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EAN : 9782369819080
156 pages
Éditeur : Rue de Sèvres (22/01/2020)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 31 notes)
Résumé :
La narratrice, c'est l'autrice elle-même. Elle a 15 ans et vit en Indochine avec sa mère, veuve et ses deux frères. Pensionnaire dans un lycée pour étudier les mathématiques, elle ne rêve que de devenir écrivain. Sur le bac qui traverse le fleuve séparant son lycée de sa pension, elle fait la connaissance d'un riche chinois. Ils tombent éperdument amoureux et commencent une relation faite d'amour et d'argent qui durera un an et demi durant lequel ils se verront régu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  15 mai 2020
Le roman de Marguerite Duras est ici adapté en bandes dessinées.
La narratrice nous raconte sa rencontre et sa liaison en Indochine avec un riche chinois, alors qu'elle n'avait que quinze ans.
L'histoire est bien la même que dans le roman, mais j'ai trouvé qu'il manquait deux éléments importants dans cette adaptation : l'ambivalence des sentiments et la sensualité qui pour moi étaient fondamentaux dans l'oeuvre originale sont ici totalement absents.
L'histoire semble un peu affadie par rapport au roman qui avait un coté sulfureux.
La jeune fille ne semble pas forcément jolie alors que dans le livre elle était présentée comme très belle et le rapport entre l'argent et les sentiments est évoqué mais semble passer au second plan. Cette bande dessinée aux tons pastels est peut-être un moyen pour faire découvrir le roman original à ceux qui ne le connaîtraient pas, mais j'en ressors quant à moi un peu déçue.
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Bazart
  19 février 2020

Lectrice de Marguerite Duras, Kan Takahama est partie en reportage à Ho Chi Minh Ville sur les traces de la romancière et de l'héroïne de l'amant en préparation de son album. Elle est allée voir l'école, le pensionnat, la maison de Duras, la maison du chinois, le Mékong, le marché pour s'imprégner de cette atmosphère moite, humide.
Cette dernière est traduire par des couleurs chaudes, avec un effet presque gommée parfois et par quelques détails comme les gouttes de sueur qui perlent souvent au visage du Chinois.
L'album suit le fil du roman : la rencontre sur le bac, les mois où leurs relations ne sont que platoniques, leurs ébats dans la garçonnière, la rupture et le retour en France pour elle.

Le découpage en 3 cases horizontales du Chinois lors d'un dîner est surprenant. Les dialogues sont peu nombreux et reprennent cette musique propre à l'écriture de Marguerite Duras.
Elle, elle semble avant tout guidée par une volonté d'émancipation tant sociale (il est riche, elle est pauvre) que sensuelle.
Lui, il est amoureux d'elle mais il n'imagine pas sa vie avec elle, obéissant aux règles dictées par son père.
Elle paraît froide, détachée. Et puis dans les dernières pages, alors qu'elle est rentrée en France depuis quelques années, il l'appelle et lui dit qu'il l'aimera toujours.
Alors cet album qui ne pouvait être qu'une initiation d'une jeune fille à la sensualité et à la sexualité prend soudain la coloration d'une histoire d'amour impossible.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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mumuboc
  10 mars 2020
J'étais très intriguée de découvrir la manière dontt Kan Takahama, avec un esprit manga, pouvait illustrer et faire émerger de ce roman le pays, le Vietnam et en particulier Sadec, le Mékong, pays que j'ai eu la chance de parcourir du nord au sud mais aussi toute la sensualité et le climat.....
La tâche n'était pas facile car cette histoire de passage de l'enfance à l'état de femme à travers une histoire de découverte des sens et d'amour tient surtout à travers les mots mais aussi la voix de Marguerite Duras, que je ne peux m'empêcher d'entendre à chaque fois que j'aborde un de ses romans.
Le résultat est réussi : les illustrations reflètent parfaitement le pays, les couleurs, la singularité, un mélange de chaleur, de moiteur mais aussi de douceur. Elles se suffisent souvent à elles-mêmes, sans texte souvent, pour laisser planer toute la sensualité des gestes, des regards, des sensations. Les expressions des visages sont très bien rendues et laissent paraître parfois toute la souffrance et les abus (en particulier dans la famille de la jeune fille) mais aussi toute la plénitude ou violence dans les rapports des deux amants.
J'ai beaucoup aimé en début d'album la représentation de Marguerite Duras, femme âgée, interpellée sur un quai de gare par un lecteur qui l'a reconnait, sa confrontation à ce qu'elle était et ce qu'elle est devenue, sans complaisance et qui se souvient de la jeune fille qu'elle était, jeune, fraîche et belle en se replongeant dans le souvenir de cette rencontre déterminante pour elle, qui l'a fait femme; Un message de l'auteure sur les circonstances qui l'ont menée à faire cette adaptation et en fin d'ouvrage celui de l'éditeur japonais pour nous faire découvrir Kan Takahama, mangaka reconnue dans son pays et recommandée par Jirô Taniguchi ce qui est un gage de qualité....
Je conseille à tous ceux qui vont apprécier ce roman graphique de se plonger ensuite dans le roman, pour en retrouver toute la magie par la plume de l'écrivaine. Il en existe deux versions : soit l'Amant soit l'Amant de la Chine du Nord qu'elle écrit à l'annonce du décès du "chinois" et dans lequel elle se livre apparemment plus sur ses sentiments de l'époque (je ne l'ai pas lu).
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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yanndallex
  03 mars 2020
Quelle belle surprise !! Quelle merveille !! Voilà une oeuvre qu'il faut absolument posséder dans sa bibliothèque à côté du roman de Marguerite Duras.
Kan Takahama s'est véritablement appropriée l'oeuvre de la romancière pour nous livrer sa vision graphique exceptionnelle loin de l'interprétation cinématographique vue par Jean-Jacques Annaud.
La lecture de cette BD va vous rendre tout chose.
Le scénario de Kan Takahama pour "L'amant" :

Le scénario, adapté par Kan Takahama, ne s'embarrasse pas de fioriture. Il va évidement à l'essentiel, à ces moments de passion, de complicité, de sensualité, de féminité, d'introspection, etc…, qui font de l'oeuvre de Marguerite Duras un superbe roman.

C'est simple et magique en même temps.
L'introduction amenant le flashback se résume à 7 pages agrémentées de larges cases et quelques dialogues succincts pour laisser rapidement place à la contemplation de Saïgon, à la moiteur ambiante du Viet Nam, au voyeurisme de ces corps enlacés des jeunes protagonistes…
Le contraste est aussi admirablement bien fait entre l'urbanisme et la grisaille parisienne en ouverture du récit versus les splendeurs, la luminosité, la richesse culturelle, et le fourmillement d'antan de la grandiose Saïgon par la suite.
L'oeuvre de la Mangaka reste fidèle au récit et met en avant des personnages modestement ordinaires, loin d'être des Apollons ou des Artémis. Des personnes lambdas qui viennent à se croiser les regards, se rencontrer et s'aimer candidement…
Le découpage apporte beaucoup au récit. Il est aéré avec de grande cases, beaucoup de pleines pages et d'effets discrets forçant la contemplation de l'instant.
Le petit plus du livre est aussi apporté par la préface de la Mangaka, mais aussi le postface signé de l'éditeur Tokyoïte de l'artiste.

Le dessin de Kan Takahama pour "L'amant" :
Le dessin de Kan Takahama est somptueux !
Le trait fin et méticuleux donne de la vie aux personnages.
Les portraits sont superbement bien réalisés avec des visage plus arrondis pour la jeunesse, et plus carrés, rudes et anguleux pour les âges plus avancés.
La dessinatrice focalise sont art essentiellement sur les personnes, laissant souvent les les arrières plan épurés notamment pour les séquences particulièrement charnelles et concupiscentes. Cet artifice est donc des plus efficace pour faire comprendre que seul l'instant présent des deux protagonistes compte, le brasier, la frénésie, l'éréthisme et les ardeurs de chacun est ainsi mis en avant.
Les couleurs sont soignées et absolument divines. Elles nous conditionnent à vivre la chaleur et l'humidité environnante en lisant l'ouvrage. Les dégradés majestueux aux couleurs chaudes évoquent la splendeur de l'Asie. Même les nuances de violets pour illustrer les nuits nous maintiennent dans un cocon douillet.
Le jeu d'ombre et lumière est à tomber, parfaitement maîtrisé.
Les merveilleuses pleines pages et doubles pages nous font voyager très loin. Elles nous dépaysent et nous font rêvasser à cet ailleurs idyllique tout en restant pelotonné dans notre canapé moelleux.
Les effets sont nombreux mais discrets tels des chevauchements de cases, des scènes en triptyque, des cases fantaisistes ou de simples onomatopées, mais l'effet qui m'a le plus impressionné est probablement le flou artistique d'arrière plan lors des séquences au restaurant.
En bref, ce livre c'est véritablement du grand art ! C'est un ouvrage passionnant !
Il donne vraiment envie de relire (ou de lire pour certain) le livre de Marguerite Duras.
Lien : https://www.7bd.fr/2020/02/l..
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Erilalios
  01 février 2020
Dès que j'ai vu que les éditons Rue de sèvres allait adapter l' Amant de Marguerite Duras en manga et que Kan Takaham en serait l'auteur cela ne pourra être que bon. le talent de la mangaka n'est plus a démontrer, récemment le manga le goût d' Emma en est le parfait exemple.
Je n'est pas lu le roman de Marguerite Duras mais je connaissait essentiellement son histoire dont elle raconte sa jeunesse en Indochine en période des colonies à travers ce roman. Vivant avec sa mère et ses deux frères, Marguerite Duras entre en pension pour suivre ses études, mais son désir est d'écrire, elle y fait la connaissance d'une camarade du nom d' Hélène Lagonelle les deux jeunes femmes sympathisent et éprouveront un certain rapprochement réciproque.
Marguerite fera la connaissance d'un jeune et riche chinois où celui-ci sera à la fois intrigué et attiré par la jeune fille. Une certaine relation va donc se créer entre les deux personnes.
Plusieurs point sont abordés dans cette oeuvre. d'une part l'histoire de la colonie entre l' Europe et les peuples mais il y aussi de l'insouciance et les interdits, la difficulté de la relation entre Marguerite et se mère, mais la jeune fille n'en a que faire et veux vivre.
Kan Takahama dresse donc avec fidélité cette oeuvre en l' illustrant d'une belle manière avec des couleurs chaudes où on sent la vie en Indochine, j'ai même retrouvé des similitudes avec le film de Jean-Jacques Annaud que j'ai bien aimé aussi.
Si vous avez aimé le roman, je vous conseille cette adaptation qui mérite que l' on s'y attarde et je pense que de mon côté je vais lire le roman.
Bonne lecture à tous.
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critiques presse (5)
BDGest   25 février 2020
L’histoire est portée par le graphisme doux de la mangaka et baigne dans une atmosphère lumineuse, ponctuée par des ambiances plus intimes lors des scènes se déroulant dans la pénombre des alcôves. Cette adaptation de bonne facture se lit avec plaisir et donne envie de se (re)plonger dans le livre qui l'a inspirée.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   18 février 2020
Il y a un texte d’inspiration autobiographique à la langue si particulière, une oeuvre littéraire subtile qui peine à s’épanouir dans un découpage en grandes cases à la narration délayée. Ainsi, l'auteure, si elle pose joliment l’ambiance solaire et moite du Vietnam d’avant-guerre, peine à donner corps à ses êtres de chair, aux mouvements saccadés et aux expressions ternes, tels des pantins désincarnés.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   17 février 2020
Kan Takahama est une grande artiste. Son travail sur L'Amant donne envie d'en lire plus, d'en voir plus sur son travail. Le dessin est beau. Les paysages sont vraiment superbes et lumineux grace aux tons des couleurs choisies. Nous sentons que nous sommes vraiment dans l'Indochine de cette époque. Elle a fait de bon choix de mise en scène, donnant un rythme étonnant à cette lecture.
Lire la critique sur le site : Sceneario
ActuaBD   10 février 2020
Cette adaptation plaisante et d’une lecture agréable s’avère finalement plutôt réussie et devrait autant séduire les amateurs de littérature que les bédéphiles exigeants.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
LeSoir   05 février 2020
Kan Takahama, étoile de la bande dessinée au Japon, adapte le plus sensuel des Prix Goncourt en manga. L’œuvre éveille le corps et emporte l’âme dans une infinie douceur du trait.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
petitbiscuitpetitbiscuit   27 mars 2020
Un pari risqué et réussi ! MAGNIFIQUE !!!! L'atmosphère initiale est récrée, les personnages, l'esprit de Duras, tout est là !!!!! Et le meilleur : une fois terminée la lecture, on a envie de découvrir ou de redécouvrir le roman de Duras. C'est tellement réussi que l'on se surprend à fixer les images sans même lire les bulles tant il y a de la vie (bruit, odeurs...). En plus, le livre est enrichi d'explications sur la naissance de cette adaptation et d'une présentation de la merveilleuse dessinatrice, Kan Takahama.
Je vous le dis, si vous l'ouvrez, vous n'en ressortirez pas avant la dernière page et encore... il est bien possible que l'envie vous prenne de revenir en arrière pour le plaisir de certaines cases si belles... Allez voir la couverture, elle vous invite à ouvrir le livre !
Si le livre se lit comme un roman graphique traditionnel, le coup de crayon est plutôt celui du manga. L'occasion de découvrir combien les dessinateurs de ce genre-là peuvent être excellents et nous offrir des oeuvres bien différentes des Naruto et des One Piece (que je respecte par ailleurs).
+ Lire la suite
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BazartBazart   19 février 2020
« Il lui avait dit que c'était comme avant,
qu'il l'aimait encore,
qu'il ne pourrait jamais cesser de l'aimer,
qu'il l'aimerait jusqu'à sa mort. »
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NadaelNadael   31 janvier 2020
« Très jeune j’ai eu ce visage prémonitoire. À dix-huit ans… j’ai vieilli. J’ai beaucoup écrit… sur moi, sur ma famille, mais… C’était autour des choses… sans aller jusqu’à elles. Le Mékong argenté… Cette image… je n’en ai jamais parlé. Je suis seule à la voir encore. Quand cette histoire commence… j’ai quinze ans et demi. Je suis dans une pension d’état à Saïgon. La fille de cette pauvre maison dans le quartier des Blancs. Et puis… »
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nathavhnathavh   15 mars 2020
Il n'a pas la force d'aimer au delà de la peur. Il pleure souvent. C'est un homme qui fait l'amour pour lutter contre la peur.
Commenter  J’apprécie          20
YuyineYuyine   09 février 2020
Il n’a pas la force d’aimer au-delà de la peur. Il pleure souvent. C’est un homme qui fait l’amour pour lutter contre la peur.
Commenter  J’apprécie          10

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