dans la forêt, avec ses compagnons, et surtout pendant la période où Simon et elle avaient été seuls, souvent son regard s’était dirigé vers le ciel azur ou en direction des ramures verdoyantes, pour songer à tout ce qui l’entourait.
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Armony22Armony22   20 juin 2018
Un jour, tu verras, un grand auteur, sûrement un Américain à l'imagination fertile, un maître de l'horreur, racontera l'histoire de sept enfants qui luttent contre le mal. Leur aventure commencera en 1958, comme la nôtre, - Tu parles de nous ? - Non, on ne sera qu'un clin d'oeil, un hommage...
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