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EAN : 9782369810889
317 pages
Rue de Sèvres (14/05/2014)
3.57/5   349 notes
Résumé :
Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été au lac Awago où leurs familles louent des cottages. Cet été là, elles ont 13 ans et 11 ans et demi, passent leurs journées à se baigner, à faire des barbecues en famille et regardent des films d’horreur en cachette. Mais surtout, elles partagent les mille questions de l’entrée dans l’adolescence. Une étroite différence d’âge, suffisante à cet étape charnière pour que leurs préoccupations d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (98) Voir plus Ajouter une critique
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sur 349 notes
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marina53
  22 juillet 2014
Un grand merci à Babelio et aux Editions Rue de Sèvres pour cette escapade estivale...
Cet été-là, comme tous les étés, Rose va passer ses vacances à Awago Beach, avec ses parents, Alice et Evan. A peine les affaires rangées, elle grimpe sur son vélo et se dirige vers la maison de son amie Windy. Quelle joie pour les deux amies de se retrouver ainsi, depuis maintenant 5 ans. Même si Windy est plus jeune que Rose et qu'elles ne se voient pas en dehors des vacances, leur amitié reste intacte. Les retrouvailles se font ainsi dans la bonne humeur. On se raconte un peu l'année passée, quelques souvenirs de l'été dernier, on se balade sur la plage. Une fois la promenade terminée, elles se rendent dans la petite épicerie du coin, le seul commerce d'ailleurs en dehors de la pizzéria. Les deux jeunes filles remarquent aussitôt le vendeur, un ado qui a certainement quelques années de plus qu'elles. Alors qu'elles s'achètent quelques bonbons, une jeune fille, prénommée Jenny, pénètre dans la boutique. Une fois encore, elle semble attiser la curiosité des deux amies....
 
Cet été-là, c'est avant tout les aventures de deux jeunes filles en pleine fleur de l'âge, curieuses, avides d'émotions, parfois nostalgiques et prêtes à entrer dans le monde des adolescents. Des baignades, des parties barbecue, des films d'horreur regardés en cachette des adultes pour se faire peur, des démonstrations de danse de Miss Hip Hop, la visite de l'oncle et de la tante, une certaine curiosité pour les vieux ados que les deux jeunes filles espionnent et avec eux la découverte du sexe, la prise de conscience de son propre corps, le regard porté aux autres qui va changer et un secret familial... tous les ingrédients sont là pour passer un été inoubliable. Ce récit soulève de manière subtile tous ces changements qui vont s'opérer. le scénario, à la fois délicat, nostalgique ou au contraire plus violent, est tout à fait charmant. le dessin est aéré, le noir et blanc ajoute à ce brin de nostalgie et les pleines pages muettes apportent une certaine douceur. Même si l'action peut parfois manquer dans cet album qui fait tout de même 310 pages, l'on aime se promener, contempler ou se laisser bercer par les vagues.
Cet été-là...et tant d'autres encore...
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LePamplemousse
  08 avril 2015
Ouah ! Il ne se passe pas forcément des choses extraordinaires, mais pourtant on se sent bien dans cette bande dessinée qui raconte l'été de Rose et de Windy, qui ne sont plus tout à fait des enfants mais pas encore des adolescentes.
Elles se connaissent depuis des années et sont « copines de vacances ».
Rose commence à s'intéresser aux garçons, Windy est encore un gamine joufflue qui adore les sodas. Elles partagent des paquets de bonbons, se font peur en regardant des films d'horreur, vont se baigner et jouent encore dans le sable mais ont hâte de voir leurs seins pousser.
Pendant ces quelques jours de vacances, elles vont osciller entre l'envie de rester petites, parce que le monde des adultes est parfois incompréhensible et fait peur, et l'envie de grandir, de connaître des sensations nouvelles, même si là encore, c'est un peu angoissant et incertain.
Elles observent leurs parents, les quelques ados qui trainent dans le coin et tentent de comprendre ce qui les rend tristes, malheureux, en colère.
On aurait envie d'arrêter le temps et de leur dire que cet été - là est précieux, qu'il faut en profiter et le garder en mémoire car il ne reviendra jamais, et que parfois, vivre des choses toutes simples, des choses qui semblent banales comme ramasser des coquillages avec son père ou se faire coiffer par sa mère, ça n'a pas de prix, car même ces choses anodines ont un sens, et nous créent des souvenirs.
Ces deux gamines m'ont beaucoup émue et je referme la dernière page avec un sourire.
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TheWind
  31 mai 2016
Un roman graphique qui sent l'adolescence...et tout ce qui en dérive.
Les p'tits bonheurs, les désarrois...
La découverte mais la nostalgie aussi..
Les questions...sans réponses
Le mal de vivre, mais encore un peu d'insouciance
Les vacances et les galets lisses
Les interdits qu'on brave,
Les adultes qu'on ne comprend pas,
Les petits drames, la vie qui sombre,
Une amitié sincère,
Des amours délétères,
Une attirance secrète,
Le tick tick de l'horloge...
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Ziliz
  03 août 2014
Un été charnière pour Rose, en pleine mue adolescente.
Un été morose. La copine qu'elle retrouve tous les ans en vacances l'agace autant qu'elle l'amuse - fofolle, insouciante et gamine. Elles n'ont pourtant qu'un an d'écart, mais à cet âge la différence de maturité est sensible. Elles arrivent quand même à passer de bons moments ensemble, entre la plage, les films d'horreur visionnés en cachette, les discussions sur la sexualité et sur la grossesse en particulier - celle qui arrive par accident et trop tôt, celle qu'on attend en vain. Leçons de vie et de choses pour les deux filles qui observent quelques adolescents plus âgés qu'elles.
Chez elle, Rose souffre des disputes parentales, et surtout de l'état de sa mère prostrée dans sa dépression. Ses relations avec elles n'en sont que plus conflictuelles. Pas de pitié à treize ans, pas d'indulgence envers les parents, encore moins s'ils sont faibles. A cet âge, on doit pouvoir s'appuyer sur des adultes de l'entourage, on doit aussi pouvoir les rejeter pour se construire. Bref, il faut du solide autour de soi. Rose ne rencontre que du mou, du vide, lorsqu'elle se confronte à cette mère recroquevillée autour de sa douleur et de son ventre désespérément vide.
L'ambiance familiale plombe Rose, certes, mais une partie de son malaise reste indéfinissable et inexplicable pour elle. le cafard lui colle à la peau sans qu'elle sache pourquoi, ce qui est d'autant plus déroutant et vertigineux.
Bel album sensible sur le désarroi et la souffrance adolescents, sur les humeurs fluctuantes de cet âge. On referme l'ouvrage sur une image éloquente : la porte de la maison de vacances que l'on referme en prenant rendez-vous avec soi-même pour l'été suivant, se demandant avec inquiétude ce qu'on sera devenu. Espérant que la vie paraîtra alors plus douce, ou tout au moins pas plus sombre.
Si on se souvient de l'été de ses treize ans et/ou si l'on est parent d'adolescent, on trouve des échos dans les sentiments et les comportements de Rose et de ses proches. On risque alors de sortir de cet album dérouté et tristounet...
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Foxfire
  10 mai 2022
Si l'enfance et l'adolescence sont des périodes de la vie largement traitées par la fiction en général et la B.D en particulier, la période courte mais très particulière qui se situe entre les deux l'a beaucoup moins été. « Cet été-là » s'intéresse à cet âge intermédiaire en suivant Rose et Windy lors d'un été au bord de la mer.
« Cet été-là » est vraiment le genre de B.D que j'affectionne. J'aime ce registre intimiste, doux amer qui fait la part belle à l'émotion et à la nostalgie. Il ne se passe pas grand-chose au cours des plus de 300 pages qui composent la B.D et pourtant j'ai été happée du début à la fin. le portrait de la préadolescence qu'esquisse Mariko Tamaki est subtile et émouvante. Si Windy a encore nettement un pied dans l'enfance, Rose n'est déjà plus tout à fait une enfant et se situe à cet âge charnière entre l'enfance et l'adolescence. Son regard sur ses proches, sur le monde qui l'entoure se fait moins naïf, elle entrevoit certaines choses qui lui échappaient totalement il y a peu. Pour autant, les hormones n'ont pas totalement fait leur oeuvre et un gouffre la sépare encore des jeunes gens un peu plus âgés qu'elle observe avec un regard envieux mais distant. le ton est juste et émouvant sans jamais être larmoyant. le récit se permet même des pointes d'humour malgré une certaine gravité dans le propos général. J'ai été charmée par ce scénario subtil et émouvant dont l'impact est renforcé par la simplicité du dessin de Jillian Tamaki. Un noir et blanc assez brut, l'illustratrice joue très peu avec les gris et les ombres, des traits simples et épurés mettent en valeur l'histoire racontée.
J'ai beaucoup aimé cette lecture touchante et pleine de finesse. J'ai bien envie de découvrir d'autres ouvrages de ces auteures canadiennes que je ne connaissais pas du tout.
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critiques presse (7)
BDSelection   04 mars 2015
Cette bande dessinée est tout simplement magnifique.
Lire la critique sur le site : BDSelection
LaPresse   26 décembre 2014
Cette chronique de vacances, simple en apparence, aborde sans lourdeur des thèmes graves comme les désirs, la maternité, la dépression et même le suicide.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse   29 septembre 2014
Une chronique douce-amère sur la sortie de l'enfance, remarquable de tendresse.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Liberation   07 juillet 2014
Petites beautés et grandes lâchetés durant le temps distendu des grandes vacances, par deux cousines canadiennes remarquées.
Lire la critique sur le site : Liberation
BoDoi   16 juin 2014
La question sexuelle est donc au centre du récit, mais traitée toujours avec finesse et une sobriété quasi documentaire.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   03 juin 2014
À travers ce roman graphique mettant en scène - avec justesse – la sortie de l’enfance, les éditions rue de Sèvres permettent de (re)découvrir ces deux auteures d’outre-Atlantique. Une belle lecture tout en douceur et en sentiment.
Lire la critique sur le site : BDGest
Du9   26 mai 2014
Cet été-là explore les limites de ce récit clairement défini dans sa totalité, sans le faire voler en éclat. L’ambition des cousines Tamaki, Mariko au scénario et Jillian au dessin, est moins de réinventer la roue que de la faire tourner aussi doucement et élégamment possible, et elles y arrivent superbement.
Lire la critique sur le site : Du9
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   02 août 2014
- Ouais, je sais. J'RIGOLE.
- Arrête de dire ça.
- Quoi ?
- "J'rigole". Un jour, les gens penseront que tu ne plaisantes pas. Ou bien ils ne comprendront pas ce que tu veux dire.
(p. 116-117)
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boumabouma   17 novembre 2014
La première fois que je suis venue à Awago, j’avais peur de nager dans le lac. Et puis ma mère m’a appris à ouvrir les yeux sous l’eau.
Je croyais que c’était quelque chose de spécial. Un pouvoir.
Jusqu’à ce que je raconte ça à Windy et je comprenne que tout le monde y arrive, à condition d’essayer.
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JulverJulver   05 décembre 2014
Y'en a une à mon cours de danse, qui a dix ans et qui fait au moins un bonnet D. Peut-être même un G. Genre, ça lui fouette le visage quand elle court.

Ma mère fait un B. Je ferai sûrement un B moi aussi.

Est-ce que toutes tes copines ont des nichons? Ma copine Kelly, elle en a des énormes. Je crois que ceux de sa mère sont gros aussi. C'est le problème avec l'adoption. Je ne peux pas savoir à quoi vont ressembler mes nichons.

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NievaNieva   19 juillet 2015
— Mon Dieu, mais qu'est-ce que vous regardez ?
— C'est un film.
— Sur le camping.
— Des campeurs.
— Baissez le son, Seigneur !
— Les filles passent leur temps à hurler dans ce film. Elles ne font que hurler.
— Ouais. Enfin, bon, elles se font poignarder. Donc...
— Ce que je veux dire, c'est qu'on dirait que dès que quelque chose tourne mal dans ce film, c'est à cause d'une fille. T'as remarqué ? Évidemment : tu ne te fais pas poignarder si t'es pas dans le noir, donc il suffit de ne pas y aller et de ne pas crier comme une folle ! Y aurait moins de mecs qui meurent s'ils avaient pas à sauver toutes ces filles débiles qui savent pas se gérer.
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NievaNieva   19 juillet 2015
La première fois que j'ai vu une asclépiade, c'était à Awago Beach. Je croyais que c'était une fleur magique.

Je croyais que si on en mangeait, ça nous ferait pousser des ailes.

Alors, un jour, Windy et moi, on en a cueilli des centaines. Un sac à dos entier.

Et on voulait les mélanger avec de la glace, du lait et de la noix de coco.

Et puis ma mère a trouvé le sac à dos et nous a expliqué que c'est une plante toxique.

Depuis, à chaque fois qu'elle tombe sur ces fleurs, Windy fait semblant de s'étouffer.

J'aime toujours les cueillir et les effeuiller, malgré tout.
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