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EAN : 9782344033708
192 pages
Glénat Manga (06/03/2019)
4.09/5   139 notes
Résumé :
1878, la France fait rayonner sa puissance industrielle et culturelle en organisant des expositions universelles, tandis que le Japon s’ouvre au monde après 200 années d’isolationnisme. À Nagasaki, Miyo, orpheline qui a pour seul talent le don de clairvoyance au travers des objets qu’elle touche, parvient à trouver un emploi chez Ban, commercialisant des objets importés d’Europe. Au contact de l’Occident, elle découvrira un monde nouveau qui la conduira jusqu’à Pari... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
4,09

sur 139 notes
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LePamplemousse
  20 mai 2020
Si comme moi, vous aimez le XIX ème siècle, les cabinets de curiosités et le Japon, alors ce manga a toutes les chances de vous plaire.
Miyo est une toute jeune fille qui va trouver son premier travail dans une boutique vendant des objets importés d'occident. Pour l'époque, ces objets étaient pour la plupart inconnus à Nagasaki, que ce soit des vêtements à la mode parisienne, des livres, un photographe ou une machine à coudre, pour Miyo ces objets ont presque une aura de magie.
Il faut dire aussi que cette jeune fille a un pouvoir particulier, en touchant des objets, elle ressent certains émotions ou sensations et est capable de deviner qui en était le précédent propriétaire ou en sera le futur acquéreur.
J'ai beaucoup aimé cette découverte de la vie au Japon à l'ère Meiji.
L'héroïne, issue d'un milieu modeste va grandir sous nos yeux, elle va par exemple apprendre à lire et bien entendu, ces objets arrivant tout droit de l'exposition universelle vont la fasciner.
Une très belle découverte que ce premier tome d'un manga dont j'attends la suite avec impatience.
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OverTheMoonWithBooks
  21 septembre 2019
1878. Partout en Europe, le monde est en pleine effervescence, et bien loin de là, à Nagasaki, Miyo va en avoir un aperçu de manière très inattendue. Miyo, petite fille peu sûre d'elle parvient (grâce à un don de médium!) à se faire embaucher dans une boutique tenu par Momo, un homme original et un tantinet excentrique. Cet homme a voyé dans toute l'Europe et ramené plusieurs objets de l'Exposition Universelle. Aux yeux des Japonais qui à l'époque sont raîchement sortis d'une époque féodale et s'ouvre progressivement à l'Occident : tous ces objets, bâtiments, vêtements ont des allures de merveilles très modernes.
Que c'est agréable de retrouver les doux graphismes de Kan Takahama, certes fortement inspirés des bandes dessinés, mais avec une petite touche personnelle en plus. Miyo est un personnage très attachant. Comme la narration le suggère explicitement, elle est effectivement telle Alice découvrant le Pays des merveilles. Il y a bien sûr des intrigues secondaires qui étoffent le récit principal et ajoutent une touche d'intringue qui ne fait que relever l'intérêt du lecteur ! Et le récit est bien rythmé, et surtout, la mise en scène de cette rencontre entre l'Orient et l'Occident à travers des objets est vraiment très intéressante. Je lirai la suite avec intérêt !
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Mariloup
  23 octobre 2019
Je suis tombée sur ce titre à la médiathèque et j'ai craqué sur la couverture, j'avoue. Sans avoir lu le résumé pour me laisser la surprise, j'ai emprunté ce premier tome et j'ai beaucoup aimé!
Miyo est une jeune fille plein de ressources alors que ses proches la dénigrent continuellement. Elle va trouver son premier travail dans une boutique spécialisée dans la revente d'objets importés d'Occident (d'Angleterre, de France...), des objets plein d'histoire et culturels qui vont être en accord avec le don de Miyo. En effet, elle peut percevoir les anciens et les futurs propriétaires, leurs émotions et leurs sensations. Miyo va travailler avec Momo, le patron de la boutique, métis, excentrique et mystérieux et en compagnie de Ganji, le père adoptif de Momo qui a l'air un peu rustre au premier abord mais qui ne l'est pas. Miyo va s'épanouir petit à petit, va se rendre indispensable, s'émerveiller et en apprendre toujours plus!
Les personnages sont tous intéressants. Miyo est adorable, elle va prendre de l'assurance petit à petit, j'en suis sûre! Son don m'a un peu rappelé celui d'Ophélie dans la Passe-Miroir. Ganji me fait l'effet d'un gros nounours, dur au premier abord mais tellement gentil et doux à l'intérieur. Mais j'ai une préférence pour Momo. Il me fait un peu penser au Chapelier Fou de par son extravagance et du fait qu'on a du mal à le suivre, à le cerner. Il a déjà révélé une petite part de son passé, de sa vie mais j'aimerais en savoir plus!
J'ai aimé la mise en avant des certains objets/événements/personnages culturels appartenant à une époque de grands bouleversements dans le monde. Il y a d'ailleurs toujours une page d'explication très sympa pour chaque élément. L'art a son importance dans ce manga et c'est appréciable. On découvre ainsi la modernisation du Japon du XIXe siècle. L'ambiance est typiquement japonaise mais avec des éléments qui dénotent, à consonance occidentale. J'ai donc aimé les références culturelles comme Alice au pays des merveilles, le chocolat, l'Exposition Universelle, le prêt-à-porter, les objets révolutionnaires comme la machine à coudre ou le phonographe.
Le graphisme m'a beaucoup plu. C'est tout en simplicité, en légèreté, en finesse. C'est très joli!
Je ne m'attendais à rien en particulier et ce fut donc une bien belle découverte, ce manga est prometteur, à un certain charme et c'est un manga avec lequel on apprend plein de choses!
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Tachan
  26 novembre 2019
Ce titre m'intrigue depuis sa sortie chez nous. Je pensais au début que l'autrice était française tant son coup de crayon fait occidental pour moi et à cause de ça je n'ai pas voulu m'y intéresser. C'était bien bête de ma part. En effet, après l'avoir entendu parler de son travail à la radio sur France inter ou France culture, je ne sais plus, j'ai trouvé celle-ci fort intéressante. Elle avait l'air passionné par ce qu'elle fait et surtout savait faire partager sa passion. Il ne m'en fallait pas plus pour vouloir découvrir La Lanterne de Nyx.
L'histoire nous plonge dès les premières pages dans le passé d'une jeune Japonaise de la fin du XIXe siècle qui vient d'une famille modeste et qui cherche du travail après la mort de son père. Elle parvient, un peu par hasard, à se faire embaucher dans une boutique vendant des produits importés, grâce à son don à lire les objets. En effet quand elle les touche, elle parvient à dire à qui ils ont appartenu et à qui ils vont appartenir. S'ouvre alors à elle un monde inconnu qui va lui mettre des étoiles dans les yeux, tout comme à nous.
J'ai adoré la façon dont Kan Takahama raconte son histoire. D'abord, le petit bond dans le passé du tout début est classique mais bien trouvé. On part d'une situation dramatique mais surtout historique clé pour le Japon, la Seconde Guerre Mondiale, pour arriver dans une autre période clé, les débuts de l'ouverture de l'archipel au reste du monde. On y suit ensuite une jeune fille atypique, très réservée, qui a du mal à sourire, qui ne se sent pas trop à sa place dans sa famille et qui va découvrir un tout autre monde grâce à ce travail qu'elle a trouvé.
Cet autre monde la fait rêver et nous fait rêver à nous lecteurs parce que la mangaka s'en sert pour nous faire découvrir à travers ses yeux toutes les innovations qui ont lieu à cette époque et qui arrivent de l'Occident jusqu'en Orient. C'est fascinant. En plus, l'autrice les exploite à merveille en les associant dans l'histoire qu'elle raconte et dans le quotidien de ses personnages, ce qui fait que les informations qu'on glane ne le sont jamais de façon lourde ou absconse. Au contraire. Elle bâtit petit à petit tout un univers très savoureux, d'une ambiance très particulière, autour de la boutique dans laquelle travaille Miyo.
Cette ambiance si atypique et propre au titre, nous la devons en grande partie également aux personnages. Il y a le décalage entre la naïveté et l'ignorance de l'héroïne qui joue énormément, mais aussi le grain de folie du patron de la boutique : Momo, un garçon assez mystérieux et farfelu. Et toute la petite troupe de personnages qu'on rencontre au fil des pages et qui vient se greffer à eux ajoute à cette ambiance amusante un peu hors du temps, pour créer comme une petite famille. C'est doux et chaleureux, ce qui permet à l'autrice de sortir peu à peu d'une simple histoire visant à présenter les dernières trouvailles européennes aux Japonais, pour au contraire raconter une histoire plus humaine, un histoire où des hommes et des femmes se rencontrent et changent au contact l'un de l'autre. On croise ainsi un cuisinier ours, une couturière ancienne maiko, une fille de bonne famille se sacrifiant pour son père, une femme de poigne tenant une entreprise d'importation, etc. C'est  fascinant et ça fait du bien de voir autant de rôles féminins divers et variés.
Le trait de Ken Takahama participe à cette ambiance différente de ce qu'on peut lire ailleurs, sauf dans le Pavillon des Hommes dont elle se rapproche en raison de l'époque évoquée. Mais ici, c'est vraiment un dessin très particulier, qui lui est propre et qui ne ressemble pas à celui des mangaka qu'on trouve chez nous habituellement. On se retrouve avec des personnages qui ressemblent beaucoup à ceux de nos auteurs de BD qui s'inspirent du manga. On a également une utilisation très forte des trames et fonds gris, ce qui peut surprendre. Les planches sont simples et en même temps regorgent de détails quand on est attentifs. Les personnages sont également très expressifs. Cela donne un ensemble harmonieux et très riche à découvrir.
En conclusion, j'ai été surprise de trouver autant de charme à cette série qui ne m'attirait pas au premier coup d'oeil. C'est une histoire charmante, qui prend place dans un cadre historique qui m'intéresse, et où petit à petit l'autrice bâtit une histoire qui à la fois nous touche de part le caractère des personnages et qui nous instruit grâce aux mille et un détails sur les objets occidentaux qu'on croise. C'est passionnant !
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Orphea
  20 mai 2019
On n'est pas passé loin du coup de coeur !
1878 : ère Meiji. Le Japon s'ouvre à l'Occident, le commerce d'importation connaît un essor rapide et enthousiaste. De nombreux objets inconnus sont amenés d'Europe.
Dans La Lanterne de Nyx , nous suivons une jeune fille, Miyo, employée dans un magasin de Nagasaki qui propose toutes sortes de merveilles ramenées de l'Exposition Universelle de Paris.
Le XIXème siècle est une période qui me fascine et il va sans dire que le Japon de l'ère Meiji aussi ! Bref, je partais déjà confiante avant d'entamer ma lecture. Et j'avais raison !
Tout d'abord, l'histoire et les personnages sont intrigants, on a envie de suivre leurs parcours dans cette période d'effervescence. Ensuite, j'ai appris beaucoup de choses à la fois sur le Japon et sur les inventions européennes de l'époque, et cela en moins de 190 pages. Enfin, j'ai beaucoup aimé la structure du livre avec en clôture de chaque chapitre une page du "Cabinet de Takahama" où l'autrice nous présente directement l'objet apparu dans le chapitre.
Un premier tome à découvrir. Moi, c'est sûr, je poursuivrai avec le tome 2 !
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critiques presse (2)
BDGest   09 avril 2019
C’est bien à un voyage dans le Japon de l’ère Meiji qu’elle invite, avec la promesse non seulement d’un dépaysement, mais également d’une multitude de découvertes tournant autour des innovations technologiques occidentales de la deuxième moitié du XIXe siècle.
Lire la critique sur le site : BDGest
ActuaBD   29 mars 2019
Kan Takahama nous revient avec cette fois une série, plus légère et grand public semble-t-il que ses précédents ouvrages. Mais on y retrouve toujours des personnages féminins construits tout en finesse et des contextes historiques et sociétaux d'une grande richesse.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
MariloupMariloup   23 octobre 2019
Momo: Miyo, prête-moi ta main!
Miyo: Hein?! M... monsieur, attendez!
Momo: Est-ce que ton don te permet de voir qui est mon père?
Miyo: Qu... qu... je... non... ça ne marche pas sur les gens! Je ne vois que les propriétaires des objets et de toute façon...
Momo: Hé hé hé! Hi hi! Ha ha!
Miyo: Euh...
Momo: Jamais vu une oie blanche pareille! Tu n'as même pas donné la main à un garçon une seule fois dans ta vie, je me trompe? Hii, quelle nouille! Je ne vais rien te faire, enfin! Tu me demandais si tu étais encore une enfant... je crois que ça répond à ta question!
Miyo: Vous avez fini?! Monsieur, je vous déteste!
Momo: Ha ha ha! Aïe, arrête!
Miyo: Vous vous moquez!
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4C4C   08 janvier 2020
L’objet du jour est le premier modèle de phonographe, présenté par Edison en 1877. Il ne possédait pas encore de pavillon en forme de trompette (on se servait d’un petit micro à la fois pour enregistrer et émettre le son). Au début, on effectuait certains enregistrements sur un cylindre composé d’un tube en laiton recouvert d’une feuille d’étain, mais la qualité sonore était extrêmement mauvaise et la durée limitée à trente secondes. Il m’a fallu 45 secondes pour fredonner la « chanson de Solveig ». Par conséquent, le cylindre de Momo n’a sans doute pas pu enregistrer la fin. On se servait aussi du cylindre de phonographe dans un article très onéreux : la poupée parlante d’Emile Jumeau. J’en ai entendu une en vrai, on aurait dit un râle d’agonie à vous glacer le sang. Je vous conseille de faire une recherche et de constater par vous-même. Vous ne fermerez pas l’œil de la nuit.
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NievaNieva   21 octobre 2019
DÉPOSÉ
LE PREMIER DES CHOCOLATS AU LAIT
GALAPETER
Très nutritif
Très digeste
Peu sucré
Ne donne pas soif
Le plus sain de tous les chocolats

— C'est une friandise que mangent les enfants d'Europe ! Ça s'appelle du chocolat* !

*La première tablette de chocolat au lait, élaboré par le chocolatier suisse Daniel Peter. Sa commercialisation commença peu avant cette histoire (en 1876). Apparemment Daniel Peter était à l'origine un fabricant de chandelles. Son projet était un vrai saut dans l'inconnu.
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ColibrilleColibrille   26 juin 2019
Cette nuit-là, tant de choses me trottaient dans ma tête que je n'ai pas pu trouver le sommeil... Toutes ces inventions fabuleuses venues du monde entier, ces beaux objets que je voyais pour la première fois, ces voyageurs ébahis et euphoriques, cette femme partie au-delà des mers à vingt ans...
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5_aubrac5_aubrac   14 février 2020
"Mon père avait sans doute raison...
Les femmes ne sont pas faites pour la lecture
-C est normal tu as appris aucun kana.Ce sont les lettres de l alphabet latin que je t'ai enseignées.
-Quoi?
-Tout de même,tu en as retenu une cinquantaine en une seule nuit?!"
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