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Léo Malet (Antécédent bibliographique)
ISBN : 2203399112
Éditeur : Casterman (22/05/2006)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Au début de l'année 1957, Nestor Burma qui ne s'est pas encore remis de l'affaire du Pont de Tolbiac, a tendance à abuser de l'alcool. Rentré d'une cuite dans un bistrot de banlieue, il a des cauchemars plein la tête : il se voit braqué par un clown triste près de chez un marchand de fuel... Le lendemain, il apprend qu'un cadavre avec ses empreintes est retrouvé près du café qu'il a fréquenté.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
LVI
  21 mars 2012
La cervelle à nu !

Troisième incursion dans le monde de ‘Dynamite Burma', le détective de choc imaginé par Léo Malet, mais cette fois-ci sans le concours de celui-ci, puisque ‘Une gueule de bois en plomb' est un récit imaginé par l'anar Tardi lui-même d'après les personnages et l'univers de l'anar Malet et ce en 89 pages, en couleur (ce qui est très rare chez le Grand Jacques), dans un format tout à fait particulier (17cm de large sur 26cm de haut), relié, mais dans un carton assez mou, le papier des pages intérieures étant lui plutôt épais (ces informations ne valent que pour l'édition originale de 1990).

Ce nouveau ‘Nestor Burma' est en fait une BD très courte (elle est chapitrée, ce qui est toujours synonyme de pages blanches ; il y a pas mal de dessins en pleine page -ce qui est super- et dans l'ensemble il n'y a que peu de vignettes sur chaque planche), mais cette histoire (un petit « fait d'automne ») n'en est pas moins une excellente adaptation de l'univers glauque du poète de l'asphalte parisien : nous sommes en 1957 et Nestor Burma, qui, suite à son aventure vécue dans ‘Brouillard au Pont de Tolbiac', ne s'est pas vraiment remis de la disparition de la belle Bélita Morales, traîne dans les rades les plus pourris et boit comme un trou ; et c'est justement d'un long moment d'absence de la part de notre héros, bourré d'alcool et de remords, que certains profitent pour lui mettre sur le dos le meurtre d'une jeune serveuse…

Entre Mauricette, la jeune serveuse, et Auguste, le patron (un ancien clown du cirque Medrano) du rade dans lequel échoue Burma, le gars au cure-pipe, le journaliste Covet et Hélène, l'enjouée secrétaire de Nestor, sans parler de quelques sales gueules qui s'animent sous la pluie de la plus triste des banlieues, « l'homme qui met le mystère K.O. » a fort à faire, avec sa « gueule de bois en plomb » face à un bien maléfique complot…

Si vous aimez le personnage de Nestor Burma et les adaptations de ses aventures dessinées par Jacques Tardi, vous aimerez ce petit et court album récréatif qui vient, sur le plan chronologique de son oeuvre, juste après ce véritable pavé qu'est ‘120 Rue de la Gare' et avant cet autre véritable pavé qu'est ‘Jeux pour mourir' : tout est dans le dessin, rutilant (d'où d'ailleurs toutes ces superbes pleines pages). En résumé, un ouvrage à se procurer sans hésitation !
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celosie77
  14 mars 2018
Burma n'est pas au mieux de sa forme : il a du mal à se remettre de sa précédente affaire (voire Brouillard au pont de Tolbiac), et il boit beaucoup plus que de raison pour oublier tout ça. Mais ensuite il sombre dans des sommeils agités et peuplés de cauchemars. Dans l'un d'eux,, un clown lui tire dessus 4 fois avec une arme qui ne peut pourtant tirer qu'une balle... Mais était-ce vraiment un rêve ? Et quel rapport cela peut-il avoir avec le meurtre de la jolie serveuse d'un troquet de banlieue où Burma avait justement échoué un soir pour une cuite mémorable ?
L'histoire en elle-même est assez simple, et l'enquête est courte mais ça fonctionne bien et puis surtout j'adore l'ambiance sombre et poisseuse des rues de Paris, de la banlieue et des lieux typiques des bons vieux polars, parfaitement rendue par les dessins de Tardi. Une fois n'est pas coutume : il y a de la couleur, mais essentiellement dans les tons bruns, ocres, jaunes et rouges qui vont parfaitement avec l'ambiance.
Les vignettes sont très grandes et il y en a peu par page, ce qui permet une bonne lisibilité des phylactères.
On retrouve avec plaisir des personnages récurrents comme le commissaire Faroux et le journaliste Covet et on se replonge avec délectation dans le roman noir des années 50.
Une valeur sûre.
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badpx
  09 juin 2018
Je m'étais dit qu'un nouvel opus de Burma par tardi ce serait sympa. Et j'ai été assez étonné du format de celui ci : une couverture souple et une taille légèrement réduite par rapport aux BD "traditionnelles"... et une fois ouvert, grosse surprise : c'est en couleur ! Je m'étais bien adapté à la version noir et blanche, ça se passe dans les années 50 et à ce moment là les films n'étaient pas encore en couleurs, donc pourquoi la BD l'aurait été...
L'histoire me semble beaucoup plus courte que les précédents volumes, mais l'ambiance est toujours la même : l'action se passe quasiment que de nuit, et en plus dans des quartier ou je n'aimerais de toute évidence pas trainer même en pleine lumière.
Passé la surprise du début, je me suis bien amusé encore une fois de cette histoire avec un vocabulaire plutôt travaillé.
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Florence94
  15 août 2012
Une des aventures du très célèbre Nestor Burma adaptée par Tardi en bande dessinée. Bien-sûr l'intrigue est condensée par rapport au livre mais l'ambiance y est ! et peut-être encore plus grâce aux dessins. Cette aventure-là se déroule dans la banlieue Est de Paris, un enfer stalinien selon Nestor, qui finit par échouer dans un rade pourri mais engageant. Et alors les problèmes commencent pour notre Nestor ...
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beauscoop
  11 novembre 2018
Un excellent tandem entre les dessins aux traits grossiers mais expressifs de Tardi avec les textes truculents et gouailleurs de Léo Malet.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JunieJunie   01 août 2012
Nom de Dieu, Covet, cessez d'aboyer dans ce téléphone de merde! J'ai la tronche en compote, mon occipital vient de se faire la valise avec mon pariétal...J'ai la cervelle à nu, c'est pas beau à voir et ça fait assez mal, croyez-moi...surtout quand je me mouche.
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issablagaissablaga   31 décembre 2013
Trouvez le mobile, vous aurez le coupable ! Le mobile me faisait encore des blagues au moment où je vous cause, il jouait à cache-cache, il se planquait derrière un tas de charbon, nul doute qu'il n'était pas très propre lui non plus... noir, très noir.
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RhlRhl   18 décembre 2011
Y avait un truc contrariant dans mon rêve... Le clown me tirait quatre balles dans le buffet avec une arme qui ne tire qu'un coup!!! D'habitude, jamais je ne commets ce genre d'erreur dans mes cauchemars.
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RhlRhl   18 décembre 2011
J'ai la tronche en compote, mon occipital vient de se faire la valise avec mon pariétal... j'ai la cervelle à nu. C'est pas beau à voir et ça fait assez mal, croyez-moi... surtout quand je me mouche.
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Videos de Jacques Tardi (78) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Tardi
Max Cabanes est un grand nom de la bande dessinée et un témoin privilégié des grandes heures de la production française. L?homme natif de Béziers a la gouaille du sud mais la modestie et la discrétion d?un auteur inconnu. Et pourtant, quelle carrière ! Remarqué dans la série "Dans les villages", il travaille avec Jean-Claude Forest, scénarise ou dessine des récits fantasmagoriques et réalise une superbe fresque dans la ville d?Angoulême. Il obtient même le Grand Prix d?Angoulême en 1990 grâce à une carrière accomplie où il s?est essayé à tous les genres et tous les styles graphiques avec une inventivité surprenante. Il prend ensuite un virage serré avec l?adaptation de trois célèbres polars du maître du genre, Jean-Patrick Manchette : la fusion entre deux monstres artistiques, rendue possible par le fils de Manchette, Doug Headline, donne forcément un rendu explosif. Dans son style graphique unique où le dessin crève la planche et les couleurs marquent les esprits, Cabanes parvient à égaler Jacques Tardi dans le même exercice. Nous avons eu la chance de l?interviewer lors du festival Quai des bulles, peu de temps après la publication de "Nada". « Rencontre du 3ème super type » en exclusivité pour Planetebd?
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