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François Happe (Traducteur)
EAN : 9782351780183
290 pages
Gallmeister (05/06/2008)
3.99/5   255 notes
Résumé :
Sept ans après le mystérieux accident qui a effacé sa mémoire, Stoney Calhoun a repris sa paisible existence de guide de pêche, partagée entre la boutique de la belle Kate Balaban et sa cabane isolée dans les bois du Maine. Jusqu'au jour où, sur une île inhabitée de Casco Bay, il découvre un cadavre entièrement carbonisé. Peu de temps après, le client qui l'accompagnait est assassiné. Malgré ses réticences, Calhoun est entraîné dans l'enquête du shérif Dickman et se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
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Si on aime la pêche -- à la truite ou au bar --, les grands espaces -- ici dans le Maine --, la mer et que l'on apprécie qu'une intrigue policière bien ficelée vienne s'inscrire dans le décor poétiquement décrit par William G. Tapply, il faut sans hésiter embarquer pour Casco Bay et suivre Calhoun et son chien Ralph.

L'auteur installe tranquillement son intrigue en prenant le temps d'explorer les coeurs et les âmes de ses nombreux personnages, qu'il s'agisse du héros principal, Calhoun, autant que de tous ceux qui vont apporter leur pierre à l'édifice romanesque.

C'est ainsi qu'il insère une belle histoire d'amour, des drames familiaux suite aux viols commis sur les filles, des désirs de vengeances, des recherches historiques et même l'appât du gain dans toute sa vanité. Les évoquer en détail serait raconter l'histoire et lui enlever le suspense qui, comme trop souvent, se dénoue un peu trop vite à mon goût.

Calhoun est sensible aux aurores et aux crépuscules, l'auteur ne se prive donc pas de les décrire, en incluant les arbres, les ciels étoilés ou noir d'encre, les couleurs automnales de la nature, les mouvements de la mer et des poissons. Tout cela se glisse naturellement au fil des investigations de Calhoun, de ses analyses du "déjà vu" ou "déjà vécu", qu'il s'agisse de la coupe du bois, du montage des mouches, deux activités libératrices de l'esprit tout en étant propices à la réflexion.

Les dialogues portent la marque d'un écrivain qui sait gérer les situations et inspirer à ses personnages des répliques savoureuses, percutantes, rudes ou tendres suivant les situations.

William G. Tapply évoque aussi le mal, à travers l'enquête policière, la justice et l'injustice, ainsi que le malheur qui atteint hommes et femmes dans cette histoire contée sans misérabilisme mais avec un réalisme compatissant qui ne peut que saisir le lecteur.

Cette aventure à Casco Bay fait partie, à mon goût, des trops rares romans policiers développant autant de qualités.
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Stoney Calhoun entretient un rapport délicat avec mam'zelle Chance.
Ceci dit, nager perpétuellement dans une béatitude cosmique offrirait sensiblement moins d'intérêt à cette série qui n'en manque donc pas, de par le fait, et l'entremise facétieuse d'un facteur bonne étoile dans le trigone de Vénus résolument aux abonnés absents.

Guide de pêche, c'est son job.
Attirer les emmerdes, c'est son karma.

Un corps carbonisé découvert par l'un de ses clients sur l'une des nombreuses îles constituant Casco Bay nous permettra de faire un peu plus ample connaissance avec notre amnésique préféré.

Un opus placé sous le signe de la poisse carabinée pour l'ami Calhoun.
Toujours en délicatesse avec sa mémoire qui flanche, y s'souvient plus très bien, et taraudé par sa relation avec Kate qui prend la tangente sans se fendre d'un p'tit billet d'excuse, merci bien madame la méchante, il devra assister le shérif du coin dans une affaire à tiroirs lui permettant ainsi de se découvrir des aptitudes jusqu'alors inconnues et susceptibles de l'affranchir sur son passé en lambeaux.

Alternant toujours avec un égal bonheur nature writing et enquête proprement dite, Tapply confirme , si besoin était, un talent certain pour ce genre si particulier.
Une nature magnifiée, parfait contrepoint d'un homme oblitéré en pleine tourmente, l'auteur souffle le chaud et le froid sans jamais enrhumer le lecteur.

L'accroche est immédiate et, à l'instar du soufflé de Tata Lucette, ne retombe jamais .
L'intrigue savamment distillée.
L'écriture très imagée ravira les amateurs de grands espaces indomptés.
Difficile de prendre l'auteur et son antihéros contemplatif en défaut.
Arf, y aurait bien ce final un brin expéditif mais au regard du plaisir éprouvé à la lecture de ce nouveau volet, pas de quoi fouetter un chat. Éventuellement au fouet électrique, force 12, et encore...
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Stoney Calhoun se réveille au coeur de la nuit. Un ciel étoilé et pas la moindre brise. de bonne augure pour la pêche même si le temps est parfois différent entre Dublin et Casco Bay. Il avait rendez-vous avec Mr Vecchio, pour une partie de pêche à la mouche, à 4h30 à la rampe de mise à l'eau d'East End. Ce dernier arrivant à l'heure, les deux hommes prennent le large vers Casco Bay. Après quelques prises, bars et tassergals, son client lui demande d'accoster sur une île, Quarantine Island, afin qu'il puisse se soulager et se dégourdir les jambes. C'est là qu'ils tombent sur un corps calciné. N'ayant ni radio ni téléphone portable, les deux hommes font route vers la côte afin de prévenir le shérif Dickman. Les flics du comté et de l'État du Maine et les légistes envahissent rapidement l'île. Les premières constatations sont des plus étonnantes : l'homme a eu le pénis coupé et enfoncé dans la bouche. le shérif demande alors à Stoney de l'aider dans son enquête...

L'on retrouve avec plaisir ce cher Calhoun, un brin bourru mais tendre, qui vit, au fond des bois, dans une cabane isolée qu'il a construite. Victime de la foudre il y a maintenant 7 ans, sa mémoire lui fait défaut. Aucun souvenir de ce qu'il était avant. Mais cela ne l'empêche pas de vivre comme il l'entend. Au coeur de la nature. Associé avec Kate, la femme dont il est amoureux, et guide de pêche, il coule une existence paisible entre ses sorties de pêche, fabrications de mouches ou ses balades avec son chien, Ralph. Malheureusement, il devra, pour un temps, quitter sa tanière et aider le shérif dans son enquête. Une enquête passionnante et pleine de rebondissements au coeur de cette nature sauvage et magnifique. Une nature parfois hostile, luxuriante, gorgée d'eau et dépaysante. Qui plus est, William G. Tapply s'est crée un personnage terriblement attachant, un brin nonchalant et mystérieux en la personne de Stoney Calhoun. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, notamment le shérif Dickman, seul ami de Calhoun, ou encore la belle Kate. L'auteur, prenant le temps d'installer son intrigue, nous plonge dans une ambiance très nature. Un roman dans lequel l'on plonge avec délice...
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Stoney Calhoun a perdu la mémoire après avoir été frappé par la foudre il y a sept ans. Que faisait-il avant ? Qui était-il ? Il l'ignore et semble plutôt bien s'en accommoder. Et ce dont il s'accommode encore mieux, c'est de sa nouvelle vie. Il vit retiré dans une belle cabane en bois, en bordure de forêt, avec pour seul compagnie, son chien Ralph.

Il est associé dans une boutique d'articles de pêche avec Kate, la femme qu'il aime. Mais Kate est mariée à un homme malade donc leur relation est plutôt compliquée. Son job consiste aussi à transporter des gens sur son bateau pour les emmener pêcher au large de Casco Bay, zone côtière de l'état du Maine. Les eaux y sont riches en gros bars rayés et en tassergals, ce qui tombe plutôt pour ce passionné de pêche à la mouche.
A l'occasion d'une de ces parties de pêche, en accostant sur Quarantine Island, îlot balayé par les vents et les rumeurs des drames passés, il tombe sur un corps totalement calciné dont la présence sur cet îlot désert ne peut pas être le fruit du hasard…

Au-delà de l'intrigue policière dont on a vraiment envie de connaitre la résolution, j'ai vraiment apprécié l'ambiance globale de cette histoire, la proximité avec la nature sauvage du Maine, le calme goûté par Calhoun, en dépit des meurtres, des risques encourus et du rythme de l'histoire bien entendu. Son personnage de baroudeur solitaire au coeur tendre est particulièrement réussi. Son attachement à Ralph son fidèle compagnon, personnage à part entière du roman est aussi surprenant que touchant. Rarement j'ai ressenti une telle empathie avec un personnage de fiction il me semble.

Je vais donc très rapidement me procurer Dérive sanglante et Dark tiger, situés chronologiquement avant et après cette histoire, et qui ont également Stoney Calhoun pour héros.

Un grand merci à Babelio et aux Éditions Gallmeister pour cette dépaysante excursion sur Casco Bay et pour ce coup de coeur signé du regretté William G. Tapply.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Tome 2 de la série qui en compte 3. Une enquête toujours menée par le paisible Calhoun, un guide de pêche assez contemplatif. Cela est peut-être dû à la foudre il y a 7 ans. En tout cas, plus de mémoire!
Pas facile de vivre sans passé, mais son corps se souvient de certains apprentissages qui ne cessent de l'étonner.
Il peut ressembler à un doux rêveur inoffensif, amoureux de sa chef, une métisse de sang indien, hélas mariée, même si cela ne l'empêche pas de se retrouver avec elle dans sa cabane au fond des bois avec l'autorisation du mari, certes en phase terminale mais qui veut que sa femme soit choyée! Depuis le tome 1, Passons sur ce qui peut sembler incongru ...
Le passé de Stoney Calhoun est lourd.
C'est pourquoi, même si son travail devrait l'éloigner de celui d'enquêteur, ni les morts, ni le shériff , ni les circonstances, en fait, ne vont dans ce sens.
Une seule ligne narrative - y a pas pas le feu dans Casco Bay- ou plutôt si et c'est brûlant!
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critiques presse (1)
Telerama
29 janvier 2014
Retour dans le Maine avec Stoney Calhoun, rencontré dans un excellent premier roman, intitulé Dérive sanglante.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (76) Voir plus Ajouter une citation
La surface de l'eau était jonchée de feuilles de peupliers jaune. Elles tourbillonaient dans les remous comme de petits voiliers, s'amassant le long des berges, mais juste à la jonction des courants, là où le ruisseau se rétrécissait à cause des vestiges de l'ancien pont et où l'eau rapide venait se frotter contre l'eau plus lente, Calhoun repéra la ride d'une truite venant à la surface.
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-- Fendre du bois de chauffage, dit le shérif, voilà un bon exercice. Comment on dit, déjà? Ça vous réchauffe plusieurs fois : d'abord vous l'coupez, puis vous l'fendez, puis vous l'empilez, puis vous l'trimballez. Et tout ça avant même de le faire brûler.
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Il sortit du bateau et remonta jusqu'au parking pour accueillir Paul Vecchio, avec qui il allait partageait son bateau, son chien, ses coins à bars favoris, ses zones de remous, et ses endroits marécageux pendant les six prochaines heures. Il s'agissait là d'une expérience intime, et pour Calhoun, tomber sur un client sympathique était de la plus haute importance. S'il le trouvait plein de suffisance, dénué d'humour ou autoritaire, Calhoun devenait taciturne et sarcastique. Avec un client comme ça à bord, il restait à l'écart de ses coins de pêches favoris.
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[...] - Quelqu'un s'est dit qu'il y avait autant d'îles dans Casco Bay que de jours dans le calendrier. Et je crois bien que si vous y mettez les rochers découverts à marée basse, on n'est pas loin du compte. Bon, ils ont construit cette sorte d'hôpital ici, sur Quarantine Island, pour les immigrants qui arrivaient en Amérique. Ils les gardaient ici avant de les laisser mettre le pied sur le continent. Tous ceux qui d'après eux pouvaient avoir la grippe, ou bien avaient été en contact avec un malade - ou, comme c'est probable, ceux dont ils n'aimaient pas l'allure tout simplement -, ils les envoyaient ici. Hommes, femmes, vieillards, même les bébés. Des Italiens, pour la plupart. C'étaient des religieuses catholiques qui s'occupaient de cet établissement. Elles ne soignaient pas les gens avec des médicaments, c'était pas vraiment un hôpital. Elles les gardaient là, juste pour qu'ils n'aillent pas contaminer les citoyens américains. Bon, une nuit, en février 1918, l'établissement a été détruit par un incendie et tout le monde est mort. Les religieuses, les enfants, tout le monde. À peu près deux cent personnes.Ils n'avaient pas d'équipement pour lutter contre l'incendie, bien sûr. Ils n'ont rien pu faire. Entre le feu et le froid terrible, personne n'a survécu.

[...] On a suspecté quelques bons citoyens de l'État du Maine d'être venus en barque cette nuit-là avec des torches pour mettre le feu à l'établissement. On n'a jamais rien pu prouver. Officiellement ce fut un incendie accidentel.
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- Moi, Stonewall Jackson Calhoun, je jure solennellement de faire respecter toutes les lois de l'Etat du Maine qui me semblent sensées, dit Calhoun. Je jure de faire ce que tu me demandes de faire, pourvu que ça soit pas trop stupide. Je jure que si, à tout moment, tu veux que je démissionne, je donnerai ma émission sans faire d'histoires. Je jure que pour l'essentiel, je te dirai la vérité. Je jure de ne pas être d'accord avec toi quand je te trouverai stupide. Je jure que si tu me demandes mon opinion, je te la donnerai, même si je pense que ça peut te blesser. (Il haussa les épaules.) Bon, j'ai tout dit, hein ?
- J'aurais dû prendre ça par écrit, dit le shérif. Ce serment est bien meilleur que le texte officiel. Je te nomme solennellement, par conséquent et nonobstant, mon adjoint, que Dieu nous vienne en aide. OK ?
- Bien sûr, dit Calhoun, OK.
- Alors, au boulot.
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Videos de William G. Tapply (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William G. Tapply
Interview de William G. Tapply par Barbara Peters. 1/6
Non sous-titré.
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