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ISBN : 2351781155
Éditeur : Gallmeister (18/08/2016)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 107 notes)
Résumé :
Beam Sheetmire, dix-sept ans, vient de tuer l’homme qui l’avait agressé. Il n’y a plus qu’à se débarrasser du corps sur les berges de cette rivière du Kentucky. Vu les circonstances, Beam devrait s’en tirer sans histoires. Mais il découvre que la victime est le fils du caïd local, Loat Duncan, à la fois puissant trafiquant et redoutable meurtrier. La décision de son père est sans appel : Beam doit fuir, et sur-le-champ. S’engage alors un diabolique jeu du chat et de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  23 avril 2018
Dans le Kentucky rural, Beam Sheetmire remplace parfois son père, Clem, au ferry qui traverse la Gasping River d'une rive à l'autre. Ce soir-là, aux commandes du bateau, accosté sur l'embarcadère, un homme lui demande de traverser, même s'il n'a pas les 5 dollars nécessaires. Arrogant et sûr de lui, il tente d'engager la conversation qui aboutit vite à un échange tendu. Alors que l'homme tente plus ou moins la caisse, Beam le frappe à la tête avec une grosse clé à griffe. Paniqué, il s'enfuit et va chercher son père qui n'a d'autre choix que de plonger le corps sans vie dans l'eau. C'est alors qu'il conseille fortement à son fils de quitter cet endroit au plus vite. Car, ce que ne sait pas encore le jeune garçon, c'est qu'il vient de tuer le fils de Loat Duncan, un homme d'affaires puissant et sans vergogne...

Il a plutôt intérêt à fuir ce jeune Beam Sheetmire s'il ne veut pas finir six pieds sous terre. Lors de ses errances, au milieu d'une nature proliférante, il va croiser sur sa route des personnages insolites, sans savoir que non seulement Loat Duncan le recherche mais aussi le shérif, sans savoir qu'en tuant cet homme sur le ferry, ce sont des secrets de famille qu'il va déterrer. Alex Taylor nous plonge dans une fuite sanglante, jonchée de cadavres, et au coeur de secrets familiaux pleins de fureur. Ce roman, profondément sombre, nous emmène en pleine campagne où la misère, l'alcool et les croyances sont de mise. À la tête de cette petite communauté, Loat Duncan, un homme puissant et louche avec qui tout le monde semble avoir signé un pacte. Dans le verger de marbre, qui n'est autre que le cimetière, on y croisera des salauds, des estropiés, des revanchards, des laissé-pour-compte. L'auteur décrit avec précision la nature omniprésente, ponctue son roman de dialogues ciselés et nous plonge dans une atmosphère lourde, ténébreuse et pesante.
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iris29
  09 février 2017
Pendant la lecture de ce roman , j'avais deux couleurs en tête : Noir , très noir et Vert .
Noir parce que l'histoire est très sombre et qu'il n'y a vraisemblablement aucune porte de sortie pour des personnages coincés dans ce Kentucky comme dans une prison naturelle . On est dans un trou paumé , dans la cambrousse la plus définitive .
Et au milieu coule la Gasping River.
Et un soir, Beam remplace son père afin de conduire le ferry d'une rive à l'autre. Ce soir-là, un seul passager qu'il va devoir tuer car cet homme veut piquer la caisse . Son père, Clem lui donne un peu d'argent et lui dit de fuir car le cadavre n'est autre que le fils du caïd local, Loat . Et Beam va avoir Loat, ses hommes et le shérif à ses trousses , ainsi qu'un certain nombres de secrets prêts à éclater .
C'est sombre, les personnes qu'il va croiser sont, au mieux pauvres et fracassées par la vie et au pire,comme je ne pouvais l'imaginer .
C'est sombre , les femmes de ce roman sont souvent putes et soumises .
Mais j'ai survécu à cette descente aux enfers parce que ce livre est plein de chlorophylle . Alex Taylor habite la région du Kentucky et visiblement, il en est amoureux fou ; et il l'arpente, il randonne , il se promène . Maîtrisant la faune et la flore sur le bout de ses doigts tachés d'encre , il nous enchante par la poésie de quelques noms d'espèces d'oiseaux, d'arbres et de plantes qui illuminent le coté sombre de ce roman . Il y en a que je ne connaissais pas , et ça m'a plu !
Alors voilà ! Juste pour le plaisir, laissez-vous bercer par la poésie des noms : tiarelle, érables, mimosas , sumacs, asiminiers , robiniers , salsepareille, amarante, pacaniers ,ginseng, sanguinaires, ormes, raisin d'Amérique , mousses , moustiques, guêpes, vautours et autres réjouissances ....
Un roman immensément sombre et vert , porté par une écriture brillante .
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Crossroads
  12 mars 2018
Cours, Beam, cours !!
Alors que Forrest galopait, comme ça, pour le plaisir, Beam, lui, n'aspire qu'à sauver sa peau. Plus terre à terre mais tout aussi louable.
Faut dire qu'il a fauté, le jeune Beam.
Trucider quelqu'un, bon, on fait tous des bêtises.
Lorsqu'il s'agit du fils de Loat Duncan, désormais aussi vif qu'un paresseux comateux à deux pattes, plus qu'une seule échappatoire, la fuite, rapido.
J'avoue m'y être perdu dans ce verger.
Pas un gros entrain de base.
Le sentiment cotonneux d'avancer, tant bien que mal, avec l'espoir ténu que ça veuille bien décoller pour de bon.
Le déclic survint assez rapidement.
Vous dire pourquoi, je ne saurais.
Ce que je sais, c'est ce besoin impérieux d'y retourner histoire de démêler les multiples écheveaux que constituent ce ténébreux roman à la noirceur d'une nuit sans lune.
La Gasping River, là où tout commence et tout finit.
Une nature omniprésente comme cadre historique, je prends régulièrement.
Mais mère nature, s'il ne s'y passe pas grand chose, ça va un moment.
Ici, les personnages sont à l'aune de la trame, hors norme.
Cherchez pas une once de normalité, ça fait bien longtemps qu'elle s'est tirée.
Dans le coin, on est pas accro au cassage de neurone.
Ce que tu veux, tu le prends.
La femme d'un autre, le pouvoir, la vengeance, la tangente, peu importe, c'est ici et maintenant.
Vous aimez le billard à trois bandes ?
Vous allez adorer le Verger de Marbre.
Des rebondissements comme s'il en pleuvait.
Des personnalités extravagantes à la violence démesurée.
Un contexte rural omniprésent qui vous donnerait preque envie de siffloter tout du long l'air du banjo dans Deliverance.
Un canevas au déroulé implacable.
Et cette p****n d'ambiance plombante, métallique, aussi poisseuse que le goudron fraichement posé qui vous colle aux semelles.
Le Verger d'Alex Taylor ne vous laissera pas de marbre, sur la tête de mon pôv' paresseux, enfin ce qu'il en reste...
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Renod
  02 septembre 2016
Une foule d'ivrognes et de prostituées s'est rassemblée derrière le bar de Daryl pour assister à un spectacle peu commun. Un routier vêtu d'un costume trois pièces enfourche un bouc qu'il a préalablement endormi, lui taille les côtes à l'aide d'un long couteau incurvé et après une minute de fouille extrait un des reins de l'animal. Tout autour, les spectateurs s'excitent et s'égosillent. Cette scène symbolise la tragédie (en grec : chant du bouc) qui se déroule dans ce comté du Kentucky. Les habitants sont marqués par une fatalité qui est à la fois sociale, familiale et géographique. Il leur est impossible de fuir. Un des personnages compare la région à un lazaret : « Les arbres noircis par l'hiver, les collines dévalant vers les plaines détrempées – des cellules où les âmes des patients étaient embourbées de ténèbres, où les démunis et les laissés-pour-compte se retrouvaient en quarantaine. C'était une prison. »
Tout couve dans un équilibre instable pendant de nombreuses années quand un événement va déclencher le mécanisme intraitable du destin : un simple coup de clé à griffe. Beam a donné un simple coup sur le sommet du crâne d'un voyageur qui tentait de dérober la caisse du ferry. Mais il va découvrir que l'homme qui gît à ses pieds est bien loin d'être un inconnu. Et cette mort va déclencher un flot de violences sans commune mesure. La tragédie peut débuter.
Alex Taylor parvient à marier la tragédie classique au roman noir. L'ambiance est sombre dans cette campagne meurtrie par l'exploitation de gisements, les personnages sont marquants (Derma, Daryl, Loat et le routier qui n'est jamais nommé et qui fait figure de "bête" apocalyptique), la violence est livrée crue, et le tout servi par une écriture fluide et travaillée. L'auteur donne une grande importance à la l'observation de la nature, aux arbres (cèdres, pacaniers, robiniers, etc) et aux oiseaux qui sont porteurs de présages. C'est du polar et de la vraie littérature, c'est beau ,c'est fort, et je vous le recommande vivement.
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Stelphique
  17 août 2016
Ce que j'ai ressenti:…Le polar en lumière, la lumière du polar…
« -Voyez vous on ne peut jamais prévoir ce que le monde va vous jeter dessus. J'aime être prêt à toute éventualité. »
Le Verger de Marbre est la lumière noire qui éclairera votre rentrée littéraire! Un de ses grands romans dont on ne se remet pas tout à fait tellement, il est intense…Une de ses magnifiques écritures qui vous submergent, et vous met des papillons dans les yeux durant votre lecture…Une de ces histoires qui ne peuvent pas, décemment, s'évaporer…
« On peut pas disparaître dans une ville. (Il agita une main vers la nuit et toute son immensité.) Mais par ici, un type peut juste…s'évaporer. »
Ce n'est pas tant le destin de ce Beam qui vous bouscule, mais c'est l'excellent cadre dans lequel l'auteur dépeint cette cavale aux milles dangers qui vous arrache les viscères…On est immédiatement assailli d'un étrange malaise, qui vous mènera jusqu'au bas fond d'une ville, où la misère sociale déboite les relations, où la violence a plus de force qu'une simple main tendue, où la jeunesse n'a que peu de perspective d'avenir. Chaque situation mène plus profond dans le tourbillon des abîmes, et ce n'est pas parce que vous dormirez, que le reste du monde ne va pas continuer sa danse folle…Beam va l'apprendre à ses dépens…
Il ne savait pas que les ennuis pouvaient réellement poursuivre un homme, mais ça semblait être le cas avec lui, chacun de ses mouvements le plongeant d'autant plus profond dans les sables mouvants des calamités et de la déchéance. Il pensa tout à coup à ce qu'avait affirmé l'inconnu du ferry, que la rivière n'avait pas de fond. A présent, il se demandait si les ennuis avaient un fond, et s'il le trouverait un jour.
J'ai adoré la double de dose de noirceur avec sa robe de poésie. Il a « un je-ne-sais-quoi » qui rend la lecture particulière, l'impression de tenir un trésor de mots, un coffre fort enfoui pour tous lecteurs avides d'émotions et de qualités littéraires. La traversée dans cet étrange enfer se fait en tiraillements intérieurs, mais elle s'accompagne d'une beauté lyrique qui nous ébloui d'autant plus. J'ai lu et relu certains passages, tant je m'imprégnais de cette cambrousse rurale américaine, et de sa douce voix hypnotique, quel voyage!!!Même le titre devient une évidence et d'une implacable vérité et apporte sa touche d'intemporalité à ce récit. Une merveille à lire, à ressentir!
Des spasmes de clair de lune traversaient la cime des arbres.
J'aime ce genre de polar noir, car il contient assez de puissance pour vous marquer au fer rouge, mais là où celui ci se distingue, c'est dans l'habile lumière de son écriture. Touchée en plein coeur par ses mystères qui se dévoilent dans le sang, il restera une des lectures les plus marquantes de cette année pour moi. Un grand roman que je ne saurai trop vous conseiller lors de sa sortie le 18 aout! Jetez vous dessus si vous le croisez!!!!Coup de coeur !!!!
On pourrait dire ça parce que ça donnerait l'impression que les choses rentrent dans des cases. Mais ce serait négliger la vérité authentique.
-Et c'est quoi cette vérité?
-Le seul genre de vérité qu'il y ait jamais eu. Je parle du fait que le coeur est un mystère.

Lien : https://fairystelphique.word..
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critiques presse (3)
Telerama   21 juin 2017
Descriptions et dialogues ciselés ajoutent à la séduction tragique de ce premier roman initiatique. Sans oublier une pointe de gothique, pour le rendre encore plus ténébreux et obsédant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Actualitte   22 novembre 2016
Ce roman noir, aspire le lecteur, sans possibilité de détours, carrément dominé. Superbement impressionné.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress   19 septembre 2016
Un premier roman américain fascinant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
BMRBMR   03 septembre 2016
[...] Certains matins, une Cadillac blanche ancien modèle débarquait en ville et faisait une embardée pour s’arrêter au parking du Steff General Merchandise, la voiture oscillant sur son châssis lorsque le moteur s’éteignait dans un crachotement. Sur le siège arrière, une meute de six dobermans prenait des poses variées. Presto Geary se tenait au volant et à côté de lui se tenait Loat Duncan, dont le visage était masqué par le chapeau de paille auquel les gens le repéraient. Les hommes sur le porche de l’entrée du magasin lui faisaient des signes de tête ou le saluaient, mais Loat parlait rarement, parcourant la fraîche obscurité des rayons, absorbé par ses mystérieuses affaires. Les chiens attendaient dans la voiture. Ce n’étaient pas des animaux sympathiques, on les aurait crus importés de quelque désert inexploré, leur silhouette maigre et effilée rappelant celle du chacal, même s’ils étaient bien plus massifs et couverts de la fourrure noire et brun clair propre à leur race. Quand Loat et Presto émergeaient du magasin avec leurs sacs de provisions en papier marron, les hommes de l’entrée étaient contents de les voir partir, les chiens les rendaient nerveux car ils étaient clairement dressés pour la chasse, et cette chasse n’était autre que la chasse à l’homme. Une fois que la Cadillac s’éloignait dans un brouillard de poussière couleur d’os, les hommes à l’entrée reprenaient leur discussion, l’irruption de Loat orientant la conversation vers de funestes souvenirs.
— Il avait autour de la vingtaine, y m’semble, quand c’est arrivé, le truc avec Daryl.
— Il était jeune, ça je m’en souviens.
— Jeune, mais déjà mauvais.
— Y avait qui d’autre avec eux la nuit où c’est arrivé ?
— Clem Sheetmire. Tu le sais, ça.
— Oh. Ça me revient maintenant.
— Ils allaient tous les trois aux mines de Peabody. Bien sûr, les mines étaient fermées depuis un an à cette époque et cet été-là, si un type avait du cuivre chez lui, il avait intérêt à le planquer s’il voulait pas se le faire voler. Les gens allaient à la messe et trouvaient à leur retour les fils électriques arrachés des murs de leur maison, tellement le cuivre se vendait cher.
Le soleil s’était déplacé et tombait en biais sur l’auvent du porche, et les hommes avançaient l’un derrière l’autre vers l’ombre fraîche des marches en béton.
— C’est Daryl qu’a escaladé le poteau de transformateur à la mine. Ils croyaient tous les trois que le courant avait été coupé et j’crois que n’importe qui aurait pensé pareil, vu que les mines avaient fermé un an avant.
— Mais le courant avait pas été coupé, c’est ça ?
— Non, m’sieur. Daryl a escaladé le poteau avec un coupe-boulons et quand il est arrivé sur la ligne, ça a pété. Lui a arraché les bras tout net au niveau du coude.
Hochement de tête collectif.
— L’électricité l’a cautérisé, c’est ça ? C’est pour ça qu’il s’est pas vidé de son sang ?
— C’est ça. À part qu’y a des fois où il a dû regretter de pas s’être vidé de son sang. Ça doit pas être facile, la vie sans les bras.
— Non, j’imagine bien. Mais il a traîné Peabody devant les tribunaux et il a empoché un sacré pactole sur le règlement à l’amiable, c’est ça ? Alors que c’est lui qui les volait.
Mouvements de têtes exprimant leur incrédulité muette.
— Un autre truc que j’ai entendu, et c’est peut-être pas vrai, c’est que c’est Loat qui a fait lancer les dés à Clem et Daryl pour savoir qui escaladerait le poteau. Daryl a fait un petit score, c’est pour ça qu’il est monté là-haut et pas Clem.
— C’est ça qui s’est passé ?
— Ce que j’ai entendu. Comme quoi Clem gardait toujours une paire de dés dans sa poche tellement il était accro au jeu et il aurait joué avec Daryl cette nuit-là pour voir qui monterait. J’ai aussi entendu que ces dés étaient pipés.
— Du coup, j’imagine que ça explique pourquoi Daryl a plus trop voulu entendre parler de Clem après ça, non ?
Un des hommes tira un petit clou de charpentier de sa poche de chemise et commença à se curer les dents avec. Quand il eut terminé, il se pencha en avant et cracha dans la poussière par-dessus le porche.
— M’est avis que Daryl attend Clem au tournant depuis ce jour-là.
— Eh ben, il prend son temps, hein ? Tout ça, ça s’est passé y a vingt ans, ou plus.
— Ça fait rien. Il fera son affaire à Clem quand ce sera le moment. Attendez voir.
Les hommes grommelèrent leur consternation et leur désapprobation, leur respiration s’échappant en longues bouffées tandis qu’ils essuyaient la sueur de leur visage. Ils parlèrent d’autres choses pendant un petit moment, puis, après un temps, tombèrent dans un profond silence.
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marina53marina53   23 avril 2018
Il se rallongea en regardant le ciel nocturne et sa pléiade d'étoiles qui lui donnaient l'aspect d'un tesson de faïence carbonisé, des éclats de lumière accumulée zigzaguant dans le vide, les queues de comètes maigrelettes soutenant la sombre coupole des cieux fissurés. Des étoiles s'éteignaient, là-haut. Des planètes étaient percutées, s'enfuyaient dans un lacis convexe et s'embrasaient en volutes troubles qui flamboyaient puis disparaissaient, mais lui était là, dans ce monde, à côté d'un feu dans la chaleur de la nuit.
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RenodRenod   30 août 2016
-Tu aimes les cimetières ? demanda Pete.
Beam se réveilla en grognant, surpris.
- J’peux pas dire que j’y pense trop souvent.
- On peut savoir un paquet de choses sur un bout de terrain en regardant ceux qu’on y a enterrés. Qui était à la guerre, quand et où ils ont combattu. On peut savoir si un hiver était rude au nombre de bébés et de femmes enterrés une année donnée. Tout ça, c’est sur ces pierres. (Pete agita la main dans la lumière du feu.) Le grand verger de marbre. Voilà tout ce que c’est.
- De quoi vous parlez ?
- De l’histoire avec un grand H. (Pete tapota le sol {ils campent dans un cimetière}.) Juste en dessous de nous, c’est l’histoire.
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iris29iris29   07 février 2017
Mais je ne vous aime pas . Je pense qu'il faut que vous le sachiez . J'aime pas les choses que vous dites et j'aime pas votre façon de vous asseoir sur ma chaise . J'aime pas votre odeur et j'aime pas le fait que vous portiez un costume. Ça me rend nerveux et j'aime pas du tout être nerveux . (...)Je vais vous arrêter. (..)
Seul le grincement de la chaise lui répondit .
Il leva les yeux , l'homme avait disparu.
+ Lire la suite
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marina53marina53   23 avril 2018
Tu es jeune, ça se voit. Un type de ton âge, il croit que le monde va se briser s'il tape assez fort. Il croit qu'il peut tenir tête, mais c'est pas comme ça que ça marche. (…) Le monde peut pas se briser. Le mieux qu'on puisse faire, c'est s'écarter de son chemin et espérer passer inaperçu.
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