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EAN : 9782848592190
210 pages
Zinedi (28/02/2021)
3.62/5   8 notes
Résumé :
La Maison à claire-voie

Peut-on échapper à son destin ? Pas sûr que le sort qui nous attend soit plus enviable...

Les personnages de ces nouvelles vont tenter leur chance. Suspense garanti !
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
paulmaugendre
  15 février 2021
Le propre d'un prosateur, romancier, nouvelliste, poète, ou les trois, est de se renouveler sans perdre son âme, son identité, même s'il utilise plusieurs pseudonymes.
Le propre d'un éditeur est de proposer un panel de textes nouveaux et anciens, méconnus pour ces derniers, afin de s'imprégner de l'oeuvre concoctée en quelques décennies par un auteur dont le seul but est de captiver son lecteur et de le sortir d'une morosité ambiante.
Penchons-nous tout d'abord sur la nouvelle éponyme du recueil, la plus longue, qui nous transporte dans l'Amérique profonde.
La maison à claire-voie. Après quelques années de vie commune avec Matt, Kimi a jeté l'éponge. C'était un échec, Matt, et il était imbuvable malgré tout l'alcool qu'il ingurgitait. Et la voiture de Matt est comme lui, déglinguée, si bien que Kimi tombe en panne au milieu d'une nature aride. Il fait chaud. Conséquence directe, il fait soif. Et Kimi espère bien découvrir parmi les buissons de genévriers et les rochers disséminés un peu partout, une bâtisse accueillante. Mais ce qui se présente à ses yeux n'est qu'une bicoque en bois aux pans verticaux disjoints, entourée d'arbres rabougris sur les branches desquels pendouillent de vieilles canettes de bière et de soda. Des mobiles ruraux incongrus dans ce paysage désolé. C'est l'oeuvre du Sonné lui apprend un colosse qui la surprend dans l'expectative.
Ils sont cinq à l'intérieur, Cliff, celui qui l'a interpellée, Oren, le Sonné, Tony et Cochise. Cinq rebuts de la société, des barjots, différents les uns des autres aussi bien mentalement que physiquement. Mom de sa tanière nichée là-haut dans la mezzanine plongée dans l'obscurité, et Cerise, la gamine décharnée qui ne pourrait pas figurer dans une publicité pour des assurances complètent la panoplie humaine. Mais ce serait trop beau s'il fallait en rester là. Car entre ces déjantés et des motards sillonnant le paysage, une guerre larvée a été déclarée. Les moyens ne manquent pas pour se chicaner, voire plus. Et ils en sont à un cheveu de s'exterminer.

L'assassin viendra ce soir nous invite à entrer dans l'intimité d'une famille moyenne, très moyenne, avec le père qui pourrait être la réplique de Gros dégueulasse de Reiser, la mère, sur laquelle je ne m'étendrai pas, trop de surface, la fille Perce-neige dont les globes fessiers la plupart du temps ne sont pas recouverts d'une culotte, frustrant les curieux qui aimeraient bien en connaître la couleur, et du fils, une bonne dizaine d'années et dont un copain bidouilleur a traficoté la zapette, plongé dans la lecture des Aventures du Limier des Ténèbres. A la télé, se déroule un programme intitulé L'assassin viendra ce soir. le principe est de dévoiler en direct la photographie d'un individu, cliché pioché au hasard, qui sera la cible de l'assassin. Et c'est avec un intérêt mitigé que cette famille se rend compte que l'heureux élu n'est autre que le père. L'angoisse monte et atteint son comble lorsque le gamin découvre son père avachi dans son fauteuil un sourire kabyle égayant sa face.

Florian n'a pas quinze ans mais devant lui se profile un avenir de petit voyou. Il s'introduit un soir dans une maison, dont la porte n'est pas fermée. A la main il brandit la réplique d'un revolver. Il est tout étonné, en entrant dans une pièce, de se trouver face à face à une vieille femme qui braque une arme qui n'est pas fictive et lui affirme qu'elle l'attendait. Elle lui reproche d'être fautif de la disparition de Pompon, son Persan bleu. Il a beau contester cette affirmation, elle n'en démord pas. Sa vengeance sera terrible.

Enfin, dans Les chiens noirs, nous faisons la connaissance d'une famille longeant en voiture le Lac Champlain au Canada. L'homme consomme plus que son véhicule, une Chevrolet qui mériterait de figurer dans un cimetière pour tacots. La pluie tombe, et Rachel n'est pas rassurée. Pas tant pour son homme ou pour elle, mais pour Melinda, leur fille de cinq ans surnommée Choupette. La pluie, des balais d'essuie-glaces qui ne sont plaqués sur le pare-brise que pour la frime, un phare borgne, une voie étroite à l'asphalte dégradé, il leur tarde d'arriver chez Tante Rosanna éleveuse de poulets, qui leur offre un hébergement en attendant que les finances cessent de faire la gueule. Rosanna au plus haut des cieux ! C'est à ce moment qu'un chien noir déboule au milieu de la route. le réflexe du conducteur le propulse contre un arbre. Ils ne sont pas particulièrement musiciens, alors une voiture en accordéon, à quoi cela peut-il leur servir. Heureusement un indigène, ou autochtone pour ceux qui préfèrent, arrive dans sa guimbarde à plateau. Il accepte de les prendre à bord, de les dépanner, le seul problème, ce sont les trois chiens noirs placés à l'arrière. Or, pour Rachel, chien noir équivaut à une malédiction. Trois en plus, c'est l'entrée de l'enfer.

L'inconvénient, lorsque l'on possède près de soixante-dix ans de lectures derrière soi, c'est de plaquer inconsciemment des réminiscences littéraires aux textes que l'on est entrain de lire.
Ainsi je n'ai pu m'empêcher de relier ces textes à quelques noms, comme Reiser mentionné ci-dessus. A Pierre Pelot par exemple et ses paumés vosgiens. A Stephen King ou encore à Graham Masterton, mais pour ce dernier auteur, c'était facile puisque Les Chiens noirs figurent dans le recueil qui lui a été dédié chez RivièreBlanche.
Pour autant se référer à tel ou tel auteur n'est pas à proprement parler (ou écrire) établir des comparaisons. Juste mettre en valeur un contexte, une atmosphère, une ambiance, un décor.
Brice Tarvel possède sa propre personnalité pour ne pas emprunter à des confrères, aussi talentueux soient-ils. Mais il aime se glisser dans la peau de personnages, pour preuve les nouvelles aventures qu'il a imaginé à Harry Dickson ou à Bob Morane. Il prolonge le plaisir avec des nouvelles soignées, grâce à un style littéraire personnel.
Ces nouvelles ne sont ni policières, ni fantastiques, mais jouent sur la frange de ces deux thèmes, oscillant vers le dérisoire, l'humour, l'inquiétude, l'angoisse, portés par la présence d'enfants dont le rôle est parfois primordial.
Brice Tarvel, auteur discret mais prolifique, produit depuis 1971 et ses textes ont été publiés dans de nombreux magazines et fanzine. Il serrait dommage de les oublier et j'espère que Madame Zinédi pourra nous proposer ce que l'on pourrait presque appeler des incunables.

Les bêtes, ça n'allait jamais à l'école, rien que pour cette raison, elles méritaient le respect.

La maison à claire-voie. Inédit.
L'assassin viendra ce soir. Dans Malpertuis –II, anthologie composée par Thomas Bauduret. Collection Brouillards N°12. Editions Malpertuis. Parution octobre 2010
Le persan bleu. [Sous le pseudonyme de François Barrol].Première parution dans L'Union, n°11356, périodique, 29 octobre 1981.Réédition dans BiblioSF, n°7, périodique, décembre 2013.
Les chiens noirs. Première parution dans Les mondes de Masterton. Anthologie composée par Marc Bailly. Editions Rivière blanche. Collection Fusée», n°23. Parution Janvier 2012.


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sylvieboop24
  31 mars 2021
La maison à claire-voie est un recueil de nouvelles noires.
Le fil conducteur des récits, ce sont des personnages englués dans des non-vies faites de violence, de désillusion… et qui tentent d'échapper à leurs tristes destins.
Mais lorsque le malheur vous a alpagué, il n'a pas l'intention de vous lâcher ! C'est ce que Brice nous démontre ici dans ces quatre récits.
1- La maison à claire-voie :
C'est l'histoire de Kimi qui fuit son mari violent. Elle a enfin osé. Elle s'est tirée dans cette foutue bagnole que son salaud de mari aime plus qu'elle.
Et voilà que cette garce de Subaru tombe en panne au milieu de nulle part.
Elle a chaud. Elle a soif. Au loin cette maison à claire-voie. le salut ?
Extrait page 21-22 : « La maison évoquait une cage thoracique géante. Elle était à claire-voie, constituée de planches verticales lessivées par les intempéries n'adhérant pas les unes aux autres. C'était comme si des mains l'avaient étirée dans tous les sens pour la rendre plus vaste, ou comme si, tour à tour, le soleil et le vent s'étaient acharnés à l'écarteler afin de prendre possession de son intérieur. »
Plus inquiétants que ce ramassis d'hommes violents, la présence de « Mom », invisible dans son grenier, qui « exsude des ondes maléfiques »… Kimi pensait avoir fui le pire. Elle n'avait encore rien vécu…
Un récit qui m'a incontestablement fait penser au film Délivrance, le banjo en moins.
2- L'assassin viendra ce soir :
Julien, gamin de onze ans. Des parents, une soeur. Une famille qui passe beaucoup de temps devant la télé et les émissions de téléréalité. Il faut bien passer le temps. Une émission « L'assassin viendra ce soir », un soi-disant ramassis d'assassins spécialisés qui se rendent, après un tirage au sort, chez un téléspectateur pour le dessouder. Folklore pour l'audimat ?
Et là, stupeur, voilà la photo du paternel dans la lucarne. La cible désignée à qui l'on envoie un assassin ce soir. Entre stupeur et colère du paternel, qui pour la peine s'enfile une autre bière, le reste de la famille va se coucher.
Extrait page 125 : « P'pa se tenait vautré sur le canapé, la tête rejetée en arrière, la gorge ouverte, avec un hideux plastron rouge sur la poitrine. »
Il y a toujours un moment où il faut payer l'addition…
3- le persan bleu :
Un gamin bercé à la violence, une vieille, rancunière à raison, et un persan bleu.
Voilà une leçon que le gosse n'oubliera pas !
4- Les chiens noirs :
Lester et Rachel, avec leur fille Melinda, sont en route pour se faire héberger chez une vieille tante. Tous leurs biens se trouvent dans leur voiture. Il faut dire que Lester, sans boulot, dépense le peu qu'ils ont dans la picole. Une pluie battante, un chien noir comme l'enfer qui traverse devant eux, un accident. Ils s'en tirent à bon compte. Mais Rachel ne peut s'empêcher de penser à un vieil article qu'elle a lu et où il était question des Black dogs, ces chiens noirs aux yeux rouges, ces soi-disant spectres annonciateurs de mort.
Un tacot, conduit par un vieil homme s'arrête. A l'arrière du pick-up, trois grands chiens noirs. La petite famille est trempée et épuisée. McNally, le vieux, va leur proposer de les héberger.
Nous avons tous un destin. Rarement celui que l'on croit…

Je me suis délectée de ces récits remarquablement écrits.
Je ne peux que vous encourager à en faire de même.
Ma chronique paraitra sur le blog Collectif Polar le 11/04/21
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Dranseb
  14 novembre 2021
Je viens de terminer la lecture de la maison à claire-voie et des trois autres nouvelles qui se trouvent à l'intérieur de ce roman.
J'ai adoré !
Tout d'abord, la première histoire et la plus longue La maison à claire-voie est une véritable plongée dans ce que je pourrais qualifier "angoisse".
Une jeune femme s'enfuit loin d'un mari devenu violent, mais voilà qu'elle se retrouve confrontée à pire...Par une accumulation d'évènements elle se retrouve retenue dans une sorte de grange faite de bric et de broc avec des habitants plus inquiétants les uns que les autres tous sous la domination mystérieuse et invisible de "Mom"...
"L'assassin viendra ce soir" j'ai beaucoup aimé ce récit ou la télé-réalité va plus loin que le jeu et l'amusement peut même mener à la mort !
"Le persan bleu" il faut se méfier des vieilles dames qui adorent leur chat...malheur à ceux qui leur font du mal, ils le regretteront amèrement...
"Les chiens noirs" dernière nouvelle et très très bien également...les chiens de l'enfer vont croiser la route d'un jeune couple et leur petite fille par une nuit d'orage et leur provoquer un accident avec leur voiture. Ils s'en sortiront cette fois indemnes, mais jusqu'à quand ? Ou bien continueront ils un "travail" déjà commencé par un étrange vieillard qui les a dépannés ?...
J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce livre de Brice Tarvel aux Editions Zinédi et je le conseille à tous ceux qui aiment l'angoisse, les frissons et le mystérieux.
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Yumemiya
  24 mars 2021
Tout d'abord merci à Babelio de m'avoir offert ce livre !
Il s'agit d'un recueil de 4 nouvelles courtes d'un auteur français, Brice Tarvel, que je ne connaissais pas jusque là.
Pour donner le ton à cette critique, je le dis tout de suite : je n'ai pas aimé. Tout d'abord, je déteste ce genre d'écriture qui fait langage des rues. Une voiture ne s'appellera jamais autrement qu'une "bagnole" et des chaussures des "godasses". Malgré ce cruel manque d'élégance qui veut donner le style, l'écriture reste fluide. Mais ces 4 nouvelles sont teintées d'une ambiance dégoutante, avec des personnages atrocement stupides et mauvais, tellement arriérés que ça n'en devient pas crédible.
La première nouvelle, "La maison à claire-voie" est la plus longue avec une centaine de pages. Elle parle d'une étudiante en médecine qui s'enfuit pour échapper à son copain violent. Suite à une panne de voiture, elle se retrouve au milieu de nul part et est "recueillie" par un groupe de dégénérés qui vivent dans une cabane, sous la responsabilité d'une certaine Mom. J'ai déjà parlé de cette ambiance à laquelle je n'ai pas du tout accroché. Honnêtement, je n'ai pas trouvé ça crédible : d'abord, comment une fille qui a fait médecine se retrouve coincée pendant 3 ans avec un mec qui la violente et qu'elle n'aime même pas ? Son niveau intellectuel, même si elle est seule et sans famille, aurait pu lui faire envisager d'autres alternatives. Ensuite, les hommes de la cabane sont tellement primaires que j'ai l'impression qu'on s'est trompé d'époque en écrivant ce livre. Et enfin, la fin ne sert à rien... Tout l'intérêt d'une nouvelle est dans la chute, et là, honnêtement, je ne l'ai pas trouvé. La seule chose à sauver serait cette prétendue Mom et son aura glaçante qui apportaient un vrai plus à la nouvelle.
Concernant la deuxième nouvelle "L'assassin viendra ce soir", je n'en dirai pas mieux. L'ambiance est tout aussi dégueulasse (désolée pour le terme, mais il illustre parfaitement le genre). Je ne prendrai pas le temps de la résumer car ce serait impossible de le faire sans spoiler (elle fait 40 pages). Je dirai juste que la chute (parce que celle-ci en a une, au moins) est absolument ridicule et n'a pas de sens. J'y aurais plutôt vu une espèce de cauchemars, mais ce n'est pas ce qu'a choisi l'auteur ().
La troisième nouvelle, "Le persan bleu", est celle qui sauve le lot. C'est aussi celle qui a reçu un prix. Pour la même raison que précédemment, je ne ferai pas de résumé car elle ne fait que 10 pages. Mais la chute était plutôt satisfaisante.
Enfin, la dernière nouvelle "Les chiens noirs" a encore moins de sens que la deuxième. Elle fait 50 pages et a réussi à un moment à me mettre un peu mal à l'aise. Mais la fin me plonge dans la perplexité, surtout la dernière phrase qui sort de nul part ().
Enfin, pour parler de la forme du livre : la couverture est plutôt sympa. Mais honnêtement, 17,90€ pour ce recueil de 4 mini-nouvelles, c'est exagéré. Et pour donner un peu plus de volume, le texte est imprimé en très gros caractères avec une énorme marge de 3 cm de chaque côté.
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collectifpolar
  13 avril 2021
Des nouvelles pleines de suspense dont les protagonistes tentent d'échapper à leur destin : Lester et sa famille sont sauvés d'un accident par un homme étrange, Kimi échappe à son mari violent et tombe sur une bande d'individus inquiétants ou encore Florian, désireux d'escroquer sa vieille voisine, se retrouve face à un coriace adversaire.
Au sommaire :
La Maison à claire-voie : En voulant échapper à son compagnon violent, Kimi va tomber sur une bande de rednecks tous plus barjos les uns que les autres, un mauvais trip à l'américaine.
L'assassin viendra ce soir : ce jeu de téléréalité tire au sort la prochaine victime dont la photo s'affiche à l'écran… et non, ce n'est pas une blague ! Après le père, sera-ce le tour du fils ?
Le Persan bleu : Florian, ado en mal de reconnaissance auprès de ses potes de la cité, joue au caïd pour terroriser la vieille du sixième et lui piquer ses économies. Il tombe sur plus coriace que lui.
Les Chiens noirs : Après un accident de voiture, provoqué par un grand chien noir subitement jailli devant ses roues, Lester et sa famille seront miraculeusement sauvés par un homme bien étrange.
En quelques mots choisis, Brice Tarvel plante le décor et nous voilà plongés dans l'ambiance, tantôt thriller, tantôt fantastique, parfois avec une pointe d'humour. La météo est très présente, il fait trop chaud ou trop froid, la pluie tombe à seaux, l'orage gronde, rien n'est tiède. Ses personnages sont minables ou paumés, souvent ratés, et ceux qui cherchent à sortir de la mouise risquent de tomber dans bien pire.
Lien : https://collectifpolar.wordp..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   07 avril 2021
On racontait que des ermites, d’anciens hippies et autres, vivaient ici. Ils avaient l’air de peace and lovers quand, par le plus grand des hasards, il arrivait d’en surprendre un, car, d’ordinaire, rien ne laissait deviner leur présence. Pas une seule cabane, pas de grotte susceptible d’être habitée. Des rumeurs effrayantes couraient sur eux. On les disait voleurs d’enfants afin de leur inculquer une éducation de sauvageons, de leur apprendre à se nourrir de choses immondes et de les initier à de répugnantes pratiques sexuelles ignorées à leur âge.
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collectifpolarcollectifpolar   07 avril 2021
Elle était capable de vous faire un long exposé sur la régulation du transit intestinal, mais n’y connaissait rien en mécanique. Que la panne fût grave ou non, elle se retrouvait le bec dans l’eau. Encore aurait-il fallu qu’il y ait en vue une source, un ruisseau, car elle ne possédait plus pour s’humidifier le gosier que le quart d’une bouteille d’Ozarka, chaude comme de la pisse. Pour ne rien arranger, la batterie de son téléphone cellulaire semblait sur les genoux et, de toute façon, il n’y avait manifestement pas de réseau.
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collectifpolarcollectifpolar   07 avril 2021
Au début, il l’appelait « mon cœur », par la suite, il aurait pu dire « mon cul », car il lui arrivait d’exiger de baiser trois fois par jour. Puis il s’était mis à l’insulter, à la rabaisser quand il accueillait certains de ses copains. Depuis deux mois, il en était venu aux coups. Elle avait porté plainte, avait été reçue cinq minutes par le shérif du comté, et c’est tout juste s’il ne lui avait pas ri au nez. Elle avait fini par apprendre que ce gros porc faisait partie des flingueurs de cerfs.
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collectifpolarcollectifpolar   07 avril 2021
Elle décolla son dos poisseux de sueur du siège, ouvrit la portière et jeta ses jambes dehors. Elle portait un débardeur jaune, un jean serré et était chaussée d’espadrilles à semelles compensées. Ça n’allait pas être l’idéal pour crapahuter dans la rocaille et ce n’était pas la meilleure protection s’il prenait l’envie à d’éventuels serpents de faire sa connaissance. Elle n’oublia pas le larfeuil rempli de billets, ni la bouteille d’eau tiède, puis s’éloigna.
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collectifpolarcollectifpolar   07 avril 2021
Les monts Ozarks, ce devait être cela, alentour. Pas que de simples collines. Des forêts en draperies accrochées à des versants rudes menant à des sommets tels des coins de roc sertis dans le ciel, des jonchées de caillasse sans prétention de devenir chemins, des pans de courtes prairies herbeuses et pentues piquetées de fleurs sur lesquelles il était difficile de mettre un nom. Le trou du cul du monde. Un fort joli trou du cul, mais n’empêche…
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Videos de Brice Tarvel (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brice Tarvel
Bande-annonce de "La Maison à claire-voie", recueil de nouvelles de Brice Tarvel paru le 28 janvier 2021 aux éditions Zinédi.
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