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Marie-Françoise Monthiers (Traducteur)
EAN : 9782203396098
288 pages
Casterman (17/06/2004)
4.38/5   953 notes
Résumé :
Le décès de son père contraint Yoichi Yamashita à retourner dans sa ville natale après de longues années. Lors d'une veillée funèbre arrosée, son enfance refait surface : cet après-midi de printemps passé à jouer sur le plancher du salon de coiffure de son père, l'incendie qui a ravagé la ville et sa maison familiale, le divorce de ses parents... Au fil des confidences et des souvenirs partagés par ses proches, Yoichi redécouvre celui qu'il a toujours vu comme un pè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (119) Voir plus Ajouter une critique
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Tout sur mon père ou comment se réconcilier avec les siens au-delà de la mort?
Yochan a grandi sur des fondations familiales fortement ébranlées par un terrible secret. Ce secret, entretenu par son taiseux de père le conduira à fuir loin de sa famille pour pouvoir se construire.
Quand le passé qu'on a voulu enfouir vous revient comme une grande claque, une lame de fond, un tsunami...
Un roman graphique en noir et blanc où les chagrins de l'enfance prennent toute leur dimension.
Telle une mosaïque, le lecteur, au fil des mots, voit se dessiner peu à peu le destin d'un jeune homme à travers les évocations du passé.
Nous avons tous un "rosebud" qui sommeille en nous, je vous laisserai le soin de découvrir celui de notre héros! Bonne lecture...
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Yoichi a quitté sa ville natale et ses parents pour aller travailler à Tokyo. Pendant de longues années il n'a aucun désir de revenir chez lui. Son père s'est remarié après le départ de la mère du jeune homme, pour qui cette absence brutale a été provoquée par son mari, trop accaparé par son travail de barbier. Il faudra la mort de ce dernier pour ramener le fils dans sa famille et découvrir qui était vraiment son père.

Une histoire très émouvante et magnifiquement dessinée, librement inspirée de celle de l'auteur qui, raconte-t-il, est resté quinze ans loin de chez lui. En effet, trop occupé par la vie de tous les jours, il n'a pas été celui qui illumine les vieux jours de ses parents, jusqu'à l'appel d'un ami lui disant avoir promis à sa mère qu'il le ferai rentrer pour le nouvel an. Un retour auprès de ses siens, dont la gentillesse et l'attention aux autres, qui dit-il viennent du terroir, lui ont fait prendre conscience de ce qui lui avait manqué pendant sa longue absence : l'amour de ses parents et de son pays.

«  J'ai vu repasser dans ma tête toutes sortes de sentiments que je croyais avoir oubliés. Pour moi tout a commencé ici. Jamais je n'aurais imaginé que ce paysage natal pouvait réchauffer mon coeur aussi agréablement. »

Merci Gwen.
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Un rai de lumière sur le plancher d'un salon de coiffure, un enfant qui joue, réchauffé par les rayons du soleil d'un après-midi de printemps. Une douce réminiscence de l'enfance, le premier d'une longue série de souvenirs entre douceur et aigreur.

Yoichi vient de perdre son père. C'est le coeur gros, qu'il retourne à Tottori, sa ville natale quittée il y a bien longtemps déjà. L'occasion pour lui de refaire le voyage inverse, de repenser à son passé, le passé de ses parents, les douleurs, les séparations, les drames, son enfance, sa vie…

L'occasion aussi de parler de son père avec les membres de sa famille, ses oncles, sa soeur et de finalement mieux comprendre qui était réellement cet homme. On connait parfois bien mal les gens qui nous sont les plus proches. Parfois aussi parce qu'on s'évertue à bien mal les connaitre, engoncés que nous sommes dans nos certitudes.

Tout le talent de Taniguchi est de brillamment traduire les sentiments de ses personnages, la complexité de leurs émotions et de leur personnalité. Il y parvient notamment à travers des dialogues aussi réalistes qu'authentiques, du concentré de pertinence et de sensibilité. La finesse de sa perception va de pair avec la finesse de son trait. Un trait qui, selon moi, donne parfois un aspect gravure à son travail, particulièrement dans les représentations de paysages.

Le journal de mon père, un concluant regard en arrière…

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Mon libraire m'a mis ce manga dans les mains en m'expliquant que Jirō Taniguchi était le "père du roman graphique". C'était assez drôle à entendre puisque ledit roman graphique a pour titre "Le journal de mon père". Intriguée et consciente d'être d'une ignorance crasse pour tout ce qui touche au manga, je me suis laissé séduire.

Bien m'en a pris, quelle merveille ! La finesse du trait et la délicatesse du dessin sont remarquables. Tout au long des 280 pages de cette biographie fictive (mais basée sur le propre vécu de Jirō Taniguchi), nous suivons les souvenirs d'enfance poignants de Yôichi Yamashita. le décès de son père Take est le prétexte pour revenir sur la (mé)connaissance de Yôichi sur celui qu'il croyait connaître, qu'il avait jugé (sévèrement) avec ses yeux d'enfant blessé par le divorce de ses parents et affectivement frustré.

Le voyage mémoriel de Yôichi parlera à chacun, il se dégage de son récit une très belle humanité.

"Le journal de mon père" est effectivement un roman graphique, structuré en chapitres avec une narration personnelle en plus des échanges entre les protagonistes. J'ai vraiment apprécié le format et surtout son contenu. Une belle découverte qui justifie le conseil de mon libraire. J'ai de plus énormément appris sur la culture nipponne et sur l'environnement de vie d'une famille japonaise dans les années 1950-1970. Passionnant et émouvant.


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Au nom du père…

C'est la magnifique couverture de ce livre qui a attiré toute mon attention. Une photo de famille d'un père et son fils, puis j'ai vu le nom de l'auteur, Jirô Taniguchi, et là, bien sûr, je n'ai plus hésité une seconde. Sa présentation léchée fait de ce livre un petit bijou. On le prend avec tendresse, on tourne les pages avec soin et on le hume pour en prendre entière possession. Sa vue sur ma table de chevet a empli mon coeur de joie et les quelques pages tournées chaque soir, juste avant de m'endormir, m'ont assuré des moments de bonheur car ce journal est un vrai plaisir pour les yeux et pour le coeur.

Jirô Taniguchi s'est inspiré de sa longue absence de sa ville natale, Totorri, pour écrire ce manga, l'histoire de Yoichi. A l'annonce du décès de son père, qu'il n'avait pas vu depuis 15 ans, Yoichi, retourne sur les lieux de son enfance. Durant la soirée de veillée avec son oncle et sa soeur, il va se remémorer tous les souvenirs malheureux qui ont contribué à creuser le fossé entre son père et lui. C'est à cause ou grâce à cette soirée de deuil qu'il va mesurer l'ampleur de la rupture et de son absence. Ses flashbacks guidés par sa famille vont lui révéler peu à peu que finalement son père n'était pas l'homme qu'il croyait être : un homme distant et silencieux comme lui ?

Cette rétrospective est très touchante et émouvante par sa justesse. Elle nous plonge dans une histoire submergée par des sentiments divers comme le doute, l'incompréhension, la tristesse, la surprise mais surtout l'Amour. Nous suivons le cheminement de ce petit garçon qui devient adulte et comprenons la vision qu'il porte sur ses parents avec son lot d'erreurs, de jugements, de maladresses, parce que la communication ne passe plus ou parce qu'il lui devient impossible de faire le premier pas.

Le dessin des personnages, d'une très grande finesse, m'a émerveillé tout au long du récit. On entre de plain-pied dans la vie traditionnelle japonaise, la place du père au sein de la famille, la pudeur maternelle et les valeurs d'un pays souvent fragilisé par les catastrophes naturelles.

Le Journal de mon père ou comme un rendez-vous manqué.
Quand il est trop tard pour dire je t'aime, il ne nous reste plus que les regrets…



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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
- Holà, tu entends. On dirait qu'il ronchonne. C'est parce que le saké est vivant. Le saké, c'est comme l'homme. Il faut bien s'en occuper pour avoir de bons résultats.

Les mots que m'avaient dits ce jour-là mon oncle sont restés gravés dans ma mémoire.
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La souffrance de ce père que j'avais méconnu... Et sa gentillesse.
Sa trop grande gentillesse...
Je me mis à pleurer. Les larmes roulaient sur mes joues.
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Je ne savais pas... Je n'ai rien su. Je ne savais rien ni de mon père...ni de ma mère...ni de ma famille. Si je pouvais...aujourd'hui, j'aimerais parler avec mon père.
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La course de fond.
En malmenant mon corps, j'essayais probablement d'échapper à ma mélancolie.
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p.229-30.
Une fois que tu es parti, qui, à ton avis, s'est occupé de Koro ? Ton père... Tu sais pourquoi ? Il a tout le temps chéri Koro pour que tu sois content le jour où tu reviendrais. Le chien que tu avais abandonné.
Les paroles de mon oncle me rongeaient le cœur. Je ne pouvais rien répondre.
La semi obscurité de l'entrepôt... je me rappelais ce que m'avait dit mon oncle. Le saké est vivant... il faut continuellement veiller sur lui. Observe bien ce qui se passe dans les cuves de fermentation. Si tu parles au saké avec affection, il te le rendra en devenant excellent.
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Vidéo de Jirô Taniguchi
Dans le 161e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente Storyville, l'école du plaisir que l'on doit au scénario de Lauriane Chapeau, au dessin de Loïc Verdier et qui est édité chez Glénat. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : - La sortie du deuxième tome de Madeleine, résistante baptisé L'édredon rouge, titre que l'on doit au scénario conjoint de Jean-David Morvan et Madeleine Riffaud, au dessin de Dominique Bertail et c'est publié chez Dupuis dans la collection Aire libre - La sortie du premier tome sur deux de l'adaptation du roman d'Umberto Eco Le nom de la rose par Milo Manara, un titre édité chez Glénat - La sortie du troisième tome de La fortune des Winczlav, un titre baptisé Danitza 1965 que l'on doit au scénario de Jean Van Hamme, au dessin de Philippe Berthet et c'est édité chez Dupuis - La sortie de l'adaptation en bande dessinée du roman Indiana de George Sand, adaptation que l'on doit au duo Catel Muller et Claire Bouilhac ainsi qu'aux éditions Dargaud - La sortie de l'album Je suis au-delà de la mort ! Que l'on doit L'homme étoilé et aux éditions Le Lombard - La réédition de l'album Elle s'appelait Tomoji que l'on doit à Jirô Taniguchi et aux éditions Rue de Sèvres à l'occasion de leurs 10 ans
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