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ISBN : 2344022600
Éditeur : Glénat (05/04/2017)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 7 notes)
Résumé :
[LIVRE RÉSERVÉ A UN PUBLIC AVERTI (ÉROTIQUE)]

Kicho, la plus belle courtisane de Nagasaki, séduit tous les hommes sans exception. Cependant, du vieux marchand ivrogne au médecin étranger, elle continue à accepter tous les clients, même les plus méprisables. Quel secret cache-t-elle derrière sa douce mélancolie ? Le jeune garçon qui nourrit une haine farouche envers elle détient peut-être les clefs du mystère...
Kan Takahama est déjà bien connu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
verobleue
14 avril 2017
Dans la multitude des mangas exposés dans cette librairie spécialisée du boulevard Adolphe Max, mon regard a été happé par la magnifique couverture de ce manga : « le Dernier Envol du Papillon» de Kan Takahama. Je le rappelle, je suis tout à fait néophyte en la matière.
Ce manga est un one-shot, contrairement aux « brides Stories » et aux autres séries. C'est un manga étonnant et envoutant par ses dessins subtils et délicats, par la finesse du trait, par l'aura nostalgique qui entoure la protagoniste. J'accorde également un plus aux visages très expressifs et aux corps de femmes magnifiés. Kan Takahama sait dessiner de façon élégante et moderne.
Le plaisir est l'un des thèmes majeurs de ce manga. Mais c'est surtout un manga historique, l'auteur le signale dans la postface, le gros travail de recherche qui a été le sien pour réunir tous les détails et parfaire sa création. Cela m'a été facile de me plonger dans le Japon d'époque car chaque page captive, chaque plan est méticuleusement imaginé pour montrer un aspect soit du récit soit des personnages soit du contexte historique. J'ai apprécié aussi la présence de quelques pages couleur qui rehaussent le style de Kan Takahama, notamment en ce qui concerne la représentation de Kicho, poitrine dévêtue, c'est superbe !
« le Dernier Envol du Papillon » se déroule au XIXème siècle, à Nagazaki, au moment où le Japon commence à s'ouvrir aux échanges et aux cultures. C'est une époque charnière où les échanges avec les pays occidentaux se font de plus en plus nombreux.
Le personnage principal est Kicho, courtisane vouée à offrir ses services et son corps à Maruyama, le quartier des plaisirs de la ville de Nagasaki. le pays du Soleil Levant est connu pour posséder une situation sociale lourde pour le peuple. Chaque sexe s'adonne aux plaisirs octroyés par le contexte sociétal : le sexe pour les hommes, les joies matérielles pour les femmes. Kan Takahama le montre, dès les premières pages, la condition de ces courtisanes qui entourent Kicho, notamment leur passé trouble, dont chacune est victime. L'auteur atteste aussi des difficultés de vivre dans la maladie durant cette période, d'où l'importance des évolutions de la médecine qui s'est développée grâce à ces échanges avec l'occident.
La fin de l'histoire laisse un goût d'amertume. Au final, un ouvrage envoûtant et poignant qu'il serait regrettable de rater.
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Yuixem
13 mai 2017
Quand j'ai aperçu ce manga dans ma librairie, sa couverture et son titre ont emprisonné mon regard et je n'ai pu m'empêcher de l'acheter ! Passionnée par l'histoire japonaise, j'ai été attirée par la présence de cette fille de joie dans un cadre européen, me questionnant sur l'histoire qui pourrait y être caché.
Le dernier envol du papillon raconte une partie importante de la vie de Kicho, la courtisane la plus en vogue dans le quartier des plaisirs de Maruyama à Nagasaki. Dans les premières pages, on découvre tout d'abord le statut de femme de joie à la fin de l'époque Edo (+- 1855) : vendues alors enfants, elles sont formées à devenir de magnifiques femmes parées richement pour distraire et apporter du bien-être aux hommes. Elles se doivent donc d'être belles, bien apprêtées, cultivées, douces et patientes. Après s'être accoutumé à cette réalité, on pénètre ensuite doucement dans l'intimité de la vie de Kicho, qui accepte tous les clients qui se présentent devant elle, qui aime se rendre à Dejima – l'île réservée aux étrangers – et qui a apparemment un frère gravement malade pour lequel elle s'inquiète. Mais derrière tout cela, elle semble cacher un secret qui la rend bien calme et mélancolique en comparaison des autres courtisanes de la maisonnée.
Se cache déjà dans le titre un pincement au coeur, une tristesse, un déchirement, que l'on s'attend à découvrir au coeur des pages. On le voit se révéler au fur et à mesure, à l'image des couches de kimono qui se retirent les unes après les autres pour dévoiler la personne telle qu'elle se présente naturellement. Comme dans beaucoup d'oeuvres japonaises, les émotions sont totalement induites, jamais clairement énoncées. On les ressent via la narration très étalée et via les dessins. Il faut donc prendre le temps d'observer les scènes, les regards qui s'y échangent, les paroles cachées derrière les silences… le dernier envol du papillon est une oeuvre sentimentale qui ne pourrait laisser personne de marbre devant l'amour si puissant et pur qui s'y trouve.
Outre le récit, j'ai également apprécié observer le monde des courtisanes de Nagasaki. Ce manga est une véritable ouverture vers un univers unique et particulier au Japon. On y découvrir les coutumes de ces femmes dont la vie se résume à satisfaire pleinement leur client avant de mourir régulièrement d'une MST. Une vie bien pénible dont certaines arrivent à s'échapper en se faisant racheter par un homme qui les désire jalousement ou qui les aime profondément. Comme j'adore l'époque Edo, j'ai été plus que ravie de pouvoir m'échapper un peu dans les rues de l'ancien Japon où la beauté était l'attribut le plus recherché. D'autre part, j'ai également été enchantée de découvrir un pan de l'histoire de la médecine au Japon, via le médecin étranger qui se propose d'enseigner son savoir à qui veut apprendre.
Enfin, j'ai été sous le charme tout au long de ma lecture des dessins de Kan Takahama. J'ai adoré ses portraits de femmes et principalement de Kicho, qui attire toute l'attention. Les coiffures et les kimonos sont absolument ravissants et l'ajout de quelques pages en couleur au milieu du livre permettent de les admirer davantage. J'ai été surprise de voir que les pages de la mangaka sont beaucoup plus sombres que celles des mangas habituels. Les marges sont noires et les tons gris sont fort présents, offrant une certaine intimité ainsi qu'une douceur dans le regard qu'on pose sur les planches. La poésie et la mélancolie qu'on ressent dans l'histoire sont soutenues par ce graphisme qui rappelle par moments la calligraphie ou l'aquarelle. On a l'impression d'être aspiré dans les pages et de n'être capable d'en ressortir qu'avec la blancheur criarde de la postface.
Je pensais ne pas connaitre Kan Takahama, mais en faisant des recherches après avoir terminé ma lecture, j'ai compris que je la connaissais via le titre Kinderbook. L'ayant lu il y a de ça plusieurs années (au moins 10 ans !), je ne me souviens ni de son contenu, ni si je l'avais aimé ou non. Il s'agit pour moi d'une occasion en or de m'intéresser cette fois plus profondément à l'oeuvre de cette mangaka, dont j'ai adoré les traits de dessin et la douce narration.
Le dernier envol du papillon est un manga d'une incroyable beauté, autant dans ses graphismes que dans son récit. La mangaka, Kan Takahama, nous offre une oeuvre d'une grande intimité et très poétique. Comme un coup d'oeil dans le trou d'une serrure, on découvre en toute discrétion la culture des filles de joie, les coutumes de l'époque et l'histoire de la médecine dans ce vieux Japon de la fin du 19e siècle. Ce voyage dans le temps et l'espace couplé à une histoire sentimentale est un ravissement pour les yeux et le coeur !
Lien : https://livraisonslitteraire..
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DrunkennessBooks
05 juin 2017
Dès sa réception, j'avoue avoir été très emballée par ce manga aux très beaux dessins. Rien que le visuel donnait envie de se plonger sans plus attendre dans sa lecture. S'agissant d'un one-shot, elle n'en a été que plus rapide car l'on sait qu'une fois la dernière page tournée, l'histoire est terminée.
Kicho est la plus belle de toutes les courtisanes de Nagasaki. Surnommée le serpent, aucun homme ne peut lui résister. Pourtant, la jeune femme est-elle aussi inatteignable que les gens le pensent ? Quelles pensées se cachent derrière ce visage de porcelaine ? de page en page, le lecteur va alors découvrir la sombre histoire de Kicho, cette douce et belle jeune femme prisée de tous les hommes.
Etant un one-shot, il est difficile d'en dire davantage sur l'histoire, au risque de dévoiler beaucoup trop l'intrigue et de gâcher le plaisir du lecteur. Kan Takahama nous emmène ici sur les traces d'une geisha, dans un Japon qui s'ouvre tout juste à l'Occident. Entre animosité envers les étrangers et envie, la mangaka met en scène les relations complexes qui pouvaient unir le Japon et les pays occidentaux. Rejet des étrangers mais aussi nécessité d'ouverture, les Japonais entretiennent des relations ambigues avec les Européens. Quel meilleur exemple que celui des courtisanes pour illustrer cela ? le commerce des corps est plutôt lucratif mais c'est également plus que cela puisqu'il peut être mis au profit de la diplomatie. Eh oui ! Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. En mettant en scène la vie difficile de ces femmes qui vendent leur corps, la mangaka nous montre là une réalité historique bien avérée où les femmes étaient vendues encore enfant à des maisons closes par leurs familles tombées dans la misère. Sans jamais tomber dans le trash, elle nous montre que la situation pouvait parfois s'avérer meilleure pour certaines d'entre elles. Logées et nourries, elles devaient travailler pour rembourser leur dette. Une fois celle-ci acquittée, par elle-même ou par un autre donateur désireux de les libérer de leur contrat, elles étaient libres de partir. Or, certaines d'entre elles pouvaient faire le choix de rester. Pourquoi ? Peut-être que finalement, leur situation était bien plus enviable que certaines à l'extérieur.
Kisho vit dans un univers clos et protégé. Choyée et respectée pour son statut, la jeune femme cache au plus profond d'elle une grande tristesse. de page en page, le lecteur découvre des pans de son histoire, jusqu'à ce que la dernière page soit tournée et qu'il ne reste plus rien à lire. C'est avec peine que nous laissons-là Kisho mais avec un sentiment de justesse. Tout a été dit, il n'y a rien de plus à ajouter.

Kan Takaham nous livre avec le dernier envol du Papillon un manga à la fois doux et mélancolique. Abordant le sujet des Geishas, la mangaka parvient avec finesse à créer une ambiance poétique et nous plonge en plein milieu du Japon, au coeur du quartier des geishas.
Lien : http://drunkennessbooks.blog..
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Nothlya
04 juin 2017
C'est un très bel objet, un très beau livre avec un sublime graphisme. Il y a même quelques pages couleurs en plein dans le livre. Il est assez lourd. Et vraiment très beau *o*.
Mais c'est aussi une très belle et prenante histoire. Kicho est une fille attachante, on voit son image, les artifices, et on découvre la vraie fille, la vraie histoire derrière.
Ces temps étaient difficiles, beaucoup de ses filles ont été vendues pour être des geishas et tenir compagnie à des hommes moyennant de grosses dépenses. Elles ont très souvent des dettes insoutenables à éponger.
La suite, sur le blog ;)
Lien : https://lesvoyagesdely.wordp..
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Les critiques presse (2)
ActuaBD01 juin 2017
Portrait de femme paradoxalement au sommet et à la marge à la fois, Le Dernier Envol du papillon vaut pour le cadre dépeint, soigneusement documenté et à l’atmosphère excellemment ménagée, par la subtilité de ce personnage plus complexe qu’il ne semblait au premier abord, et par un graphisme fin et rond à la fois, plein d’élégance et de sensualité.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario03 mai 2017
Servie par un dessin pas toujours excellent ni toujours très égal (...) cette histoire est un petit bonheur de lecture balisé de sentiments nobles.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
verobleueverobleue14 avril 2017
Quand on est jeunes, on se plaint toutes que c'est le bagne, ici...
Mais ce n'est pas mon avis...
Une fois qu'on a sombré, c'est l'extérieur la vraie souffrance...
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verobleueverobleue14 avril 2017
Quand j'ai retrouvé mon mari pendu, j'ai senti comme des volets se fermer autour de ma tête...et moins d'une semaine plus tard, j'étais de retour ici... Enfin, il faut dire que ma famille m'y a un peu forcée, vu qu'elle ne déborde pas d'affection pour moi...
Toutes les filles sont comme ça, ici...Elles sont vendues toutes petiotes par leurs parents...et elles savent au fond d'elles-même que la prochaine grosse séparation leur serait insupportable...
Alors, elles refusent de s'y confronter... elles préfèrent entretenir un flou...
Les gens et les choses vont et viennent à toute heure ici...
Avec un peu d'astuce, on trouve assez à s'occuper pour ne jamais penser à des choses pénibles...
+ Lire la suite
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