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ISBN : 2234055121
Éditeur : Stock (25/09/2002)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Ce recueil comprend deux courtes nouvelles, deux histoires d'amour par un écrivain considéré comme le chef de file de l'école néoromantique japonaise.

— "L'Histoire de Shunkin" relate la vie de Koto Mozuya, dite Shunkin, et son histoire d'amour avec Sasuke, son serviteur, élève et amant durant toute sa vie. Aveugle à l'âge de 9 ans, Shunkin enseigna la musique à son serviteur à la manière des grands maîtres japonais.

Quand elle tomba e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Krout
  22 juillet 2016
Deux amours cruelles : ah, ce romantisme du pays du soleil levant, cette autre peinture des sentiments et transports du coeur digne de la tragédie classique !
Quand sonne l'heure ... de cette critique, je me sens aussi tendu qu'une corde de shamisen ou de koto. Ah, que j'aimerais pouvoir m'accorder parfaitement ! Au lieu de cela pour me préparer, je mange avec des baguettes sur une table en verre recouvrant un mini jardin japonais, sable ratissé, quelques cailloux immergés. Ce ne sera pas suffisant pour partager la perfection de l'ovale d'un visage féminin à travers la beauté d'un grain de melon (si je ne me trompe pas de fruit, faudra vérifier ^^) ! Trop de distances dans l'espace, dans le temps et dans la culture.
Deux courtes nouvelles, habilement présentées comme des histoires vraies, des personnages de tragédie. Il y a du Roméo et Juliette dans l'air, de l'Ulysse et de l'Andromaque, mais il n'y a rien de cela non plus sous les cerisiers en pleurs un soir de pleine lune où tout est intériorité. Qui n'a pas entendu le son de la clepsydre dans le sanctuaire d'Ômi-jingû à Kyoto devra faire l'effort de remonter le temps jusqu'à l'histoire de Shunkin ou celle d'Ashikari, une coupe dans les roseaux.
L'on dit chez nous sous forme d'allégorie que l'amour rend aveugle mais qui envisagerait de se percer les yeux comme le fait Sasuke pour se rapprocher de sa belle devenue aveugle dans l'adolescence ? Serez-vous de ces nombreux lecteurs qui jugent Shunkin sur son apparence de façade ou entendrez-vous comme lui la plainte lancinante tenue secrète de l'animal blessé ? La deuxième nouvelle est tout aussi romantique et tragique dans le mariage de la cadette parce que Oyu la soeur aimée est emprisonnée par les conventions familiales.
C'est beau comme une aquarelle à l'encre de Chine, un kimono de soie, un air de shamisen ou de koto, aussi inaccessible à transmettre je le crains qu'une pièce de théâtre Kabuki. Il vaut mieux directement remonter à la source, d'autant que c'est très court 160 pages. Et puis pour vous mettre dans l'ambiance de cette musique particulière, mieux que mes mots tatonnants et bancals...
Koto
https://www.youtube.com/watch?v=JDTp_YQizqE
Shamisen
https://www.youtube.com/watch?v=HqFCgm-ybaI
Koto
https://www.youtube.com/watch?v=L24Nb4CJzV4
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Osmanthe
  08 mai 2018
« L'histoire de Shunkin » nous conte plusieurs décennies après sa mort, par la voix d'un narrateur extérieur à l'histoire, la vie d'une femme, Koto Mozuya, dite Shunkin, 1829-1887. Le narrateur a mis la main sur un livre écrit d'un certain Nukui, racontant la vie de cette femme qu'il a bien connue, et se rend sur leurs tombes voisines, d'où il nous livre le témoignage de cet homme. Fille d'un riche apothicaire d'Osaka, Shunkin est une enfant gâtée frappée très jeune par un premier drame : à 8 ans, une maladie la rend définitivement aveugle. Elle développe alors son don pour la musique, jouant des instruments traditionnels koto et shamisen, auprès du Maître Shunsho, réputé très dur avec ses élèves. Tant par son handicap que par son rang social élevé, Shunkin n'est pas autonome pour ses tâches quotidiennes. Dès sa cécité survenue, on lui adjoint en permanence le service d'un autre enfant d'origine plus modeste, Sasuke (alias Nukui), de quatre ans plus âgé. L'enfant ne tarde pas à tomber amoureux d'elle, et apprend en cachette le shamisen. Une relation très ambiguë entre ces deux êtres se déploie au fil du temps. Un jour, encore pubère, Shunkin tombe enceinte. Malgré les rumeurs et supputations, ni elle ni lui n'avoueront leur relation et elle refuse absolument toute union avec lui. La fière Shunkin devient Maîtresse de musique. Elle aussi est dure avec ses élèves et son personnel, et elle apparaît impitoyable avec Sasuke, complètement dominé, alors même qu'il est la seule personne à partager son intimité la plus secrète. La belle repousse sans ménagement les prétendants. Cette attitude lui attirera une vengeance qui lui ruinera le visage. Sasuke décide alors de s'abîmer lui-même les yeux pour ne pas lui infliger son regard...Cette forme de convergence de leur état va leur permettre d'adoucir leur relation et de vivre de manière plus sereine et tendre leurs dernières années communes. Sasuke, lui aussi consacré Maître de musique, survivra vingt ans à sa belle.
Tanizaki nous offre ici un de ses textes courts les plus connus. Il parvient à nous immerger en quelques pages dans une tradition nippone mettant les sens à l'honneur : découverte des deux instruments traditionnels par excellence que sont le koto et le shamisen, des petits oiseaux élevés pour le plaisir de leur chant, de la nourriture...pour le plaisir des sens, comme un palliatif à la cécité de ses personnages. Mais ce qui frappe, comme une constante dans son oeuvre, c'est un talent unique pour la mise en relief de relations sadomasochistes. Du grand art.
Au moyen d'un procédé narratif proche du « fusil de chasse » de Yasushi Inoue, il parvient à donner une dimension tragique universelle et intemporelle à cette histoire d'amour vécue dans un univers très japonais.
Dans le récit Ashikari, le narrateur, en se promenant au bord d'un étang, rencontre un homme qui va lui compter les raisons qui le poussent à revenir déambuler sur ces lieux environnant un ancien palais impérial. Ce sont ses souvenirs de jeunesse qui resurgissent ainsi, du temps où son père, Seribashi, l'amenait ici, attiré par la musique traditionnelle, suave et légère émanant de la noble demeure. Cette musique était interprétée par O-Yû, la femme que Seribashi a aimé toute sa vie. O-Yû, jeune veuve et mère, devait porter le deuil un temps, et Seribashi épousa sa soeur O-Shizu...qui devina vite les sentiments profonds et pudiques unissant les deux coeurs. O-Shizu fait preuve d'une noblesse d'âme et de coeur infinies en installant O-Yû chez elle pour favoriser le rapprochement des deux amoureux...mais la société japonaise très conservatrice permettra-t-elle la concrétisation d'une telle union ?
Atmosphère onirique et nostalgique pour cette belle nouvelle aux allures de fable, qui met en exergue les thèmes souvent visités par la littérature japonaise : les amours défendues, l'honneur, la pudeur dans l'expression des sentiments, la rigidité de la société et de ses codes, la mémoire et sa transmission à travers les générations.
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chocobogirl
  12 juin 2013
Deux amours cruelles, c'est bien ce que contient ce recueil de deux nouvelles de littérature classique japonaise. Junichiro Tanizaki nous conte l'histoire de 2 drames amoureux où la passion a toute sa place.
Je n'aborderais pas ici la seconde nouvelle Ashikari, une coupe dans les roseaux car il s'avère que derrière ce titre, se cache la nouvelle plus connue sous le nom suivant : le coupeur de roseaux, édité individuellement en folio à 2€ !
L'histoire de Shunkin (ou Shunkin, esquisse d'un portrait) :
Shunkin, de son vrai nom Mozuka Koto, est une jeune fille bien née dans une famille d'apothicaire. Hélas, à l'âge de 9 ans, cette dernière perd la vue des suites d'une maladie. Dès lors, elle se consacre entièrement à la musique et devient une virtuose du shamisen. Un serviteur du nom de Sasuke est mis à sa disposition pour l'aider dans son quotidien. Une relation amoureuse va bientôt naître entre eux.
L'histoire de Shunkin nous est raconté par un narrateur extérieur en visite à un temple situé près de la tombe de cette dernière. Celle de Sasuke se trouve également non loin. Il nous raconte leur histoire d'après ce qu'il en a appris, n'hésitant pas à s'adresser directement au lecteur. Il cite une biographie qu'il remet parfois en question ou qu'il réinterprète selon d'autres éléments en sa possession.
On découvre alors une Shunkin capricieuse, égoïste et autoritaire. Jeune femme très belle, orgueilleuse et très douée dans ses arts, elle exerce une ascendance tyrannique sur son serviteur. Ce dernier lui est malgré tout totalement dévoué et ne s'offusque jamais de ce qu'elle lui fait subir. Donnant des leçons de musique, la jeune femme n'épargne pas non plus ses élèves. Sa méchanceté habituelle lui vaudra bientôt d'être punie : un inconnu l'agresse en pleine nuit et la défigure. Désormais, Shunkin refuse de se montrer. Elle avoue enfin ses sentiments à Sasuke et lui fait promettre de ne plus la regarder. Sasuke, par amour et dévouement, choisit alors une solution extrême, incapable de se résoudre à vivre éloigné de Shunkin.

Pas forcément facile à appréhender, L'histoire de Shunkin nous rappelle un Japon très codifié où une jeune femme de bonne famille ne peut laisser libre cours à ses sentiments auprès d'un être de position sociale inférieure. le texte est relativement obscur et laisse planer certains doutes quant à la relation entre Shunkin et Sasuke. On comprend à demi-mots qu'ils deviennent amants. Pour autant, leur relation reste ambiguë et reste toujours sur la base maître/serviteur.
On ignore jusqu'à la fin qui est la personne vengeresse qui défigura la jeune femme : un élève quelconque, Sauske ou bien encore Shunkin, elle-même. La réponse ne sera pas donnée et permet différentes interprétations. Une filiation avec la nouvelle Géronimo, l'aveugle, et son frère, d' Arthur Schnitzler est d'ailleurs à relever, semblant offrir certaines pistes. Grand lecteur de l'auteur allemand, Tanizaki semble reprendre la trame de l'histoire : Au cours d'un jeu, Géronimo a les yeux crevés par son frère par mégarde. Pris de remords, ce dernier va alors va sacrifier sa vie à protéger et entourer Géronimo, auquel il apprend à chanter et à jouer de la mandoline.
Le rôle féminin est ici particulièrement intéressant. Audacieuse, c'est une héroïne beaucoup plus libre qui est représenté ici. C'est elle qui maintient Sasuke sous sa coupe et donne la direction à leur couple.
Cette forme de relation entre le professeur et son élève s'inscrit en décalage avec leur époque. Ils refusent le mariage, ils ne veulent pas d'enfants, ils s'enferment dans leur petit monde et oublient l'extérieur.
Tanizaki prône ici un amour hautement spirituel et éthéré. ça n'est que lorsque les deux amants font sacrifice de leurs corps que leur amour peut véritablement s'envisager. Comme si le corps était un frein, une barrière matérielle dans lequel se cristallise les différences sociales et physiques. L'amour semble être une chose dont l'idée même suffit à s'épandre. La fidélité de Sasuke envers Shunkin, au fil des 21 années qui suivirent sa mort, en serait-il une preuve ?
A noter : Cette nouvelle a été adaptée au cinéma par différents réalisateurs et on ne compte pas moins de 6 films entre 1935 et 1986 !
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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tomgus
  06 juin 2016
Pour lui faire des confidences sur des amours cruelles, Tanizaki emmène le lecteur dans des coins reculés. Dans la première nouvelle, un cimetière situé dans l'enceinte d'un temple à Osaka. le décor de la seconde nouvelle est encore plus étrange : c'est la pleine nuit (le clair de lune est évidemment magnifique) et nous sommes sur un banc de sable au milieu de la rivière Yodo, à mi-chemin entre Osaka et Kyoto, près de l'endroit où la rivière Minase se jette dans le fleuve, un lieu de séjour des lointains empereurs du 13ème siècle.
Il faut aussi remonter le temps puisque les dames dont il est question ont vécu au 19ème siècle.
Enfin Tanizaki nous assure que ces histoires ne sont pas inventées. La preuve c'est que la première est tirée d'une biographie écrite par l'amant de la dame après son décès. Quant à la seconde, ce sont les propos même du fils de l'amant qui sont rapportés. Bien sûr à partir de cette documentation Tanizaki a analysé les situations et c'est un plaisir de participer à son jeu subtile et brillant des déductions et suppositions.
Ce sont en effet des affaires assez délicates aux conséquences terribles sur lesquelles ont ne peut se forger facilement une opinion. Dans la première nouvelle il est clair que la dame est une fieffée perverse. Mais quand à parler de masochisme chez l'amant qui se sacrifie, ce n'est pas évident. La seconde nouvelle met en scène également un sacrifice, celui de l'épouse, ce qui a de telles conséquences qu'est envisagé un suicide à deux ou à trois. Mais on peut également s'interroger : l'épouse s'est-elle sacrifiée ou s'est-elle vengée ?
Voila l'art de Tanizaki : susciter des questions sans imposer au lecteur une réponse ou un jugement.
Tanizaki fait aussi revivre autour de ces histoires le monde des riches négociants de Kyoto et d'Osaka, des rapports de famille à famille, celui de l'éducation musicale, ce qui donne aussi à ses récits un intérêt historique.
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nounours36
  12 mars 2014
L'histoire nous est contée par une personne qui se rend dans un cimetière à la recherche de la tombe de Koto Mozuya, elle ne se trouve pas avec les autres stèles de la famille Mozuya. Et pour cause : ce narrateur va nous raconter l'histoire de Koto et de Sasuke: Une histoire d'amour cruelle.
A neuf ans, suite à une maladie Shunkin (Koto) perd la vue. Elle abandonne la danse pour se consacrer aux instruments à corde. Fille préférée de ses parents, elle est particulièrement doué au Shamisen. Un jeune apprenti Sasuke devient son guide attitré. Il deviendra bien plus que son guide. Une relation multiple va s'initier entre ses deux personnes : Domestique/Maître, Elève/Professeur, Amants…. Sasuke supportera toutes les caprices de sa maîtresse par amour.
La seconde nouvelle est "Ashikari : une coupe dans les roseaux", qui se trouve également sous le nom "Le coupeur de roseaux, le traducteur est Daniel Struve, et dans la première édition Kikou Yamata. Ce qui nous donne deux traductions complètement différentes.
C'est en plus avec un grand plaisir que l'on peut lire une préface de Henry Miller qui a un faible pour la littérature japonaise. Je le cite :" Nous suivons ces récits tragiques avec notre coeur, plus qu'avec nos entrailles, car par la conduite des amants elles atteignent à des profondeurs de tendresse et de cruauté que la littérature occidentale n'a presque jamais atteintes".
Lien : http://wp.me/p4iy4V-9l
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
KroutKrout   25 juillet 2016
La beauté n'existe que dans le regard du spectateur, et pour certains ce paysage n'aurait aucun sens. Pour moi, la plus banale des collines, la rivière la plus ordinaire ont un attrait puissant et, en ce lieu, elle m'induisaient à une contemplation si captivante que j'aurais pu rester là de longes heures.
L'obscurité qui tombait me tira pourtant de ma rêverie.

"Ashikari
une coupe dans les roseaux"
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OsmantheOsmanthe   09 mai 2018
Au cours de leur muet tête-à-tête, le sixième sens particulier aux aveugles s'éveilla en Sasuke. Il sut que le coeur de Shunkin débordait de la gratitude la plus pure. Leurs relations d'élève à professeur ne les contraignaient plus. Ils s'étreignirent enfin et, dans les bras l'un de l'autre, ils ne sentaient battre qu'un seul coeur.

Extrait de "L'histoire de Shunkin"
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KroutKrout   27 juillet 2016
A l'époque de Gen Kyu (1204), Sa Majesté [l'empereur Go Toba] y [dans sa villa de Minase] passait le temps à composer des poèmes :

La montagne disparaît
Dans les brumes de la rivière Minase
Et ce soir on ne songe plus
Qu'à l'automne.

p.108
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OsmantheOsmanthe   09 mai 2018
Elle disait sans cesse à ses élèves : "Il faut tous prêter l'oreille au chant de Tambourin céleste. Né de rossignols tout à fait ordinaires, il ne s'est pas exercé en vain depuis qu'il a quitté les ailes de sa mère : son chant n'est plus celui d'un oiseau des bois. La voix d'un rossignol sauvage n'a de suavité que si l'heure et le lieu lui conviennent. Par elles-mêmes, ses qualités ne s'imposent pas. Mais si nous écoutons un maître oiseau comme Tambourin céleste, nous pouvons évoquer les délicieux paysages d'un vallon retiré, le murmure des ruisseaux, le nuage des cerisiers en fleur au sommet d'une colline, oubliant notre existence dans la ville bruyante et encombrée. L'art lance un défi à la nature et nous y découvrons le secret des origines de la musique. Vous êtes nés humains, mais les oiseaux vous sont en cela supérieurs."

Extrait de "L'histoire de Shunkin"
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art-bsurdeart-bsurde   13 février 2014
Ce manque de lumière ne le gênait pas. Les aveugles y vivent toujours et sa Demoiselle jouait du shamisen dans la même obscurité. Il partageait ainsi son sombre royaume, ce qui était pour lui une volupté. Quand il put travailler au grand jour dès qu'il tenait le shamisen il fermait les yeux, pour continuer d'imiter sa maîtresse. Méprisant ses yeux, il préférait se soumettre aux mêmes conditions que l'aveugle Shunkin, et cette gêne lui était jouissance.
Tout se passait donc comme s'il eut souhaité être aveugle lui-même, et l'on peut penser que plus tard, lorsqu'il se priva volontairement de la vue, il ne fit que réaliser un dessein qui lui tenait à cœur depuis son adolescence.

« L'histoire de Shunkin »
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Video de Junichirô Tanizaki (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Junichirô Tanizaki
Jun'ichirô Tanizaki, par Igort.
Jun'ichirô Tanizaki (1886-1965) révèle dans ses oeuvres une sensibilité frémissante aux passions propres à la nature humaine et une curiosité illimitée des styles et des expressions littéraires.
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