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EAN : 9782203097247
160 pages
Éditeur : Casterman (28/11/2018)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Mon Père nous laissait quelquefois seuls plusieurs jours de suite à cause des manœuvres avec les chars. Il disait qu'il était difficile d'éviter les destructions volontaires. Mais certains ne s'encombraient pas de scrupules, passant à travers les haies, détruisant des murs, des jardins, de petites constructions et des arbres fruitiers avec leurs engins, les Boches ayant tout cassé chez eux!
Elle était mal à l'aise dans les rues, ma grand-mère Berthe. Elle reg... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  29 décembre 2018
René, le père de Jacques Tardi, a retrouvé les siens en France en mai 1945, après son long retour de Poméranie où il était prisonnier du stalag IIB (t. 1 & 2). Reprendre une vie normale ne va pas de soi. Il faut affronter les remarques des 'vainqueurs' de 14-18, réapprendre les gestes du quotidien, supporter épouse et enfant(s).
Engagé dans l'armée depuis 1935, René Tardi y reste après son retour. Un choix qui peut surprendre, au vu de son regard critique sur les comportements des hommes en temps de guerre. D'autant qu'il va devoir, en tant que soldat, passer quelques années dans la zone française de l'Allemagne occupée par les Alliés. Quand y en a plus, y en a encore...
Dans ce témoignage à la fois documenté et intime, l'anti-militariste Tardi présente sa famille au coeur de l'Histoire tourmentée du XXe siècle, celle des deux Guerres mondiales, de la colonisation, des guerres d'indépendance.
On y trouve beaucoup de références géopolitiques sur les relations internationales, mais aussi une description sans concessions de l'ambiance familiale, et plein d'anecdotes touchantes sur l'enfance de l'auteur dans les années 50, et sa passion précoce pour le dessin.
Une série très riche, à découvrir.
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jamiK
  17 février 2020
Troisième volet de la vie de René Tardi, père de Jacques Tardi, après le Stalag, le retour du Stalag, ici il est question de l'après guerre. C'est toujours très intéressant, édifiant, riche en information sur l'époque, le graphisme de Jacques Tardi, avec sont très épais et net est toujours efficace, intense, mais J'ai trouvé ce troisième volet nettement au dessous du premier. le récit se disperse parfois entre la vie de famille (surtout quand on s'attarde sur les cousins, oncles et tantes) et l'actualité du moment, le récit n'est pas aussi fluide, et l'amertume du père est parfois trop caricaturale et orientée d'un point de vue actuel et non d'époque, par exemple, l'épuration est jugée, mais pas racontée et juste survolée. Ce troisième volet est très intéressant, mais il n'est pas aussi fort, aussi indispensable que le premier.
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belette2911
  23 avril 2019
Voilà le dernier tome qui clôt une trilogie magnifique, remplie d'émotions, d'Histoire et de tacles pour l'imbécilité humaine, surtout quand l'Homme se fait la guerre.
Ici, nous sommes dans l'après-guerre et Tardi continue de frapper sous la ceinture, là où ça fait le plus mal, et il a bien raison de souligner les comportements horribles qui eurent lieu après la fin de la guerre.
Et surtout l'hypocrisie des uns et des autres, dénonçant la paille dans l'oeil de la voisine qui finira tondue au lieu de voir la poutre dans son oeil à lui, le planqué ou le dénonciateur sans scrupules.
Tardi se met toujours en scène aux côtés de son père, qui nous reparle de quelques faits marquants d'avant-guerre (et de son évitement qui aurait pu avoir lieu), de ses quelques faits d'armes durant la drôle de guerre et surtout de son retour dans sa famille, entre une épouse qui ne veut rien entendre de la guerre ou de la politique ou des anciens qui lui rabâchent sans cesse que leur guerre n'en fut pas une, que la Grande Guerre, ça au moins, c'était une guerre et qu'on l'a gagné…
Bref, pas facile de se reconstruire quand on te rabaisse, quand on ne veut pas écouter tes traumatismes et que tu as toi-même du mal à en parler, que tu t'énerves pour un rien et que tu en veux à tout le monde, surtout à ceux qui se sont enrichis durant le conflit.
Une fois arrivé à sa propre naissance, Jacques Tardi laissera sa place à son double, à son lui-même mais en version bébé, puis jeune gamin.
L'occasion était trop belle et l'auteur parle aussi de sa famille, de sa mère qui lui reprochait sans cesse d'avoir tout bousillé à l'intérieur lorsqu'il était né, l'empêchant ensuite d'avoir des enfants ; ses multiples déplacements avec ses parents lorsque son père était basé en Allemagne ; le mépris des uns pour les autres et le fait qu'ensuite ses parents l'aient confié à ses grands-parents et qu'il ait ressenti cela comme un abandon.
Anybref, on a un peu de tout dans ce dernier tome, de l'après-guerre avec les comportements de tout un chacun et le passé de l'auteur qui, selon moi, est très instructif car nous sommes dans les années qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre Mondiale et de tous les événements politiques importants qui eurent lieu à ce moment-là.
De quoi se cultiver encore un peu plus, tout en savourant les piques acérées lancées par ses personnages, que ce soit son paternel ou lui-même. Tardi n'est pas tendre et il a raison de taper sous la ceinture.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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cathe
  01 avril 2019
Troisième volume de cette série consacrée par Tardi à son père, prisonnier de guerre. Cette fois la guerre est terminée, c'est le retour pour les « PG » et c'est difficile pour eux ! Considérés comme des vaincus par la population, comme des planqués par les soldats de 14-18 et par ceux qui reviennent des camps, ils ont du mal à se réintégrer. Les femmes ont appris à se débrouiller sans eux. Les postes qu'ils convoitaient ont déjà été distribués aux amis. le père de Jacques, bien qu'il ne tarisse pas de critique contre l'armée, n'a pas d'autres solutions que de se réengager. Et c'est ainsi qu'il va continuer comme militaire, avec ce que ça comporte comme déplacements en France et en Allemagne. le petit Jacques a une drôle d'enfance, entre son père coléreux et dépressif mais qui va l'encourager à dessiner et à bricoler de ses mains, sa mère qui se plaint d'être malade depuis son accouchement, et ses grands-parents qui vont faire office de parents pour lui !
Encore plus qu'un témoignage familial, c'est tout un pan de la grande Histoire mais aussi de l'histoire de la vie quotidienne française que retrace Jacques Tardi. Heureusement qu'il a déjà sa passion pour le dessin et la lecture des illustrés. On le voit peu à peu devenir dessinateur. Et les dessins passent du noir et blanc à la couleur… Voilà une belle trilogie familiale et sociale pour se souvenir des années quarante et cinquante !
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sweetie
  06 décembre 2019
Dernier volet de la trilogie, ce troisième opus rappelle l'enfance de l'auteur, enfant unique d'un couple reconstitué après le conflit et qui souffre des accès de rage du père, désabusé et cynique.
Jacques Tardi rend magnifiquement par ses dessins et ses bulles l'atmosphère régnant alors dans la France d'après-guerre. Un peu d'humour, de nombreux faits historiques et son amour de la BD font de cet album une lecture fort instructive pour tous et même mon mari, qui n'est pas fan du genre, a été séduit. Un ouvrage émouvant aussi, car on y sent tout le poids des souvenirs à chaque page tournée. Bravo Jacques Tardi!
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   06 février 2019
Depuis plus de 40 ans, l’auteur René Tardi développe un corpus d’envergure autour des deux grandes guerres du siècle dernier. Le plus récent chapitre de Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB clôt magistralement ce devoir de mémoire unique dans l’univers du 9e art [...] Au contact de pareille œuvre aussi dense, savante et fondamentale, le lecteur en ressort bouleversé et investi du désir que l’Histoire ne se répète pas.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
BDZoom   17 décembre 2018
Après avoir évoqué la défaite de l’armée française en mai 1939 et le long séjour de cinq années de captivité effectuées par son père en Allemagne au Stalag II B dans un premier volume, puis son retour épique en France jusqu’à Saint Marcel lès Valence dans un second album, Jacques Tardi raconte les années d’après-guerre dans le troisième volet de cette trilogie. Une BD reportage aux images superbes inspirée par les nombreux carnets laissés par son père.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   26 décembre 2018
- 'Soldat de l'Armée rouge, tu es maintenant sur le sol allemand, l'heure de la revanche a sonné !' pouvait-on lire sur les affiches. On démantèle des usines en totalité, les machines-outils sont envoyées en URSS. Les maréchaux de Staline ne savaient plus où donner de la tête pour satisfaire les commandes de Mercedes passées depuis Moscou. [...] Dans ce merdier, la 'deutsche Fräulein' n'est qu'une proie facile et sans protection. De 12 à 80 ans, 2 millions d'Allemandes ont été violées.
Il y a quatre mois, les Russes ont libéré Auschwitz. Il y a trois semaines, ils sont entrés dans le camp de Ravensbrück, situé au bord d'un joli lac, en face de la petite ville de Fürstenberg.
Ravensbrück, c'était un camp pour femmes. Il y en a eu jusqu'à 130 000 de diverses nationalités, dont des enfants... des politiques, des résistantes, des 'asociales', des prostituées et bien sûr, des femmes juives et tziganes. Dans les blocks du Revier, des expériences monstrueuses, inutiles et purement sadiques sont pratiquées sur les 'lapins' et aussi sur des bébés.
- Les lapins ?
- C'est le nom donné aux détenues cobayes, avortées, charcutées, amputées par les 'médecins' SS !
Tu peux imaginer le triste état dans lequel se trouvaient ces femmes... Eh bien, sitôt arrivées au camp, les Russes les ont violées... qu'elles soient enceintes, malades ou agonisantes !
(p. 38-39)
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ZilizZiliz   26 décembre 2018
Du mardi 20 novembre 1945 au mardi 1e octobre 1946, après 10 mois de débats et 400 audiences, les 22 criminels nazis jugés pour être à l'origine de la 2e Guerre mondiale, et pour avoir organisé l'extermination systématique des Juifs d'Europe furent condamnés, 'Tod durch Strang' : cette condamnation sera prononcée 11 fois !... en allemand, en anglais, en russe et même en français ! Complot, crimes de guerre, crimes contre la paix... CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ. On a utilisé pour la première fois, durant ce procès, cette nouvelle notion juridique. [...]
Un nouveau terme fit aussi son apparition à Nuremberg : 'GÉNOCIDE', créé par Raphael Lemkin, un juriste juif polonais. [...]
Pendant le procès [de Nuremberg], les Américains n'emploient pas le mot 'génocide', certainement parce que ce mot les confronte au passé criminel de leur pays construit sur l'esclavage des Noirs et... le génocide des Indiens ! 80 à 100 millions d'Indiens affamés et exterminés (selon les sources) !!
(p. 47-48)
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ZilizZiliz   29 décembre 2018
C'est l'épuration ! Gaffe aux ciseaux ! De nombreuses femmes seront tondues en place publique (jusqu'en 1948 !) par de bons Français avinés, et épris d'actes héroïques. La 'collaboration horizontale' permet à certains types qui n'avaient pas bougé leur cul, voire qui avaient fait du fric au marché noir, de se situer du bon côté et d'apparaître comme de magnifiques résistants qui n'ont pas parlé dans les sous-sols de la Gestapo... Et puis, il faut restaurer une virilité salement amochée par l'humiliation de la défaite... Alors on s'en prend aux femmes... C'est moins risqué que d'attaquer la Kommandantur !
En France, 20 000 femmes ont été tondues.
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ZilizZiliz   28 décembre 2018
J'aimais beaucoup lorsqu'avec ma grand-mère Tardi, pour aller en ville, nous suivions la berge du petit canal qui coulait derrière la maison.
[...]
Il y avait des passages très étroits qui donnaient sur le canal. Un jour, ma grand-mère engueula copieusement un couple de gamins occupés à se bécoter dans un recoin. Elle leur dit qu'ils étaient des malpropres, qu'ils donnaient le mauvais exemple, qu'ils étaient des vicieux, qu'ils aillent faire leurs cochonneries ailleurs et que c'était pas beau à voir !
Je ne comprenais pas ce qui pouvait justifier une telle colère, ni ce qu'elle entendait par 'mauvais exemple', et pourquoi elle leur disait qu'ils faisaient des cochonneries ?? Ils avaient détalé en quatrième vitesse.
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ZilizZiliz   27 décembre 2018
Maman, qui portait un vilain bitos* à la con, m'a serré contre sa grosse poitrine et j'ai bien failli mourir étouffé. Après ça, elle m'a expliqué, les yeux mouillés de larmes et avec des sanglots dans la voix, que si elle avait été opérée deux fois et beaucoup souffert, c'était à cause de moi. Ma naissance avait été difficile... Comme je ne voulais pas sortir, il avait fallu y aller aux forceps. J'avais tout déchiré sur mon passage ! [...]
Elle ne pourrait plus avoir d'enfants, elle qui aurait tant voulu une petite fille, plutôt qu'un garçon, parce que les filles, c'est plus gentil avec leur maman... J'ai écouté sans broncher toutes ces conneries et ça ne faisait que commencer !

* chapeau
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Videos de Jacques Tardi (78) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Tardi
Max Cabanes est un grand nom de la bande dessinée et un témoin privilégié des grandes heures de la production française. L?homme natif de Béziers a la gouaille du sud mais la modestie et la discrétion d?un auteur inconnu. Et pourtant, quelle carrière ! Remarqué dans la série "Dans les villages", il travaille avec Jean-Claude Forest, scénarise ou dessine des récits fantasmagoriques et réalise une superbe fresque dans la ville d?Angoulême. Il obtient même le Grand Prix d?Angoulême en 1990 grâce à une carrière accomplie où il s?est essayé à tous les genres et tous les styles graphiques avec une inventivité surprenante. Il prend ensuite un virage serré avec l?adaptation de trois célèbres polars du maître du genre, Jean-Patrick Manchette : la fusion entre deux monstres artistiques, rendue possible par le fils de Manchette, Doug Headline, donne forcément un rendu explosif. Dans son style graphique unique où le dessin crève la planche et les couleurs marquent les esprits, Cabanes parvient à égaler Jacques Tardi dans le même exercice. Nous avons eu la chance de l?interviewer lors du festival Quai des bulles, peu de temps après la publication de "Nada". « Rencontre du 3ème super type » en exclusivité pour Planetebd?
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