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ISBN : 2203399104
Éditeur : Casterman (22/09/2006)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Peut-on imaginer plus ignoble individu que Valentin Esbirol ? Profitant lâchement de la grève de la police et du brouillard, Esbirol a commis six meurtres dans la capitale du 1er au 6 février 1959.
Six victimes, étranglées dans des circonstances étranges où l'hypnose semble tenir une place déterminante. L'assassin, surnommé " l'étrangleur de minuit " par la presse, oblige le jeune Alphonse - 12 ans ! - à assister à ses crimes ! Ce livre se propose de conter p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Renod
  19 février 2017
Paris, février 1959. La capitale est noyée dans un épais brouillard. Les policiers ont déserté ses rues. Ils sont en grève illimitée après l'assassinat de neuf d'entre eux le mois précédent. Un sinistre individu profite de ce concours de circonstances pour commettre une série de meurtres... Six victimes sont étranglées après avoir été – semble-t-il – hypnotisées. La presse surnomme le tueur : « l'étrangleur de minuit ».
« le secret de l'étrangleur » est une adaptation du roman « Monsieur Cauchemar »de Pierre Siniac par Jacques Tardi. le dessinateur apporte son style personnel et immédiatement identifiable. Il parvient à rendre le Paris des années 50 et l'ambiance polar. Son graphisme offre une atmosphère sombre à souhait. Tardi a su exploiter toute l'ingéniosité de Pierre Siniac. Cela se traduit par l'ajout de plusieurs fins alternatives, ce qui donne un nouveau souffle à une intrigue qui apparaissait trop évidente.
Les articles placés en tête d'ouvrage permettent de replacer le contexte de l'année 1959 (conflit en Algérie, bidonvilles de la région parisienne, Assistance publique et peine de mort). Mais ils gâchent en partie le plaisir du lecteur en se montrant trop bavards sur l'intrigue de la bd.
Je ne suis pas un adepte du « neuvième art » mais le travail de Tardi m'a semblé pertinent et je compte découvrir ses adaptations d'autres auteurs comme Léo Malet, Manchette ou Céline.
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Bigmammy
  12 mai 2012
Une pépite oubliée dans ma bibliothèque, lue me semble-t-il pour la première fois, ou alors, si je l'ai déjà lue, qui ne me laissa pas de souvenir.
Dans le style classique de Tardi, toujours en noir et blanc, un extraordinaire croqueur de trognes à la cigarette vissée au bec, au berêt sur le crâne et aux pardessus à chevrons, les femmes qui sont toutes dotées de belles poitrines, brunes à la frange dense .
Ce qui me ravit encore une fois dans celui-ci, ce sont les descriptions minutieuses des rues du Paris de la fin des années cinquante. D'autant plus que le premier des meurtres perpétrés par l'étrangleur de minuit est commis quasiment au pied de mon immeuble. On suit en effet la victilme et son bourreau de la rue de la Gaité, à la rue Vavin au coin de la rue d'Assas, puis le long de la grille du jardin du Luxembourg, jusqu'à la rue Saint Jacques.
Et puis tout ce petit peuple des métiers désormais disparus à jamais - ou presque : le patron de rade, le télégraphiste, le boucher et son commis, le marchand de journaux ....Autant dire un monde qui appartient plus au XIXème qu'au XXème siècle.
Sinon, ce bouquin est plein de rebondissements, tellement que les auteurs proposent plusieurs fins, toutes aussi invraisemblables les unes que les autres. C'est un polar qui se moque du genre polar, et une époque où j'avais l'âge du gamin épouvantable qui en est le héros ...
Avec, en guise d'introduction, une série de reproductions d'articles d'ambiance (guerre d'Algérie, bidonvilles de Nanterre, grêve de la police ...) qui nous rappelle que chez nous, tout n'est qu'éternel recommencement.
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LVI
  21 mars 2012
Y a pas d'heure pour les ordures !

En 81 pages en noir et blanc, qui avaient été prépubliées sous forme de cinq petits journaux datés de 1959 et imprimés sur du vrai papier journal avec des rubriques annexes, en l'occurrence à chaque fois un article d'actualité de l'époque concernant l'affaire de Pierre Lebedel, un papier se rapportant à un sujet social brûlant d'alors de Dominique Grange (l'épouse de Tardi, une chanteuse engagée et militante) et une critique de films sortis à ce moment-là signée de Michel Boujut (l'un des pères de l'émission de télévision ‘Cinéma, cinémas', mort en 2011) -ces articles figurent en introduction à l'histoire elle-même au début de cet album sur 12 pages supplémentaires-, Jacques Tardi adapte en 2006 Pierre Siniac (1928-2002, un de ces originaux de la littérature policière française, un maître de l'absurde, dont Tardi raffole, auteur notamment de ‘Aime le maudit', Femmes blafardes' et ‘Monsieur Cauchemar' dont cette BD est l'adaptation -le roman avait d'ailleurs déjà été une fois adapté sous cette forme par le Belge André Benn en 1987 sous son titre original-) et nous fait cadeau d'un de ces romans graphiques dont il a le secret : surprenant, pas forcément très crédible, mais prenant quand même, ne serait-ce qu'à cause de l'ambiance qu'arrive à créer le dernier des Communards, surtout quand il dessine Paris et ses quartiers, de nuit et dans le brouillard, sous l'influence de Gustave le Rouge.

L'histoire justement : en Février 59, la police fait grève pour revendiquer l'allocation d'une prime de risque après l'assassinat de six de leurs collègues ; et pendant ce temps-là un mystérieux étrangleur tue ; le petit Alphonse, fils d'assassin adopté par le flic qui a arrêté son père autrefois, se voit proposer par un ami bouquiniste, auquel il a l'habitude de voler les romans policiers qu'il ne peut s'acheter, d'accompagner celui-ci dans les rues de Paris la nuit afin d'y voir des victimes soumises se laisser étrangler sans piper mot par l'étouffant criminel…

Si vous avez du mal à dormir la nuit, arpentez donc notre belle capitale aux côtés de ce duo d'enfer, qui a tout dans la pipe et rien dans le cigare, sous les réverbères blafards et sur les pavés luisants d'un Paris revu et corrigé par le Fritz Lang de ‘M le Maudit', à la recherche du petit frisson qui vous mènera au petit matin gris !
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Antoine_B
  24 avril 2019
Ce livre est une adaptation d'un roman noir de Pierre Siniac. Tardi est assez coutumier du fait et il est plutôt doué pour ça.
Ma note n'est pas très bonne pour plusieurs raisons, j'ai trouvé l'album plutôt brouillon et difficile à lire. Me demander pas pourquoi mais j'ai vraiment eu cette impression que je n'arrivais pas à entrer dans l'histoire.
Par dessus ça il se trouve que j'ai eu, étant enfant, une autre adaptation BD de cette histoire, Monsieur Cauchemard de Jacky Goupil. Je pense qu'elle biaise complètement ma vision des choses concernant le travail de Tardi.
Ma foi, à vous de vous faire une idée.
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Floccus
  19 octobre 2014
Les bulles et les visages se bousculent dans les cases, cherchant à prendre toute la place. On cause, on parle , on tchatche. Les personnages de Tardi on tendance à présenter des symptômes hallucinatoires graves, chiffonnades de la tête hautement contagieuses si l'on en juge par le déroulement des histoires. Tardi et Siniac jouent avec le lecteur comme des petits fous, malmenant la linéarité. L'entourloupe, assez amusante au début, prend des proportions de poupées russes qui finissent par lasser. Bof.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
RenodRenod   08 janvier 2017
Douze ans et déjà une telle passion pour le meurtre ! Quelle précocité ! Il finira flic, assassin... ou auteur de romans policiers !
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Videos de Jacques Tardi (78) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Tardi
Max Cabanes est un grand nom de la bande dessinée et un témoin privilégié des grandes heures de la production française. L?homme natif de Béziers a la gouaille du sud mais la modestie et la discrétion d?un auteur inconnu. Et pourtant, quelle carrière ! Remarqué dans la série "Dans les villages", il travaille avec Jean-Claude Forest, scénarise ou dessine des récits fantasmagoriques et réalise une superbe fresque dans la ville d?Angoulême. Il obtient même le Grand Prix d?Angoulême en 1990 grâce à une carrière accomplie où il s?est essayé à tous les genres et tous les styles graphiques avec une inventivité surprenante. Il prend ensuite un virage serré avec l?adaptation de trois célèbres polars du maître du genre, Jean-Patrick Manchette : la fusion entre deux monstres artistiques, rendue possible par le fils de Manchette, Doug Headline, donne forcément un rendu explosif. Dans son style graphique unique où le dessin crève la planche et les couleurs marquent les esprits, Cabanes parvient à égaler Jacques Tardi dans le même exercice. Nous avons eu la chance de l?interviewer lors du festival Quai des bulles, peu de temps après la publication de "Nada". « Rencontre du 3ème super type » en exclusivité pour Planetebd?
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