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EAN : 9782378760021
347 pages
Éditeur : De Saxus (07/06/2018)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Masaru Kurami, trentenaire japonais à l'imposante carrure, s'est dangereusement endetté. Pris à la gorge par ses usuriers, il est sauvé par le patron de "Chiwaki Entreprise" qui lui propose d'être son garant, en contrepartie de quoi, Masaru devra travailler pour lui. Recouvrement de dettes, transport de marchandises, extorsions, réseau de prostitution, voilà le genre d'activités de la société dans laquelle a atterri le timide Masaru. Chiwaki, le boss, décèle en lui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Livresque78
  14 juin 2018


Anguilles démoniaques est un roman Japonais, une première pour moi. Sorti aux éditions de Saxus le 07 juin 2018, il nous emmène comme son accroche de couverture l'indique dans les bas-fonds de Tokyo.
Je dois tout d'abord vous donner mon ressenti final sur ce livre: j'ai aimé le style, l'ambiance et l'histoire. Pourtant, la première partie m'a semblé traîner en longueur.
Attention, je ne me suis pas ennuyée! Mais je m'attendais à un événement qui ne venait pas, donc j'ai eu quelques doutes, puis l'histoire est partie dans une direction que je n'avais pas vu venir et je n'ai pas été déçue. La seconde partie, est donc bien plus intense et les pages se tournent à toute vitesse.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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angelita.manchado
  30 avril 2019
Résumé Anguilles démoniaques de Yû Takada
Masaru a décidé de s'en sortir, d'avoir de l'argent. Il ne quitte pas son patron, Chiwaki, d'une semelle car il a l'impression d'apprendre énormément à ses côtés. Masaru veut évoluer.
Masaru a 33 ans, il est grand, bien bâti. Il est marié à Tomoko qu'il a connu au collège. Elle est une ancienne stripteaseuse.
Avis Anguilles démoniaques de Yû Takada
Ce roman japonais traite de nombreux sujets. Quand un homme se retrouve au service d'un patron pour effectuer les basses besognes. En effet, Masaru est extrêmement endetté. Il ne possède plus rien. Il est jeune marié, a une forte carrure. Mais Masaru n'a pas du tout confiance en lui. Son patron a racheté ses dettes mais tant qu'il n'aura pas remboursé, il devra obéir aux ordres. Pour Masaru, son patron est comme un dieu, il l'aide à réfléchir, à connaître ce Japon, le monde, qu'il ne connait, en définitive pas. Il a pratiquement une confiance aveugle en lui. Masaru est un personnage candide, malgré sa forte stature. Il fait confiance aux autres, mais se pose énormément de questions. C'est un personnage également très émotif. Il pleure très facilement. Il accepte pratiquement toutes les missions. Il veut également aider les autres, sans arrières pensées. Pourtant, le monde n'est pas aussi beau et aussi gentil qu'il l'imagine. Il s'en rendra très vite compte ou on lui ouvrira les yeux.
Dans ce roman, plus psychologique que policier, l'auteur nous démontre la force de persuasion que peuvent avoir certaines personnes sur d'autres. Il suffit juste de quelques phrases, de développements pour qu'une personne, qui ne connaît pas grand chose à la vie, ait des préjugés. La pensée est forte, tout comme les questionnements, mais les mots sont encore plus forts lorsqu'ils mis sur ce que l'on croît. Et donc, les peurs les plus horribles surgissent, tout comme les cauchemars, surtout lorsque l'on doit accomplir une mission, sans poser de questions, transporter un caisson dans un camion frigorifique.
Un bassin d'anguilles voraces, un incinérateur dernière génération, des hommes qui ne parlent pas, un endroit glauque, il en faut peu pour que l'imagination débridée de Tomita et Masaru prenne des chemins tortueux. Ont-ils raison, ont-ils tort ?
Sur ces entrefaites arrive une jeune fille, Miki, qui caresse Masaru dans le sens du poil. Bien entendu, il pense qu'elle se moque de lui, lui qui n'est pas séduisant. Celui lui fait plaisir, bien entendu, et très vite, ils vont échanger des mails. Masaru en tombe amoureux mais comme il est marié, il n'ira pas plus loin. Il suffit d'une goutte d'eau pour qu'il comprenne et apprenne tout. Là, sa colère sera terrible et aura des conséquences graves.
Nous ne sommes pas dans le Japon des cerisiers en fleurs. Nous sommes dans le Japon avec sa prostitution, bien souvent lycéenne. L'auteur aborde également le sujet de la pédophilie, de la mort d'humains destinés à être mangés par d'autres humains, le cannibalisme mais aussi ses yakusas.
Je ne lis pas beaucoup de romans orientaux, donc japonais ou chinois, même si j'ai un auteur chinois favori. Ce n'est pas la même culture, toutefois, même si chez l'un et chez l'autre, les rites, les coutumes comptent énormément. Sans m'avoir réellement plu, j'ai eu pas mal de plaisir à lire ce roman, surtout à partir du moment où cela s'est emballé, soit vers la moitié du roman. J'ai voulu connaître le sort réservé à Masaru. Allait-il continuer avec cet homme à qui il appartient ? Allait-il évoluer ? Il regarde beaucoup, écoute, se fait également sa propre opinion et ce sera en se dépassant, en s'ouvrant aux autres sans avoir peur. Masaru est un homme sur qui on peut compter, malgré tout. Mais il devra vivre les années qui lui restent avec un poids sur la conscience qui ne sera jamais enlevé.
L'auteur ne nous présente pas le Japon des cartes postales, des grands centres commerciaux, des mangas, mais celui des bas-fonds où les gens vivent en retrait, sans argent dans une société prompte à éliminer ceux qui sont étrangers, qui sont en marge de la société. Un Japon que j'ai déjà eu l'occasion d'aborder en littérature. Déjà, ce pays ne m'attire pas particulièrement. Je dois dire qu'avec ce roman, il m'attire encore moins.
Je remercie Babelio pour cette Masse Critique Polars et les Editions de Saxus.
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manue14
  06 août 2018
L'histoire est assez originale et nous fait découvrir un milieu peu répandu dans les romans.
Nous découvrons donc une sorte de mafia qui s'occupe de plusieurs choses…
Si les idées sont bien trouvées j'ai par contre été frustrée par le fait que l'on ne découvre pas Tokyo. En effet je m'attendais à découvrir des paysages, la ville, les gens, leur culture et leurs habitudes mais ce n'est pas trop le cas…
L'auteur se concentre essentiellement sur cette mafia et ce groupe qui s'occupe de situations particulières, je ne vous dirai pas lesquelles pour ne pas vous spoiler l'histoire.
J'ai apprécié connaître les côtés sombres et peu connus de ce pays. En général les thrillers sont centrés sur un meurtre ou une enquête mais ici nous avons vraiment affaire à tout un réseau et c'est cela que j'ai aimé découvrir.
Les descriptions sont précises mais n'alourdissent pas le texte c'est donc une bonne chose.
En ce qui concerne les personnages, si le protagoniste est assez bien décrit ce n'est pas vraiment le cas pour les autres… Malheureusement les prénoms japonais du roman se ressemblent parfois un peu et j'avoue qu'à certains moments je me suis parfois perdue entre leur rôle et leur prénom… Je pense que c'est parce que je ne suis pas vraiment habituée à lire des romans japonais dans lesquels il y a beaucoup de personnages qui ont des noms un peu similaires…
L'écriture de Yû Takada est fluide et le roman se lit assez rapidement.
Le roman est centré sur le personnage de Masaru, et le point de vue est extérieur. Je trouve que cela crée une barrière et j'aurais apprécié avoir un point de vue interne pour vraiment me mettre dans la peau du personnage. de plus, avoir plusieurs points de vue aurait, je pense, donné une autre dimension à l'histoire.
La fin est surprenante mais correspond bien au roman. Personnellement elle m'a beaucoup plu et peut peut-être nous laisser présager une suite, ce qui pourrait être intéressant.
En résumé, si vous avez envie de lire un roman japonais sur les côtés sombres de ce pays je vous le conseille, il pourrait vraiment vous plaire.

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nathalou93
  27 avril 2019
#anguillesdémoniaques de #yutakada est refermé - Merci à @desaxus de cet envoi - 9e service presse -
On es plongée dans les bas fonds de Tokyo - On suit Masaru Kurami qui avait de grosses dettes, et Chiwaki l'as racheter, du moins sa dette,mais comme il va lui proposer toutes sortes de missions, qu'il pourras refuser sous aucun prétexte - Ça va de là recouvrement de dettes au réseau de prostitution en passant par le transport de marchandises et justement qu'est qu'il as dans son camion exactement ?La est la question !!!!! J'ai beaucoup aimer ce dernier service presse que j'avais en ma possession, j'apprécie beaucoup les histoires de mafia, de voyou, de prostitution ...etc...
Mais là on se retrouve dans la tête de Masaru, quand il franchis la ligne jaune, et c'est édifiant, ca prends aux tripes, et on as peur de lui-
Mais on se pose une question, est ce qu'il aurait pas un tome 2 ?
Ça serait 🔝
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sofynet
  03 mai 2019
L'histoire/Le sujet : Masaru est tombé bien bas quand il a été obligé de faire racheter sa dette par le patron de Chiwaki entreprise. Dans un monde à la limite (très proche) de la mafia japonaise, il navigue à vue, au fil des « missions » qui lui sont demandées… Cependant, ses visites dans le quartier de Kuromu l'interpellent et l'inquiètent… de plus en plus.

Le style : Thriller japonais, on y retrouve les traits classiques du genre, avec une alternance de chapitres plus posés et de chapitres où éclatent la violence ou l'angoisse. Très prenant, rythmé et angoissant. Difficile à lâcher.

Et la couverture alors ? Très sombre, avec cet aspect humide qui rappelle le milieu aquatique, les anguilles. Très thriller…

En conclusion ? Une fois de plus, je me suis laissée tenter lors d'une récente Masse Critique par le titre qui me disait quelque chose… Effectivement, nous avons les trois tomes de l'adaptation manga de ce roman à la maison … Je l'ai ouvert au lendemain de mon retour de vacances à Tokyo justement. Et je me suis tout de suite retrouvée là-bas. Parce que le héros prenait la même ligne de métro que j'avais prise, se promenait comme moi dans Shibuya. Mais très vite, et fort heureusement, mes souvenirs de vacances ont seulement permis de m'imaginer ce qui arrive à Masaru. On est tout de suite happé par son histoire, et très honnêtement, j'ai trouvé ce géant si fragile très attachant, et pas à sa place dans ce monde de brute.
Le récit est prenant donc, bien construit, et qui fait monter la tension régulièrement. Chaque élément qui ne semble pas forcément complémentaire s'imbrique pour le projeter vers une descente aux enfers dont Masaru se serait bien passé. On s'inquiète pour lui, on a envie de lui dire non, ne fait pas ça, ne va pas là, mais aussi, très sincèrement, on a envie d'en savoir plus.
Nous sommes là dans un vrai thriller noir, d'une grande violence, à ne pas mettre sous tous les yeux. Certains chapitres sont difficilement soutenables, mais malgré tout, ils servent le récit et ne m'ont pas semblés « gratuits ». Et clairement, le dénouement… non, je ne voudrais pas spoiler.
Bref, je ne regrette pas du tout mon choix. D'abord, comme je l'ai dit, parce que revenant tout juste de Tokyo, j'ai pu facilement visualiser les lieux, et m'immerger dans le récit. Et puis le personnage principal est un looser attachant, violent malgré lui, mais surtout subissant. Ces Anguilles Démoniaques ne peuvent pas laisser indifférent, et il
est fort probable que je me plonge rapidement dans le manga, afin de voir comment cela a été adapté.

Pourquoi ce livre ? Comme je l'ai dit, il a été proposé lors d'une Masse Critique récente et le titre me parlait. Merci donc à Babelio et aux éditions de Saxus.
Lien : http://sofynet2008.canalblog..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
manue14manue14   06 août 2018
- Qu’est ce que tu as foutu jusqu’à maintenant, ducon ?
La voix avait baissé, mais maintenant la jambe du patron était prise de tremblements nerveux. Masaru n’avait pas d’autre choix que de rester debout devant lui, les yeux baissés.
Tomika, tournant le dos à l’ordinateur, semblait crier que ce qui pouvait se passer autour de lui ne le regardait en aucune façon. Il était très fort pour poursuivre ses petites affaires dans son coin sans se laisser perturber par ce qui pouvait arriver à côté, Tomita.
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benlebbenleb   26 juillet 2018
Mais il y en avait d'autres, des futés, qui faisaient semblant de se faire bouffer par les zombies, alors que c'était pour mieux les bouffer, au contraire.

C'est exactement comme cela que Masaru voyait les petites brebis à l'arrière du monospace. Elles se foutaient pas mal qu'on voie leur culotte. Pour elles, enlever leur culotte ou enlever un chapeau ne présentait pas la plus légère différence. Le sentiment de culpabilité ? Elles n'avaient pas téléchargé cette application.

Alors elles jouaient à la chair fraiche, celle que les hommes aiment rien tant que manger tout cru. Mais, en réalité, c'étaient elles qui leur suçaient le portefeuille jusqu'à la dernière goutte. Et quand elles étaient repues, elles passaient au suivant. Il paraît qu'il y a des filles qui pleurent pour un peu de tendresse et de sincérité. Mais "tendresse", dans leur langage, ça se dit "portefeuille". C'était tellement ridicule comme histoire...

Enfin, c'est comme ça que Masaru voyait les choses.
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benlebbenleb   22 juillet 2018
Masaru n'avait rien demandé, mais Tomita se croyait obligé de donner des détails.
- Celle d'aujourd'hui, elle était superstylée, je te dis pas, mais dés le début elle n'arrêtait de gémir et de jouir.
Masaru lui jeta un regard en coin, certain qu'il allait le trouver les bas croisés avec son petit sourire vicieux en coin. Or, au contraire, Tomita racontait son histoire avec le plus grand sérieux. Il y a donc de la conscience professionnelle même chez les maquereaux. C'était une découverte pour Masaru.
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nathalou93nathalou93   25 avril 2019
Cette fille était qu'une teupu et son plaqué or c'était totalement écaillé. Une vulgaire truie. C'était cela son vraie visage. Un être vivant recouvert d'une jolie peau. Mais a l'intérieur, ce n'était qu'un sac de merdes rempli d'organes et viscères, souillé de sang

Page 232
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nathalou93nathalou93   25 avril 2019
Miki était à présent une obscène anémone de mer. Son corps entier n'était qu'un sexe géant. Un organe sexuel humide de désir

page 231 sur 348
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