AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Jacques Tardi (Illustrateur)
EAN : 9782203399044
87 pages
Casterman (22/01/1997)
4.19/5   221 notes
Résumé :
Brouillard au pont de Tolbiac
Auteurs : Jacques Tardi, Léo Malet Date de parution : 15/01/1997
Collection : Univers d'auteurs
Serie : Nestor Burma
Prix : 14,50 €
Depuis ses débuts en 1969, Jacques Tardi exorcise une horreur obsessionnelle de la guerre et de la violence. Reconnu comme l'un des auteurs les plus influents de sa génération, il a composé un univers baroque et absurde, foncièrement pessimiste, qui tangue d'une guerre à ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
4,19

sur 221 notes
5
10 avis
4
10 avis
3
5 avis
2
1 avis
1
0 avis

Foxfire
  18 mars 2021
Simple et beau ! Voilà comment je pourrais résumer mon sentiment vis-à-vis de « Brouillard au Pont de Tolbiac ». Typiquement le genre de polar en B.D que j'affectionne. L'intrigue est faussement alambiquée, sous des dehors complexes je la trouve finalement assez épurée, sans doute parce qu'elle fait appel à des archétypes du polar français. Et comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire sur babelio, j'aime les archétypes. Je trouve que, lorsque l'utilisation de ces motifs et personnages classiques est maîtrisée, cela donne un impact émotionnel et esthétique incomparable. Dans ce 1er tome de Nestor Burma, ces archétypes sont convoqués à bon escient et parfaitement utilisés. Tout fonctionne très bien : le privé désabusé, le petit côté politique avec les anciens anars, la femme au destin tragique… Quant au dessin, c'est du Tardi donc c'est superbe. Très épuré, le trait épais et les noirs intenses, le style visuel a un impact dévastateur proportionnel à sa simplicité.
Voilà une lecture indispensable pour tout amateur de B.D. C'est le cas de beaucoup de Tardi mais là, associé avec Malet, ça n'est que plus vrai, il y a une véritable osmose entre les univers de chacun qui se marient à merveille, le tout offrant une sublime balade parisienne, à la gouaille désenchantée et pleine d'un spleen poétique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
jamiK
  09 janvier 2018
Ce type d'enquête, pas très vive, un peu lente, raconté à l'imparfait, avec le détective privé taciturne, je ne peux pas dire que ça soit ma tasse de thé en général. Mais je dois avouer que l'ambiance crée par Tardi est parfaitement réussie. C'est une ambiance un peu froide des faubourgs parisiens, le métro, les rues désertes, les petits appartements miteux, et dans le milieu des anciens anars reconvertis. le graphisme de Tardi est efficace, le noir et blanc, les contrastes forts apportent un parfum de nostalgie, et une tension dans l'intrigue, une intensité et un silence oppressant. Tardi était surement le dessinateur qu'il fallait pour donner à l'oeuvre de Léo Malet sa véritable dimension, dimension, à mon avis, jamais atteinte dans les adaptation télévisuelles.
Commenter  J’apprécie          232
petch
  06 février 2013
Cette bande dessinée est la première adaptation par Jacques Tardi de l'oeuvre de Léo Malet, le créateur de l'inspecteur Nestor Burma. Issu des Nouveaux Mystères de Paris, où chaque arrondissement fait l'objet d'une enquête spécifique, nous sommes ici dans le Paris XIIIème des années 1950 avec tous les clichés du genre noir : truands patibulaires, gitans et bohémiens, friches industrielles, gourbis humides et mal famés. On pourrait voir surgir au coin d'une rue Jean Gabin ou Lino Ventura… A cela se greffent deux histoires originales : l'enquête proprement dite dans les milieux anarchistes (que Malet a bien connu entre les deux guerres) et la rencontre avec la jolie gitane Bélita, par qui le drame arrivera.
Les dessins de Jacques Tardi sont magnifiques et servent à merveille l'oeuvre originale de Malet. On pourra apprécier le sens du détail du dessinateur et sa maîtrise de la mise en scène sur certaines planches. le noir et blanc caractéristique de beaucoup de ses ouvrages (notamment ceux traitant de la grande guerre) est ici plus qu'approprié. Grands nostalgiques du Paris ancien, ouvrier et populaire façon Robert Doisneau, Jacques Tardi et Léo Malet se retrouvent dans cette adaptation et nous livrent un superbe ouvrage. Même si je suis plutôt un inconditionnel des adaptations de Malet par Tardi, Brouillard au pont de Tolbiac reste pour moi la plus belle réussite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Ziliz
  01 juillet 2013
Enfin, grâce à Tardi, je fais connaissance avec l'homme à la pipe en tête de taureau : le détective privé parisien Nestor Burma. Je n'avais ni lu ni vu aucune de ses aventures malgré les nombreuses adaptations à l'écran.

Un meurtre, et puis d'autres. Burma a reçu une lettre de la première victime qui le mène vers une gitane, un hôpital et de vieux copains fréquentés trente ans plus tôt, perdus de vue.
L'atmosphère sinistre de ce XIIIe arrondissement de la fin des années 50 est très bien rendue - telle que la souhaitait Léo Malet en tout cas qui "avait un vieux compte à régler avec ce quartier" (sic). Brouillard, pluie, nuit, personnages louches.
J'ai apprécié le graphisme, retrouvant avec plaisir le sens du détail de Tardi, paradoxalement plus digeste en noir et blanc qu'en couleur. Par contre l'intrigue, l'enquête "à l'ancienne" et le dénouement ne m'ont pas emballée. Peu de chances, donc, que j'apprécie les romans de Léo Malet.

Je fais une deuxième - et dernière ? - tentative avec 'Casse-Pipe à la Nation'.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
badpx
  25 janvier 2018
C'est la seconde adaptation de Léo Malet que je lis.
J'aime toujours cette ambiance qui me fait beaucoup pensé aux films noirs d'une certaine époque.
Et encore une fois je me dis qu'il faut que je lise les romans d'origine. le ton, et les situations qui s'enchaînent sont tout de même assez cocasses : Burma se retrouve apparemment toujours dans d'étrange situation.
Le seul point qui me gène c'est le mode récit trop écrit pour la BD : par moment il y a plus de texte que de dessins.
Commenter  J’apprécie          170

Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
petchpetch   15 janvier 2013
- Vous savez ce qu'a dit Clémenceau, le Premier Flic de France ? "L'homme qui n'a pas été anarchiste à seize ans est un imbécile".
- Vraiment ? Le Tigre a dit ça ? Est-ce qu'il n'aurait pas ajouté : "... mais c'en est un autre - d'imbécile -, s'il l'est encore - anarchiste - à quarante".
- Il y a à prendre et à laisser parmi les propos de Clémenceau. J'en laisse pas mal.
Commenter  J’apprécie          222
ZilizZiliz   01 juillet 2013
Nos dossiers ne sont jamais absolument fermés. Un assassin qui se croit à l'abri se trouve tout couillon, le cas échéant, de se voir rappeler certaines "choses" de nombreuses années après son crime. Et savez-vous pourquoi de telles choses arrivent ? Parce qu'un flic devient coriace, quand il reste sur sa faim ! D'une affaire qu'il ne verrouille pas, il fait une affaire personnelle, alors il rumine, il rumine parce qu'à ce stade, c'est une question de vengeance, de satisfaction personnelle.
(p. 33-34)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
AustralAustral   06 août 2013
Le 13ème arrondissement fourmille de rues aux noms charmants et mensongers.
- Rue des Cinq-Diamants, pas de diamants. Rue du Château-des-Rentiers, l'Asile Nicolas-Flamel. Rue des Terres-au-Curé, pas vu de prêtre. Rue Croulebarbe, ne siège pas l'Académie française. Rue des Reculettes... hum. Quant à la rue de l'Espérance... à pleurer.
Commenter  J’apprécie          50
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   22 novembre 2015
Je demandai à voir le nommé FOREST. Il avait sur la figure cette expression grave des gars qui essaient d'assimiler le matérialisme historique. C’était louable et autant être franc avec lui.
Commenter  J’apprécie          81
MarquePageMarquePage   20 août 2018
- L'idéal, vois-tu Lacorre - j'y songe sérieusement - ce serait d'attaquer un garçon de recettes sans effusion de sang et de vivre de cette fortune mal acquise - en admettant qu'il existe des fortunes qui ne soient pas mal acquises - dans la totale impunité.
Commenter  J’apprécie          30

Videos de Jacques Tardi (76) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Tardi
Dans le 120e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente la première partie d'Harlem, album qui sera décliné en deux parties, que l’on doit à Mikaël, édité chez Dargaud. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : - La sortie de l’album Amalia que l'on doit à Aude Picault et aux éditions Dargaud - La sortie du premier tome d'un triptyque baptisé Molière, premier tome qui s'intitule À l'école des femmes, que l'on doit au scénario de Vincent Delmas, au dessin de Sergio Gerasi et c'est édité chez Glénat - La sortie de l'album Crushing que l'on doit à Sophie Burrows et aux éditions Gallimard - La sortie du second tome de la série Karmela Krimm baptisé Neige écarlate, que l'on doit au scénario de Lewis Trondheim, au dessin de Franck Biancarelli et c'est édité chez le Lombard - La sortie de l'album Je suis toujours vivant que l'on doit au scénario conjoint de Roberto Saviano et Asaf Hanuka, au dessin de ce dernier et c'est édité conjointement chez Steinkis et Gallimard - La sortie en intégrale de Moi, René Tardi, prisonnier au stalag IIB que l'on doit à Jacques Tardi et aux éditions Casterman Dans une troisième partie, retrouvez un entretien avec Mikaël à l'occasion de la sortie de son album Harlem.
+ Lire la suite
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

QUIZZ RIGOLO SUR ADELE BLANC-SEC - TARDI

Qui vole un œuf de ptérodactyle ...

Adèle est bête comme ses pieds
Adèle et la bête
Adèle est la bête
Adèle et l'abbé

10 questions
46 lecteurs ont répondu
Thème : Jacques TardiCréer un quiz sur ce livre