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EAN : 9782505070733
212 pages
Éditeur : Kana (22/06/2018)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 119 notes)
Résumé :
19e siècle en Angleterre, la famille Moriarty a recueilli deux orphelins William et Louis mais en leur conférant un statut de domestique. Albert, le fils aîné de la famille est pétri d'ambition et il déteste le système social qui régit la société britannique, dans lequel les classes supérieures se pavanent et oppressent le peuple sans pour autant être dignes du respect qu'elles exigent de lui. C'est pourquoi Albert abhorre sa propre famille et voit dans les deux orp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
claireo
  22 janvier 2019
Une réécriture de Sherlock Holmes, vue cette fois du côté de Moriarty. On découvre trois frères, leur jeunesse et la société anglaise du XIXème siècle, dans une ambiance un peu noire. le graphisme est bien vu et convient bien à l'ambiance du manga.
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Shan_Ze
  26 avril 2019
En ce moment, on regarde Sherlock Holmes, la série avec Benedict Cumberlatch, je crois n'avoir jamais lu les enquêtes de ce grand détective (j'ai tout de même lu le mystère Sherlock de J.M. Erre) Quand j'ai vu ce manga où Moriarty, l'ennemi juré de Sherlock, je me suis dit pourquoi pas ! L'image de couverture est tout de même curieuse, on voit le jeune homme se pointer un flingue sur la tête. (Ambiance...)
J'avoue qu'au début, je ne m'attendais pas à suivre un jeune garçon d'une dizaine d'années, adopté, avec son frère, par une famille riche en Angleterre.
L'intrigue avance assez rapidement, on passe de maltraitances à une vengeance éclair... Après ce sont plus que des enquêtes, on a une punition infligée pour ceux qui ne respectent pas les égalités en ce temps où celles-ci ne sont même pas considérées. L'écart des classes entre riches et pauvres existe mais plus que cela, il y a une sorte de mépris envers le bas peuple. Moriarty qui a connu une enfance difficile, veut aider à un monde meilleur... Possible ? Que va nous amener la suite ?
J'ai beaucoup aimé les dessins, avec des visages qui sont très vite fermées dans leur expression. Une ambiance très froide, sombre, noire avec la misère qui transparaît de cette Angleterre du XIXè siècle.
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RosenDero
  20 mars 2019
Angleterre, fin du XIXe. L'aristocratie use et abuse de ses privilèges ; les basses castes sont asservies et usées jusqu'à la mort, au nom de la tradition et de la Loi. Mais un homme va se dresser contre cet état de fait : le jeune héritier du comte de Moriarty, Albert de son prénom. Alors lorsqu'il va rencontrer un roturier orphelin aux capacités intellectuelles hors du commun, il en fera le parfait instrument dans sa quête de la société parfaite. Quitte a éliminer les brebis galeuses.
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Un pitch inattendu pour ce manga braqué sur Moriarty, le méchant de Conan Doyle. On lui découvre une famille, un passé, des motivations. le tout est fort intéressant, bien trouvé, en mode "la fin justifie les moyens" et "on n'est jamais mieux servis que par soi-même". Les méchants nobles vont payer (exit les "noblesse oblige" et "servir le pays", ici c'est très caricatural) !
Lutte des classes et révolution sans têtes coupées mais à l'aide de "crimes parfaits".
De quoi donner du travail à notre Sherlock (que l'on ne rencontre pas encore).
Un beau moyen de rendre attachant l'un des plus grands méchants de la littérature.
Et même si les facilités scénaristiques, les lourdeurs et les caricatures sont nombreuses, les compensations le sont également : panache, goût de la mise en scène, rythme endiablé.
Le réservoir de gentlemen criminels s'étoffe même à la fin du tome, élargissant l'éventail des possibles pour la suite.
Suite qui sera lue avec plaisir, mais sans prise de tête.
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LireEnBulles
  28 juin 2018
Pour ceux n'ayant jamais lu les romans Sherlock Holmes, c'est possible oui, il vous faut simplement savoir que Moriarty est présenté comme le vilain de l'histoire et Sherlock comme le pus grand détective du monde oeuvrant pour le bien. le Professeur Moriarty apparaît pour la première fois dans le Dernier problème publié en 1893, une nouvelle où Holmes tente de porter un coup fatal à l'organisation criminelle que dirige Le Professeur. Par ailleurs, je vous conseille fortement la lecture du roman Moriarty : le Chien des d'Uberville par Kim Newman [ma critique].
Le tome s'ouvre sur le Napoléon du crime (son surnom) suspendu au-dessus des chutes de Reichenbach (en Suisse) qui le voit déclarer à Holmes, tentant de l'empêcher de tomber : ‘Non, je ne fais pas erreur. le démon, c'est toi !! C'est toi, Sherlock !!'. Cette ellipse temporelle laisse ensuite place à l'enfance de William James Moriarty, dans l'Angleterre de 1866, à Londres. Là-bas nous faisons la connaissance de la famille Moriarty, l'une des familles les plus nobles et fortunés du pays, avec pour fils aîné Albert. À la demande de celui-ci, ses parents adoptent deux orphelins, William et Louis. Parce que la mentalité de “noblesse oblige” fait que les plus riches se doivent de tendre la main aux plus démunis afin de toujours paraître comme « bienveillant » et « distingués ». Pourtant malgré les apparences, les deux frères ne sont pas dorlotés et choyés comme un enfant devrait l'être. Au contraire, ils sont méprisés non seulement par leurs parents d'adoption, mais aussi par les domestiques. Sauf par Albert, qui voit ses deux nouveaux frères comme quelque chose de positif. En réalité, Albert est rongé par l'envie de bousculer les codes de la hiérarchie sociale qui domine l'Empire Britannique, voyant les plus riches toujours plus riches, et les pauvres toujours plus pauvres et exploités par les nobles. Pour y arriver, Albert va trouver un stratagème des plus efficaces : éliminer ses parents et son petit frère, et faire des deux orphelins ses frères de sang.
Il faut dire que William est un véritable petit génie adorant aider son prochain tout en vouant une haine à la caste la plus haute dans l'échelle sociale. Talentueux, séduisant et intelligent sont les trois adjectifs principaux pour décrire le petit William. Après quelques pages imaginant son enfance, le lecteur le découvre une dizaine d'années plus tard occupant un poste de professeur à l'université de Durham, et celui de consultant privé. Dans ce premier tome la narration suit un schéma linéaire présentant donc la jeunesse fictive du personnage, qui de fil en aiguille se voit enrichie par toute la dimension sociale qu'offre l'époque. En étant témoin depuis toujours de la violence et de l'injustice, les trois frères Moriarty usent de leur richesse et titre de noblesse pour infliger une correction aux plus fortunés ne pensant qu'à profiter de ceux des “rangs inférieurs”. Pour nous expliquer cela, TAKEUCHI prend le temps de créer des affaires ou missions que William et co. vont résoudre.
Selon moi William a beau commettre des crimes, dont des meurtres, il n'est pas qu'un simple vilain puisqu'il est le antihéros que l'on retrouve dans de nombreuses autres oeuvres de fiction. Mais sous ce chapeau de futur ennemi de Holmes, le personnage est façonné par une vraie motivation et non pas par simple envie de “détruire le monde” ou de “le conquérir” parce c'est ce qu'un “vilain doit faire”. Non, il est pour ainsi dire un « justicier » malgré ses tendances meurtrières et quelque peut dominatrices. La psychologie du personnage est sombre mais délicieuse à découvrir, et le traitement apporté à Albert, Louis, criminels et victimes est exquis. Sur de nombreux aspects, Moriarty se rapproche de Psycho-Pass, que ce soit au niveau du background sociétal que de la profondeur des protagonistes. Tout comme dans cette franchise, la frontière entre les méchants et les gentils est très mince, puisque au final on ne peut s'empêcher de partager la vision des Moriarty. Et si ces derniers portent l'étiquette de vilains, on est frappés par ce qui ne tourne pas rond dans l'Empire. Plusieurs questions nous viennent alors à l'esprit : Quelle est la véritable définition du bien et du mal ? Si la justice n'est applicable qu'à ceux qui ne peuvent corrompre par des pots de vin, ne devrait-on pas faire justice soi-même ? On peut ainsi découvrir tout l'intellect subtil de William et le malin plaisir qu'il éprouve à rétablir l'ordre qu'il estime être le bon. Dans l'ensemble cela fonctionne très bien même si une pointe de répétition se fait sentir ici et là. Mais on peut déjà parier sur un changement dans les tomes suivants, puisque dès la fin du tome nous découvrons de nouveaux personnages : le Colonel Molan alias Sebastian Moran dans l'oeuvre d'origine.
Le dessin de Hikaru MIYOSHI épouse habilement la psyché toute en charme des frères Moriarty, insistant sur le fait que William est le plus séduisant, tel un serpent venant tenter Eve dans son jardin. Ceux qui avaient déjà été conquis par le trait fin du mangaka dans Psycho-Pass Inspecteur Akane Tsunemori seront heureux de le retrouver. le jeu sur les regards créé une immersion totale du lecteur qui reste scotché face à la malice dans les yeux de William. Si j'insiste tant sur lui, c'est parce qu'il est réellement le pilier de l'équipe qui se forme petit à petit. L'atmosphère du Londres du XIXème siècle et son style victorien sont extrêmement bien retranscrits, avec une mise en avant de la différence entre la ville et la campagne de Durham. le tout est fluide, précis et envoûtant.
Rien à dire sur le travail d'édition de Kana concernant le tome simple puisque même en enlevant la superbe jaquette, nous avons un bouquin travaillé. La traduction de Patrick Honnoré est excellente et en accord total avec l'époque du récit. Pour ce qui est de la version collector, nous avons un fourreau au design rappelant les livres anciens et classiques, avec une partie pour ranger le tome, et de l'autre côté un set de correspondance de style victorien soigné et magnifique. Et franchement si on devait les utiliser ce serait pour écrire à la famille Royale d'Angleterre.
En conclusion, ce tome 1 de Moriarty est à prendre comme une introduction à un univers inspiré des écrits intemporels de Conan Doyle, voyant Ryosuke TAKEUCHI y insuffler sa vision du personnage sans dénigrer la source. le tout est écrit avec sérieux et dynamisme mettant en lumière toute la complexité du personnage de William, appuyé par le charisme de ses frères. Une lecture qui ravira aussi bien les fans que les nouveaux souhaitant découvrir un mythe à l'ambiance efficace promettant de bien belles surprises à venir !
Lien : https://lireenbulles.wordpre..
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belette2911
  09 octobre 2018
Moriarty, le Napoléon du crime, qui connu son Warterloo aux chutes de Rechenbach, avec un Holmes en Wellington vainqueur…
Tout le monde connaît l'histoire et les personnages (sauf si vous n'avez jamais lu les aventures de Sherlock Holmes, dans ce cas, allez vite réparer cet oubli).
Mais que sait-on de l'enfance de ce génie du crime ? Que dalle !
Conan Doyle s'est empressé de le créer pour tuer sa créature qui phagocytait son temps en l'empêchant d'écrire des histoires sérieuses et il ne s'est pas donné la peine de nous donner plus de détails sur l'homme du crime, s'emmêlant même les pinceaux dans « La vallée de la peur ».
Ben maintenant, c'est fait !
Je ne sais pas si c'est le cas chez vous, mais j'ai beau adorer les mangas, j'ai toujours cette impression que les personnages se ressemblent ! Ici, le jeune William me faisait penser à Ciel Phantomhive et j'ai eu du mal à discerner les deux enfants du comte Moriarty et à comprendre le rôle des deux autres jeunes garçons…
Pour ma défense, le résumé sur le manga était moins volubile que ceux sur le Net et il m'a fallu recommencer au début afin de me concentrer plus et de démêler les fils de cet écheveau des têtes qui se ressemblent (mentons pointus, turlututu).
Dans ce manga, on trouverait presque le futur professeur Moriarty sympa car ce bougre agit pour la bonne cause, même s'il est un « criminal consultant », mais il se met au service de la veuve et de l'orphelin, ou du moins, des classes sociales laborieuses, des damnés de la terre en éliminant leur problème…
L'homme est talentueux, bougrement séduisant et furieusement intelligent, de plus, il a tout pour faire un bon socialiste puisqu'il trouve que les inégalités entre les pauvres et les riches sont honteuses et ne devraient pas exister.
Et il va lutter pour les supprimer (il ne sera pas pote avec le gars qui a dit qu'il suffisait de traverser la route pour trouver un job), ce qui fait qu'en lieu et place d'un type qui veut conquérir le monde, on a un mec qui, bien que criminel, tente de gommer les inégalités, en parfait petit justicier qu'il est.
L'histoire est linéaire, même si la case de départ est bourré de mystère puisqu'on y voit Moriarty et Holmes luttant aux chutes de Rechenbach et Moriarty hurler à Holmes : « Non, je ne fais pas erreur. le démon, c'est toi !! C'est toi, Sherlock !! » (oui, je suis horrifiée aussi par l'utilisation des prénoms !!).
Nous découvrons le petit William James Moriarty, dans l'Angleterre de 1866, à Londres, habillé comme un milord.
Et puis, on découvrira l'envers du décor et la perfidie du fils aîné des Moriarty… Qui lui aussi veut gommer les inégalités (là, je tique un peu, mais bon, les miracles ne donnent pas que des nouveaux pneus – private joke).
Un bon début pour ce manga où la frontière entre le Mal et le Bien est aussi mince qu'un string d'une danseuse du Moulin Rouge ou aussi épais que le programme d'un candidat aux élections, c'est vous dire la minceur…
Un Moriarty différent du vieux professeur moche de la série Granada, différent aussi du perfide James de la série BBC ou des films de Guy Ritchie. Un Moriarty différent, aux antipodes de ce que l'on attend de lui, de ce que l'on sait de lui.
Là, je vais aller m'acheter le tome suivant et fissa parce que je suis curieuse de voir où tout ça va nous mener, surtout lors de l'apparition de Holmes et puis afin de savoir comment nos jeunes idéalistes, qui n'ont pas peur de tuer, vont évoluer et continuer la lutte des classes.
♫ C'est la lutte finale … ♪
PS : mais pourquoi appellent-ils le colonel Sebastian Moran, Molan ??

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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critiques presse (3)
BDGest   07 août 2018
L'esthétique du dessin est irréprochable, peut-être trop car Hikaru Miyoshi dépeint les protagonistes de manière belle et séduisante et propose une reconstitution de l'Angleterre victorienne très agréable, très propre, atténuant cependant de ce fait l'impact sombre voulu par le scénario.
Lire la critique sur le site : BDGest
ActuaBD   16 juillet 2018
Pour compenser l’ignominie dont il est aussi capable, le manga cherche à compenser par diverses mièvreries et par un idéalisme un peu forcené.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom   26 juin 2018
Destiné avant tout aux amateurs de polars en manga, ce titre ne fera peut-être pas l’unanimité parmi les fans de l’oeuvre originale.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
MariloupMariloup   09 octobre 2018
Albert: Êtes-vous prêts à vous battre contre l'Empire Britannique tout entier?W
William: J'en ai bien l'intention. Car la vie de chacun a la même valeur... tous les humains sont égaux et tous ont le droit d'être heureux et pourtant cela n'existe pas dans ce pays. Le système social étrangle tout un chacun, souille le cœur de chacun et fait de chacun un démon! Alors renversons tout cela! Si les démons disparaissent, le bon cœur de chacun se mettra à briller et l'injustice disparaîtra et ce pays deviendra beau!
+ Lire la suite
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   26 septembre 2018
[...] la vie de chacun a la même valeur. Tous les humains sont égaux et tous ont le droit d'être heureux...et pourtant...
Cela n'existe pas dans ce pays.
Le système social étrangle tout un chacun, souille le cœur de chacun, et fait de chacun un démon !
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   29 septembre 2018
Donner un espoir de vivre à quelqu'un, c'est aussi lui donner la crainte de mourir.
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KmyeKmye   29 juin 2018
Y'a rien d'plus mauvais qu'un démon qui ressemble à un ange, vous connaissez ?
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MariloupMariloup   09 octobre 2018
"Ils ne parlent que de position, de position et encore de position... Regardez vers le haut avec envie, regarder vers le bas avec mépris,c'est tout ce qu'ils savent faire. Pfff... pourquoi faut-il que le monde soit si mal fait? Le monde est sale et dégoûtant." # Albert Moriarty
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