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Jacques Tardi (Illustrateur)
ISBN : 220339904X
Éditeur : Casterman (22/01/1997)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 182 notes)
Résumé :
Brouillard au pont de Tolbiac
Auteurs : Jacques Tardi, Léo Malet Date de parution : 15/01/1997
Collection : Univers d'auteurs
Serie : Nestor Burma
Prix : 14,50 €
Depuis ses débuts en 1969, Jacques Tardi exorcise une horreur obsessionnelle de la guerre et de la violence. Reconnu comme l'un des auteurs les plus influents de sa génération, il a composé un univers baroque et absurde, foncièrement pessimiste, qui tangue d'une guerre à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  09 janvier 2018
Ce type d'enquête, pas très vive, un peu lente, raconté à l'imparfait, avec le détective privé taciturne, je ne peux pas dire que ça soit ma tasse de thé en général. Mais je dois avouer que l'ambiance crée par Tardi est parfaitement réussie. C'est une ambiance un peu froide des faubourgs parisiens, le métro, les rues désertes, les petits appartements miteux, et dans le milieu des anciens anars reconvertis. le graphisme de Tardi est efficace, le noir et blanc, les contrastes forts apportent un parfum de nostalgie, et une tension dans l'intrigue, une intensité et un silence oppressant. Tardi était surement le dessinateur qu'il fallait pour donner à l'oeuvre de Léo Malet sa véritable dimension, dimension, à mon avis, jamais atteinte dans les adaptation télévisuelles.
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petch
  06 février 2013
Cette bande dessinée est la première adaptation par Jacques Tardi de l'oeuvre de Léo Malet, le créateur de l'inspecteur Nestor Burma. Issu des Nouveaux Mystères de Paris, où chaque arrondissement fait l'objet d'une enquête spécifique, nous sommes ici dans le Paris XIIIème des années 1950 avec tous les clichés du genre noir : truands patibulaires, gitans et bohémiens, friches industrielles, gourbis humides et mal famés. On pourrait voir surgir au coin d'une rue Jean Gabin ou Lino Ventura… A cela se greffent deux histoires originales : l'enquête proprement dite dans les milieux anarchistes (que Malet a bien connu entre les deux guerres) et la rencontre avec la jolie gitane Bélita, par qui le drame arrivera.
Les dessins de Jacques Tardi sont magnifiques et servent à merveille l'oeuvre originale de Malet. On pourra apprécier le sens du détail du dessinateur et sa maîtrise de la mise en scène sur certaines planches. le noir et blanc caractéristique de beaucoup de ses ouvrages (notamment ceux traitant de la grande guerre) est ici plus qu'approprié. Grands nostalgiques du Paris ancien, ouvrier et populaire façon Robert Doisneau, Jacques Tardi et Léo Malet se retrouvent dans cette adaptation et nous livrent un superbe ouvrage. Même si je suis plutôt un inconditionnel des adaptations de Malet par Tardi, Brouillard au pont de Tolbiac reste pour moi la plus belle réussite.
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Ziliz
  01 juillet 2013
Enfin, grâce à Tardi, je fais connaissance avec l'homme à la pipe en tête de taureau : le détective privé parisien Nestor Burma. Je n'avais ni lu ni vu aucune de ses aventures malgré les nombreuses adaptations à l'écran.

Un meurtre, et puis d'autres. Burma a reçu une lettre de la première victime qui le mène vers une gitane, un hôpital et de vieux copains fréquentés trente ans plus tôt, perdus de vue.
L'atmosphère sinistre de ce XIIIe arrondissement de la fin des années 50 est très bien rendue - telle que la souhaitait Léo Malet en tout cas qui "avait un vieux compte à régler avec ce quartier" (sic). Brouillard, pluie, nuit, personnages louches.
J'ai apprécié le graphisme, retrouvant avec plaisir le sens du détail de Tardi, paradoxalement plus digeste en noir et blanc qu'en couleur. Par contre l'intrigue, l'enquête "à l'ancienne" et le dénouement ne m'ont pas emballée. Peu de chances, donc, que j'apprécie les romans de Léo Malet.

Je fais une deuxième - et dernière ? - tentative avec 'Casse-Pipe à la Nation'.
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bdelhausse
  24 septembre 2016
Malet-Burma-Tardi... le duo gagnant... OK je sais, ils sont trois, mais c'est comme le Picon de Marcel Pagnol avec ses 4 tiers... C'est comme cela que l'on a une équipe qui gagne.
Oubliez Guy Marchand et Pierre Tornade... Allez, ce n'est pas si difficile.
Roman emblématique de Malet, profondément ancré dans le XIIIè Arrondissement de Paris, lorgnant dans le passé aussi avec le Foyer Végétalien où les anars, dont Burma, se rassemblaient pour rêver à une société meilleure, pour penser à des "coups", discourir sur l'illégalité...
Mais le temps a coulé comme la Seine, et Burma est détective privé, un des anars a fait de la taule, deux autres sont devenus de fieffés capitalistes... un seul est resté pur, idéologique... et il meurt le premier.
Récit nostalgique, entre "être" et "avoir été"... On a tous les codes du polar, la belle gitane, l'amant jaloux, les flics toujours trop tard... Ce n'est sans doute pas une coïncidence si Tardi l'a adapté en premier en BD. Son trait y fait des merveilles, ses noirs et blancs sont puissants, ses tronches sont vraies... Une réussite.
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badpx
  25 janvier 2018
C'est la seconde adaptation de Léo Malet que je lis.
J'aime toujours cette ambiance qui me fait beaucoup pensé aux films noirs d'une certaine époque.
Et encore une fois je me dis qu'il faut que je lise les romans d'origine. le ton, et les situations qui s'enchaînent sont tout de même assez cocasses : Burma se retrouve apparemment toujours dans d'étrange situation.
Le seul point qui me gène c'est le mode récit trop écrit pour la BD : par moment il y a plus de texte que de dessins.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
petchpetch   15 janvier 2013
- Vous savez ce qu'a dit Clémenceau, le Premier Flic de France ? "L'homme qui n'a pas été anarchiste à seize ans est un imbécile".
- Vraiment ? Le Tigre a dit ça ? Est-ce qu'il n'aurait pas ajouté : "... mais c'en est un autre - d'imbécile -, s'il l'est encore - anarchiste - à quarante".
- Il y a à prendre et à laisser parmi les propos de Clémenceau. J'en laisse pas mal.
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ZilizZiliz   01 juillet 2013
Nos dossiers ne sont jamais absolument fermés. Un assassin qui se croit à l'abri se trouve tout couillon, le cas échéant, de se voir rappeler certaines "choses" de nombreuses années après son crime. Et savez-vous pourquoi de telles choses arrivent ? Parce qu'un flic devient coriace, quand il reste sur sa faim ! D'une affaire qu'il ne verrouille pas, il fait une affaire personnelle, alors il rumine, il rumine parce qu'à ce stade, c'est une question de vengeance, de satisfaction personnelle.
(p. 33-34)
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   22 novembre 2015
Je demandai à voir le nommé FOREST. Il avait sur la figure cette expression grave des gars qui essaient d'assimiler le matérialisme historique. C’était louable et autant être franc avec lui.
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AustralAustral   06 août 2013
Le 13ème arrondissement fourmille de rues aux noms charmants et mensongers.
- Rue des Cinq-Diamants, pas de diamants. Rue du Château-des-Rentiers, l'Asile Nicolas-Flamel. Rue des Terres-au-Curé, pas vu de prêtre. Rue Croulebarbe, ne siège pas l'Académie française. Rue des Reculettes... hum. Quant à la rue de l'Espérance... à pleurer.
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MarquePageMarquePage   20 août 2018
- L'idéal, vois-tu Lacorre - j'y songe sérieusement - ce serait d'attaquer un garçon de recettes sans effusion de sang et de vivre de cette fortune mal acquise - en admettant qu'il existe des fortunes qui ne soient pas mal acquises - dans la totale impunité.
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Videos de Jacques Tardi (77) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Tardi
"Nestor Burma Tome 12 - Corrida aux Champs-Élysées " de Léo Malet et Nicolas Barral, d'après l'univers graphique de Tardi.
Une actrice sur le retour est trouvée morte d?une overdose à l?hôtel des Champs-Élysées. Notre enquêteur décide alors de mettre son nez dans les affaires louches du show-business !
? bit.ly/nestorburmaT12
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