AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2203305061
Éditeur : Casterman (19/10/1993)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 137 notes)
Résumé :
Avec les aventures extraordinaires d'Adèle, Jacques Tardi rend hommage à la grande tradition de la littérature populaire. Rebondissements, coups de théâtre, intrigues alambiquées, savants fous, personnages fourbes et traîtres tous plus affreux les uns que les autres... Tardi joue avec jubilation de tous les ingrédients du roman-feuilleton, s'amuse à brouiller les pistes pour mieux dérouter le lecteur, tenu en haleine d'un épisode à l'autre. Son héroïne est un person... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
MissG
  24 juillet 2015
Dans ce cinquième volet des aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, il est question : d'Adèle Blanc-Sec bien entendu, et de son réveil plus particulièrement, de la momie d'Adèle Blanc-Sec, de la Première Guerre Mondiale, d'un dénommé Lucien Brindavoine : "Moi, c'est BRINDAVOINE Lucien, mutilé volontaire, médaillé et pensionné de guerre", du diabolique professeur Dieuleveult, de la mafia, et d'une salamandre du Japon naturalisée et du secret qu'elle contient.
Si vous vous rappelez bien, Adèle Blanc-Sec était tuée à la fin de "Momies en folie", mais comme il n'était pas question de faire disparaître définitivement son héroïne, le brave Mouginot (qui a lui rencontré une mort tragique sans espoir de retour à la vie), aidé de la momie d'Adèle Blanc-Sec, avait mis au point une technique de conservation de notre pétillante Adèle afin de la ramener à la vie.
Mouginot a connu quelques contre-temps, enfin un plus particulièrement : il a été assassiné, ce qui fait qu'Adèle contient à dormir alors que dehors le monde s'étripe et que le sang coule à flot : "Elle dort alors que tout le monde se fait tuer et elle s'en fiche car elle ne sait même pas qu'il y a la guerre. Et même si elle l'avait su, elle s'en serait fichu autant que de la cathédrale d'Albi ou de la statue de Napoléon à Ajaccio.".
Du Caire, la momie d'Adèle Blanc-Sec va activer son réveil en choisissant le soldat Brindavoine.
Ce dernier va prendre son temps et ce n'est qu'en 1918 que cette histoire connaîtra son épilogue.
Entre temps, la mafia s'était intéressée aux travaux de Mouginot et espérait bien récupérer pour son profit ce formidable principe de vie éternelle, mais c'était sans compter sur l'intelligence et les moyens illimités dont dispose la momie : "La momie avait décidé que la méthode Mouginot ne profiterait ni à Coppola, ni à Lindenberg, ni à personne. Ce en quoi elle avait raison, l'humanité n'était pas prête à vivre éternellement car ce qui semblait la passionner avant tout, c'était sa propre destruction.".
C'est quand même assez gonflé de la part de Jacques Tardi de bâtir son histoire alors que son héroïne dort et est totalement absente de toute l'intrigue, physiquement parlant.
Mais c'est une franche réussite et j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les péripéties qui entourent le réveil d'Adèle Blanc-Sec.
L'intrigue est comme d'habitude bâtie finement, les rebondissements s'enchaînent les uns aux autres, il y a de l'humour et un narrateur qui sort toujours de l'ordinaire.
J'ai énormément apprécié l'humour et la malice contenus dans cette histoire, comme nommer Coppola un grand chef de la mafia en clin d'oeil au réalisateur du "Parrain".
Les hommes ne sont pas franchement représentés glorieusement, ils sont souvent lâches, manquent souvent de jugeote et certains sont carrément abjects, je pense particulièrement à Dieuleveult dont le seul but dans la vie est de détruire Adèle Blanc-Sec.
C'est un peu comme la publicité pour la MAF, il pense un jour l'avoir.
Mon seul petit regret, c'est que le personnage de Lucien Brindavoine est apparemment issu d'une autre oeuvre de Jacques Tardi, beaucoup de références y sont faites, or je n'ai pas eu l'occasion de lire cette bande dessinée et j'ai un peu eu l'impression que l'auteur se faisait plaisir mais que je passais à côté d'une bonne blague ou d'un fin jeu de mots.
Enfin, je ne vais pas m'arrêter à ce détail car il ne gêne en rien la lecture de cette bande dessinée.
Par contre même absente Adèle Blanc-Sec est au coeur de l'intrigue, et finalement je n'ai pas été déçue que ce personnage ne soit pas plus présent, c'est une bonne transition et d'un autre côté, Jacques Tardi a ainsi fait une ellipse autour de la Première Guerre Mondiale, une période de l'histoire qu'il a beaucoup traité par ailleurs dans ses autres bandes dessinées.
La conclusion à toute cette histoire est évidente : Adèle Blanc-Sec est morte, vive Adèle Blanc-Sec !
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
LVI
  21 mars 2012
La vérité ou presque !

Son éditeur lui ayant demandé de créer un personnage féminin qui puisse devenir l'héroïne d'une série (les séries étant toujours plus vendeuses que des albums uniques), le dernier des Communards, j'ai nommé le libertaire Jacques Tardi, a donc donné naissance en 1976 à une féministe rentre-dedans du genre à ruer dans les brancards, j'ai nommé Mademoiselle Adèle Blanc-Sec, qui va devenir effectivement un personnage-culte et accompagner le révolutionnaire Tardi et nous-mêmes, son fidèle public, tout au long des années.

C'est le cinquième volet (datant de 1981 et toujours en 46 pages en couleur, mais malheureusement pas plus prenant que le précédent) des aventures de la belle écrivaine curieuse de tout ; et c'est le premier sans elle, puisqu'Adèle hiberne depuis 1912 et que tout tourne autour de Lucien Brindavoine, le héros d''Adieu Brindavoine', chargé de la ramener à la vie (ce qui sera chose faite en 1918) ; ce qui nous vaut une fois de plus une histoire de portes qui s'ouvrent toutes seules, de cryptes humides et de statue qui parle avec le retour de l'infâme Otto Lindenberg, le maître d'Iron City (voir ‘Adieu Brindavoine') et une seconde incursion dans les tranchées de la première guerre mondiale après celle de ‘La fleur au fusil' qui complète l'album ‘Adieu Brindavoine'.

Apparemment toujours encore à court d'idées, Tardi en reprend d'autres (qui sortent d'autres albums) et raconte une histoire qui tourne considérablement en rond, mais annonce les futurs albums à venir sur la ‘grande guerre' : c'est un peu un album bouche-trou !

Si vous aimez vraiment les aventures d''Adèle Blanc-Sec', vous continuerez probablement d'insister, mais désormais il faut quand même s'accrocher un peu pour arriver à trouver le tout vraiment intéressant !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Lunalithe
  14 juin 2016
Un tome aussi délirant que le précédent, on a vraiment basculé dans l'absurde. Mais ça fonctionne encore pas mal !
Toutefois, les multiples rappels à d'autres tomes (y compris des autres séries de Tardi) m'ont franchement fatigués. Idem pour l'espece de complexité inutile de l'histoire secondaire- soyons honnete, toute la politique autour, c'est franchement secondaire, tout le monde attend de voir ce qu'il va arriver à Adèle.
Commenter  J’apprécie          40
Domichel
  28 octobre 2013
Alors qu'Adèle avait fini dans un triste état dans le tome précédent, la “glorieuse guerre”de 1914 avait éclaté et tout le monde était parti la fleur au fusil en jurant que ce serait la “der des der”. Oui mais que vont devenir les aventures de la belle Adèle ?
Et qui est ce fameux Lucien Bindavoine ?
Avec cet album, Tardi donne un nouvel élan à ses aventures et ce n'est pas plus mal. de nouveaux personnages, de nouveaux événements, on en rêvait tous…
Commenter  J’apprécie          20
toto
  16 mars 2011
Pour une fois l'intrigue est relativement simple, et Tardi quitte la capitale et nous fait voir du pays. le point de vue pacifiste de Tardi y est largement développé.
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka   01 avril 2018
p.41.
Messieurs, voici donc réunis ici un ou plusieurs représentants de toutes les nations du monde. Certains, venus de pays riches et industrialisés comme ceux d'Europe, et d'autres, venus de pays pauvres comme ceux d'Afrique ou d'Asie. Vous êtes ici parce que vous avez accepté de construire ce siècle ! Aucun d'entre vous, ici présent, n'est négligeable. Tous, vous êtes influents. Non des gouvernements ou des monarques mais bien plus que cela : des industriels ou des chefs religieux, écoutés et respectés. C'est entre vos mains, entre nos mains que se trouve réellement le pouvoir. Ceux qui, élus par le peuple ou hissés sur un trône, semblent détenir les rênes de telle ou telle nation, ne sont que des pantins entre nos mains. Le pouvoir économique ou idéologique, apte à faire plier le monde, nous l'avons ! Ce pouvoir est tel que la majorité des êtres qui peuplent la planète nous vénèrent et nous enrichissent. Nous sommes en apparence derrière les chefs, démocratiquement élus ou non, mais les véritables décisions sont prises par nous seuls.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
issablagaissablaga   10 juin 2014
Le lundi 11 novembre 1918 à 11 h, l'armistice était signé dans un wagon. La 1ère guerre mondiale prenait fin.
Bilan :
10 millions de morts de presque toutes les nations du globe,
750 000 tonnes de chair et d'os,
13 tonnes de cervelles, 47 millions 500 000 litres de sang
et 46 millions d'années de vie qui ne seront jamais vécues !
Commenter  J’apprécie          50
okkaokka   01 avril 2018
p.4.
Ils y allaient tous pour défendre la Patrie en danger. Ils gagnèrent des médailles et des morceaux de ferraille qui vinrent se ficher profondément dans leur chair, entraînant la mort... Oui, mais une mort glorieuse... Pour la France...Beaucoup de monde y resta, les deux pieds dans la boue et les tripes à l'air : des Allemands, des Marocains, des Belges, des Algériens, des Anglais, des Serbes, des Américains, des Sénégalais, des Turcs, des Indous, des Russes, des Italiens, des Hongrois, des Français, des Tonkinois, des Autrichiens... et j'en oublie. 10 millions, en tout !
Ce fut la première guerre mondiale, la Grande Guerre, celle de 14-18. Plus tard, on dressa de grotesques monuments pour dire combien ce carnage fut beau, les combattants héroïques et leur sacrifice inutile.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
DomichelDomichel   28 octobre 2013
Et Adèle BLANC-SEC, pendant tout ce temps, où est-elle ? Infirmière à l'arrière soulageant les souffrances du poilu ?…
Elle dort tranquillement dans un bloc de glace maintenue en hibernation depuis 1912 par Félicien MOUGINOT. Elle dort alors que tout le monde se fait tuer et elle s'en fiche car elle ne sait même pas qu'il y a la guerre.
Et même si elle l'avait su, elle s'en serait fichu autant que de la cathédrale d'Albi ou de la statue de Napoléon à Ajaccio.
Elle dort dans le pavillon de MOUGINOT à Paris…
MOUGINOT savait comment la ramener à la vie, c'est la momie d'Adèle BLANC-SEC qui lui avait dit comment procéder, mais MOUGINOT est mort et la momie est rentrée au Caire… Alors, qui va s'occuper d'Adèle ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
MissGMissG   24 juillet 2015
La momie avait décidé que la méthode Mouginot ne profiterait ni à Coppola, ni à Lindenberg, ni à personne. Ce en quoi elle avait raison, l'humanité n'était pas prête à vivre éternellement car ce qui semblait la passionner avant tout, c'était sa propre destruction.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Jacques Tardi (78) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Tardi
Max Cabanes est un grand nom de la bande dessinée et un témoin privilégié des grandes heures de la production française. L?homme natif de Béziers a la gouaille du sud mais la modestie et la discrétion d?un auteur inconnu. Et pourtant, quelle carrière ! Remarqué dans la série "Dans les villages", il travaille avec Jean-Claude Forest, scénarise ou dessine des récits fantasmagoriques et réalise une superbe fresque dans la ville d?Angoulême. Il obtient même le Grand Prix d?Angoulême en 1990 grâce à une carrière accomplie où il s?est essayé à tous les genres et tous les styles graphiques avec une inventivité surprenante. Il prend ensuite un virage serré avec l?adaptation de trois célèbres polars du maître du genre, Jean-Patrick Manchette : la fusion entre deux monstres artistiques, rendue possible par le fils de Manchette, Doug Headline, donne forcément un rendu explosif. Dans son style graphique unique où le dessin crève la planche et les couleurs marquent les esprits, Cabanes parvient à égaler Jacques Tardi dans le même exercice. Nous avons eu la chance de l?interviewer lors du festival Quai des bulles, peu de temps après la publication de "Nada". « Rencontre du 3ème super type » en exclusivité pour Planetebd?
+ Lire la suite
autres livres classés : bande dessinéeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

QUIZZ RIGOLO SUR ADELE BLANC-SEC - TARDI

Qui vole un œuf de ptérodactyle ...

Adèle est bête comme ses pieds
Adèle et la bête
Adèle est la bête
Adèle et l'abbé

10 questions
41 lecteurs ont répondu
Thème : Jacques TardiCréer un quiz sur ce livre