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Jean Giraud (Antécédent bibliographique)Jean Annestay (Collaborateur) Misato (Traducteur)
ISBN : 2871298661
Éditeur : Dargaud (02/12/2005)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 97 notes)
Résumé :
Alors que de curieuses attaques terroristes kamikazes frappent la ville ici et là, naît dans un hôpital, un jeune enfant qui semble avoir la faculté de voler ! Stupéfaction du monde médical ! Et si Icare ouvrait une nouvelle ère ?! L'armée y voit un intérêt certain, les possibilités sont infinies ! Mais pour l'observer et le tester avec tout le secret que cette entreprise nécessite, les scientifiques devront lui "couper les ailes" en le confinant alors que sa nature... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
dancingbrave
  28 février 2019
Icare est né on ne sait trop comment ; et il vole !
Évidemment l'armée le séquestre et l'étudie le privant de sa liberté.
A 20 ans il découvre l'amour et finit par s'échapper avec son adorée.
Voilà l'histoire divulguée ; mais soyez sans crainte l'ouvrage ne perd rien car on s'attend à tout cela dès le début.
En ouvrant le manga, j'imaginais une douceur, une profondeur à laquelle m'avait habitué Taniguchi ; un onirisme qui aurait été enrichi par la poésie de Moebius.
Le thème original m'a paru un peu desservi par une interprétation inhabituelle du dessinateur : une violence dont on aurait pu se dispenser et une fin brutale, certes, sans doute heureuse ; mais coupant court.
Ce n'est pas grave ; dans la balance de mon coeur, Taniguchi reste mon mangaka préféré...
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colimasson
  17 juin 2013
Icare attise toutes les convoitises…
Dès sa naissance, incapable de faire comme tout le monde, il s'est envolé dans les airs dès que son cordon ombilical fut coupé. Un peu plus de discrétion lui aurait peut-être permis de mener une vie relativement tranquille et anonyme, mais le gouvernement est aussitôt informé de ce miracle qui ne le laisse pas indifférent. Précisons que l'histoire se situe dans un futur indéterminé dans lequel, une fois n'est pas coutume, la population se sépare en différentes castes. Celle des hommes-éprouvettes inquiète particulièrement le gouvernement. Eprouvée par sa condition misérable, cette catégorie d'hommes rejetés a récemment tenté de se rebeller en provoquant sans relâche des attentats. Icare, le bébé volant, apparaît alors comme le premier prototype d'une nouvelle caste d'hommes qui permettrait de combattre efficacement ces terroristes. Icare est arraché à sa mère, enfermé dans une serre adaptée à sa taille et observé nuit et jour par des scientifiques.

Le développement d'Icare n'intéresse ni Moebius, ni Taniguchi. Un beau jour, l'homme-volant se déploie devant nos yeux du haut de ses vingt ans. Bien que confiné dans sa serre, il semble heureux car il n'a aucune idée de ce que peut être le monde à l'extérieur et de ce dont les scientifiques et le gouvernement le privent. Alors que la zoologiste Yukiko croit égayer un peu son quotidien en lui apportant un couple d'oiseaux, Icare prend brusquement conscience de sa condition. C'est autour de son sentiment d'injustice et de la rébellion qu'il tentera de mener à bien en compagnie de Yukiko que Moebius et Taniguchi se concentrent particulièrement.

L'état d'esprit de la bande dessinée Icare semble relever davantage des inspirations traditionnelles de Moebius que de celles de Taniguchi, mais l'apport de ce dernier au dessin n'est pas négligeable et donne naissance à une oeuvre hybride : du Moebius version Taniguchi –la réciproque marche aussi. Malheureusement, la collaboration semble entraver chacun dans les particularités de son style et donne un travail qui ne semble qu'à moitié abouti. L'aspect science-fictionnel de Moebius est bâclé : on ne sait que très peu de choses concernant cette société qui veut s'accaparer le talent d'un Icare et la rébellion de ce dernier est résumée à un décevant combat entre les forces du Bien et du Mal. L'aspect psychologique propre à Taniguchi n'est pas approfondi : les motivations des personnages sont troubles et aucun d'entre eux n'est particulièrement attachant. Même Icare et Yukiko, censés incarner les « forces du Bien », paraissent ridicules, et ce n'est pas le peu de phrases qu'ils prononcent dans cet ouvrage de plus de deux cent pages qui nous convaincront du contraire : « C'est mignon. C'est mignon, les oiseaux. Mes frères ».

Cet Icare est toutefois sauvé par la beauté de ses dessins. Taniguchi, toujours aussi professionnel pour mettre en place des univers qui lui sont propres, crée des plans quasi-cinématographiques du plus bel aspect. Même si l'on est souvent tenté de se moquer des niaiseries et des simplicités scénaristiques qui aboutissent à une moralité très convenue, on accordera toutefois à Icare le minimum de respect que lui accorde son statut original de prototype de poésie dessinée. A cet égard, on peut bien accepter pour une fois que le propos ne soit pas aussi original que le dessin et la mise en page –ce qui ne fera toutefois pas disparaître totalement une déception tout à fait légitime.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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IreneAdler
  14 mars 2014
Tokyo est victime d'attentats, et un bébé volant naît. Classé secret défense, code Icare, il vit 20 ans caché dans une immense serre, loin du ciel et du soleil. Objet d'expériences scientifiques, seule l'anthropologue le considère comme un humain. Un jour, l'appel du grand air et de l'amour sera le plus fort... Un jour, il vivra pour lui...
Coproduction Moebius Taniguchi, ça annonce du lourd ! Rien à dire sur les planches. Taniguchi nous en offre de sublimes, très travaillées, très réfléchies : un complexe militaro-scientifique labyrinthique, des personnages très tranchés, nets. Trop, peut-être. Les seuls à être un nuancés sont Icare et le directeur du centre, tous les autres sont trop manichéens. le scénario ouvre des pistes, donne des éléments qui ne sont pas exploités (qui sont les terroristes, les hommes aux "pieds de verre" nés dans des éprouvettes ?), il ouvre également sur des réflexions intéressantes : les sciences dures toutes puissantes, l'armée en électron libre, l'absence de démocratie, de respect du différent. Un one shot n'est pas suffisant pour une telle matière. Dans l'interview de fin de recueil, Moebius semble avoir prévu une , voire plusieurs, séries autour d'Icare. Plusieurs semble un peu excessif (de mon point de vue) mais rien laisse un désagréable goût d'inachevé.
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myrtille81
  02 juin 2012
L'histoire se passe dans un état totalitaire qui subit le terrorisme de la part des "hommes-éprouvettes", nés sans mère. Un jour un enfant naît, le bébé à peine sorti du ventre de sa mère se met à voler. Bien évidemment, le bébé est emmené dans un laboratoire pour que des scientifiques découvrent pourquoi il a ce don. On retrouve Icare à vingt ans. Il n'est jamais sorti du laboratoire et est donc très naïf. mais il commence à montrer des signes de rébellion.
J'ai beaucoup aimé le dessin de Taniguchi, surtout quand il nous offre des dessins pleine page. Pour le scénario, c'est plus compliqué. Il y a de très bonnes idées mais il n'est pas suffisamment développé. Certaines pages sont très lentes et descriptives, et des pans entiers de l'histoire ne sont pas traités. Plusieurs volumes auraient donc été nécessaires, ou bien un "one shot" mais plus resserré.
je pense donc que ce livre aurait pu être un excellent manga, mais qu'il a été victime des nombreux pourparlers entre Moebius et l'éditeur japonais quand à son format. Dommage. La lecture reste cependant agréable.
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svecs
  18 juin 2015
Icare, la rencontre de Moebius et Taniguchi !
Le choc du Japon et de la France !
Redescendons un peu sur terre.
Si la collaboration de Moebius et Stan Lee sur le Silver Surfer ressemblait en effet à une rencontre au sommet, ce n'est pas le cas de cet Icare.
D'abord parce que Jiro Taniguchi est très loin d'avoir la stature de Stan Lee. On a tendance à sur-évaluer son importance chez nous parce qu'il fut l'un des éclaireurs de la conquête du marché franco-belge grâce au Journal de mon Père" et quelques autres titres. Mais, au Japon, il est loin d'être une star.
De plus, la genèse de ce projet, détaillée dans un entretien entre Moebius et Numa Sadoul en fin de volume, fut loin d'un long fleuve tranquille.
Kodansha fur au départ enthousiaste sur le concept.
Le projet fut d'abord découpé en 5 albums au format classique "franco-belge", ce qui fut refusé par Kodansha, demandant une narration plus proche du manga.Moebius et Jean Annestay font se remettre à l'ouvrage. Il en sortira un projet phgaraonique de plusieurs milliers de pages. Ce ne fut qu'à ce moment que le choix s'est porté sur Jiro Taniguchi.
Mais, perturbé par le contenu, Kodansha a demandé à Taniguichi de réadapter le scénario qui se trouve largement amputé, d'autant plus que le manque d'intérêt des lecteurs condamna le projet à court terme. le résultat est ce one-shot extrêment frustrant malgré de belles fulgurances.
très vite, le lecteur à l'impression de prendre le train en marche. Qui sont ses teroristes ? Quelles sont leur revendications? Qui sont ses "éprouvettes"?
Et c'est visuellement que le résultat est le plus désarçonnant.
Taniguchi intègre des motifs typiques de Moebius. Certains personnages semblent des hybrides entre des styles trop dissemblables. Taniguchi ose beaucoup de pleines pages qui, au lieu de vibrer de mouvement, comme les mangas, semblent au contraire suspendre le temps, à la manière d'un Moebius. Mais c'est aussi l'ombre d'Otomo qui plâne sur Icare (presqu'anagramme d'Akira). Moebius réfute la filiation, mais dès les première page, Akira s'est imposé à moi, et Sadoul fait égalkement le rapprochement. Est-ce dû à l'adaptation de Taniguchi ? était-ce dès le départ dans le concept de Moebius, qui comprend de nombreux parallèles avec celui d'Akira? Mais au final, l'histoire et le graphisme évoque Otomo. Taniguchi semble avoir du mal à trouver ses marques entre Moebius et Otomo. On ne reconnaît parfois plus sa patte.
En refermant le livre, reste une impression étrange. parce qu'il y a de belles choses, mais aussi beaucoup de déceptions. Cela dit, les grandes lignes du scénario dévoilées par Moebius peuvent aussi laisser songeur. je dois avouer que ce qu'il révèle ne me séduit pas vraiment.
Icare est un projet avorté. Ce livre n'est qu'une ébauche tronquée. Moebius reconnaît que l'adaptation de Taniguchi a dénaturé en partie son projet original. Taniguchi semble s'être débattu pour créer ses pages. Certaines sont belles. Il y a de vrais moments de poésie ou Taniguchi et Moebius vibrer au même diapason. A d'autres, c'est plus brouillon, sans grande saveur. Un livre étrange, dont je ne sais pas s'il aurait pû être un grand livre ou un ratage annoncé.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   20 juin 2013
Un. Effacer le contenu de l’hémisphère gauche d’Icare. Deux. Y implanter des données d’un réseau de neurones que nous maîtrisons. Nous pourrons ainsi dominer Icare. En maîtrisant son cerveau gauche, nous contrôlerons son hémisphère droit qui lui donne la capacité de voler. Trois. Copier les deux parties du cerveau d’Icare. Qu’est-ce que vous en dites monsieur le Directeur ? Nous pourrons créer d’innombrables Icare, des multitudes d’hommes volants !
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cicou45cicou45   19 juillet 2011
"Souvent, les idées les plus géniales dépassent les hommes qui les ont conçues et elles sont difficiles à gérer."
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GregorGregor   11 novembre 2011
Pauvre Icare... Où voles-tu ? Tu ne connais pas le vent, tu ne connais pas le ciel. Icare, tu es un oiseau en cage !
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GregorGregor   11 novembre 2011
Souvent les idées les plus brillantes dépassent les hommes qui les ont conçues et elles sont difficiles à gérer.
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colimassoncolimasson   17 juin 2013
C’est mignon. C’est mignon, les oiseaux. Mes frères.
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Videos de Jirô Taniguchi (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jirô Taniguchi
En ce samedi 11 février 2017, nous apprenons le décès de Jiro Taniguchi, immense auteur japonais auquel nous souhaitions rendre un hommage, en particulier pour l'apport qu'il a eu en France pour la "respectabilité" du manga dans notre pays.
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