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EAN : 9782375680896
350 pages
Éditeur : Editions du chat noir (01/09/2018)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 57 notes)
Résumé :
La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs.
Elle l’enleva.
Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Aelinel
  22 juillet 2019
Comment le dire à la nuit de Vincent Tassy est mon premier roman lu dans le cadre de ma participation du PLIB 2019 en tant que membre du Jury. Il partait favori en raison de mon coup de coeur il y a deux ans pour un autre roman de l'auteur, Effroyable Porcelaine paru dans la collection des Chatons Hantés des éditions du Chat noir. Malheureusement pour ce roman, ma lecture a été un peu difficile et finalement j'en ressors un peu mitigée.
1691 : Athalie s'ennuie depuis deux siècles jusqu'au jour où elle trouve, échoué sur le sable, un jeune garçon aux longs cheveux blancs, Adriel. Elle décide alors de le garder auprès d'elle.
1856 : Egmont est un jeune noble et à ce titre n'a pas le choix de son épouse : en effet, son père lui a choisi Carolina issue d'une famille bourgeoise et prospère. le jeune homme aurait sombrer dans la mélancolie s'il n'avait pas entretenu une relation passionnée avec un autre noble de la région, Léopold.
De nos jours : Rachel est une jeune femme à qui la vie lui apparaît morne et insipide. Seule la chanteuse Cléopâtre qu'elle écoute depuis sa tendre adolescence, semble lui procurer quelques émotions. Aussi, elle est encore sous le coup de la surprise lorsqu'elle se rend à l'un de ses concerts à Paris et à la rencontre en tête à tête avec la chanteuse pour laquelle elle a été sélectionnée…
Ma lecture avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices.
– En effet, j'ai été très sensible au style d'écriture de Vincent Tassy : la plume est belle, délicate, poétique et musicale.
– J'ai également beaucoup apprécié les deux premiers tiers du roman du fait de personnages mystérieux dont le lecteur ne connaîtra finalement l'identité et le passé qu'au fil du récit (je pense ainsi à Athalie, Cléopâtre ou Adriel).
– Quant à l'intrigue, elle m'a beaucoup fait penser au roman Entretien avec un vampire d'Anne Rice avec les mêmes thématiques abordées : la solitude et l'ennui, le désir de posséder l'autre, la soif et la survie, la quête de sens d'une vie éternelle, la perte de l'être aimé, etc… En ce sens, le roman m'est apparue comme un hommage à l'auteure américaine.
– Enfin, Vincent Tassy a mis à l'honneur la thématique LGBT au travers de ses personnages homosexuel (Egmont et Léopold ou Cléopâtre et Rachel) et transsexuel (Parascève). D'ailleurs, en littérature, je crois bien que c'était la première fois que je rencontrais un personnage transsexuel.
Malheureusement, ma lecture s'est compliquée par la suite :
– J'ai eu beaucoup plus de mal avec le second tiers du roman en raison de nombreuses longueurs et redondances inhérentes au récit. Et cela tient beaucoup au personnage « increvable » d'Athalie. En effet, cette dernière parcourt les siècles pour tenter de retrouver Adriel qui lui a échappé. Si à chaque affrontement avec sa geôlière, le jeune homme parvient à avoir le dessus sur elle, il ne s'en débarrasse pas définitivement. Forcément, elle revient et provoque catastrophe sur catastrophe ce qui m'a un peu lassée.
– Enfin, ce n'était pas le bon moment pour moi de lire ce roman en raison de petits soucis personnels. le caractère mélancolique de certains personnages et l'univers gothique n'étaient pas adaptés à ce moment-là pour moi ; j'aurais eu besoin d'une lecture plus légère ou humoristique (Le serment de l'orage de Gabriel Katz n'est certes pas dans le même registre de l'Imaginaire mais il m'aurait mieux convenu).
En conclusion, après un début très convaincant (écriture fine, personnages mystérieux et hommage à Anne Rice), j'ai été très vite déroutée par la dernière partie qui m'a beaucoup moins plu du fait de longueurs et redondances. Toutefois, cela ne m'empêchera pas de lire un autre roman de Vincent Tassy qui me fait très envie aussi, Apostasie ou son prochain qui devrait sortir cette année, Loin de lui le soleil.
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FungiLumini
  18 octobre 2018
Après mes énormes coups de coeur pour Apostasie et Effroyable porcelaine, j'attendais avec grande impatience le nouveau livre de Vincent Tassy, mais aussi avec un peu d' »angoisse » : allait-il parvenir à me faire vibrer autant qu'Apostasie ? Je vous rassure tout de suite, Comment le dire à la Nuit en est le digne successeur. Il est par contre très différent – là où Apostasie donnait plutôt dans la merveilleux sombre et le rêve, Comment le dire à la Nuit est plutôt dans le fantastique romantique. J'aime beaucoup le choix de couverture. Tout y est délicat, en nuances de noir et blanc : un magnifique travail réalisé par Délicate Distorsion. Je suis un peu jalouse de tous les blogueurs partenaires Chat Noir, parce que j'ai maintenant très envie de découvrir un roman de Barbara Cartland et qu'ils en ont reçu un dans la box surprise qu'ils ont reçue. :p Ce livre entre dans la catégorie « Vous prendrez bien un verre de True Blood? » du #pumpkinautumnchallenge.
On va suivre plusieurs narrateurs au fil de la lecture. La première chose que j'ai adorée, c'est l'ambiguïté de ses personnages et la façon dont l'auteur parvient en premier lieu à nous cacher leur véritable identité. J'ai pour ma part d'abord cru que Rachel était une vieille dame et que Parascève était une jeune femme asiatique. Je ne vais pas en dire plus pour ne pas spoiler, mais j'ai trouvé ce jeu des identités et des images de soi fascinant.
On apprend à connaître chaque personnage à son époque : sa vie, l'événement qui s'apprête à la changer et surtout sa rencontre avec le duo de protagonistes qui va lier toutes les histoires : Athalie et Adriel. Egmont est un jeune noble, amoureux d'un autre homme, mais qui doit se marier avec Carolina pour remplir les caisses familiales. Rachel est une jeune femme qu'un drame familial a rendue vide de toutes envies, exception faite de la musique de Cléopâtre. Elle va gagner un concours pour rencontrer son idole. Parascève est une transgenre qui travaille dans le milieu de la romance pure et dure. On entre dans chacune de ses vies et on s'attache énormément à chacun, pour une raison ou pour une autre. Si j'ai pour ma part été très touchée par les personnages d'Egmont et de Rachel, j'ai trouvé l'histoire de Parascève et de Hyun-Su belle à en pleurer.
La présence d'Adriel et d'Athalie, deux êtres totalement à part, flotte sur le roman, lui comme présence bénéfique et elle néfaste. Les moments où ils apparaissent ensemble sont très beaux, car il y a une forte dualité entre le fait qu'ils s'aiment à en mourir et qu'ils se détestent pour ce que chacun a fait subir à l'autre. C'est à travers leurs personnages qu'on retrouve le plus cette alliance entre la beauté et l'horreur qui m'avait déjà tant plu dans Apostasie.
La romance tient une part importante dans le roman, mais ce n'est pas un roman d'amour comme Parascève en publie régulièrement, où tout est rose et où tout finit toujours bien. Ce sont des histoires de tristesse, de douleur, de déchirements, ce sont de magnifiques histoires de véritable amour, que les épreuves renforcent, mais qui ne finissent pas toujours bien.
Les endroits qu'on visite sont particuliers : un cimetière dans lequel plus personne ne vient, une salle de bal désertée par ses invités, un sous-sol d'église abandonnée, une forêt hantée par une présence surnaturelle, un parc dans la nuit, une vieille tour dans un château. Des lieux qui dégagent un atmosphère gothique, sombre. Ces décors contrastent fort avec l'univers rose des romances que l'auteur met souvent en avant, que ce soit dans l'appartement de Parascève, ou même en ville vers la fin. J'ai trouvé cette dissonance entre les différents univers, visuels et mentaux, très intéressante. Pink is the new black !
Point final, mais non des moindres, la plume de l'auteur, toujours aussi grandiose. Elle garde cette magie et cette poésie qui la caractérise, mais est beaucoup plus mélancolique dans ce roman. On y retrouve ce rythme si particulier, envoûtant qui fait que je l'adore. La beauté de la nature est un peu moins présente, mais celle des personnages, de leurs sentiments et de leurs passions en est exacerbée et laisse une grande palce aux émotions, des personnages comme du lecteur.
Je ne suis pas allée très loin pour trouver l'ambiance musicale qui, pour moi, colle parfaitement au roman, puisque j'ai écouté en boucle « Shades of Sorrow » d'Angellore (groupe de l'auteur) lors de ma lecture.
Un livre qui explore la romance à travers les âges. Chaque personnage est particulier, son histoire racontée avec tellement de sentiments et de détails qu'on ne peut qu'être touché par leurs drames. Athalie et Adriel vont lier tous ses destins. Une ambiance sombre et mélancolique qui envoûte le lecteur et le plonge au coeur de cet univers rose et noir. Un nouveau coup de coeur pour la plume de Vincent Tassy !
Lien : https://livraisonslitteraire..
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UnKaPart
  12 septembre 2018
Comment le dire à la Nuit… Ben pas en mime, déjà. Parce que la nuit, il fait noir, tu peux gesticuler tant que tu veux, elle ne verra pas ce que tu racontes.
Et moi, je ne sais pas comment le dire, du tout, du tout. Je dois être la dernière personne au monde qualifiée pour parler de ce bouquin.
L'ambiance est très gothique romantique. Gothique, ça me parle, même si au bout d'un moment on a fait le tour des manoirs perdus sur la lande brumeuse. Mais romantique… le romantisme littéraire et moi, ça n'a jamais collé. Quand j'ai lu Les souffrances du jeune Werther, je n'avais qu'une envie : fumer Werther pour qu'il arrête de chouiner et que la mienne de souffrance prenne fin dans la seconde. Les Byron, Vigny et compagnie, c'est au-dessus de mes forces, je convulse au bout de trois lignes.
Côté références et forme, le roman lorgne par moments vers la poésie. Je suis le type le plus hermétique au monde à ce genre… le Tupperware de la poésie ! Autant dire que voir débouler le nom de Saint-John Perse très tôt dans le roman ne m'a pas rassuré. Réveil d'un vieux traumatisme de khâgne… le Johnny fait partie de ces gens dont je regrette qu'ils soient morts : on ne peut pas le retuer, c'est dommage, j'aurais bien aimé lui dévisser la tête et plus si affinités (sergent Hartman, si tu me lis…).
Autre référence, le théâtre. Je pense à l'Athalie de Racine, citée dans le second chapitre. Genre auquel je ne suis pas super réceptif non plus. (Oui, j'avoue, je suis un drôle de zèbre littéraire.) Les thématiques du théâtre, oui, très intéressantes. Mais je lâche au premier vers, parce que vers, justement. Dans quel monde les gens parviennent à être crédibles en alexandrins ? L'artifice est ainsi qu'il me sort du propos.
Enfin, Comment le dire à la Nuit raconte une histoire d'amour. J'ai la capacité émotionnelle d'une balle de golf. Imperméabilité pathologique aux sentiments. le coeur n'est qu'une pompe.

Donc un bouquin pas du tout pour moi. Si tu considères que le public-cible est ici, moi je me situe là-bas, à 272 549 années-lumière.
Après, comme je dis toujours, qu'on aime ou pas un livre est une chose, qu'il soit bon ou mauvais en est une autre.
Comment le dire à la Nuit est un bon roman, bien écrit. Si tu aimes les ambiances gothiques, le courant romantique, la poésie élégiaque, les passions théâtrales et les histoires d'amour douloureuses, tu trouveras le pack complet dans ce bouquin. Une somme littéraire, une bonne synthèse avec des références solides (peut-être un peu trop nombreuses et un peu trop présentes, drame éternel de l'ombre de la littérature classique).
Le mélange de Tassy est servi par une plume travaillée, empreinte de classicisme. Il n'y a que les toutes dernières pages à ne pas m'avoir convaincu. Elles ressemblent trop à un exercice de style. de l'esbroufe. Mais bon, mis à part cette poignée de feuillets, le reste est écrit en “normal” (on croise des mentions des Feux de l'amour, c'est dire si ça reste accessible et pas imbitable comme du Saint-John Perse).
Au final, les amateurs de romantisme et d'histoires d'amour au long cours trouveront leur compte avec Comment le dire à la Nuit. Les hurluberlus dans mon genre devront se rabattre sur une autre méthode pour s'adresser à la dame et lui susurrer des mots doux dans le creux de l'oreille.
Un mégaphone.
Lien : https://unkapart.fr/comment-..
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xnewlo
  18 novembre 2018
Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio et les éditions du chat noir, pour m'avoir permis de découvrir "Comment le dire à la nuit", qui m'avait beaucoup intrigué lors de la sélection de la dernière opération Masse Critique.
Les éditions du Chat Noir, c'est pour moi, une petite maison d'édition atypique, que j'ai pu connaitre grâce au salon du livre à Paris en 2017. Elle propose des histoires sombres, tantôt gothiques, tantôt romantiques, fantastiques etc... et se montrent tellement originales qu'il m'a toujours été difficile de situer les histoires proposées dans un genre propre. Cet ouvrage ne déroge pas vraiment à la règle encore une fois.
On y suit le destin de plusieurs personnages à travers différentes histoires, mais ce beau monde va un jour finir par se croiser malgré la divergence d'époques.
En premier lieu on découvre l'histoire d'Athalie, et d'Adriel. C'est une histoire pleine de souffrance, de pouvoir, et d'amour inconditionnel. Athalie veut s'approprier Adriel, qu'elle a découvert sur les bords d'une plage de sable, mais ce dernier ne compte pas se laisser faire...
Ensuite, nous abordons l'histoire d'Egmond, un jeune homme promis à Carolina, pour veiller à remonter la fortune familiale. Mais pour cela, il ne craint de devoir laisser tomber l'amour de sa vie: Léopold.
Nous suivons aussi l'histoire de Rachel, une jeune femme pleine de souffrance, passionnée par Cléopâtre, une chanteuse qu'elle idolâtre. Un beau jour, elle remporte un concours qui va lui permettre de découvrir sa star en personne...
Enfin, nous suivons aussi Parascève, en pleine quête d'identité, qui semble dotée d'un talent un peu particulier.
Rien ne semble les relier, mais pourtant....
Je dois dire qu'il est pour moi assez difficile d'écrire une critique concernant ce livre. Je ne nie aucunement les talents d'écriture de cet auteur. L'écriture et l'histoire sont assez poétiques et le vocabulaire choisi est juste et recherché. J'ai trouvé cela abordable et simple à lire.
Mais là où ça coince pour moi, c'est l'histoire... Pas mal de personnages, de destins croisés, qui en font un rendu spaghetti et difficile à suivre quand on ne lit pas tout d'une traite (ce ne fut d'ailleurs pas mon cas, j'ai eu beaucoup de mal à achever ma lecture). J'ai donc régulièrement confondu Parascève et Rachel.
Pourtant, cela commençait bien, j'ai aimé découvrir le début de l'ouvrage avec l'histoire sombre d'Athalie et d'Adriel, tout comme l'amour impossible de Léopold et Egmond. Et puis, ensuite l'apparition d'autres personnages vient compléter le tableau, sans vraiment savoir où l'auteur veut nous mener. A partir de là, j'ai trouvé les répétitions et les longueurs nombreuses. Les événements s'enchainent un peu sans queue ni tête. On retrouve les mêmes situations (confrontations Adriel et Athalie notamment). J'ai tenu bon car j'étais persuadée qu'un retournement de situation aurait lieu, que l'histoire serait un peu plus dynamique à un moment donné, mais non. La fin clôture assez bien l'histoire dans l'ensemble, mais malgré une écriture soignée, je peine aujourd'hui à restituer ce que j'ai pu lire...
En conclusion, malgré une belle écriture, j'ai trouvé l'intrigue longue et peu rythmée. L'histoire des personnages m'a déçue au final, et je n'ai pas été surprise. Je peux comprendre que ça puisse plaire à certains lecteurs, mais moi, je reconnais que je ne dois pas être un bon public pour ce "genre" d'histoire atypique.
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DawnG
  12 novembre 2018
Dans Comment le dire à la nuit, le lecteur couvre le destin croisé de plusieurs personnes à plusieurs époques différentes. Je vais volontairement restee évasive sur les personnages, je trouve qu'il faut conserver un maximum de surprise sur les êtres que le lecteur suit ainsi que sur les liens entre eux et l'histoire pour la même raison. Mais j'en discuterai volontiers avec ceux qui le souhaitent.
On suit donc Athalie, qui a recueilli un jeune homme plein de mystère autant pour elle que pour nous. Elle est étrange et reste longtemps pleine de zones d'ombres.
Adriel, un jeune homme aux très très longs cheveux blancs qui semble s'éveiller à l'existence et qu'Athalie tente de façonner suivant l'idéal qu'elle s'est fixé.
Egemont, un noble sans argent promis à un mariage de convenance avec la belle Carolina mais qui cache un lourd secret.
Deux jeunes femmes qui nous sont contemporaines, Rachel une belle jeune femme mélancolique au regard plein de désarroi, vieille avant son heure et transerçant la vie comme une ombre, et Parascève, devenue celle qu'elle est vraiment, qui aime le charme désuet des romances et qui parfois semble marcher au bord d'un précipice de folie.
J'ai aimé ces rencontres, ces personnages et leurs mystères, leurs secrets et étrangement j'ai aimé les impressions qui se dégagent d'eux : ne pas être à leur place dans le monde qui leur est proposé.
Encore un gros coup de coeur pour la plume de Vincent Tassy. Pas de doute, elle colle parfaitement à son univers à part. Les mots sont réfléchis, choisis, le vocabulaire est précis, riche et adapté aux périodes dans lesquelles l'action se déroule. Toute son écriture permet d'être porté par le recit, ce dernier étant parfois ardu mais toujours sensible.
Pour moi, Comment le dire à la nuit, est un livre sur la folie, la mélancolie et la solitude. Sur l'acceptation de soi, de son passé et de ses différences. Sur la place que l'on a dans la société et de celle qui nous correspond vraiment.
En fonction des personnages, la prose se fait porte parole de la langueur, de la mélancolie, de la tristesse, de l'appréhension et du doute. Elle est souvent poétique, imagée et belle mais parfois elle est dure de véracité ou dure de folie. Certains passages m'ont manqué et j'y repense encore.
J'ai retrouvé ce que j'avais aimé dans Apostasie, une sensibilité, une détresse, un émerveillement macabre. Par contre, je n'ai pas ressenti ici d'angoisse ou de malaise comme lors de ma lecture d'Apostasie.
Deux trois petites choses m'ont chagrinée sur l'instant mais avec le recul et la fin du roman, je comprends mieux la mise en place des choses et les choix des personnages. J'avais aussi l'impression de ne pas comprendre Egemont sur la seconde partie de l'histoire mais finalement, son état est si logique. Je ressort de cette lecture avec un étrange sentiment de froid, de beauté, de folie.
Comment le dire à la nuit est un roman fort, une lecture un peu exigente, une fois habitué à la narration, la lecture est rapide et prenante.
Merci à Babelio et aux éditions du chat noir pour cette merveilleuse découverte.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
UnKaPartUnKaPart   04 septembre 2018
Les gens les plus intéressants sont ceux qui restent dans l'ombre. Ils ont l'intelligence de trouver un sens à leur vie sans chercher l'approbation du monde.
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FungiLuminiFungiLumini   18 octobre 2018
Et tout le temps rêver de celui qu’il avait perdu.
Lui, lui, lui, toujours lui dans les rêves, les songes, toujours lui quand il regardait le ciel, la nuit, toujours lui, lui dont il avait oublié le visage, son visage il le réinventait chaque fois, il se souvenait juste de ses cheveux, de ses cheveux impossibles, et de sa pâleur, c’était ce qui restait de lui , ses cheveux, sa pâleur, et il rêvait de lui, et quand il ne rêvait pas de lui c’était tout comme, c’était rêver de lui aussi, de l’oublier, un seul instant, c’était encore envahir sa mémoire de sa présence, oui, c’était pour ça qu’il continuait à vivre, qu’il n’allait pas au soleil, alors qu’il n’avait jamais rien fait, rien, de tout ce temps qu’il avait, c’était pour ça qu’il restait, pour cette grâce immense que c’était, rêver de lui, ce gouffre de désir.
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DreamBookeuseDreamBookeuse   22 juillet 2019
C’était comme une berceuse, la gentillesse dans son regard. Rachel ne supportait pas cela, d’habitude. Les gens gentils, généreux, attentionnés avec elle, ils la touchaient tellement qu’elle avait toujours envie de les insulter – en leur présence, toutes sortes de grossièretés incontrôlables éclataient dans sa tête, connasse, va te faire, tu fais pitié, putain mais ta gueule, avec la frénésie d’un feu d’artifice -, c’était une barrière, une façon de se protéger de la gratitude dévastatrice qui la submergeait alors. Elle n’avait jamais compris pourquoi. Par quelle malédiction. Mais pourquoi ne s’érigeait-il aucune barrière devant ce regard-là ?
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YuyineYuyine   05 mars 2019
Il n'y avait pas eu de baiser, cette fois-là. Juste quelques minutes silencieuses, limpides comme du cristal. A la lisière des tombes, deux silhouettes voilées, un peu sonnées d'être là, plus seules, plus perdues, si brusque est la douceur parfois.
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FungiLuminiFungiLumini   18 octobre 2018
Mourir? Et si Léopold n’était plus là, dans la mort ? Et si tout était fini ? La mort le terrorisait. Il fallait vivre, même une vie à chercher des fleurs dans un ravin brûlé, une vie à creuser le bois noir, à creuser la cendre, pour y trouver des bourgeons fragiles, des instants avec Léopold ; il fallait vivre, absent à tout ce qui n’était pas lui, le cœur serré toujours, il fallait vivre.
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Vidéo de Vincent Tassy
Une interview de Vincent Tassy pour Effroyable Porcelaine, le premier roman de la collections jeunesse Chatons Hantés du Chat noir et pour sa nouvelle dans la Clef d'argent des Contrées du Rêve chez Mnémos, une anthologie sortie dans le cadre du Mois Lovecraft des Indés de l'Imaginaire
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