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ISBN : 2203024844
Éditeur : Casterman (14/10/2009)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Alors que l’on a commémoré en 2008 le 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre, et que les derniers poilus ont disparu, Tardi renoue avec la mémoire de 14-18 à travers un très grand projet: une évocation en bande dessinée du premier conflit mondial, et de la place qu’y ont occupée, au quotidien, les hommes qui s’y sont affrontés et entretués. Un récit de fiction, mais où le souci de véracité et la rigueur de la reconstitution historique occupent une place prim... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  06 août 2018
Il m'a fallu un sacré moment avant de lire enfin cette bande dessinée rangée depuis longtemps sur mes étagères. c'est qu'en le feuilletant, les images ne sont pas vraiment ragoutantes: cadavres mutilés, visages arrachés (et réparés autant que la chirurgie le permettait), corps mangés par les vers... sans oublier toutes ces manoeuvres statégiques incompréhensibles pour une inculte - incapable de comprendre la politique de la guerre...
Le narrateur, que je ne connais pas puisque je me suis maladroitement lancée directement dans un deuxième tome (en même temps, nulle part sur la couverture il n'est indiqué qu'il y en a un premier, même si c'est logique puisque nous sommes ici directement en 1917), ce narrateur donc nous conduit dans le cauchemar du Front de son ton désabusé, aigri et sarcastique (comment ne pas lui pardonner?). Les côtés allemands, britanniques, italiens, américains sont aussi évoqués, tout aussi misérables que nos propres soldats et la dernière partie, 1919, se décompose en images où le narrateur tutoie tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la guerre, femmes, infirmières, villageois.
En-dehors de l'horreur décrite, j'ai découvert qu'il existait une section officielle "camouflage", ce qui m'a pas mal intriguée: j'ai pu trouver des photos et l'historique de cette section sur Internet, voilà un pan que je ne connaissais pas.
Je ne serai pas celle qui confirmera ou infirmera les propos tenus par Tardi ou son acolyte Verney, spécialiste de la première guerre mondiale, conseiller auprès de réalisations cinématographiques, mais ce livre a le mérite de nous rappeler l'horreur qu'on a infligé et qu'on infligera encore au nom de la patrie.
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Davalian
  03 avril 2017
Qui l'eut cru ? Avec 1917-1918-1919 Tardi parvient à faire pire qu'avec son premier volume de son cycle Putain de guerre. Oui, je persiste et je signe quitte à susciter des réactions hostiles…

De quoi est-il question ici ? Et bien c'est tout simple : contester et dénoncer les décideurs politiques et militaires jugés responsables des erreurs commises pendant la Grande Guerre. Pour réussir cela l'on commet allègrement des amalgames (par exemple en confondant fusillés pour l'exemple et mutins), en reprochant tout et son contraire (notamment le passage sur la place des femmes qui fait rire jaune) et bien sûr en sortant les événements de leur contexte (qu'il soit historique ou sociologique).

Les dessins suivent cette logique et prennent un malsain plaisir à s'intéresser aux détails sordides : cadavres rongés par les vers, morceaux de corps humains baladeurs, soldats tués de manière horrible. le pire c'est qu'il n'y a plus d'intrigue, mais une accumulation de cartouches sans lien, sinon celui de la guerre. le style graphique n'a guère évolué, restant toujours aussi mal dégrossi.

Le sujet était déjà largement épuisé après le premier tome. Tant pis ! On continue… quitte à rajouter une année, histoire de placer un pseudo bilan et de bien charger la barque. La lecture terminée, il faudra encore compter avec des explications à rallonge. Comme si le texte suffisamment long n'était pas suffisant, non on rajoute une couche (sans doute parce que le lecteur est considéré comme un ignorant incapable d'effectuer ses propres recherches). le ton est ici moins incisif mais il n'en demeure pas moins à charge. Facile non ? Nous sommes loin mais alors très loin d'une démarche sérieuse.
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BrunoA
  02 avril 2013
Second volet du remarquable récit de Jacques Tard, co-écrit avec Jean-Pierre Verney, spécialiste reconnu du premier conflit mondial dont on peut admirer l'incroyable collection au musée de la Grande Guerre de Meaux.
L'album de Tardi, tout comme le musée de Verney, décrit toute l'horreur et la souffrance des hommes qui ont combattu dans des conditions abominables et ont côtoyé la mort de chaque côté du no man's land.
Ces descriptions sans complaisance et, heureusement, bien loin des récits épiques, nous font demander comment ils ont pu tenir si fermement et si longtemps.
Tardi et Verney contribuent, presque cent ans après le début des hostilités d'août 14, à ne pas laisser mourir la mémoire des poilus.
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Bibliotekana
  27 octobre 2014
Ce deuxième tome de "Putain de guerre" termine le récit sur la Première Guerre Mondiale en s'intéressant aux années 1917 à 1919.
(Ma critique va plutôt porter sur les 2 tomes, qui forment un tout).
Ces deux albums décrivent la "Der des Ders" du point de vue d'un ouvrier tourneur en métaux principalement. On le suit dans les tranchées, dans les combats, et à la fin jusqu'à la remise des décorations aux Poilus revenus vivants de l'enfer. Ce parti pris démontre que les Français n'étaient pas tous préparés à faire la guerre. Ce n'était pas tous des soldats expérimentés, beaucoup se voyaient partis pour quelques mois seulement...
Rien n'est laissé de côté, l'horreur est décrite dans son côté le plus brutal. Les gueules cassées, les "boyaux à l'air", les poux, la mort qui surprend même quand on est parti se soulager derrière un buisson, tout est décrit. Pas de tabou, il faut montrer la vérité, et non pas la propagande qui était donnée aux civils montrant des soldats joyeux bientôt prêts à gagner la guerre.
Les "tirailleurs Sénégalais" sont aussi décrits, et un dernier chapitre portant sur l'année 1919 met en relief les différents "personnages" qui ont fait la guerre ou ont été pris à défaut par elle (les civils, les blessés, les curés, les femmes travaillant pour alimenter l'effort de guerre, les reporters, les déserteurs, les infirmières,...). Une manière de n'oublier personne et de montrer l'injustice et l'horreur qu'a suscité la guerre et les conséquences effroyables qui ont suivi pour certains.
Le dessin de Tardi illustre à merveille les textes de Jean-Pierre Verney, spécialiste de la Première Guerre Mondiale.
A la fin du récit BD, une bonne quinzaine de pages avec photos d'archives en noir en blanc résument le conflit, année après année. Un "vocabulaire des tranchées" complète le tout.
Ce "Putain de guerre" est un indispensable pour quiconque veut se documenter sur ce conflit (mais attention aux âmes sensibles...). C'est aussi une manière de rendre hommage aux Poilus et à tous ceux qui sont morts durant cette guerre. Pour ne jamais oublier.
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christinebeausson
  20 novembre 2015
1917, dans le texte : "Malgré l'habitude, c'était pas plaisant de voir à quoi on ressemblerait à coup sûr, d'ici la fin de la journée. ... En décembre, nous avons eu six jours de permission."
1917, guerre souterraine, ballade sur le front, Craonne, le chemin des Dames pour certains, pour les anglais Passchendaele dans les Flandres belges, sous d'autres horizons le camp de la Courtine pour les russes, la guerre des sommets entre les italiens et les autrichiens.
1917, le déplacement des fronts, les américains sont des associés et non des alliés et les évènements de Russie. le début de la mondialisation, première guerre mondiale rappelons nous !
1918, "c'était un drôle de déjeuner sur l'herbe, une trêve pendant la tuerie, qu'ils se permettaient les Brancos ......" Silence radio, juste des portraits, des hommes auxquels on a retiré le droit de parler.... Ces gueules cassées.
1918, la mort partout encore et toujours, l'adieu aux copains, et les caméras qui sévissent pour nous laisser des témoignages humiliants, le prix Nobel de chimie remis à celui qui a mis quatre ans à rendre plus efficace les gaz de combats !
1918, que rajouter à tant d'ignominie !
1919, "tu évacues toute seule ta soeur et ton frère. Tes parents sont morts. ....Louise a repris son turbin, place Gambetta .... Elle vend des chrysanthèmes."
1919, nous suivons maintenant des individus, des personnalités diverses et variées, civiles ou militaires, françaises ou allemandes, des anonymes qui ont laisser leurs vies, leurs raisons dans cette boucherie ou simplement un morceau d'eux mêmes, une mâchoire, un bras, une jambe ou les deux.
Livret complémentaire de l'historien, les évènements sont décryptés à la lueur des ambitions personnelles et des enjeux économiques.
N'oublions pas de saluer le dernier mort à 10h50 le 11 novembre 1918, Auguste Trébuchon, il avait quarante ans !
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   04 août 2018
Les sammies qui avaient apporté des machines à écrire, des baignoires, du savon, des tondeuses à gazon, des ambulances, des médicaments pour soigner la chtouille et des trains, mais pas un seul canon, pas d'avions, ni chars ni mitrailleuses, se battaient avec notre matériel et celui des Anglais.
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christinebeaussonchristinebeausson   15 novembre 2015
Mais d'un périscope à un autre, c'était la même cible, la même idée, et le même pauvre bougre qu'on assassinait au nom de la patrie ... Parce que nous étions tous des enfants d'une patrie et que c'était bien là notre malheur.
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BibliotekanaBibliotekana   21 octobre 2014
Il fallait qu'elle dure encore et encore, cette guerre. Et après celle-là, il y en aurait d'autres. La "der des ders", ça me faisait bien rigoler ! C'était comme ça depuis Cro-Magnon. De la guerre du feu à celle pour le pétrole ou les bananes, et toujours la même chanson - la chanson des os qu'on broie - aucune raison que ça cesse !
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BibliotekanaBibliotekana   21 octobre 2014
Dans la cour des Invalides, tu étais à la fête, mon général, à distribuer tes pacotilles à des pauvres gars sans bras ni jambes, tout en espérant que ta petite gommeuse d'ordonnance t'avait fait réserver une bonne table chez Maxim's.
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BibliotekanaBibliotekana   21 octobre 2014
Les Boches faisaient "kamarad". Il aurait fallu commencer par ça des deux côtés, pour éviter les massacres organisés par ceux d'en haut, mais le fusil qu'ils nous avaient collé entre les mains, forcément, il a bien fallu qu'il serve et tout le reste a suivi.
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Videos de Jacques Tardi (78) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Tardi
Max Cabanes est un grand nom de la bande dessinée et un témoin privilégié des grandes heures de la production française. L?homme natif de Béziers a la gouaille du sud mais la modestie et la discrétion d?un auteur inconnu. Et pourtant, quelle carrière ! Remarqué dans la série "Dans les villages", il travaille avec Jean-Claude Forest, scénarise ou dessine des récits fantasmagoriques et réalise une superbe fresque dans la ville d?Angoulême. Il obtient même le Grand Prix d?Angoulême en 1990 grâce à une carrière accomplie où il s?est essayé à tous les genres et tous les styles graphiques avec une inventivité surprenante. Il prend ensuite un virage serré avec l?adaptation de trois célèbres polars du maître du genre, Jean-Patrick Manchette : la fusion entre deux monstres artistiques, rendue possible par le fils de Manchette, Doug Headline, donne forcément un rendu explosif. Dans son style graphique unique où le dessin crève la planche et les couleurs marquent les esprits, Cabanes parvient à égaler Jacques Tardi dans le même exercice. Nous avons eu la chance de l?interviewer lors du festival Quai des bulles, peu de temps après la publication de "Nada". « Rencontre du 3ème super type » en exclusivité pour Planetebd?
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