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EAN : 9782754810159
136 pages
Futuropolis (21/11/2014)
3.54/5   365 notes
Résumé :
Au terme d'un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l'idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d'hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au coeur de l'inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
3,54

sur 365 notes
Paris, mai 2013. Lors du salon international de la bande dessinée qui se déroule à Barcelone, un mangaka en a profité pour faire une escale à Paris. Malheureusement, au lieu d'aller visiter la Ville des Lumières, une forte fièvre le cloue au lit de sa chambre d'hôtel. Se sentant un peu mieux le lendemain de son arrivée, il se rend au Musée du Louvre dans lequel il n'avait encore jamais mis les pieds. Après une queue interminable pour pouvoir y entrer, il se retrouve au milieu d'une foule incroyable. Pour avoir un peu de calme, il gagne l'entresol de l'aile Denon. Bientôt, il est pris d'un malaise et se retrouve assis par terre lorsqu'il entend une voix lui demander s'il va bien. Rêve, réalité ou forte fièvre? Toujours est-il qu'il a en face de lui une femme élégamment vêtue et que la foule a mystérieusement disparu. Elle lui indique alors qu'il se trouve dans les limbes oniriques de son imagination et qu'elle fait partie des Gardiens du Louvre...

Tout en onirisme et poésie, Jîro Taniguchi nous propose une balade dans les allées du Louvre en compagnie de ce mangaka et des gardiens de ce musée. L'on est intrigué par les peintres tels que Corot ou Van Gogh, l'on est admiratif devant La Joconde, l'on est passionné par les événements tragiques lors du déménagement de la plupart des oeuvres lorsque les nazis allaient attaquer et assiéger Paris. L'on ne se doute pas un seul instant de l'amour que l'auteur porte à tous ces grands peintres et leurs oeuvres tant les reproductions de celles-ci sont particulièrement réussies. le scénario est empreint de poésie, de mélancolie et de fantastique et le dessin est particulièrement doux. Malgré tout cela, l'on a l'impression d'être resté un simple visiteur, le scénario manquant parfois de profondeur et souffrant de quelques longueurs.

Les gardiens du Louvre vous ouvrent grand les portes...
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Toujours dans le cadre du challenge multi-défis, un des items proposait la lecture d'un manga ou d'un roman graphique d'un.e auteur.e asiatique. Mon choix s'est porté sur un auteur singulier dont j'ai pu déjà apprécier ses oeuvres les plus connues, « Quartier lointain » et « le sommet des Dieux ».
Jirô Taniguchi me plait pour son registre fantastique teinté de réalisme magique, son style introspectif et intimiste, profond et rêveur.

Sorti en 2014, ce manga au beau format BD est une flânerie dans les couloirs du temps, un voyage dans l'intime aussi. Il allie un côté esthétique, une dimension contemplative et une rencontre originale avec le monde de l'art.

« le Palais du Louvre est un dédale situé à la frontière du rêve et de la réalité. »

*
Dans cette histoire, le célèbre dessinateur de manga semble se mettre en scène. de retour d'un salon de la BD à Barcelone, il en profite pour faire un crochet de quelques jours à Paris pour visiter quelques grands musées de la capitale, notamment Le Louvre.

Mais le dessinateur tombe malade. Fiévreux et délirant, il profite d'un moment où il se sent un peu mieux pour se rendre au Louvre. Mais rebuté par la foule qui se presse dans les allées les plus touristiques du musée, il s'éloigne et prend des chemins de traverse. Au détour d'une salle déserte, il est pris d'un malaise et tombe par terre, inconscient.
A son réveil, les salles sont vides. le bruit et l'agitation les touristes ont disparu. Seule, une femme en habits d'époque se tient à ses côtés et se présente comme une des gardiennes du Louvre.

La maladie de l'auteur sert ainsi de cadre à un magnifique voyage dans ce musée-monde exceptionnel à la découverte des artistes, des oeuvres ainsi que de l'histoire du lieu.
Dans ce rêve embrumé, l'homme traverse les époques et rencontre divers artistes qui, par leurs oeuvres, continuent à vivre dans la mémoire collective. Mais c'est aussi un cheminement de l'homme dans son propre passé. Et petit à petit, par touches délicates et retenues, on devine quelles souffrances se dessinent sur son visage défait et sombre.

« En songe, en réalité et dans nos chimères…
que nous est-il donné de voir ?
Ce qui vient en nous, et ne nous quitte plus…
ce sont toutes nos émotions…
tous nos rêves ! »

*
Le lecteur flotte entre songe et réalité, vie personnelle de l'artiste et tragédies de l'Histoire, quiétude intérieure et tristesse. On ne sait pas vraiment si on est dans le réel, dans un monde parallèle, dans un rêve éveillé ou immersif ; si l'homme est dans sa chambre d'hôtel, assommé par la fièvre, ou s'il est au Louvre et vit une expérience étrange et unique.

J'ai tourné les pages sans m'en rendre compte, absorbée par le récit, par la qualité des dessins, par les différentes ambiances qui enveloppent le récit.

*
Pour réaliser cette bande dessinée appartenant à la collection de romans graphiques du Louvre, Jirô Tanuguchi a passé près d'un mois dans le musée.
Le résultat est superbe. Il y a une élégance, une délicatesse et une poésie incontestables dans les traits de l'artiste japonais. Les illustrations sont de toute beauté, certes, mais on ressent également l'atmosphère mystérieuse et intime qui imprègne les lieux.

Le grand format est idéal. Les dessins à l'aquarelle se déploient parfois sur la page entière. le choix des couleurs à dominante sépia, les contrastes très tranchés, renforcent le sentiment de douceur et de mélancolie. L'auteur s'attache à l'expression des sentiments et des émotions par le jeu des regards, la posture des corps.
Ainsi, il s'en dégage de l'ensemble une douce sensibilité autant qu'une grande force.

Les cadrages sont aussi originaux et amènent du mouvement dans le récit. Les planches sont très réalistes, excessivement détaillées, avec une mention spéciale pour les arrière-plan et les décors, les paysages urbains et campagnards, les façades du Louvre, l'intérieur du musée avec ses plafonds, ses tableaux et ses sculptures.
On croise de nombreuses oeuvres, notamment celles de van Gogh, de Léonard de Vinci, d'Eugène Delacroix, de Corot. J'ai adoré l'intensité qui se dégageait de la Victoire de Samothrace ou du tombeau de Philippe Pot.

*
Avec ce bel album, Jirô Taniguchi nous invité à une réflexion autour de l'art, du temps qui passe, des souvenirs, de l'expérience de la solitude .

*
Pour conclure, c'est toujours avec délice que je me plonge dans les livres de Jirô Taniguchi. Ce que j'apprécie chez lui : l'atmosphère nostalgique et poétique de ses récits, leur dimension onirique et rêveuse, mais aussi la beauté esthétique de ses dessins.

C'est un magnifique voyage qui apporte une vision authentique et raffinée sur le musée du Louvre. A la croisée entre l'imaginaire et le fantastique, l'hallucination et le rêve, la traversée dans le temps et l'art, le combat intérieur de l'artiste vers une forme d'acceptation.
C'est aussi un beau récit qui s'ancre dans le présent, dans les événements du quotidien et s'attache à exprimer les sentiments de ses personnages.

Un auteur à découvrir pour son univers poétique, la qualité de ses illustrations.
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C'est à HundredDreams que je dois cette lecture, que je dois ce voyage chimérique et que je remercie vivement.
Ce sont cent rêves qui peuplent ce récit entre illusions et réalités, entre délires et fièvres.

C'est une promenade passe-murailles aux couleurs pastel dans Le Louvre féerique où les gardiens bienveillants sont les âmes de nos émotions.
« Nous nous trouvons dans les limbes oniriques de votre imagination, c'est la que nous vivons nous autres. »

Je me suis laissé emporter dans cette promenade, j'ai rencontré Jean-Baptiste Camille Corot et ses paysages où « d'un mouvement lent et doux la lumière danse à travers les branches. »

Le temps d'une journée, j'ai marché dans les champs avec Vincent van Gogh et sa mélancolie qui a su sublimer les formes et les couleurs avec tellement d'intensité.
La balade dans le « Jardin de Daubigny » a été également un pur enchantement.

La palette de Jiro Taniguchi est d'une telle délicatesse que je me complais dans les mêmes songes que le personnage principal du récit, lorsque qu'un cauchemar nous réveille avec fracas. Les planches deviennent sépia foncé de la guerre qui s'annonce. Nous devons à M. Jacques Jaujard l'évacuation des plus importants tableaux du Louvre en 1939. Cet épisode méconnu est bien abordé dans ce manga grand format.
Les nazis n'ont jamais pu nous dérober nos principaux chefs-d'oeuvre.
Grace à cet homme la « Victoire de Samothrace » étend toujours ses ailes sur l'escalier principal du palais du Louvre.

« J'ai traversé les époques sans m'y arrêter » mais j'ai croisé des personnages qui m'ont tellement fait rêver et qui me font rêver encore à l'instar de ce jeune homme japonais qui déambule aussi dans sa vie et ses bulles.

Une BD comme il n'y en a pas AC.

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Les gardiens du Louvre, nouvel opus de la collection Louvre-Futuropolis, nous entraîne à nouveau dans une visite onirique du Musée du Louvre.
Mai 2013, un jeune japonais profitant d'un séjour en Europe décide de visiter Paris et ses musées, plus particulièrement le Louvre. Mais malade, il est contraint de garder la chambre au petit hôtel où il réside. A partir de cet instant, commence un voyage entre rêve et réalité dans l'histoire du plus grand musée de France. Ce voyage va lui permettre de rencontrer des personnages extraordinaires : les gardiens du Louvres, des esprits qui veillent sur le musée et ses oeuvres. Ils vont lui permettre de connaître des épisodes de l'histoire du Louvres dont le grand déménagement des oeuvres avant l'invasion allemande de la seconde guerre mondiale. Ces rêves lui permettront de croiser le chemin d'illustres peintres tel que Corot et Van Gogh.
Ce manga consacré au Louvre est une des plus belles réussites de cette série. Les dessins de Jirô Taniguchi touchent à la perfection avec des angles de vue uniques sur Paris et le musée du Louvre. Splendide !
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Un petit voyage onirique au Louvre ça vous tente ?

C'est ce qui arrive au personnage de Jirô Taniguchi pendant les 5 jours qu'il passe à Paris. Son objectif pendant ces quelques jours : visiter les musées de Paris, dont les incontourables Louvre et Orsay. Jusqu'ici rien d'extraordinaire, sauf que lui parvient à s'extraire de la foule grouillante pour ne voir que ... les artistes et oeuvres d'art "vivants". Est-ce la fièvre ? un rêve ? son imagination ? Et au fond, est-ce que ça a vraiment de l'importance ?
Rien que les planche délicatement tracées et colorées à la peinture à l'eau invite au voyage. Un style qui change radicalement des traits qu'on trouve dans un manga.

Cette bande dessinée est un hymne à l'Art comme étant une chose vivante et non de simples pièces entreposées dans des musées en attentes de visiteurs qui s'agglutinent. Avec Les Gardiens du Louvre, Jirô Taniguchi nous montre que les oeuvres d'art vivent et sont témoins des époques qu'elles traversent. Elles vivent par les intentions que l'artiste y a mis, et avec l'épisode de l'évacuation des oeuvres du Louvre, l'auteur met en évidence le fait qu'elles sont les gardiennes de notre mémoire.
Un motif tristement d'actualité lorsqu'on voit les exploits de Daesh en Irak et en Syrie ....

La magie de l'Art vue hors des cadres. Un beau voyage et une belle découverte.
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critiques presse (5)
BoDoi
21 janvier 2015
Quelque peu engourdi et pauvre en émotions, le récit se limite à une succession de plongées un brin mécaniques dans l’Histoire de l’art et, par extension, dans celle du Musée du Louvre. Certes, il est plaisant d’apercevoir Van Gogh peignant la campagne d’Auvers-sur-Oise ou d’apprendre comment fonctionnait le musée sous l’occupation allemande. Mais tout cela est un peu générique, consensuel et ne mène nulle part en particulier si ce n’est à l’envie d’arpenter soi-même le Louvre.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario
23 décembre 2014
L’exercice est périlleux : le mangaka s’est en effet attelé à reproduire des œuvres d’artistes très connus. Mais le résultat est là, se différenciant du reste des planches tout en s’y intégrant à merveille. En plus de mettre à l’honneur différentes peintures, Jirô Taniguchi donne vie (et redonne apparence entière) à certaines œuvres, notamment la Victoire de Samothrace qu’il vêt de chaudes couleurs ; elle qu’on ne connaît que grise...
Lire la critique sur le site : Sceneario
Auracan
23 décembre 2014
L'auteur complet Jirô Taniguchi a su, au travers d'une banale visite au musée, nous transporter dans son univers onirique et associer un pan de la vie du jeune dessinateur à l'Histoire avec un grand H. On ne s'attardera pas sur le superbe dessin du mangaka le plus européen qui aura permis à beaucoup de lecteurs, au travers d'œuvres comme Le journal de mon père ou encore Quartier lointain, de découvrir ce neuvième art nippon et d'en apprécier toutes les qualités.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest
12 décembre 2014
Onzième opus de la collaboration entre les éditions Futuropolis et le célèbre musée, ce one-shot offre un agréable moment , mais n’arrive pas à traduire tout l'amour que Jirô Taniguchi semble porter à la peinture du dix-neuvième siècle. Détail qui a sa petite importance, la lecture se fait de droite à gauche comme pour un manga !
Lire la critique sur le site : BDGest
Telerama
03 décembre 2014
Restent, malgré quelques longueurs, de vrais moments de grâce et d'émotion où le maître tokyoïte a trouvé la parfaite distance quand il évoque l'art de Corot ou dialogue avec Van Gogh. De la belle ouvrage.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
C'est beau, ici... ces petits toits de chaume... on se sent d'humeur calme et sereine. Les champs vus des hauteurs... cette étendue de champs de blé, avec les collines à l'arrière-plan... on dirait la mer... aussi loin que prote le regard. La délicate couleur des épis, et ce vert tendre si délicat.
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Le but du peintre est de représenter les choses et les êtres, autrement dit d'en connaître les formes, les couleurs et leur jeu avec la lumière pour ensuite les saisir par le geste.
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Nous nous trouvons dans les limbes oniriques de votre imagination. Une dimension bien plus proche de la réalité que du rêve. C’est là que nous vivons, nous autres. Vous autres ? […] Nous sommes les gardiens du Louvre.
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"Le but du peintre est de représenter les choses et les êtres, autrement dit d'en connaître les formes, les couleurs et leur jeu avec la lumière pour ensuite les saisir par le geste."
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Ca alors... les arbres semblent quelque peu épars... le calme de l'étang... et la lente course des nuages créent une lumière... qui se reflète à la surface de l'eau.
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Dans le 161e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente Storyville, l'école du plaisir que l'on doit au scénario de Lauriane Chapeau, au dessin de Loïc Verdier et qui est édité chez Glénat. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : - La sortie du deuxième tome de Madeleine, résistante baptisé L'édredon rouge, titre que l'on doit au scénario conjoint de Jean-David Morvan et Madeleine Riffaud, au dessin de Dominique Bertail et c'est publié chez Dupuis dans la collection Aire libre - La sortie du premier tome sur deux de l'adaptation du roman d'Umberto Eco Le nom de la rose par Milo Manara, un titre édité chez Glénat - La sortie du troisième tome de La fortune des Winczlav, un titre baptisé Danitza 1965 que l'on doit au scénario de Jean Van Hamme, au dessin de Philippe Berthet et c'est édité chez Dupuis - La sortie de l'adaptation en bande dessinée du roman Indiana de George Sand, adaptation que l'on doit au duo Catel Muller et Claire Bouilhac ainsi qu'aux éditions Dargaud - La sortie de l'album Je suis au-delà de la mort ! Que l'on doit L'homme étoilé et aux éditions Le Lombard - La réédition de l'album Elle s'appelait Tomoji que l'on doit à Jirô Taniguchi et aux éditions Rue de Sèvres à l'occasion de leurs 10 ans
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