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EAN : 9791090491854
136 pages
Lanskine, 2019 (14/02/2019)
3.67/5   3 notes
Résumé :
"Peuplié" réunit les écrits de Fredinand Man et Liesl Wagner, poètes fictifs partageant tous deux l'infortune d'une naissance "entre deux siècles", et cherchant dans celui qui précède les ressources pour affronter celui qui vient.
Mêlant les tons, les formes et les genres, "Peuplié" naît d'une embardée de la parole face à tout ce qui empêche, face aux puissances mortifères qui lient les langues et contraignent les corps.
Fredinand, poète d" âge suiss... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
jlvlivres
  01 mai 2021
« peuplié » de Lucie Taieb (2019, Lanskine, 136 p.) « C'est l'aventure d'un arbre devenu verbe ».
Evidemment, énoncé ainsi, on peut s'attendre à tout, même au pire. Même l'être de charme est un peu plié après son boulot à la chaine. Heureusement l'auteur nous avertit « peuplié, c'est aussi l'histoire de Fredinand Man et Liesl Wagner, amants tragiques, partageant tous deux l'infortune d ́une naissance entre deux siècles ». Pour d'autres, il s'agit non de siècles, mais de chaises. Evidemment, le grand Victor écrivant « La Légende des Chaises », cela aurait moins de valeur marketing. Quoique….
Donc, partons pour la vie tragique de Fredinand et Liesl. Pour le premier, je conçois un père dislexique, bredouillant à l'état civil le prénom du fils de son sang. Et pour la seconde, un coup de coeur pour la Liesele, la gardienne d'oie strasbourgeoise, qui est au foie gras ce que la Mère Poulard est à l'omelette, les plumes en moins. Vie tragique dans l'empire austro-hongrois finissant. On sent les suicides collectifs, dans les torrents bondissants des Alpes de Kitzbühel, après ingérence de la boisson locale, le « Krautinger », ou alcool de navet. Remarque, effectivement cela a le gout du navet. Après, les spécialistes diront si il y a dedans de la pomme ou non.
La vie des poètes autrichiens. Ce sont, dit-on « des échappées sonores, des axiomes existentiels, de longues douches ». Rien qu'à lire… « Je n'ai pas bien connu Fredinand Man. [...] Mais je respectais son travail et nous étions nombreux à penser que ce jeune homme soigné se trouvait sans doute au seuil d'une oeuvre considérable ». On comprend mieux, à ces lectures comment l'opinion de Karl Kraus a pu se forger dans les cafés à l'intérieur du Ring à Vienne.
Fredinand, comme il se doit, est un poète d'« âge suisse », « né d'un père suisse, allemand et sans rancune », Liesel est déjà morte, mais lui répond de l'autre côté de la vie.
Heureusement, il y a un « Liminaire » et un « Epilogue » pour expliciter les circonstances de la découverte de ces textes.
Entre, une étrange équation qui finalement explicite à la fois l'insuffisance respiratoire et l'insuffisance amoureuse. C'est simple comme de l'Euclide, sauf que cela tient en trois lignes alors que les « Eléments » occupent treize livres. Donc « Si l'air dont tu as besoin pour vivre (Av) est inférieur à l'air que tes poumons peuvent accueillir (Ap), tu t'essouffles »et de la même façon « Si l'amour dont tu as besoin pour vivre (Av) est inférieur à l'amour dont tu as besoin pour te perpétuer (Ap), tu étouffes. » d'où il ressort que la différence E c'est-à-dire « l'épuisement par essoufflement ou étouffement des forces du sujet » ait la même valeur que la différence « de l'insuffisance respiratoire et l'axiome de l'insuffisance amoureuse », soit « tu ». Vous avez suivi ? Appliqué au syndrome respiratoire aigu sévère, il a récemment été démontré, expérimentalement (équipe de Marseille) et de façon plus empirique (équipe de Mar a Lago) que la conjonction des deux syndromes en fait quadruplait la réponse sous forme d'une équation {tu + rlu (tu + tu) + cha + po+ po1( tu)} en tenant compte des facteurs différentiels (rlu, cha, po, po1). On pourra suivre la démonstration dans l'illustration de « peuplié ».
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Charybde2
  10 mai 2020
https://charybde2.wordpress.com/2020/05/10/note-de-lecture-peuplie-lucie-taieb/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
jlvlivresjlvlivres   29 avril 2021
« Peuplié » de Lucie Taieb (2019, Lanskine, 136 p.) « C’est l’aventure d’un arbre devenu verbe ».
Evidemment, énoncé ainsi, on peut s’attendre à tout, même au pire. Même l’être de charme est un peu plié après son boulot à la chaine. Heureusement l’auteur nous avertit « Peuplié, c’est aussi l’histoire de Fredinand Man et Liesl Wagner, amants tragiques, partageant tous deux l’infortune d ́une naissance entre deux siècles ». Pour d’autres, il s’agit non de siècles, mais de chaises. Evidemment, le grand Victor écrivant « La Légende des Chaises », cela aurait moins de valeur marketing. Quoique….
Donc, partons pour la vie tragique de Fredinand et Liesl. Pour le premier, je conçois un père dislexique, bredouillant à l’état civil le prénom du fils de son sang. Et pour la seconde, un coup de cœur pour la Liesele, la gardienne d’oie strasbourgeoise, qui est au foie gras ce que la Mère Poulard est à l’omelette, les plumes en moins. Vie tragique dans l’empire austro-hongrois finissant. On sent les suicides collectifs, dans les torrents bondissants des Alpes de Kitzbühel, après ingérence de la boisson locale, le « Krautinger », ou alcool de navet. Remarque, effectivement cela a le gout du navet. Après, les spécialistes diront si il y a dedans de la pomme ou non.
La vie des poètes autrichiens. Ce sont, dit-on « des échappées sonores, des axiomes existentiels, de longues douches ». Rien qu’à lire… « Je n’ai pas bien connu Fredinand Man. [...] Mais je respectais son travail et nous étions nombreux à penser que ce jeune homme soigné se trouvait sans doute au seuil d’une œuvre considérable ». On comprend mieux, à ces lectures comment l’opinion de Karl Kraus a pu se forger dans les cafés à l’intérieur du Ring à Vienne.
Fredinand, comme il se doit, est un poète d’« âge suisse », « né d’un père suisse, allemand et sans rancune », Liesel est déjà morte, mais lui répond de l’autre côté de la vie.

Heureusement, il y a un « Liminaire » et un « Epilogue » pour expliciter les circonstances de la découverte de ces textes.
Entre, une étrange équation qui finalement explicite à la fois l’insuffisance respiratoire et l’insuffisance amoureuse. C’est simple comme de l’Euclide, sauf que cela tient en trois lignes alors que les « Eléments » occupent treize livres. Donc « Si l’air dont tu as besoin pour vivre (Av) est inférieur à l’air que tes poumons peuvent accueillir (Ap), tu t’essouffles »et de la même façon « Si l’amour dont tu as besoin pour vivre (Av) est inférieur à l’amour dont tu as besoin pour te perpétuer (Ap), tu étouffes. » d’où il ressort que la différence E c’est-à-dire « l’épuisement par essoufflement ou étouffement des forces du sujet » ait la même valeur que la différence « de l’insuffisance respiratoire et l’axiome de l’insuffisance amoureuse », soit « tu ». Vous avez suivi ? Appliqué au syndrome respiratoire aigu sévère, il a récemment été démontré, expérimentalement (équipe de Marseille) et de façon plus empirique (équipe de Mar a Lago) que la conjonction des deux syndromes en fait quadruplait la réponse sous forme d’une équation {tu + rlu (tu + tu) + cha + po+ po1( tu)} en tenant compte des facteurs différentiels (rlu, cha, po, po1). On pourra suivre la démonstration dans l’illustration de « Peuplié ».
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coco4649coco4649   16 avril 2019
tu dis…


tu dis « nous »
il n'y a pas de nous

tu dis « peuple »
le peuple n'y est pas

tu dis « tu »
il n'y a que toi

tu dis tu
il n'y a pas de nous

tu dis peuple
il n'y a que toi

tu dis nous
le peuple n'y est pas

tu dis nous
il n'y a que toi

tu dis peuple
il n'y a pas de nous

tu dis tu
le peuple n'y est pas
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Charybde2Charybde2   10 mai 2020
Axiome de l’insuffisance respiratoire
Si l’air dont tu as besoin pour vivre (Av) est inférieur à l’air que tes poumons peuvent accueillir (Ap), tu t’essouffles.
Axiome de l’insuffisance amoureuse
Si l’amour dont tu as besoin pour vivre (Av) est inférieur à l’amour dont tu as besoin pour te perpétuer (Ap), tu étouffes.

L’axiome de l’insuffisance respiratoire et l’axiome de l’insuffisance amoureuse ont la même formulation (ne pas confondre) : Av < Ap = E
Où E désigne l’épuisement par essoufflement ou étouffement des forces du sujet, soit « tu ». Mais en aucun cas l’identité de formulation ne doit conduire à ne serait-ce qu’esquisser un rapprochement quelconque entre l’amour et l’air tant il est vrai, comme chacun sait, qu’on ne meurt pas étouffé, étant donné que tu peux continuer à vivre étouffé é ou é-e, l’étouffement ne t’empêche pas de vivre, la suffocation ne t’endommage absolument pas en tant que machine vivante tu peux poursuivre tes activités quotidiennes et extraordinaires tu peux continuer à faire tout ce que tu dois et tout ce que tu es accoutumé à faire pour te reposer de ce que tu dois tu le peux le manque d’amour n’est en aucun cas comparable à quelque insuffisance disons cardiaque ou pulmonaire le défaut ne t’est nullement assignable mais vient des autres : nullement tu ne cesserais pour autant de vivre c’est-à-dire de fonctionner ce n’est donc pas là une cause de ta mort prochaine la cause est ailleurs du côté des poumons probablement mais il est dit
Qu’en réalité
Il y a assez d’air
Sur cette terre Partant assez d’amour la capacité
Est variable
Et parfois
Inférieure
Aux besoins élémentaires
De chacun
Entraînant
le déclin de l’individu.
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coco4649coco4649   16 avril 2019
forêt forêt …


Extrait 4

un jour un
jour
un jour, je m'appelais moi-même
moi-même m'appelais
me disais
perdue
perdue
perdue
entre les trembles ma palpitante poitrine de pinson et
joyeuse noueuse joyeuse un jour

(un jour)
.
.
.
.
il est temps que tu viennes
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Charybde2Charybde2   10 mai 2020
Je n’ai pas bien connu Fredinand Man. Nous nous croisions de loin en loin, dans le Milieu de la capitale, qu’il fréquentait assidûment. Mais je respectais son travail et nous étions nombreux à penser que ce jeune homme soigné se trouvait sans doute au seuil d’une œuvre considérable.
Un jour, il disparut.
Ne répondant plus aux messages, ne paraissant plus en ville, ne donnant aucun signe de vie.
Plusieurs mois passèrent, certains s’inquiétèrent, d’autres se réjouirent.
Un jour de mai, par le plus grand des hasards, je me retrouvai dans sa rue. prise d’une impulsion que je ne m’explique pas (nous nous connaissions peu), je suis entrée dans son immeuble, j’ai sonné à sa porte.
L’homme qui m’a ouvert était méconnaissable. Le charme fugitif de ce jeune prince des lettres avait flétri, cruellement. Sa peau jaunâtre, son front prématurément dégarni, trahissaient un état de santé pitoyable. Il me sourit affablement, me proposa un café, qu’il ne me servit pas, m’indiqua un fauteuil où je pourrais m’asseoir, et sembla complètement oublier ma présence. Il s’assit à sa table, près de la fenêtre, et se replongea dans un travail d’écriture que j’avais, manifestement, interrompu. La pièce était jonchée de feuilles manuscrites.
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