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ISBN : 2234084989
Éditeur : Stock (02/01/2019)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Est-ce Lorette, partie il y a sept ans sans laisser la moindre trace ni mot d'explication, qui se tient, en ce matin d'avril 2017, de l'autre côté du boulevard ? Hannah, sa mère, croit un instant l'apercevoir. Peut-être a-t-elle rêvé. Mais, dès lors, plus rien ne peut se passer comme avant : violent séisme intérieur, la vision a fait rejaillir tout ce qu'elle avait tenté d'oublier.
Ce même jour, plusieurs destins, chacun lié à Hannah, voient leur existence b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
hcdahlem
  08 janvier 2019
Laurence Tardieu nous offre un superbe roman sur la culpabilité, les relations familiales et la résilience.
À l'arrêt de bus, en plein Paris, Hannah croit voir sa fille Lorette qui a disparu depuis sept ans sans explication. On imagine ce que cette vision fugace peut remuer d'émotions, même si la personne en question n'est peut-être qu'une silhouette ressemblant à Lorette. Des souvenirs, des sensations, une sorte d'analyse froide d'une période désormais révolue, lorsqu'ils étaient une famille.
Car visiblement, ce drame a cassé quelque chose dans sa façon de voir le monde, mais aussi dans sa façon d'être avec les autres. Amis ou mari, parents ou relations, personne ne peut comprendre et personne ne peut ressentir ce qu'elle endure. Elle n'a plus envie de faire semblant, d'aller à ce dîner où tout le monde prendra bien soin d'éluder le sujet, mais n'en pensera pas moins. Cette première partie, grave et mélancolique, est en quelque sorte un constat d'échec. D'autant que Paul a retrouvé Marie Minard, une amie d'enfance, qu'il n'avait pas revue depuis 25 ans et avec laquelle il s'imagine pouvoir vivre une autre vie, reconstruire une relation qui laisserait de côté ce passé si pesant, si présent.
Hannah tente alors de s'accrocher aux moments heureux. Dans les images qui reviennent, il y a la rencontre avec Paul, avec Philippe et Lydie, les vacances en famille dans la belle maison près d'Arcachon, les premiers pas de Lorette. Les chapitres s'égrènent alors en quelques dates qui sont autant de marqueurs de cette vie pleine d'espoirs et d'épreuves, mais offrant un avenir. 9 novembre 1989, le jour où ils ont assisté ensemble à la chute du mur de Berlin, où elle s'est demandée ce que cela pouvait faire pour des membres d'une famille séparés depuis si longtemps de pouvoir enfin se retrouver. Puis il y a eu la disparition de Mam, sa mère, la naissance de Lorette, 18 septembre 1990, et le terrible «baby blues» qui a suivi, le 12 juillet 1993 et les vacances à Arcachon, le 31 décembre 1999, un réveillon à oublier, puis le 14 juin 2001, le 13 mars 2004, le 3 novembre 2006, le 17 août 2009, leur dernier été ensemble et ce 7 avril 2017 où Paul décide partir…
Avec Hannah, le lecteur voit le temps finir par tout user, ce temps qu'elle aimerait parfois saisir.
Laurence Tardieu, d'une écriture subtile et sensuelle, rend au plus près la quête éperdue de femme frappée par le malheur, happée par une peine qui l'empêche de communiquer. Elle sait qu'on ne refait pas le chemin à l'envers. Mais on peut toujours avancer. La troisième partie de ce beau roman va nous le prouver et nous offrir de superbes pages qui, j'en prends le pari, vous marqueront durablement.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Valmyvoyou_lit
  07 janvier 2019
Sept secondes ou peut-être est-ce huit secondes provoquent un cataclysme dans la vie d'Hannah. Elle a cru voir Lorette. Lorette, c'est sa fille qui a disparu, il y a sept ans. Elle avait dix-neuf et un jour, elle est partie sans rien dire.

Deux bus se sont interposés entre la jeune fille qu'Hannah a vue et cette dernière. Elle ne sait pas si c'est son enfant.

Cette interrogation déclenche chez Hannah, un retour dans son passé. Elle revoit sa fille, mais aussi ceux qui lui manquent. Quelques dates sur plusieurs décennies vont nous conter la femme qu'elle est, ainsi que son histoire familiale.

Avec des mots plus poétiques que ce terme, Laurence Tardieu évoque la psychogénéalogie. Par petites touches, elle parle du poids du passé.

C'est aussi un roman sur la mélancolie. C'est profond et très touchant. Hannah revient sur le temps qui passe et sur la façon dont elle a vécu et interprété les évènements qui ont jalonné sa vie. Elle confie les espoirs et les tristesses qu'elle a en elle. Cette journée sera marquante pour elle, car c'est celle qui lui permet de se connaître et de s'accepter.

Ce livre traite de la disparition volontaire. de la difficulté pour les proches de comprendre le fait d'être quitté sans connaître la raison. C'est poignant. La douleur de cette mère est exprimée avec énormément de sensibilité.

D'autres thèmes forts sont abordés mais je préfère vous laisser les découvrir.

Malgré ces sujets douloureux, Nous aurons été vivants est une ode à la vie, au bonheur et à l'espoir.

J'avais déjà lu plusieurs livres de Laurence Tardieu et une fois encore, son écriture délicate m'a touchée. Mon seul regret, qui n'a rien à voir avec l'histoire, est de l'avoir lu en numérique. Je pense que j'aurais été encore plus imprégnée par les mots en le lisant au format papier. Je pense que j'aurais encore plus ressenti certains passages. L'écriture de Laurence Tardieu rime parfois avec la poésie. C'est vraiment une auteure que j'aime beaucoup et Nous aurons été vivants en est la confirmation.

Lien : http://www.valmyvoyoulit.com..
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jg69
  07 janvier 2019
Le 7 avril 2017, Hannah aperçoit sa fille Lorette sur le trottoir de l'autre côté de la rue. Sept ans plus tôt, Lorette a quitté la maison sans un mot d'explication et n'a plus donné signe de vie depuis, la jeune fille avait alors dix-neuf ans.
Depuis ce départ volontaire de sa fille, Hannah réussit à tenir debout et à continuer en vivre en ne parlant jamais de Lorette. Hannah vit un chagrin sans limite depuis sept ans, accablée de voir son enfant la fuir, coupable de ne pas savoir pourquoi elle est partie et angoissée de ne pas savoir ce qu'elle est devenue. Lorette est un fantôme qui poursuit sa mère mais aussi son entourage. Simon, le frère d'Hannah et Paul et Lydie ses amis ne peuvent pas non plus échapper au sentiment de culpabilité "Nous sommes tous, depuis sa fuite, dans une forme d'errance à laquelle nous ne pouvons pas mettre un terme."
Pour Hannah cette apparition fait resurgir son passé qu'elle a tant cherché à enfouir, un passé où elle était une peintre passionnée et reconnue. Hannah revoit son enfance de petite fille minée par une angoisse de mort qui la submergeait, accablée par le silence qui a toujours entouré l'histoire familiale de son père. Elle revit la naissance de Lorette peu après la chute du mur de Berlin, la difficulté qu'elle a eue à devenir mère, envahie de doutes face à son bébé qui hurlait toute la journée. Elle repense à cette fonction maternelle qui rentrait en rivalité avec son travail d'artiste et à la difficile émergence de son amour maternel "Est-ce que l'amour s'apprend?" jusqu'à ce que l'amour grandisse peu à peu et que s'établisse entre elle et la fille une relation fusionnelle.
Laurence Tardieu explore ici le thème de la disparition volontaire, plus difficile à vivre pour l'entourage qu'une disparition par décès. Elle nous livre une réflexion profonde sur le temps qui passe, le temps devant soi qui se réduit, sur les cycles et ruptures qui jalonnent une vie, sur les secondes chances qui surgissent quand on ne s'y attend pas. J'ai adoré l'écriture faite parfois de phrases très longues, parfaitement rythmées. J'ai apprécié l'habilité de la construction du roman avec un récit centré sur la journée du 7 avril 2017 qui occupe la première et dernière partie du roman encadrant la résurgence du passé de Hannah au travers de quelques dates clés. L'ensemble est sensible, délicat, lumineux, profond en terme de réflexion sur la vie et optimiste contrairement à ce que le thème pourrait laisser imaginer.
Ma rencontre avec cette auteure généralement très appréciée ne s'était pas faite avec son précédent roman dont certains aspects m'avaient déplu et je suis ravie de lui avoir donné une nouvelle chance car j'ai trouvé ce roman très très beau. Voilà un roman qui devrait compter dans la rentrée littéraire d'hiver.
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cecille
  27 décembre 2018
Quelle puissance, cette histoire racontant l'histoire d'une mère, Hannah, qui un matin pense voir entre deux bus, sa fille Lorette, partie du foyer familial il y a 7 ans alors qu'elle avait tout juste 19 ans. Est-ce vraiment elle ? Cette mère est complètement anéantie. Cette vision, dit-elle, est comme un brasier qui rapporte avec lui le passé, tout son passé. Tout lui revient en force, la naissance de cette enfant, la mort de sa maman, les aveux de son père. IL faudra cette vision, une rencontre sur un banc public et la détresse de sa meilleure amie pour oser retrouver les siens morts ou disparus, retrouver son unité, pour redonner place à sa création car une nouvelle lumière enfin éclaire tout son être.
C'est tout simplement magnifique, d'une beauté à fleur de mot. J'ai hâte de lire d'autres romans de cette auteure que je ne connaissais pas encore !!!! Très belle découverte.
#NousAuronsétévivants #NetGalleyFrance
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antigoneCH
  02 janvier 2019
Ce n'est pas un secret, Laurence Tardieu est une de mes auteures fétiches… Quel cadeau de Noël alors d'avoir reçu ce livre en avant première pour pouvoir vous en parler dès aujourd'hui, jour de sa sortie en librairie ! Il faut dire qu'après avoir été très émue, notamment par son A la fin le silence publié en 2016, il me tardait de savoir comment elle allait rebondir en écriture, et trouver peut-être une autre voie. Il me tardait de pouvoir la lire de nouveau. Il y a de ces écritures dans lesquelles on se sent tellement chez soi. Et je n'ai pas été déçue, en ouvrant ce livre, de retrouver son style, intact, peut-être même plus sûr de lui, et de découvrir d'autres personnages, dans les vêtements desquels se glisse avec finesse la sensibilité si grande de Laurence Tardieu. Ce matin d'Avril 2017, Hannah est sidérée. Est-ce Lorette qu'elle aperçoit, là, de l'autre côté de la rue ? Sa fille disparue depuis au moins 7 ans. Une seconde, le passage de deux bus, et l'apparition n'existe plus. Mais comment alors trouver le courage de se rendre à ce dîner entre amis ce soir ? Même si il s'agit de Lydie, sa meilleur amie, et de Paul. Hannah passe la journée à revivre les moments forts de son passé, des fantômes viennent lui rendre visite… Il est beaucoup question du temps qui passe, de la femme qu'elle est aujourd'hui, de la mère qu'elle a été, de la douleur qui creuse des failles en soi, de celle que l'on transmet de génération en génération, malgré soi, et de la possibilité de la renaissance. Hannah est peintre, et son art dévore tout en elle, son temps, son énergie, mais lui donne aussi lumière et force. Comment vous dire combien j'ai tout aimé dans ce roman délicat, dont je retardais le plus possible la lecture pour en savourer chaque page. Un très beau roman de cette rentrée de janvier, et un coup de coeur pour moi.
Lien : https://leslecturesdantigone..
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critiques presse (1)
LeSoir   07 janvier 2019
« Nous aurons été vivants », le dernier roman de Laurence Tardieu est d’une justesse lumineuse.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   08 janvier 2019
Tout s’était délité sans qu’il s’en aperçoive. Il se rappelait pourtant avoir été très amoureux lorsqu’il l’avait rencontrée, à trente ans. Elle, sociologue, jeune femme rousse à la peau pâle, au rire presque silencieux, au regard obsédant (enchantement dont il avait fini, après plusieurs mois, par identifier l’origine : un très léger strabisme, dont on pouvait difficilement se rendre compte à moins de fixer longtemps les deux yeux, et à l’instant même où il avait compris ce qui depuis des mois le rendait fou, le regard gris-vert avait perdu de sa magie) et que tous ses copains lui enviaient. Lui, jeune cancérologue passionné par son métier, promis à un brillant avenir. Oui, la vie avait été belle, et joyeuse, et sexuelle, avec Claire. Que s’était-il passé pour qu’aujourd’hui les rares paroles qu’ils échangent concernent des pots de yaourt, le chauffagiste à faire venir, la litière du chat ? Que s’était-il passé, d’atrocement banal, qu’il n’avait pas vu se former, et contre quoi aujourd’hui il ne pouvait plus lutter, comme si Claire et lui avaient commencé, il y a bien longtemps, et alors même qu’ils ne le savaient pas encore, à glisser le long d’une pente, et qu’il n’y avait aujourd’hui plus de retour en arrière possible, plus de possibilité de bonheur ? 
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hcdahlemhcdahlem   08 janvier 2019
INCIPIT
Prologue
De l’autre côté du boulevard, sur le trottoir, à moins d’une vingtaine de mètres d’Hannah, elle se tient là, imperméable beige, sac vert en bandoulière, bottes noires. Elle se tient là, aux côtés d’autres passants, attendant que le feu passe au rouge. Elle se tient là, nonchalante, comme s’il n’y avait rien de plus normal que se tenir là, un matin d’avril, sur ce trottoir parisien, oui comme si chaque matin depuis plus de sept ans elle avait continué à arpenter les rues de Paris et traverser des boulevards et attendre que des feux passent au rouge, elle se tient là, image tant de fois rêvée, fantasmée, soudain irrecevable, et la déflagration avec une extrême lenteur atteint Hannah, plonge sous la peau, traverse la chair, perforant le présent pour atteindre le cœur, lieu immémorial de la douleur, depuis des années muré, interdit d’accès, autour d’Hannah le monde s’est figé, les couleurs ont disparu, les formes vivantes ont disparu, le ciel a disparu, l’air même a disparu, ne reste plus qu’un élément, un unique élément, un CORPS, Hannah regarde et regarde et regarde encore la silhouette, là-bas, de l’autre côté du trottoir, il faudrait l’apostropher mais aucun son ne sort de sa bouche, il faudrait courir mais aucun signal ne parvient à ses jambes, et elle reste là, sans bouger, comme dans ces rêves où l’on ne peut plus courir. C’est à ce moment qu’elle voit les deux bus arriver, l’un derrière l’autre comme deux lourdes bêtes de somme, le premier ralentir, puis s’arrêter, le second s’arrêter à son tour, Hannah a perdu toute faculté de penser mais une voix à l’intérieur lui hurle qu’il faudrait y aller, faire un effort surhumain, être plus forte que sa peur, être plus forte que sa joie, s’élancer à travers le boulevard, s’élancer à travers les voitures, s’élancer à travers les klaxons, mais elle ne peut pas, elle ne peut rien, elle reste immobile, elle entend la voix à l’intérieur de son corps, à l’intérieur de sa tête, à l’intérieur de ses mains, et elle laisse faire, combien de temps cela dure-t-il, la sueur lui trempe le dos, elle demeure les yeux fixés sur les parois du premier bus, yeux débiles qui ne peuvent aller au-delà, qui s’écrasent contre les parois du bus comme elle-même a le sentiment de s’écraser de tout son long, compressée contre ces fichues parois, compressée à son tour comme une bête, et lorsque enfin, après une éternité, le premier bus lentement s’ébroue, suivi du second, tous deux semblables à deux énormes carcasses malhabiles, et que les yeux d’Hannah peuvent voir au-delà, de la silhouette au manteau beige, du sac vert en bandoulière, des bottes noires en léger déséquilibre, il ne reste rien.
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hcdahlemhcdahlem   08 janvier 2019
On croit apprendre et on n’apprend rien. Quelques fractions de seconde et on se retrouve là, à avancer comme un fantôme, parmi ces gens dont la présence vous est devenue insupportable. Hannah aimerait être seule au monde, qu’il n’y ait plus aucun bruit, aucun mouvement, nulle trace du dehors, comme dans ces paysages de neige qui paraissent avoir effacé la vie. Elle aimerait le silence le plus profond pour revoir la silhouette, la faire surgir de nouveau, s’y vautrer, s’y absorber comme si elle constituait, à elle seule, l’univers entier.
 Une image lui vient: elle à vélo, toute jeune fille, onze, douze ans peut-être, roulant derrière un ami de son père sur les routes anglaises, ce dernier se mettant soudain à accélérer alors elle accélérant à son tour, tentant de ne pas le perdre de vue, s’essoufflant peu à peu, percevant son souffle de plus en plus rauque dans sa poitrine, s’obstinant pourtant, effrayée de voir la silhouette s’éloigner alors qu’elle se trouve seule sur une route inconnue, à la tombée de la nuit, dans un pays dont elle ne parle pas la langue, jusqu’à ce que l’air lui manque au point de tomber à terre.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   04 janvier 2019
Lorette en partant nous a enfermés dans un espace dont nous ne pouvons pas sortir, contre les parois duquel nous n'en finissions pas de nous échouer, et qui d'année en année se rétrécit.
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antigoneCHantigoneCH   02 janvier 2019
Elle se penche pour refermer la fenêtre, ressent à nouveau, sur sa peau, l’air du dehors. Quelque chose en elle tressaille. Parfois, on ne sait plus ce qui est de la joie ou de la douleur, songe-t-elle en respirant une dernière fois l’odeur de la nuit.
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Videos de Laurence Tardieu (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurence Tardieu
A la fin le silence - Laurence Tardieu [Rentrée Littéraire 2016] .Décembre 2014. Depuis plusieurs semaines, la narratrice sait qu?elle va devoir vendre la maison de son enfance. Lieu des origines et de l?ancrage, de la mémoire familiale et de sa propre mémoire. Face à ce chagrin intime, écrire un livre lui semble la seule chose encore possible : trouver les mots pour, peut-être, sauver un peu de la maison avant qu?elle ne disparaisse de sa vie, lui restituer une part d?éternité. Janvier 2015. La vague d?attentats qui frappe la France la laisse sans mots, avec le sentiment d?avoir été dépossédée du monde tel qu?elle le connaissait. En elle, l?urgence s?est déplacée : que faire d?autre qu?écrire, pour tenter de faire face à l?innommable ? Au fil des semaines, sa vie va se jouer dans un va-et-vient entre ce sentiment de fissuration du monde extérieur, que les attentats de novembre ne vont qu?intensifier, et celui de dépossession de son monde intime. Jamais le dehors et le dedans ne lui ont paru à ce point liés. Contrepoint paradoxal, insensé, de cet effondrement généralisé : tout au long de ces mois elle a porté un enfant, puis elle l?a mis au monde. http://www.seuil.com/ouvrage/a-la-fin-le-silence-laurence-tardieu/9782021313659
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