AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782203066441
150 pages
Éditeur : Casterman (26/11/2014)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 122 notes)
Résumé :
Deuxième étape pour le plus récent des grands projets de Tardi : l'adaptation des carnets de guerre de son père, en pleine Seconde Guerre mondiale.

Fin 2012, Tardi entreprenait avec "Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag II B" la publication de l'un de ses projets les plus personnels, mûri de longue date : l'adaptation en bande dessinée des carnets de guerre de son père, où celui-ci tenait la chronique minutieuse de ses années de captivité dan... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Dixie39
  07 octobre 2015
Il y a des choses qu’on aimerait ne pas avoir à écrire, telles que : « je suis déçue par ce second volume », « j’ai eu du mal à en venir à bout»...
Arrêtons-là ! Vous aurez compris que je n’ai pas retrouvé ici toutes les qualités du premier volet. J’en suis réellement navrée ! Tant je suis admirative de Jacques Tardi !
Ce second tome est long, aussi long que la marche des prisonniers de guerre vers la France. Le sujet est toujours aussi noble et s’articule à nouveau sur le même principe : Tardi fils accompagnant sur les routes du retour son père. Ils traversent des villes dévastées ou qui le seront bientôt et assistent impuissant pour l’un, indifférent pour l’autre, à la débâcle et aux actes de violence et de vengeance. Au fur et à mesure, Tardi fils égraine, tout au long des chemins, un discours historique sur le devenir des villes, des gens croisés ou impliqués dans cette seconde guerre mondiale. L’idée est louable, mais ce discours prend toute la place et l’équilibre qui fonctionnait au tome 1, n’est plus présent dans ce second tome.
Le discours mange toutes les cases et le dessin de Tardi passe en second plan, ce qui est dommage et dommageable.
Voilà ! Je n’en dirais pas plus. Tant l’écrire est pour moi une nouvelle déception.
Ceci dit, je lirai le tome 3 en faisant table rase de cette impression. Je ne doute pas que Tardi aura su tenir compte des retours de lecture et saura reprendre les rênes de ce roman graphique-œuvre hommage à ce père amoché autant par la violence de la guerre que par le mépris et l’indifférence des hommes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
colimasson
  21 juillet 2015
Jacques Tardi reprend la forme du dialogue avec son père pour retracer cette marche qui ne ressemble en rien à une libération ni à une victoire. Les conditions de vie sont éprouvantes et il s'agit encore d'obéir à des supérieurs qui n'ont pas plus de maîtrise ni d'ingéniosité que n'importe qui d'autre. Ce dialogue sera également l'occasion de revenir sur le Lebensborn (des couveuses aryennes), les Einsatzgruppen (de troupes qui ratissaient les ghettos et programmaient le suicide forcé des juifs) ou les corps francs (des anciens combattants qui avaient été proches de Hitler à ses débuts). On essaiera de comprendre avec les prisonniers ce que sont devenus Hitler et Eva, Goebbels, Magda et leurs six enfants, Göring, Himmler et Bormann, en même temps que se fera la traversée des villes bombardées de Lüneburg et de Rheine.

La libération devrait rendre les prisonniers heureux, ce serait tellement simple. Jacques Tardi veut rendre justice aux souffrances rapportées par son père et vécues par un grand nombre. Les dessins ont gris, ternes et monotones, sauf rares éclats de violence. L'arrivée à Lille, après quatre mois de marche forcenée dans des conditions parfois épouvantables, échappe bien sûr à la description.

En écho à la banalité du mal d'Hannah Arendt, Jacques Tardi interroge souvent son père, à l'occasion, par exemple, de l'assassinat de cinq des garde-chiourmes les plus salauds commis par lui-même et les autres prisonniers : « Vous vous conduisez comme eux ! Papa, qu'est-ce que tu en penses ? … Tu ne réponds pas ? ». Si, pour cette fois, l'ancien prisonnier ne répond pas, il n'hésite cependant pas à reconnaître, dans d'autres passages que : « Plus d'une fois, vers la fin, nous avons été salauds avec des civils ! ». Jacques Tardi tendrait alors à expliquer ces dérives violentes des anciens prisonniers avec cette même empathie et ce même besoin de connaissance qui faisait écrire à Alain : « L'impatience d'un homme et son humeur viennent quelquefois de ce qu'il est resté trop longtemps debout ; ne raisonnez point contre son humeur, mais offrez-lui un siège ».

L'incompréhension n'est toutefois pas entièrement résolue. Après avoir effectué lui-même le trajet d'Hammerstein à Lille, Jacques Tardi sera prêt à aborder la conclusion dans son troisième volume.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Bigmammy
  02 décembre 2014
Deuxième volet du journal de guerre – c'est à dire essentiellement de la captivité en Poméranie – du père de Jacques Tardi. le retour des prisonniers de guerre dans leurs foyers se mue en épopée tragique : cinq mois d'errance à travers l'Allemagne sous les bombes alliées et la férule des gardiens de plus en plus nerveux et cruels, malgré la certitude de la débâcle imminente et la progression de l'Armée Rouge effrayante.
Je rends grâce à Tardi de me permettre de situer enfin sur la carte la position du Stalag IIB, celui-là même où mon père, Jean Mens, fut lui aussi, emprisonné avec ses camarades jusqu'à la date de son évasion réussie en février 1942.
Comme dans le premier épisode, René Tardi dialogue avec son fils à venir, ce jeune ado particulièrement mâture qui connaît, lui, les détails de la guerre en cours et les lui livre peu à peu : l'isolement et le manque d'information des prisonniers est aussi une des constantes de cette période et de leur souffrance. A partir de février 1945, les captifs sont poussés en troupeau vers l'ouest à coup de crosses sans presque rien à manger, parqués dans leur vermine, kilomètre après kilomètre dans des hangars ouverts aux vents d'hiver, leur pieds les faisant souffrir, affaiblis, démoralisés. Et en plus, torture atroce, ils tournent en rond pour finir par se libérer "par eux-mêmes" de leurs geôliers sans savoir comment rentrer. C'est alors la débâcle qui change de camp : les villes allemandes sont systématiquement bombardées, on rencontre les colonnes de déportés évacués des camps de concentration dans des marches de la mort inimaginables.
A partir du 5 mai, c'est la grande peur face à Yvan, l'armée russe, qui rend la monnaie de sa pièce à l'Allemagne qui lui a fait subir les horreurs des Einsatzgruppen. C'est moche, la guerre. Certains choisissent le suicide pour échapper aux viols et aux exactions. La revanche des prisonniers laissés sans contrôle est parfois aussi cruelle que celle des précédents oppresseurs : pendaisons sommaires, mitraillage de maisons civiles ou de colonnes de boches capturés …
René Tardi finira tant bien que mal par retrouver son épouse Zette et mettre en route le petit Jacques qui a retranscrit ses carnets de voyage. Et moi, je revois ces paysages où je me suis rendue cet été au bord de la Baltique – à Usedom, à Peenemünde, Anklam, par où passa aussi mon père, dans cet hiver 42 et probablement aussi dans la boue et la neige, mais avec seulement un camarade d'évasion … et une boussole.
A la lecture de ce deuxième tome – car j'imagine qu'il y en aura un troisième – je mesure combien mon père a eu le nez creux de fausser compagnie, lui aussi à pied et prenant sans cesse garde d'être découvert sur les routes allemandes encore euphoriques, à ses camarades de captivité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          163
Ziliz
  20 février 2015
Après cinq années de captivité en stalag à Hammerstein (60 kms au nord-est de Frankfurt), le père de Tardi est rentré en France, à pied, dans la neige et le froid, et toujours la faim au ventre, à raison de vingt km par jour avec d'autres prisonniers de guerre encadrés de 'Posten' (gardiens allemands). Quatre mois de marche, tenus à chaque pas par l'espoir de se rapprocher de la famille, de la femme aimée, de les retrouver enfin. Quatre mois de marche lors desquels des copains mouraient de maladie, d'épuisement. Quatre mois de marche forcée à travers les campagnes sinistrées, les villes détruites, à côtoyer la terreur des civils allemands (fuites, suicides collectifs) à mesure que les soldats russes approchaient et que les représailles tombaient (massacres et viols), tandis que les alliés bombardaient.
Après le récit étoffé des années de stalag de son père dans un premier opus, Tardi relate ici son retour en France. L'auteur se met en scène dans le récit, sous les traits d'un enfant témoin de ce que vit son père, donnant la réplique à cet homme cynique et toujours en colère. Bien plus qu'un carnet de voyage, il s'agit d'un documentaire, les souvenirs paternels sont enrichis de précisions historiques très fouillées sur le nazisme et sur la fin de la seconde guerre mondiale. On comprend ce souci du détail autour d'un homme qui, toute sa vie, après une telle jeunesse, n'aura pu lire que des ouvrages sur la guerre.
J'ai dû morceler la lecture de cet album dense et parfois indigeste qui s'appréhende plus comme un témoignage-documentaire que comme une BD. Cela dit j'ai beaucoup appris, autant que sur les conditions de (sur)vie en stalag dans le premier opus. Je pensais naïvement - ou ne m'étais pas posé la question, à vrai dire - qu'une fois libérés, les prisonniers étaient rentrés chez eux en train, n'imaginant pas tant de monde sur les routes, la confusion, la terreur après la défaite nazie...
Merci à Babelio et aux éditions Casterman pour cet album enrichissant et émouvant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          151
MissG
  01 février 2015
Dans le premier tome, Jacques Tardi racontait à partir des carnets de son père René l'emprisonnement de ce dernier pendant plus de quatre ans au Stalag IIB, qu'il définissait comme un "cul-de-basse-fosse poméranien".
Et faisait presque oublier par là-même qu'il s'était illustré jusqu'alors en mettant en histoire et en image la Première Guerre Mondiale.
Ici, il est question de la terrible marche des prisonniers dans laquelle son père se trouve : les Alliés approchent, les Allemands vident les camps et se lancent sur les routes avec leurs prisonniers, avançant, reculant, tournant en boucle, dans une fuite en avant qui n'a plus aucun sens puisque ce n'est que reculer pour mieux sauter car la guerre est presque finie, mais les Allemands ne partagent pas cette pensée : "Les Boches, lorsqu'on leur disait que le Grand Reich n'existait plus et qu'ils étaient foutus, qu'il serait temps de laisser tomber, d'arrêter les acharnements imbéciles, de se rendre à l'évidence, ils ne se vexaient pas. Ils attendaient les armes de représailles annoncées. La situation allait changer. Jusqu'au bout, ils restèrent confiants. S'avouer vaincu ? Jamais ! Ça dénotait d'une dose stupéfiante d'optimisme ou d'abrutissement total.".
Dérisoire, ridicule, meurtrier, autant de termes pour désigner ces mois d'errance à travers un pays en ruine : des campagnes qui survivent comme elles le peuvent et des villes rayées de la carte.
A cette marche forcée synonyme de dernier soubresaut d'honneur des soldats Allemands, René Tardi n'en peut plus, il n'a pas le moral, il est épuisé physiquement de ces mois de captivité, ses godasses rendent l'âme tout comme ses vêtements usés et rapiécés : "Ces uniformes, que nous avions sur le dos depuis cinq ans, usés et élimés jusqu'à la corde, sans cesse rapiécés tant bien que mal, nous protégeaient à peine du froid. Je portais sur moi plusieurs couches de hardes, tout ce que j'avais pu trouver au camp pour avoir moins froid. J'avais même coupé des bandes dans la longueur d'une couverture et les avais enroulées autour de mon torse et de mon bide sous ma vareuse, en guise de coupe-vent. J'avais le moral bien au-dessous de zéro.", et il en est de même pour tous ces camarades d'infortune.
Derrière le mince espoir de revoir sa famille, il y a beaucoup de désespoir, beaucoup d'horreurs aperçues au cours de ces marches également : des "marches de la mort" croisées de déportés que les Allemands jettent sur les routes, un passage à proximité du camp de Bergen-Belsen ravagé par le typhus, des forêts inquiétantes où sourdent les voix des morts qui y ont été exécutés : "Nous avons traversé des forêts qui donnaient la sale impression que si l'on creusait un peu le sol marécageux, on mettrait à jour des charniers regorgeant de cadavres, suite au passage des Einsatzgruppen.", beaucoup de questionnements, mais aussi beaucoup de révolte face aux gardiens qui continuent de leur mener une vie d'enfer, certains le paieront d'ailleurs de leur vie : "Cinq salauds au bout d'une corde ... Pour l'exemple ! Et les autres avaient bien compris.".
Une nouvelle fois j'ai été émue par ce récit, par la douleur qui s'en dégage mais aussi par la justesse des propos de René Tardi et par la clairvoyance de ce dernier.
Ainsi, il dit à un jeune Jacques Tardi qui se représente aux côtés de son père sur les routes d'Allemagne sans doute l'une des plus importantes vérités de cette guerre : "Tu dis que je ne lis que des livres sur la guerre ... mais ce dont je te parle ce n'est pas de la guerre, mais d'une entreprise sans précédent dans l'histoire de l'humanité pourtant riche en atrocités ! L'anéantissement total des Juifs d'Europe et, on peut l'imaginer sans peine, une fois la victoire finale assurée - Adolf n'en doutait pas - l'extermination des "untermenschen" du monde entier, et aussi des handicapés physiques et mentaux "inesthétiques", dont "la vie ne méritait pas d'être vécue". de multiples organisations et bureaux fonctionnaires aux ordres, avaient établi des listes et fait circuler des trains bondés jusqu'aux chambres à gaz !".
Il a sans doute réussi à mettre le doigt sur l'une des raisons pour lesquelles la période de la Seconde Guerre Mondiale m'intéresse autant : le fait que ce qui s'y est passé est sans précédent dans l'histoire de l'Humanité.
Les dialogues entre René et Jacques Tardi sont rythmés et riches : l'un se raconte tandis que l'autre l'interroge, sans doute une chose que Jacques Tardi a peu voire pas pu du tout faire du vivant de son père; ces échanges sont également ponctués de repères historiques sur les événements qui se déroulaient dans le même temps, parfois à quelques kilomètres de là.
René Tardi est toujours aussi lucide sur la situation, la défaite de l'Allemagne : "L'Allemagne nazie qui avait réduit en esclavage et colonisé une grande partie de l'Europe était à son tour totalement envahie, occupée, humiliée, exsangue, sonnée et détruite, laissant les cadavres de 5,3 millions de soldats pour fertiliser les champs de bataille de Cherbourg à Stalingrad et de Memel à Tobrouk.", et sur la nature humaine.
Au-delà de l'énorme travail de recherches historiques fait par Jacques Tardi et sa femme, aidés d'un couple d'amis, pour retracer le parcours de son père, car parfois ses notes comprenaient des erreurs d'estimation ou de ville, l'auteur a également soigné la mise en forme de sa bande dessinée : utilisation exclusive du noir, du blanc et de nuances de gris pour décrire l'errance à travers l'Allemagne, il faut attendre la fin et le retour en France pour que la couleur refasse son apparition.
Et puis il y a le trait de crayon si reconnaissable de Jacques Tardi que j'apprécie beaucoup, surtout lorsqu'il raconte aussi bien et de façon aussi touchante l'histoire de son père.
A noter que les notes en fin de bande dessinée présentent d'un côté tout le travail de recherche effectué par Jacques Tardi ainsi que le pélerinage effectué avec sa femme et un couple d'amis pour retrouver ce qu'il reste du terrible Stalag IIB ainsi que pour refaire le chemin suivi par son père presque soixante dix ans en arrière; et de l'autre le ressenti de Dominique Grange, la femme de Jacques Tardi, elle-même fille d'un prisonnier de guerre qui n'en a que peu parlé sa vie durant mais qui en a été marqué à jamais et qui a eu beaucoup de mal à se réadapter à la vie civile.
Les prisonniers de guerre sont un peu les oubliés de ces personnes meurtries dans leur chair et dans leur âme de la Seconde Guerre Mondiale : raillés par les anciens combattants du fait de leur emprisonnement durant la guerre et moins bien voire pas reconnus comme victimes du régime nazi, ils trouvent avec cette bande dessinée une juste place dans la mémoire collective.
Parce qu'elle est écrite avec tout l'amour d'un fils pour son père, "Moi René Tardi prisonnier de guerre au Stalag IIB - Mon retour en France" est une magnifique bande dessinée qui touche le lecteur au plus profond de son âme et, comme le laisse présager les derniers mots de la fin, un troisième tome est sans doute à venir !
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40


critiques presse (4)
Sceneario   16 décembre 2014
Un deuxième tome parfaitement écrit sur une démarche honorifique personnelle puissante qui n’est pas sans susciter affliction et colère, et qui a poussé son concepteur à marcher récemment sur les traces de son père. Un témoignage du grand Tardi à ne manquer sous aucun prétexte !
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   12 décembre 2014
En partant d'une anecdote familiale, l'auteur a transformé son propos en une fable quasi universelle : malgré le froid, la faim et la colère, il faut survivre si on veut revoir les siens.
Lire la critique sur le site : BDGest
Auracan   08 décembre 2014
Voici une belle leçon d'histoire, avec la touche d'impertinence de son auteur, qui tour à tour fera sourire le lecteur mais le plongera aussi dans un abime de perplexité sur un chemin de croix dont beaucoup ne verront pas le bout !
Lire la critique sur le site : Auracan
Liberation   01 décembre 2014
Il y a une volonté comme pédagogique qui s’attache à raconter un état d’esprit, ces prisonniers pour qui l’évasion n’a guère de sens et qui se conduisent souvent comme des voyous à l’égard de civils allemands. Chaque page est composée de trois dessins qui en occupent chacun toute la largeur, le noir et blanc est la règle qui souffre quelques exceptions.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   20 février 2015
[Véhicules hors d'usage] Opel, Volkswagen, Mercedes, BMW. Ça nous faisait énormément plaisir de voir tout ce matériel réduit à néant. Nous ne pouvions, bien sûr, pas imaginer que les industriels qui avaient si efficacement oeuvré pour les nazis - utilisant, quelquefois dans des conditions effroyables, des esclaves prisonniers de guerre et autres - n'allaient pas être inquiétés par les vainqueurs. Loin de là ! Renfloués après-guerre par l'aide économique du plan Marshall, ils allaient se reconvertir et produire automobiles, motos, camions, réfrigérateurs, outils, machines à laver, et bien d'autres "merveilles technologiques" qui allaient faire la réputation de l'industrie allemande jusqu'à aujourd'hui !... Robustesse et fiabilité ! (p. 75)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
carrecarre   29 septembre 2015
Il y a eu des SS de tous les pays d'Europe : Wallons, Flamands, Hollandais, Norvégiens, danois, Finlandais, Suédois ... Beaucoup de Scandinaves de magnifiques jeunes gens blonds aux yeux bleus, mais aussi des Français, bien sur, et même des anglais ... J'en passe et des meilleurs. Inutile de les citer tous, l'ignominie n'a pas de frontières !
Commenter  J’apprécie          270
Dixie39Dixie39   02 octobre 2015
ça nous faisait énormément plaisir de voir tout ce matériel réduit à néant. Nous ne pouvons, bien sûr, pas imaginer que les industriels qui avaient si efficacement œuvré pour les nazis - utilisant, quelquefois dans des conditions effroyables - des esclaves P.G. et autres - n'allaient pas être inquiétés par les vainqueurs. Loin de là ! Renfloués après guerre par l'aide économique du plan Marshall, ils allaient se reconvertir et produire automobiles, motos, camions, réfrigérateurs, outils, machines à laver et bien d'autres "merveilles technologiques" qui allaient faire la réputation de l'industrie allemande jusqu'à aujourd'hui ! ... Robustesse et fiabilité !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
colimassoncolimasson   25 juillet 2015
Le 7 mars 1936, un samedi, Hitler était rentré en Rhénanie démilitarisée, se moquant bien de violer le Traité de Locarno. L’armée allemande de l’époque n’aurait rien pu faire contre l’armée française. Les Allemands eux-mêmes étaient conscients de leur faiblesse. Ils avaient même reçu l’ordre de reculer si nous étions intervenus. Mais nous n’avons pas réagi ! Nous avions l’occasion de provoquer la fin de Hitler et de l’Allemagne nazie, mais nous n’avons pas bougé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
ZilizZiliz   19 février 2015
Les Boches vidaient les lieux, emmenant avec eux les détenus des camps de concentration, dans l'éventualité de pouvoir les utiliser pour d'improbables arrangements avec l'ennemi. Durant ces "marches de la mort", tous les prétextes étaient bons pour en abattre un maximum dans le fossé en dépit des ordres de Himmler. (p. 63)
Commenter  J’apprécie          110

Lire un extrait
Videos de Jacques Tardi (70) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Tardi
Max Cabanes est un grand nom de la bande dessinée et un témoin privilégié des grandes heures de la production française. L?homme natif de Béziers a la gouaille du sud mais la modestie et la discrétion d?un auteur inconnu. Et pourtant, quelle carrière ! Remarqué dans la série "Dans les villages", il travaille avec Jean-Claude Forest, scénarise ou dessine des récits fantasmagoriques et réalise une superbe fresque dans la ville d?Angoulême. Il obtient même le Grand Prix d?Angoulême en 1990 grâce à une carrière accomplie où il s?est essayé à tous les genres et tous les styles graphiques avec une inventivité surprenante. Il prend ensuite un virage serré avec l?adaptation de trois célèbres polars du maître du genre, Jean-Patrick Manchette : la fusion entre deux monstres artistiques, rendue possible par le fils de Manchette, Doug Headline, donne forcément un rendu explosif. Dans son style graphique unique où le dessin crève la planche et les couleurs marquent les esprits, Cabanes parvient à égaler Jacques Tardi dans le même exercice. Nous avons eu la chance de l?interviewer lors du festival Quai des bulles, peu de temps après la publication de "Nada". « Rencontre du 3ème super type » en exclusivité pour Planetebd?
+ Lire la suite
autres livres classés : stalagVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

QUIZZ RIGOLO SUR ADELE BLANC-SEC - TARDI

Qui vole un œuf de ptérodactyle ...

Adèle est bête comme ses pieds
Adèle et la bête
Adèle est la bête
Adèle et l'abbé

10 questions
42 lecteurs ont répondu
Thème : Jacques TardiCréer un quiz sur ce livre

.. ..