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Michèle Valencia (Traducteur)
ISBN : 2264042761
Éditeur : 10-18 (04/01/2007)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 150 notes)
Résumé :
En ce début de XXe siècle à Vienne, où l'on peut croiser Freud, SchSnberg, Klimt et bien d'autres encore, les cafés sont le lieu de débats fiévreux. C'est dans cette atmosphère d'effervescence artistique et scientifique que Max Liebermann, jeune psychiatre et pianiste à ses heures, mène ses enquêtes avec son ami Oskar Rheinhardt, inspecteur et… chanteur lyrique amateur.

Et ils vont avoir fort à faire avec le cas de cette jeune et jolie médium retrouvé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  10 août 2015
Premier volume d'une série d'enquêtes menées par un policier aidé d'un ami psychiatre. Les histoires se déroulent à Vienne au tout début des années 1900.
Ce volume nous emmène dans l'univers du spiritisme, des voyants, illusionnistes et charlatans, et je l'ai trouvé bien mené.
L'ambiance est particulièrement bien décrite, l'auteur a une bonne connaissance de la culture de cette époque, de la gastronomie, des arts, de l'avancée de la médecine, de la musique et de l'aspect politique.
On suit les protagonistes dans leur enquête mais aussi chez eux, à leurs cours d'escrime, à l'opéra, dans des expositions de Klimt, en pleine conversation avec Freud, et très souvent en train de déguster des pâtisseries et autres viennoiseries....
J'ai aimé découvrir Vienne à cette époque, comprendre les relations entre les allemands, les autrichiens et les juifs.
La place de la femme est encore cantonnée à la maison mais certaines ont envie de se cultiver, de faire des études, et cet aspect est développé dans plusieurs romans de cette série.
J'ai beaucoup aimé ce premier tome et j'ai très envie de poursuivre la série.
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Maliae
  27 avril 2014
J'ai adoré ce livre. Tout d'abord à cause de ses nombreuses références culturelles (sur la musique classique, sur la psychologie, sur les peintres etc.) et ensuite parce que l'enquête et l'histoire sont hyper intéressantes. le livre contient deux histoires, la plus importante est bien sûr l'enquête de Reinhardt qui est bien sûr confronté à un mystère (un meurtre en chambre close, sans arme, sans balle) et les suspects ne manquent pas (mais pourquoi? et puis comment?), il s'aidera de son ami psychiatre Liebermann et ce dernier lui donnera d'ailleurs un sacré coup de main. J'ai bien entendu adoré cet enquête, c'était surprenant et même si j'ai finis par deviner qui était l'assassin (en tout cas j'avais de sérieux doutes) jusqu'à la fin je n'ai pas compris comment il s'y était pris. Ensuite la deuxième histoire concerne le travail de Liebermann, nous nous trouvons au tout début de la psychothérapie mise en place par Freud (d'ailleurs il fait son apparition dans ce livre et … je le déteste toujours autant) et cette science est plutôt mal accepté, pourtant Liebermann défend son métier et va essayer de sauver une jeune fille de l'hystérie. Ce livre parle beaucoup de psychologies et ça j'ai beaucoup apprécié (les nouvelles sciences moi ça me passionne) et ici se centre sur le problème de l'hystérie, ce qui permet d'aborder le sujet des femmes à cette époque. Si elles arrivent enfin à se battre pour obtenir un peu plus de droits (comme celui d'étudier) tout n'est pas encore gagné et beaucoup de choses dans ce livre arrive à cause de cela. J'ai été très touché et j'ai beaucoup aimé l'espris très ouvert de Liebermann sur la question. Ensuite cela parle également des médiums et là aussi j'ai apprécié de voir qu'on s'en moquait plus qu'on ne les encensait (contrairement au “fantôme de Baker Street” livre qui m'avait déplu pour cette raison), les médiums sont vues comme des gens qui sont des illusionites, des acteurs qui jouent des tours et c'est exactement ce que je pense d'eux (d'ailleurs c'est pour cette raison que j'ai adoré Reinhardt, il joue un petit tour à sa façon et ça m'a beaucoup plu, mais je ne peux pas en dire trop sans spoiler). L'univers de ce livre est baigné d'histoire également, en effet comme l'histoire se déroule à Vienne au début du XXème siècle, l'antisémitisme est très présent (et ça m'a retourné le coeur tant les gens étaient stupides) et certaines pratiques sont très barbares (comme le fait d'éléctrocuter les femmes hystériques), mais c'était vraiment hyper intéressant et pas du tout ennuyé. En plus les personnages sont franchement géniaux. J'ai particulièrement apprécié Liebermann, il est très intelligent, très ouvert et il a un esprit affuté qui lui permets de faire du bon boulot en tant que psychiatre et enquêteur. C'est au niveau des sentiments amoureux qu'il est un peu plus perdue, car s'il demande Clara en mariage au début du livre, peu à peu il se montre hésitant. Et je le comprends, car Clara est une commère sans cervelle (selon moi). J'ai beaucoup aimé le policier Oskar Reinhardt, il n'a aucune honte de demander l'aide de son ami et je trouve que c'est un très bon flic, il cherche vraiment la vérité et ne veut pas accuser quelqu'un à tort (contraire à son collègue qui arrive plus tard et qui n'est qu'un abruti antisémite sûr de lui). Sa femme est adorable et ses filles très mignonnes. J'ai adoré Amélia Lydgate et je l'ai pas mal plaint, pour autant elle se révèle être une femme très intelligente et astucieuse, elle m'a beaucoup plus. Beaucoup d'autres personnages m'ont soit plus soit déplus, dans les suspects comme dans les personnages moins importants, il y en a que j'aurais tué tellement je les trouvais horribles d'ailleurs et d'autres que je trouvais sympa (comme Haussmann par exemple). L'écriture du livre est super bonne, les dialogues sont vachement biens, et j'avais vraiment l'impression de voir la scène sous mes yeux. J'ai aussi aimé le découpage des chapitres (chaque fois l'histoire se centrait sur un autre sujet ce qui faisait qu'on avait immédiatement envie de savoir la suite et qu'on ne s'ennuyait jamais). Bref j'ai passé un super bon moment avec ce livre, et comme j'adore le piano j'étais comblée. Je le recommande, et rajoute le deuxième tome dans ma PAL.
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Tbilissi
  10 août 2019
C'est sans grand enthousiasme que je suis entrée dans ce polar viennois du début du XXe siècle que j'imaginais austère et poussiéreux. À tort ! Je me suis régalée.
Tout d'abord il répond parfaitement aux attentes d'un excellent polar, avec son intrigue à rebondissements et des suspects nombreux.
Et surtout il balaye plusieurs sujets annexes captivants :
L'antisémitisme non dissimulé dans la capitale autrichienne à cette époque,
les débuts de la psychanalyse - Max Lieberman, le personnage principal, est un disciple et ami de Sigmund Freud, et mène des expériences fort intéressantes.
Une réflexion sur la condition de la femme : c'est l'époque où la fac de médecine s'est ouverte aux élèves femmes, ce qui n'est pas du goût de tous ! Notre héros psychanalyste fait preuve d'une grande modernité quand il dit "Dans notre Vienne moderne, les femmes intelligentes et courageuses n'ont guère le choix pour se faire une place dans le monde. La plupart renoncent à leurs ambitions et se résignent au mariage et à la maternité... ou alors elles se rebellent et se font traiter d'hystériques."
Passionant !
Et enfin quel plaisir de suivre des personnages si mélomanes dans la capitale de la musique classique ! D'imaginer Gustav Mahler à l'époque de sa splendeur, d'entendre parler de Schumann et de Beethoven...
Max est un excellent pianiste, et avec son ami enquêteur Oskar Rheinardt, chanteur à ses heures, ils interprètent le répertoire germanique avec bonheur. Cette description du voyage d'hiver de Franz Schubert rend particulièrement bien hommage à cette magnifique oeuvre : "C'était une musique qui vous donnait des frissons - forte, sans pathos. Même la rareté des notes sur la portée suggérait la blancheur dénudée d'un paysage gelé."
Cette lecture m'a donné très envie de découvrir de nouvelles enquêtes de Max Lieberman, un des "grands détectives" de la collection 10/18 !
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cathe
  17 août 2015
C'est le premier volume de la série. Max Liebermann, psychiatre, a l'habitude d'aider son ami l'inspecteur Rheinhardt à résoudre ses enquêtes. Cette fois une femme médium est retrouvée morte dans une pièce fermée de l'intérieur. Intervention surnaturelle ou simple tout de passe-passe ? Les habitués de ses séances sont tous entendus mais apparemment aucun ne peut être coupable... sauf que Max saura interpréter des détails, des lapsus et même des rêves ! Ou comment la psychanalyse vient en aide à la police !
Le point intéressant de cette série est la reconstitution de la Vienne d'alors. Les rues, les monuments, les concerts (dirigés par Mahler), la naissance de la psychanalyse (avec les interventions de Freud), le développement de l'antisémitisme, et bien sûr les patisseries, omniprésentes dans la société !
le point négatif est que l'auteur a voulu trop en faire et s'est montré trop bavard. Chaque lieu est décrit pendant de longs paragraphes, les actions sont diluées. C'est dommage car 150 pages de moins à ces 450 pages auraient amélioré le rythme du roman.
J'ai quand même passé un bon moment de lecture car je me suis attachée à ce jeune psychiatre qui a bien du mal à imposer ses théories psychanalytiques face à une psychiatrie encore bien barbare !
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mjaubrycoin
  07 juillet 2018
La parution du 7ème volume des carnets de Max Libermann "la valse de Méphisto",m'a donné envie de relire cette série et notamment le premier volume , découvert lors de sa sortie en 2007.
Depuis cette date, j'ai fait de fréquents séjours à Vienne et j'ai pu découvrir les richesses extraordinaires de cette ville à l'époque charnière de la fin du 19ème siècle quand elle était la capitale triomphante de l'empire austro-hongrois.
C'est cette période que Frank Tallis a choisi pour y faire évoluer un duo d'enquêteurs particulièrement attachants, Oskar Rheinhard inspecteur de police mais aussi grand amateur de pâtisseries et de chant lyrique et le psychiatre Max Liebermann pianiste à ses heures, mais surtout disciple de Freud et adepte de cette nouvelle et scandaleuse spécialité qu'est la psychanalyse.
Dans ce premier volume, le meurtre d'une belle médium tuée en plein coeur par une balle invisible dans une chambre close , a bien de quoi mettre au défi les deux héros.
Suivant pas à pas l'enquête, le lecteur se promènera dans les rues de la Vienne impériale , fréquentera les célèbres cafés où il découvrira les spécialités gourmandes, arpentera le Parc du Prater et montera même dans la grande roue, la célèbre Riesenrad dans une scène finale qui n'a rien à envie au suspense haletant du film de Carol Reed "le troisième homme".
Il rencontrera Freud dans son cabinet de la Bergasse, trônant derrière sa collection de statuettes antiques nimbée par une épaisse fumée de cigare.
Il découvrira la fabuleuse frise Beethoven peinte par Klimt dans le pavillon de la Sécession, ce bâtiment surnommé "le chou doré" par les esprits chagrins opposés à la modernité.
Si le roman fait la part belle à la vie artistique et culturelle de l'époque, le contexte politique est loin d'être absent avec l'arrivée à la Mairie de Karl Lueger et la montée de l'antisémitisme dans une Ville où la bourgeoisie juive fortunée et laïque tenait le haut du pavé.
Frank Tallis n'oublie pas bien entendu, d'insister sur la situation faite aux femmes et les résistances qu'elles rencontraient pour l'accès à certaines professions, notamment celle de médecin.
En bon psychologue clinicien, il analyse les motivations et les caractères de ses personnages avec finesse et nous permet de nous attacher immédiatement à ceux que nous retrouverons au fil de ses ouvrages.
Bref une enquête passionnante dans un cadre érudit et documenté. Une magnifique série qui distrait et instruit en même temps. Sept volumes à découvrir pour un bel été avant de partir pour Vienne sur les pas de Max, ou encore de visiter à Paris l'atelier des Lumières pour l'éblouissante animation consacrée au peintre Klimt.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   23 février 2010
- Allons-y, dit-il.
Il attrapa une énorme paire de ciseaux et se mit à tailler dans la robe, du milieu du décolleté jusqu'à la taille. Puis il tira doucement sur le tissu. Du sang coagulé le collait à la peau. Peu à peu, il le libéra et découvrit les seins nus et le torse de Charlotte Löwenstein.
- Pas de corset, remarqua Mathias.
Il disposa les draps de telle sorte que seuls le cratère et sa croûte de sang, au niveau du coeur restent visibles. Lorsqu'un mamelon menaça de réapparaître, Mathias arrangea les draps par respect pour la pudeur. - Je vous demande pardon, souffla-t-il.
Rheinhardt trouvait cette sollicitude envers les morts à la fois lassante et macabre. Du bout des doigts, le vieil homme tâta doucement le pourtour de la blessure. Pendant qu'il travaillait, il se mit à fredonner un lied. Rheinardt écouta le premier vers et se demanda si on testait de nouveau ses connaissances. Il lui fut toutefois impossible de ne pas mordre à l'hameçon tant la réponse était facile.
- Schubert.
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DosamuseDosamuse   28 décembre 2014
Afin de ne pas empêcher le sommeil, l'esprit doit procéder à certaines transformations dans le contenu des rêves, surtout s'ils sont susceptibles de générer de l'anxiété. Sinon, cette anxiété nous réveillerait constamment.
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DosamuseDosamuse   14 décembre 2014
- Réfléchissons encore un peu, hein ?
Haussmann inclina la tête et arbora une expression que son chef, espérait-il, prendrait pour de la concentration.
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TbilissiTbilissi   10 août 2019
Dans notre Vienne moderne, les femmes intelligentes et courageuses n'ont guère le choix pour se faire une place dans le monde. La plupart renoncent à leurs ambitions et se résignent au mariage et à la maternité... ou alors elles se rebellent et se font traiter d'hystériques.
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NanneNanne   07 février 2009
La victime est de sexe féminin, mesure neuf mètres et pèse environ deux cent cinquante kilos. On l'appelle Hildegarde tout court, et il paraît que c'est une favorite de l'empereur.
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Video de Frank Tallis (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frank Tallis
F.R. Tallis - Les portes de l'interdit .À l'occasion du Festival International Quai du Polar 2013, F.R. Tallis vous présente son ouvrage "Les portes de l'interdit" aux éditions 10-18. Traduit de l'anglais par Éric Moreau. http://www.mollat.com/livres/tallis-frank-les-portes-interdit-9782264058775.html Notes de Musique : "Morning Emerges From Night" by Ergo Phizmiz (http://www.ergophizmiz.net)
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