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Éditeur : Auto édition (07/06/2018)

Note moyenne : 4.62/5 (sur 4 notes)
Résumé :
1958.
Lors d’une sortie scolaire, sept enfants s’égarent en forêt et se réfugient dans une cabane abandonnée, au centre d’une clairière.

Très vite, ils réalisent que toute tentative de fuite les ramène systématiquement à leur point de départ. Un constat s’impose : ils sont prisonniers.

Mais le pire n’est peut-être pas la menace de cette Chose qui rôde la nuit ; le pire pour un survivant, ce sont parfois les autres survivants.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Marie-Nel
  07 juin 2018
Une chronique difficile à réaliser. Difficile car j'ai encore ma tête dans ma lecture, difficile car je ne veux pas trop en révéler, je veux vous laisser la surprise de la découverte, et pourtant j'en aurais tellement à dire sur..et sur...et sur..Mais non, ce serait gâcher votre plaisir et ce n'est pas le but recherché, il faut, tout comme je l'ai fait, prendre ce roman sans en savoir rien, entrer dans cette forêt avec ces enfants, et vous n'en sortirez qu'à la fin, en n'ayant pas vu le temps passer et en vous demandant si c'est bien terminé. Je ne suis pas sortie indemne, les personnages et l'histoire par elle-même continuent de me hanter.
On va donc faire la connaissance de sept enfants âgés d'une dizaine d'années. Ils sont en sortie scolaire avec leur maitresse. Il y a Louis, Simon, Romain, Claire, Elise, Nagib et Achille. Les garçons sont amis entre eux, sauf avec Achille qu'ils appellent la Teigne, les filles sont amies entre elles, ils ne se connaissent pas plus que cela. Leur groupe se retrouve à la fin de la troupe que mène la maitresse dans cette forêt. La distance se crée au fur et à mesure, les enfants étant à la file indienne et ils ne sont pas plus motivés que cela pour ramasser des plantes, ils laissent ça à ceux de devant. Un des enfants tombe, créant un peu plus de retard, et arrivés à un embranchement, ils ne savent pas s'ils doivent aller à droite ou à gauche...Et c'est ainsi qu'ils vont essayer plusieurs chemins, mais jamais ils ne retrouveront le reste de la classe. Ils arrivent à une clairière où se trouve une cabane en mauvais état. La nuit arrivant, ils décident de faire une pause et de voir le lendemain. Quelle ne sera pas leur surprise lorsqu'ils essaieront de partir de cette clairière le jour suivant, de se rendre compte qu'ils reviennent tout le temps à cette même carrière, même en empruntant un chemin de départ différent, ils arrivent toujours et encore à cette clairière avec sa cabane.
Ils sont prisonniers de cette forêt, arrivés à un point de non retour, tous leurs efforts sont vains. Ils vont donc essayer de se débrouiller dans les premiers temps en espérant que la maitresse ait lancé les recherches. Ils vont devoir faire avec les moyens du bord, manger ce qu'ils trouvent dans la nature, faire du feu, ne pas paniquer devant la multitude de bruits la nuit, et surtout celui d'une Chose qu'ils n'arrivent pas à définir. Il va falloir aussi qu'ils apprennent à mieux se connaître, à cohabiter, et c'est là que les plus grandes difficultés arrivent. Les filles sont très liées, dans les garçons, certains jouent plus au chef que d'autres. Il est intéressant de voir comment évoluent des personnes inconnues jusqu'à maintenant, évoluer dans la nature et tout mettre en place pour leur survie. Et qui dit survie, dit entraide, seul, c'est beaucoup plus difficile, il faut donc apprendre à faire confiance. Les véritables personnalités se dévoilent lors de coups durs.
Luca Tathieazym n'épargne pas le lecteur. J'ai retrouvé sa plume et son style avec plaisir. Il a cette marque et apporte toujours une particularité à la construction de son roman. Ici, tous les mots ayant comme référence la nuit, l'obscurité ou tout autre synonyme est surligné en noir, cela donne encore plus de profondeur et de noirceur à l'histoire. Je crois avoir eu autant peur que les protagonistes. Ces personnages sont toujours aussi bien travaillés, je me suis attachée à chacun d'eux même si certains ne sont pas sympathiques de prime abord, ils ont tous une petite faiblesse ou une histoire qui les rendent émouvants. Tous les faits sont racontés par Louis, j'aime la façon dont l'auteur en a fait le narrateur, prenant à partie le lecteur pour lui montrer une situation, l'interpellant avec un « les mecs » qui incluent filles et garçons, j'ai trouvé ce style très original et singulier, il nous rend encore plus intimes avec les héros.
Je ne peux pas vous en dire plus, malgré ce huis clos, il va se passer beaucoup d'événements dans la vie de ces jeunes, je ne m'attendais pas à tout ce qu'il s'est passé, j'ai été triste, contente pour eux, la solitude va révéler leur être profond, ce qu'il n'aurait pas forcément dévoilé s'ils avaient vécu « normalement » en société. le suspense reste entier et omniprésent tout le temps de la lecture, je me suis demandée jusqu'où allait pouvoir m'emmener l'auteur, il est allé loin, très loin, je ne m'attendais pas à certains faits, j'ai ressenti une tonne d'émotions et de sensations contradictoires. Et la fin, malgré toute la rudesse, est belle, m'a particulièrement émue, il est vraiment des endroits où l'on revient indéfiniment.
Bon faut que j'arrête d'être bavarde. Je trouve toujours le dernier roman de l'auteur meilleur que celui d'avant, ils sont aussi bons, c'est juste que ce sont des lectures marquantes à chaque fois dont j'ai du mal à sortir. Je ne vais pas oublier tous ces jeunes et l'histoire de cette forêt, je vous avoue même que j'ai pensé à ce roman en me promenant dans les bois près de chez moi et me suis demandée ce que j'aurais fait à la place des héros...ah..cette lecture pousse à se questionner sur nous-mêmes et se demander si on aurait réagi de la même façon...
Bien évidemment, vous vous doutez que je vous recommande vivement ce roman. Je peux vous assurer que vous allez découvrir une histoire hors du commun, tellement réaliste malgré son originalité, une accroche à la lecture du début à la fin, un très bon moment de lecture. Je me pose une seule question...où l'auteur va-t-il chercher de telles idées renouvelées à chaque roman? une imagination débordante !
Un grand merci à Luca Tathieazym, encore une histoire que je n'oublierai pas et que je prendrai plaisir à relire !
Lien : http://marienel-lit.over-blo..
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celinedr
  11 juin 2018
Tout d'abord, je souhaiterais remercier Luca Tahtieazym pour son SP. Je suis ses écrits depuis quelque temps maintenant. J'ai même l'intention de faire un petit bond en arrière, histoire de me diriger vers ceux que j'ai manqués.
La forêt. Aussitôt entrée en compagnie de Louis, Nagib, Achille, Simon, Claire, Elise et Romain, je me suis moi aussi retrouvée prisonnière dans une ambiance qui me rappelle, dès les premières pages, une atmosphère à la Stand by me, Super 8 ou plus récemment à la Stranger things. Une ambiance que j'affectionne particulièrement et qui comme vous l'aurez remarqué, me fait immédiatement pensé à celle d'un film. Pas étonnant, tant le climat est remarquablement décrit. Dans ce cas, les images s'imposent immédiatement à l'esprit.
Une fois le décor posé eh bien … c'est l'angoisse ! 😉 Si les enfants montrent, au début, une certaine détermination à vouloir quitter cet environnement hostile, ils se font rapidement à la situation. La forêt aurait-elle bien choisi ses proies ? Des enfants, enfin des pré-adolescents malléables qui s'habituent à tout. Même au pire ! Oui mais voilà, la résignation à un prix. La cohabitation ses dangers. Des dangers qui d'ailleurs proviennent autant de la » chose » que des camarades au sein du groupe. Peu à peu, les affinités se créent et les animosités aussi. Les années passent. Les drames surviennent. le dénuement dans lequel se trouvent les enfants m'a vraiment fait froid dans le dos. Comment est-il possible de vivre ainsi ? Les descriptions de leur quotidien, de leur lassitude sont extrêmement bien narrées de telle sorte que le lecteur est totalement impliquée dans cette captivité. La solitude, l'isolement, la faim. Mais bien plus que les biens matériels, c'est le côté psychologique qui est complètement déroutant car comment peut-on grandir tout seul à onze ou treize ans ? Quel adulte devient-on ? Sans adulte. Sans loi. Sans règle. Sans repère. Une histoire qui amène à bien des réflexions sur la vie et ses mécanismes et qui démontre ô combien l'être humain peut s'adapter. Malgré ce qu'il croit.
Les histoires qui font réfléchir et qui ne proposent pas tout aux lecteurs sur un plateau. Ce sont des histoires que j'aime. Je mettrais néanmoins un petit bémol quant au dénouement. Comme je le disais, j'affectionne les romans qui suscitent l'imagination du lecteur. Toutefois, j'aurais souhaité avoir davantage d'éléments, une légère orientation sur cette fin plutôt ouverte. Mais, ceci est une appréciation tout à fait personnelle qui n'engage que moi !
Je vous invite à vous faire, vous aussi, votre avis sur ce roman tout à fait surprenant dans lequel l'un des personnages n'hésite pas à s'adresser directement aux lecteurs. L'auteur est une plume à découvrir ou à redécouvrir ! Assurément ! Au fil des ses romans, il ne cesse de se réinventer. Une qualité aussi rare qu'appréciable.
Et pour ma part, je compte poursuivre avec Chaos, Elise et Versus.
Merci Luca pour ce très bon moment de lecture.
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laetitiarenaud82
  07 juin 2018
Quel plaisir de me glisser à nouveau entre les mots de cet auteur, quel bonheur de me perdre sous sa plume. Encore une fois Luca Tahtieazym nous livre une histoire poignante, une histoire qui m'a un peu fait penser à un autre de ses romans: Chaos. Ici ils s'agit de survivants parmi une forêt qui retient prisonnier les protagonistes tandis qu'il s'agissait de la neige dans Chaos. Là encore on se rend compte que ce n'est pas nécessairement contre un environnement hostile que l'on doit se prémunir, mais bel et bien de la nature humaine.
Tandis que certains prendront soin des plus faibles et s'uniront pour faire face, d'autres feront valoir la loi du plus fort, ou tout du moins essayeront. Alors comment faire face, comment survivre quand tout ce qui vous entoure vous semble hostile quand vous devez vous méfier de tout et de tous.
Quel plaisir de retrouver tous ces prénoms qui sont devenu, pour moi, une marque de fabrique de l'auteur, on les retrouve dans chacun de ses romans. Ils ont tous leur caractère, une personnalité parfois bien marquée, parfois plus effacée mais chacun a sa place, a son rôle à jouer ici.
On retrouve ce qui fait de l'écriture de l'auteur une plume si particulière, des mots percutants, des répétitions pensées, une histoire hors du commun qui vous font réfléchir sur la nature humaine.
Je ne parlerai pas de l'histoire en elle-même, le synopsis suffit à lui-même, quelques mots de plus seraient trop et gâcheraient une partie du suspens instauré par l'auteur.
Pour finir je dirais que, sans surprise, ce fut un nouveau coup de coeur pour moi.
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Sagweste
  11 juin 2018
Je remercie Luca pour m'avoir fait confiance dans la lecture de son nouveau roman.
Petit aparté pour signaler que la couverture est absolument superbe.
Oui j'ai eu un vrai coup de coeur, je me suis littéralement plongée dans cette forêt machiavélique avec ces 7 jeunes qui n'ont rien demandé pour ne pas pouvoir en sortir. C'est un roman à la fois fantastique mais également tourné entièrement autour de la psychologie de ses personnages: remarquable!

Peut-on dire: pas de chance, c'est tombé sur eux, ça aurait pu être toute la classe.... Une sortie botanique avec ces collégiens de 11 à 13 ans, 5 garçons, 2 filles un peu à la traîne, et ils auront beau arpenter tous les chemins, impossible de retrouver le restant du groupe.... une clairière, une vieille maison décrépite.... des champignons, un peu de doucette.... et les voilà qui vont apprendre à vivre en vase clos.... mais pour combien de temps et comment survivre quand on est tout jeune ado?

Outre des conditions de vie effroyables pour tenir le temps que les secours viennent les retrouver, l'auteur maintiendra une tension des plus délétère entre ces jeunes. Chaque échappée dans la forêt les ramène à la case départ, rendant colérique certains, impuissant les autres: se résigner? Y croire et toujours recommencer inlassablement? Ou essayer de survivre en s'organisant car le plus urgent est de manger et de se protéger...

Ce roman fantastique où l'on cherche des éléments de réponses à chaque chapitre, où les mésententes sont exacerbées jusqu'au point de non retour.... Je me suis attachée à ces jeunes, je suis restée ébahie plus d'une fois par le retournement d'une situation que je n'avais pas vu venir. La plume de Luca Tahtieazym ne nous épargne rien ni la noirceur, ni la bienveillance, ni l'inéluctable, ni la cruauté.

Il s'appelaient Buddy Louis, Nagib, Claire, Romain, 'Michette', 'La Teigne', Elise en 1958, ils ont disparu et nous allons les suivre dans la vie terrifique qui va s'ouvrir à eux.

J'avoue avoir eu une pensée en cours de lecture, pour le roman de Haruki Murakami "Kafka sur le rivage" quand le héros apprend l'histoire de ces soldats qui ont disparu en forêt pendant la guerre et dont il va faire la connaissance bien malgré lui. Je ne sais pas si c'était voulu de la part de l'auteur mais cette pensée s'intègre parfaitement à "La forêt".

Enjoy!
Lien : http://saginlibrio.over-blog..
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MilleetunepagesLM
  07 juin 2018
Encore une fois Luca Tahtieazym m'a amené dans une histoire haletante qui nous est impossible de laisser de côté, il est un maître des romans noirs, qui ont des scènes de plus en plus tordues.
Ces sept jeunes d'une dizaine d'années, qui vont perdre leur groupe scolaire durant la sortie dans une forêt, vont vivre pleins de dénouements, de péripéties, incapable de retrouver leur groupe, ni leur autobus scolaire et ni même une route asphaltée afin de rencontrer quelqu'un qui pourrait les aider. Au lieu, ils vont s'enfoncer dans la forêt et se retrouver dans une vieille cabane abandonnée où ils vont décider de s'implanter afin que si les parents les recherchent, ils finissent par les retrouver.
Mais plus on avance dans la lecture, plus on se convainc qu'ils sont prisonniers de ses bois et que le danger qui rôde la nuit, cette chose qui les menace les oblige à rester stationner dans cette clairière puisque s'ils entreprennent une randonnée trop loin de leur cachette, et que la nuit tombe que va-t-il leur arriver si cette créature qu'ils entendent la nuit les attrape, cette peur se loge au coeur de leurs tripes.
Comme tous les groupes, ces jeunes apprendront à vivre ensemble, un leader se démarquera et certains lui donneront leurs confiances tandis que d'autres resteront réfractaires aux multiples idées de ce leader. La vraie dynamique d'un groupuscule. Je dois spécifier que malgré toute cette épreuve, ces jeunes démontrent de la débrouillardise, du dynamisme, et même une certaine autonomie plus développée que les enfants de 10 ans. Mais que va-t-il leur arriver, je peux vous dire que vous ne vous ennuieriez pas. Est-ce que des adultes vont entreprendre des recherches ? Est-ce qu'ils sont capables de survivre, et cela, pour combien de temps ?
Je ne veux pas en révéler de trop, Luca Tahtieazym écrit très bien et il a un bon talent pour créer des récits avec des atmosphères angoissantes, stressantes, et addictives. Ces jeunes, ces personnages sont très bien développés et leurs personnalités les rendent assez attachants ou bien intrigants. Son dénouement et son intrigue m'ont surpris à plusieurs reprises, de plus, il a trituré mon coeur de mère à plusieurs moments. Quelle aventure que m'a fait vivre durant ma lecture Luca Tahtieazym, et je crois que c'est pourquoi j'adore lire ses romans puisque chaque lecture vient me déstabiliser pour différentes raisons.
J'ai adoré ma lecture et pour tous les lecteurs qui aiment les thrillers psychologiques, je vous le recommande puisque Luca Tahtieazym aime jouer avec les aspects psychologiques des personnages, des événements et de son lectorat.
Lien : http://lesmilleetunlivreslm...
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   10 juin 2018
Dans ce monde, tous jacassaient sans cesse.
Élise aurait aimé devenir sourde. On lui avait assuré qu’à part les multiples estafilades qui striaient sa peau abîmée et les ravages de son alimentation sur son organisme, elle était dans une excellente forme pour son âge. Musclée, la vue et l’ouïe parfaites, elle était une vieille femme qui paraissait vingt ans de moins. Mais ils la croyaient folle.
Dommage, si seulement je pouvais être sourde…
En réalité, ce n’était pas tant la surdité qui la séduisait, mais plutôt la possibilité de dresser entre les stimuli de son environnement et elle une muraille qui la protégerait de ce tumulte qui la tuait à petit feu.
Du reste, si elle devenait vraiment sourde, jamais elle ne réentendrait le pépiement des oiseaux…
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rkhettaouirkhettaoui   10 juin 2018
Le Simon de Sa Majesté des Mouches est courageux, intrépide. Il brave ses propres peurs pour se surpasser. On le dénigre, on doute de lui, mais il surprend tout le monde. C’est un peu comme ça que je me vois. Je me considère comme le Simon du livre. Mais on se fout de moi depuis que je suis petit. On m’a affublé de ce surnom ridicule, Michette, et je suis toujours le plus faible, le poltron, celui que personne ne choisit pour être dans son équipe au football, à la récréation. Mais ici, je suis devenu important. T’as beau toujours te foutre de moi, Romain, sans moi, tu dépérirais. Tu n’aurais pas de poisson et le confort du camp ne serait pas le même. Et j’ai montré que j’étais courageux.
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rkhettaouirkhettaoui   10 juin 2018
Élise.
Si flamboyante, si électrisante, si accaparante et d’autres mots en -ante. Elle n’était pas que belle, elle avait ce je ne sais quoi qui lui conférait un charme fou. Bon Dieu, les mecs, à nos âges, les garçons tentaient d’émoustiller les filles pour la frime. Leurs hormones jouaient au flipper, et les cœurs s’emballaient à la moindre occasion, mais je n’étais pas sûr qu’il y ait de la sincérité dans tout ça. On fonctionnait comme ça, c’est tout. Mais à pas même quinze ans, la mémoire des sens s’estompait avec des secondes, pas avec des mois ou des années. La vérité, je vous la livre, les mecs : à douze ou treize ans, on n’aime pas, mais on le fait croire.
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rkhettaouirkhettaoui   10 juin 2018
Jamais elle n’aurait pu songer à éprouver de la nostalgie une fois libérée de la forêt sur elle-même et des caprices de l’Autre. Et pourtant, la liberté lui manquait. Mais elle n’était pas dupe. Depuis ses douze ans, elle avait toujours été prisonnière. Mais avant, c’était au cœur de la nature qu’elle était retenue, et pas entourée de murs immondes, sans vie, sans moments de béatitude. Dans la forêt, avec ses compagnons, et surtout pendant la période où Simon et elle avaient été seuls, souvent son regard s’était dirigé vers le ciel azur ou en direction des ramures verdoyantes, pour songer à tout ce qui l’entourait.
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rkhettaouirkhettaoui   10 juin 2018
Vous, les mecs, que vous soyez un garçon impatient ou une fille subtile, souhaitez connaître tout sur tout. Comprendre, discerner, juger, saisir ce qui est caché en criant « Eurêka ! » Et ça n’est pas parce que je suis mort que je suis mieux placé pour tout vous révéler. Vous savez, les mecs, il n’y a pas d’interrupteur pour y voir plus clair, là où je suis. Vous saurez ce que je sais, voilà tout. Vous saurez ce que j’ai vu, ce que je vois et ce que je verrai, pas plus, et il faudra vous y résigner. Vous n’aurez pas toutes les réponses, sachez-le.
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