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EAN : 9782878585087
46 pages
Éditeur : Viviane Hamy (10/11/2011)
3.33/5   9 notes
Résumé :

Le Bairro est un quartier dans lequel cohabitent plusieurs messieurs. C’est, comme Gonçalo M Tavares aime à le dire, une utopie qui rend hommage à d’illustres auteurs. Ici, c’est Monsieur Walser qui fait son entrée en scène. Voilà un drôle de personnage, solitaire en apparence, qui décide de faire construire sa maison au beau milieu de la forêt, quelque peu éloignée donc du fameux Bair... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
melina1965
  14 août 2013
Désordre et dérision…
Ce court roman s'inscrit dans une série intitulée « Le Quartier ou O Bairro » que Gonçalo M. Tavares consacre aux auteurs de son panthéon littéraire ; ce ne sont pas des portraits mais plutôt des esquisses fantaisistes qui expriment ce qu'il ressent comme la quintessence de l'homme et de son oeuvre.
Walser vient de s'installer tranquillement chez lui dans la maison qu'il vient de faire construire au coeur de la forêt et qui « n'était pas seulement un lieu conquis par l'humanité sur la forêt, sur l'espace que les choses non humaines semblaient avoir décrété comme leur appartenant ; c'était aussi un paysage idéal pour commencer à parler avec d'autres hommes – ce dont il ressentait le plus grand besoin. »
Il a juste le temps d'écrire à celle qu'il souhaite convier depuis longtemps -Thereza M.-, que l'on sonne. « Avant de se diriger vers la porte, il glisse la lettre dans une enveloppe qu'il ferme sans que ses sentiments soient parvenus à la moindre conclusion, étant donné la rapidité avec laquelle il vient de changer d'état – passant de la solitude enthousiaste à l'espoir que suscite l'arrivée de quelqu'un » mais sa maison se trouve petit à petit envahit par une flopées d'ouvriers qui ont tout un tas de retouches ou de modifications à faire…
Un conte philosophique sur le monde tel qu'on l'attend et tel qu'il se révèle être…
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Lali
  22 mai 2013
J'avais adoré Monsieur Brecht et le succès, le premier des 41 titres que nous promet l'écrivain portugais Gonçalo M. Tavares, lesquels mettront en scène 41 écrivains qui vivent dans un décor qu'il a inventé à leur intention : le Bairro.
Dans Monsieur Walser et la forêt, l'action se déroule un peu au large du Bairro. C'est là, dans une forêt, que l'écrivain suisse Robert Walser, reconnu pour ses feuilletons et Les enfants Tanner, a choisi de faire construire sa maison, une maison immense où il pourra recevoir quantité d'invités afin de tenir avec eux de savantes conversations. Or dès l'inauguration de cette maison qui dépasse l'imagination, une maison en tous points parfaite aux dires de son hôte, c'est la débâcle totale. Artisans et ouvriers débarquent chez Walser l'un après l'autre pour réparer une faille, d'un robinet mal ajusté à un trou dans la toiture.
Walser se voit contraint de loger chacun d'entre eux, car de toute évidence il y en aura pour des jours et des jours avant que sa résidence devienne fonctionnelle. Lui qui voulait tant recevoir se voit servi dans cette farce qui n'est pas sans rappeler Mister Blandings builds his dreeam house, le film de 1948 mettant en vedette Cary Grant, lequel avait inspiré en 1986 The Money Pit.
Alors que dans les films mentionnés les deux protagonistes en viennent presque à perdre la raison, Walser choisit de faire contre mauvaise fortune bon coeur, en se disant que sa maison n'en sera que plus solide quand chacun aura fait son travail.
Un court roman savoureux que ce Monsieur Walser et la forêt. Mon petit doigt me dit que je lirai chacun des titres de cette série.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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estrella_oscura
  16 janvier 2012
Gonçalo M. Tavares explore depuis quelques ouvrages des figures étonnantes, des types au patronyme célèbre qui peuplent le Bairro - le village, le quartier en portugais. Après Monsieur Brecht ou Monsieur Calvino, voici Monsieur Walser, habité d'une envie de retour aux forêts. Pour cela, il se fait construire une cabane au milieu des bois, en marge du village. Pas tant une envie de nature qu'une envie de coloniser cette nature par la construction pointue d'un lieu neuf où se retrancher, avoir la paix. le jour d'entrée dans la maison, Monsieur Walser se délecte de tout ce mobilier, cet habitat flambant, douillet, rassurant, impeccable. Jusqu'à l'arrivée d'un ouvrier qui dit devoir réparer un élément défectueux, puis un deuxième puis toute une floppée qui envahit les lieux et trouble le personnage. La maison ainsi que sa tranquilité partent en déliquescence.
Ce livre est comme un petit conte drolatique et piquant, un croquis par type de nos travers. J'avoue que je ne m'attendais pas à ça mais à quelque chose de plus fouillé, de plus complexe dans la réflexion - il faut dire que je ne m'attendais pas à un bouquin aussi fin. Ici, l'auteur suggère, invite à la réflexion par la mise en scène de cet épisode presque théâtral - à nous de creuser plus loin. Une lecture intéressante sur divers points mais qui ne m'a pas habitée à cause de cette posture formelle et très détachée qui a tendance à me laisser assez froide.
Lien : http://lapetitemarchandedepr..
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TyJecyka
  02 juin 2012
Mr Walser s'installe en marge du Quartier, dans la forêt où il vient de se faire construire une maison toute neuve afin de pouvoir assouvir une de ses envies les plus ardentes: rencontrer d'autres, échanger dans la convivialité! Mais rien n'est jamais si simple!
Surprenante rencontre avec Gonçalo M. Tavares, auteur portugais que je découvre. Un conte souriant, qui pourrait être absurde , mais qui est tellement humain. Humain dans le sens propre aux travers de humanité moderne avec ses manies du saucissonnage des choses et l'oubli de la notion de globalité.
35 pages pour sourire mais pas trop, 35 pages pour faire le tour du propriétaire et se dire que demain est un autre jour, tant qu'on ne lâche rien sur ses rêves!
L'écriture m'a donnée l'impression d'être derrière un objectif d'appareil photo et de jouer avec la bague de zoom...loin, près, loin, près...entre la perception du Je et celle des Ils...
J'ai suffisamment aimé ce petit ouvrage pour être curieuse de découvrir les autres personnages "célèbres" installés à O Bairro .
Lien : http://ecrireenplus.canalblo..
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critiques presse (2)
Lhumanite   26 décembre 2011
C’est ainsi qu’il faut lire Monsieur Walser et la forêt. Comme son double, il aime l’isolement plus par timidité que par misanthropie.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LeMonde   14 novembre 2011
On pense autant à Kafka qu'à Robert Walser en lisant ce conte philosophique, drôle et mélancolique, où tout s'effondre et se dérobe, où ne résiste au final, en effet, que le texte, l'esprit et la lettre, l'inviolable et indestructible littérature.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
estrella_oscuraestrella_oscura   16 janvier 2012
Comme Walser est content ! A peine ouvre-t-on la porte de sa maison - il le sent bien - que l'on pénètre dans une autre monde. Comme s'il ne s'agissait pas seulement d'un mouvement physique dans l'espace - avancer de deux pas - mais aussi d'un déplacement - autrement plus puissant - dans le temps. Entre le pied de derrière, dont il se dégage encore une odeur de terre et la sensation, en rien objective, mais qui existe bel et bien, d'être entouré de choses vivantes mais qu'on ne comprend pas complètement et qui ne nous comprennent pas non plus - les éléments de la forêt - , entre ce pied de derrière, donc, et ce pied de devant, qui a déjà franchi le pas de la porte, la distance parcourue ne doit pas se mesurer en centimètres mais en siècles, voire en millénaires.
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melina1965melina1965   14 août 2013
Avant de se diriger vers la porte, il glisse la lettre dans une enveloppe qu’il ferme sans que ses sentiments soient parvenus à la moindre conclusion, étant donné la rapidité avec laquelle il vient de changer d’état – passant de la solitude enthousiaste à l’espoir que suscite l’arrivée de quelqu’un.
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melina1965melina1965   14 août 2013
Pour Walser, la maison n’était pas seulement un lieu conquis par l’humanité sur la forêt, sur l’espace que les choses non humaines semblaient avoir décrété comme leur appartenant ; c’était aussi un paysage idéal pour commencer à parler avec d’autres hommes – ce dont il ressentait le plus grand besoin.
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