AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2354087357
Éditeur : Mnémos (16/05/2019)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes)
Résumé :
VIIIe siècle après Jésus-Christ : le culte de Mithra est devenu la religion officielle de l'Empire romain, et les autres cultes, dont celui de la petite secte chrétienne, sont férocement réprimés. Mais les mécontents s'agitent : peuples germaniques en révolte, Armoricains jaloux de leur autonomie, tribus helvètes bien décidées à interdire l'accès à leurs montagnes... À Vindossa jardin d'Éden protégé du monde extérieur Ygrène, une puissante magicienne, s'efforce de r... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  09 juillet 2019
Publié il y a près de vingt ans, le diptyque de Rachel Tanner consacré à un empire romain uchronique dans lequel le mithriacisme aurait supplanté le christianisme était, depuis plusieurs années maintenant, devenu presque introuvable (les éditeurs des versions grand format et poche ayant cessé leurs publications). Ce n'est désormais plus le cas grâce aux éditions Mnémos qui ont décidé de reprendre le flambeau en rééditant dans une magnifique intégrale les deux volumes originaux (« L'empreinte des dieux » et « Le glaive de Mithra »), ainsi que cinq nouvelles situées dans le même univers et parues dans le recueil « Les sortilèges de l‘ombre ». Déjà très imposant, l'ouvrage a également été enrichi d'un certain nombre de bonus permettant de mieux appréhender l'oeuvre de l'auteur (carte, chronologie, présentation historique…), le tout enrobé dans un superbe écrin (chapeau notamment pour la couverture réalisée par l'artiste malaisienne Qistina Khalidah a qui on doit récemment plusieurs couvertures chez le même éditeur).
L'empreinte des dieux
L'initiative de Mnémos tombe bien. Il aurait en effet été dommage de se priver de la découverte de ce diptyque original et bien écrit qui fait la part belle à l'histoire antique et médiévale. Nous sommes au VIIIe siècle après J.-C. et, outre le fait que l'empire romain ait survécu au-delà de la mort de Romulus Augustule, le changement majeur consiste en la relégation du christianisme au rang de simple secte tandis que le culte à mystère du dieu Mithra occupe la place de religion officielle de l'empire. Divinité orientale importée au sein du panthéon romain suite à l'expansion vers l'est de l'empire, Mithra a effectivement connu un grand succès chez les Romains, à commencer par les soldats, avant d'être finalement supplanté par le christianisme (celui-ci a d'ailleurs joué un rôle important dans la disparition de ce culte à mystère avec lequel il présentait des similarités troublantes). L'univers élaboré par l'auteur est bien conçu et captive rapidement le lecteur qui se plonge avec plaisir dans ces régions sauvages de Gaule et de Germanie où les anciens dieux arpentent encore le monde et s'inquiètent de l'hégémonie grandissante de ce dieu unique. Si l'auteur prend évidemment des libertés avec l'histoire, l'ouvrage fourmille malgré tout de détails historiques qui renforcent la cohérence de l'univers et facilitent l'immersion du lecteur dans cette époque brutale qui connaît de multiples bouleversements. C'est dans ce contexte que l'on fait la connaissance de Judith de Braffort, jeune femme originaire d'Armorique au caractère bien trempé, à laquelle on s'attache aisément et dont on suit avec intérêt les aventures. Et celles-ci ne manquent pas ! de son opposition à sa redoutable cousine Frédérique, à son initiation au côté de la magicienne Ygrène, en passant par sa rencontre mouvementée avec les légions romaines ou avec un certain Carolus Magnus, on peut dire que notre héroïne n'a pas de quoi s'ennuyer, et nous non plus ! Les scènes d'affrontements sont notamment assez impressionnantes, et ne sont pas sans rappeler ce que pouvait faire David Gemmell dans le même registre : les combats sont dépeints de manière efficace, presque cinématographique, et donnent à voir aussi bien l'horreur vécue par les combattants que leur exhalation lorsqu'ils se laissent porter par la frénésie du moment, donnant alors lieu à de beaux passages épiques.
Le glaive de Mithra
Le tome suivant se déroule après une ellipse de quelques années et met à nouveau en scène la magicienne Judith que l'on retrouve plus mûre, plus puissante, mais aussi plus amère. Ce second volume se distingue avant tout par un changement de décor bienvenu : oubliées les rudes terres de Gaule et de Germanie, cette fois, l'essentiel de l'intrigue se déroule directement dans la capitale de l'empire, menacée par l'arrivée imminente de la peste ainsi que par les manigances d'un puissant sorcier procédant à d'étranges rituels dans les catacombes de la ville. L'aspect historique prend ici le pas sur l'uchronie sans que cela ne gâche la lecture tant les aperçus de la vie quotidienne des habitants de cette Rome en plein bouleversement sont appréciables. Car c'est bien à une véritable promenade dans la cité antique que nous invite ici Rachel Tanner qui nous entraîne dans les bouges les plus infâmes de la capitale, avec ses bordels, ses tavernes et ses insulae décrépites, mais aussi dans les plus beaux quartiers, avec leurs villas cossues et leurs grandes avenues. L'un des moments les plus jouissifs reste sans aucun doute celui du Colisée qui devrait ravir les amateurs de « Gladiator » ou « Spartacus ». Pour ce qui est du reste, difficile encore une fois de s'ennuyer entre les manigances de cour, les jeux du cirque, les sacrifices humains, les ravages de la peste et j'en passe. On peut cela dit regretter que, parmi toutes les histoires qui s'entremêlent ici, ce soit finalement celle qui concerne notre héroïne qui soit la plus bancale : tout ce qui tourne autour de l'artefact magique est clairement de trop car beaucoup trop cliché et résolu trop abruptement. C'est peut-être cette légère faiblesse de l'intrigue qui explique que la magicienne soit un peu plus en retrait dans ce second volume qui met heureusement en scène toute une galerie de personnages secondaires très réussis, qu'il s'agisse du jeune Damien, ou encore de l'empereur Julien et de son épouse.
Les sortilèges de l'ombre
La dernière partie de l'intégrale regroupe cinq nouvelles situées dans le même univers et mettant en scène un certain nombre de personnages plus ou moins importants croisés au détour des aventures de Judith. La première, « Histoire d'Hiram le malchanceux », est présentée avec humour par l'auteur comme un conte de Noël, et c'est le cas d'une certaine manière puisqu'elle relate la première apparition du dieu Mithra qui coïncide dans le calendrier chrétien avec la naissance de Jésus. le clin d'oeil est amusant mais le texte trop bref pour véritablement parvenir à captiver le lecteur. La nouvelle suivante, intitulée « Dardanus philopater », est consacrée au personnage éponyme croisé dans le second tome du cycle de Mithra. On retrouve pour l'occasion la ville de Rome dans laquelle l'auteur nous donne à nouveau un aperçu contrasté et renoue avec les horreurs tapies dans les catacombes. Un texte bien construit mettant en scène un personnage attachant, même si la chute est un peu trop abrupte. La nouvelle suivante (« Une journée à la Mamertine ») se déroule dans une prison romaine dans laquelle une magicienne doit être interrogée pour confesser ses crimes à l'encontre de la religion officielle de Mithra. Seulement le bourreau et la victime ne sont pas forcément ceux que l'on croît... Court mais efficace. le texte suivant peut difficilement être qualifié de nouvelle étant donné sa brièveté : il s'agit plutôt d'un petit clin d'oeil à un autre personnage de la série dont on découvre l'origine du fanatisme (« Une vocation »). La dernière nouvelle est sans doute la plus réussie et avait déjà fait l'objet d'une autre publication dans l'anthologie « Magiciennes et sorciers » en 2010 (« In cauda venenum »). On y retrouve Judith tout juste après les événements relatés dans « Le glaive de Mithra », et il est cette fois question d'enchantement et de vengeance familiale. le texte est bien rythmé et, si la chute est peut-être encore un peu trop rapide, l'ensemble reste de bonne facture et parvient à maintenir le lecteur en haleine.
Amateurs de fantasy et d'histoire antique, cette intégrale du « Cycle de Mithra » est faite pour vous ! C'est un vrai plaisir de plonger dans cette Europe uchronique remarquablement détaillée et mettant en scène soldats et barbares, empereurs et magiciennes, sans oublier anciens et nouveaux dieux. Si l'intrigue peut parfois paraître un peu maladroite, la qualité des personnages ainsi que celle de la reconstitution historique et des scènes de combat suffisent à le faire oublier au lecteur qui ne risque pas de s'ennuyer tant les romans foisonnent de péripéties et de rebondissements. Une belle découverte à côté de laquelle il serait dommage de passer.
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
culturevsnews
  24 mai 2019
Rome, la capitale du monde civilisé est remarquablement mise en scène, l'action de cette uchronie se situe au VIIIème siècle et réunit les protagonistes survivants de l'empreinte des dieux.
Si vous aimez l'empire romain laisser vous emporter par cette histoire où le christianisme n'est pas né et a été remplacé par le culte de Mithra. Dans les années 1500, Judith, fille du duc Morvan de Braffort, coule une jeunesse heureuse en Armorique auprès de ses frères et de Christina, la nouvelle épouse de son père. Elle n'ignore pas qu'à Rome, l'empereur, après que l'hérésie chrétienne ait été pratiquement décimée, entend bien étendre à toutes les provinces le culte exclusif de Mithra, mais Rome est si lointaine ! Aussi, en dépit de son vif déplaisir, ne mesure-t-elle pas immédiatement les changements que va entraîner l'arrivée de Savanarol au château de son père que le prêtre, fanatique, entend bien convertir en même temps que ses gens.
En dépit de son prosélytisme, il va pourtant se heurter à un mur, même si les réticences de Morvan sont entourées de toute la diplomatie nécessaire. Ici, on respecte les dieux mais essentiellement les siens. Et ni Judith ni sa belle-mère ne sont de faibles femmes aisées à convertir. Savanarol va cependant trouver une aide inattendue en Frédérique, une cousine veuve et aigrie que le duc a recueillie ainsi que son fils. le meurtre accidentel de ce dernier par son cousin, au cours d'une sotte dispute, va faire basculer leur vie à tous.
Pendant que Frédérique, exilée, va partir pour Rome et, forte d'une haine sans mesure encouragée par les prêtres de Mithra, va gravir rapidement tous les degrés du culte pour pouvoir assouvir sa vengeance, les fils de Morvan, par sécurité, vont également devoir s'éloigner.
Quant à Judith, en dépit du chagrin qu'elle en éprouve, elle ne pourra non plus demeurer avec les siens car elle a rencontré un dieu. Quel dieu ? Elle l'ignore mais elle n'oserait désobéir à l'ordre donné : rejoindre la magicienne Ygrene, dans son domaine de Vindossa, et en devenir l'apprentie.
Il ne neige pas à Vindossa, le temps y est toujours doux et les arbres fleuris. C'est un lieu de grand pouvoir, de ce pouvoir qu'Ygrene acceptera d'enseigner à Judith à condition qu'elle obéisse en tout et ne dérange pas son époux, l'énigmatique magicien Laran qui erre parfois avec Vinkey, un lion apprivoisé autant que magique.
Et c'est en ce lieu de pouvoir que vont se réunir les plus puissants de magiciens pour contrer le désir d'hégémonie de Rome qui est, en réalité, celui de Mithra, car même les dieux doivent respecter l'équilibre.
Judith va d'abord être chargée de rechercher l'aide d'Ogmios, le dieu guerrier, dont le pouvoir, comme celui des autres dieux, a diminué en même temps que le nombre de ses fidèles. Il lui faudra ensuite rallier Charles, comte des marches de Germanie, rebelle et proscrit après avoir essuyé une sanglante défaite à Trèves contre l'armée romaine. Et c'est lui qui viendra à son secours lorsque, trahie, elle tombera aux mains du général romain Agrippa sur le chemin du retour. Car c'est bien sur Vindossa que marche une immense armée romaine, aux ordres d'un empereur qui, sur l'instigation du grand-prêtre Eunomos, entend écraser toute résistance.
C'est donc sur ce champ de bataille, où elle va combattre aux côtés de ses frères, que se joue l'avenir des dieux… Les uchronies de Rachel Tanner sont de purs moments de délice et de délire, car on sent l'auteur extrêmement bien documentée — elle a une formation d'historienne et d'archéologue. Elle se délecte et nous régale de truculentes histoires de batailles, de conflits entre humains ou entre dieux païens, d'amour ou de sorcellerie. Des jeux du Cirque aux plaisirs des Thermes, du marché aux légumes aux bordels officiels, des catacombes au Palais impérial, nous sommes conviés à une visite guidée d'un genre particulièrement vivant. Rachel Tanner bénéficie d'une voix, d'une écriture, d'une inspiration. Il serait facile de se référer à quelque spécificité féminine, quitte à souligner, dans un a contrario supposé, le goût pour les combats, la violence des affrontements, la crudité énergique du vocabulaire, fort bien venue au moins dans les dialogues, voire le fait que lorsqu'un personnage est aussi narrateur, c'est un homme. N'empêche. À côté de la cervelle parfois répandue, des horions et des rats voraces, on découvre une immense attention aux gens. Aux femmes, aux enfants en particulier. Sans mièvrerie ni moralisme, comme en fait foi le splendide portrait des deux concubines d'un patricien. Sans misérabilisme non plus, mais avec réalisme quant à la misère et l'injustice, à la douleur et aux blessures, ou à l'exploitation, y compris sexuelle, y compris celle des enfants, ceci avec une authentique sensibilité, de celles qui font cogner fort, et droit à l'estomac. Et avec, en fait, une attention constante aux choses et aux gens, et une volonté de parler du passé non tel que le mythifient les adeptes du « bon vieux temps » mais tel qu'on peut le connaître, quitte, à partir de là, à le modifier et à le rêver, mais dans ses dégueulasseries et son humanité mêlées. Avec cette intégrale de Rachel Tanner les lecteurs auront fort envie de se le procurer. Mnemos offre une sublime couverture plus que réussie . A lire et relire .
Note : 9,5/10
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Igguk
  06 juillet 2019
En ce début d'été, Mnémos a décidé de rééditer le Cycle de Mithra de Rachel Tanner. Complètement inconnu au bataillon chez l'ours jusqu'alors, cette intégrale regroupe deux romans et un petit tas de nouvelles qui décrivent un empire romain où le christianisme n'aurait pas prédominé. Pitch prometteur livré par une historienne et archéologue de formation.
Les adeptes du petit Jésus se sont fait botter le cul par un autre culte qui leur est passé devant : le mithraïsme. La religion originaire de Perse a contaminé tout l'empire Romain jusqu'à sa tête, et devient donc le culte officiel. Ce petit twist historique permet à l'autrice de proposer un livre historiquement pointu mais où on peut se permettre quelques petites fantaisies. le premier roman, l'empreinte des dieux, a pour protagoniste Judith de Braffort, fille d'un noble armoricain faisant face à la vague romaine, venue convertir tous les « païens sauvages » au Mithraïsme. Mais les anciennes croyances sont tenaces, et une résistance va se mettre en place autour d'un groupe de magiciens et d'un chef rebelle. La seconde aventure se recentre sur Rome, où la peste fait rage et un mystérieux sorcier tente de pervertir le culte avec des pratiques abominables.
Globalement, la lecture de ce gros pavé est rafraichissante, cette fantasy romaine est construite avec beaucoup de soin, l'autrice nous fait découvrir son contexte avec beaucoup de détails et de minutie. Oubliez la comparaison à Gemmell mise en avant sur le site de l'éditeur, aucun lien (fils unique). On est dans une fantasy historique érudite, plutôt alignée sur du Guy Gavriel Kay dans le principe. On a beaucoup de points de vue différents qui mettent en place le contexte politique, les enjeux de l'époque. C'est passionnant et ça fourmille de détails, pourtant j'ai un peu perdu notre héroïne dans la soupe. Judith est une adolescente forte et attachante, mais son évolution est bien trop abrupte. Elle passe du stade adolescent à Gandalfette level 92 en 6 mois de CAP sorcière, et on perd un peu la connexion en milieu du premier roman (sans parler des romances un peu bof bof). C'est heureusement compensé par la richesse du casting qui évolue autour d'elle.
Dans le second tome Judith est une sorte de personnage iconisé super bad-ass mais qui a perdu en humanité. Ça tombe bien puisqu'un autre personnage prend la main : Damien, le paysan venu découvrir la grande cité romaine au pire moment qui soit, fait un contre-poids intéressant. le contexte de la cité en proie à la peste, des bas-fonds où trainent les mendiants et les crapules, donne une atmosphère bien plus glauque à ce Glaive de Mithra. On assiste à la réponse officielle du pouvoir face à la menace, les différents points de vue donnent un aperçu de l'ensemble de la société romaine. Encore une fois, le soucis du détail impressionne, la montée de la tension est extrêmement bien gérée et les personnages variés et loin des stéréotypes (à part Judith, du coup) emportent le lecteur jusqu'à un dénouement bien trop rapide, à base de lancer de cailloux.
Dans tout ça, le culte de Mithra apparait parfois secondaire. J'ai eu le sentiment que l'intérêt de ce point de divergence n'était pas directement payant puisque le clergé se comporte à peu près comme les chrétiens. A part leur mythe fondateur, toute la dynamique de « je vais convertir les païens à coup de pied au cul » n'est pas très différente même si le commentaire sur la religion et ses dérives reste intact. Au moins j'aurais appris des choses sur la Tauroctonie. On aurait pu raconter à peu près la même histoire avec des chrétiens, de mon point de vue d'ours pas du tout cultivé ça aurait pas changé grand chose, mais je laisserai les experts débattre. Cette intégrale se termine avec une poignée de nouvelles qui ajoutent encore plus de détails à cet univers déjà bien fourni, le lecteur curieux y assouvira volontiers sa gloutonnerie Mithriaste.
J'ai passé un agréable moment de lecture dans l'univers de Rachel Tanner, j'en recommande volontiers la lecture mais j'admets ne pas être absolument sous le charme. le cycle de Mithra est une oeuvre qui présente une richesse et une personnalité surprenantes, et qui séduira à coup sûr le lecteur féru d'Histoire. C'est une oeuvre qui parle au cerveau, à la curiosité, à la soif de savoir, de décortiquer, mais qui est rarement parvenu à toucher mon coeur avec ses personnages ou ses enjeux. le côté « historien » est passionnant, le côté « roman fantasy » est… Sympa…
Roman reçu en Service Presse de la part de Mnémos, merci à eux.
Lien : http://ours-inculte.fr/le-cy..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
celindanae
  28 juin 2019
Rachel Tanner est historienne et archéologue de formation, elle avait été le coup de coeur des Imaginales en 2007. Cette intégrale réédité par Mnémos contient les 3 ouvrages parus dans ce cycle: L'Empreinte des dieux, le Glaive de Mithra, Les Sortilèges de l'ombre. Les Sortilèges de l'ombre est constitué de 5 nouvelles se déroulant dans le même univers. L'intégrale comprend également une chronologie et un glossaire sur Mithra et le mithriacisme. le tout est sublimé par la belle couverture signée Qistina Khalidah et du papier de belle qualité. L'objet livre est ainsi dense et de belle qualité.
Le cycle de Mithra est une uchronie et le point de divergence historique est précisé dans le premier tome. le bouleversement historique est religieux et non pas politique mais il est de grande importance. Il démarre sous le règne de Constantin Ier au IV ème siècle.
Le cycle de Mithra est ainsi une grande réussite, une uchronie très bien pensée avec un univers solide et riche. Les personnages sont bien caractérisés, intéressants et variés. La plume de l'autrice est fluide et imagée, rendant les scènes de bataille très vivantes. Un excellent cycle à redécouvrir grâce à cette très belle réédition des éditions Mnémos!
Chronique beaucoup plus complète sur le blog
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
BlackWolf
  23 juillet 2019
En Résumé : J'ai passé un agréable moment de lecture avec cette intégrale de Mithra. Certes tout n'est pas parfait, ce n'est pas le plus grand cycle de Fantasy que j'ai lu, mais cela ne l'empêche pas de s'avérer divertissant et intéressant. J'ai apprécié le travail de fond et de recherche menée par l'autrice pour offrir un univers solide et captivant. L'intrigue, même si elle m'a paru trop se disperser, ne manque pas pour autant de s'avérer plutôt efficace. Concernant les personnages, autant les personnages principaux sont intéressants, humains et soignés, autant j'ai trouvé que les personnages secondaires manquaient de profondeur, la faute justement à la dispersion de l'intrigue qui cherche à trop en faire. Je regrette par contre la magie présente dans ce cycle qui n'apporte pas grand chose et paraît mal utilisée. J'ai aussi noté quelques facilités et un ou deux deus ex machina facile, mais là rien de très bloquant. Au final le Cycle de Mithra est une Fantasy historique que j'ai trouvé fluide, plutôt entraînante, soignée dans son univers, qui offre une lecture plaisante, qui certes, aurait pu être encore meilleur, le tout porté par une plume simple et efficace.

Retrouvez la chronique complète sur le blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90

critiques presse (1)
SciFiUniverse   30 août 2019
Critique de l’extrémisme religieux, uchronie très documentée, écriture maîtrisée et rythme soutenu pour un cycle majeur de la fantasy française.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
autres livres classés : uchronieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

La fantasy pour les nuls

Tolkien, le seigneur des ....

anneaux
agneaux
mouches

9 questions
1382 lecteurs ont répondu
Thèmes : fantasy , sfff , heroic fantasyCréer un quiz sur ce livre