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Critique de Totophe17


Mar adolescente française de 17 ns, accompagne sa mère au Sénégal dans le cadre d'un voyage humanitaire. Elles vont participer à la construction d'un centre socio-culturel. Mar va découvrir la vie en Afrique et va devoir adapter ses comportements face à une culture qu'elle ne connait pas.

Mar est l'adolescente occidentale dans toute sa splendeur : elle est accro au monde des réseaux et son téléphone et le moyen de rester en contact avec son monde. Problème : peu ou pas de réseau, Mar est coupée de sa vie d'avant. Tout est nouveau pour elle : la nourriture, les conditions pour dormir, pour faire sa toilette, pour aller aux toilettes. Mar doit faire selon les coutumes locales. Elle doit de plus supporter les conseils de sa mère pour prendre des précautions quant à des médicaments.

Mar va rencontrer des Sénégalais qui vont essayer de lui donner les clés pour comprendre leur mode de fonctionnement. Elle découvre qu'elle est une Toubab, terme générique donné à toutes celles et ceux qui ne sont pas des Wolofs. Ses amis vont aussi lui expliquer leurs relations aux biens matériels et leur philosophie quant à la notion de propriété, qui n'a rien à voir avec celle qui prévaut dans le monde occidental.

Peu à peu, Mar va changer son regard sur l'Afrique, son point de vue va évoluer. Elle va passer d'une vision égoïste à une vision plus solidaire. Elle va passer du statut de la jeune européenne qui vient construire pour ces "pauvres africains", de celle qui vient pour faire "pour" à celle qui, vient pour faire avec. Il faut que les aides apportées soient compatibles avec le mode de vie local. Pour la, construction, il faut utiliser des matériaux locaux que les Sénégalais seront capables d'utiliser à nouveau.

Nuria Tamarit nous propose un regard plus écologique sur ce que pourrait être l'aide humanitaire. Elle nous montre aussi la joie de vivre des africains pour qui la danse et la musique sont essentielles. Nuria Tamarit nous propose un graphisme très simple, voire simpliste, en particulier pour les visages et les expressions. Il n'en est pas de même pour les vêtements ou les scènes de la vie quotidienne. L'autrice joue entre les planches très colorées et celles plus sombres, plus ternes. J'ai un petit faible pour les ciels étoilés où il n'y a pas de pollution lumineuse.

Le carnet final permet de mieux connaître l'autrice, son oeuvre et son approche d'artiste graphique. Une leçon à retenir : se contenter de ce que l'on a et savoir le partager avec celui qui n'a rien.
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