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ISBN : 2842658515
Éditeur : La Decouvrance (10/03/2015)

Note moyenne : 3/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Le quotidien de la navigation océanique en solitaire, les aléas de la vie à bord, mais aussi le bonheur d’observer la faune océane, la mer, le ciel, les terres entraperçues, voilà ce que nous raconte Roger Taylor de façon poétique et innovante. Avec un regard de peintre et une écoute de musicien, il décrit la texture de la mer, les vagues et la houle, dans différentes configurations de vent, de tempête, de lumière, allant du calme plat à de monstrueuses lames déferl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
joedi
  15 juin 2015
Merci aux éditions La Découvrance pour l'envoi de ce beau livre et à Babelio pour l'organisation de cette Masse critique.
Si j'ai choisi ce livre c'est parce que j'éprouve une réelle attirance pour le Grand Nord ; j'y ai trouvé mon bonheur : la mer du Labrador, le détroit de Davis, l'île de Baffin pour le premier voyage ; l'île de Jan Mayen, le Spitzberg et enfin le 80° N pour le second voyage ... et les puffins majeurs qui m'ont longtemps accompagnée, les dauphins, les baleines et jusqu'à un petit chardonneret qui malheureusement mourra car trop loin des côtes.
Mingming est le nom du voilier de Roger Taylor, en employant le "nous" c'est Mingming qu'il désigne avec lui-même, en mer on pourrait dire qu'il est son "prolongement" ; parfois, il s'adresse directement au lecteur en usant du tutoiement.
Ce livre est divisé en deux parties, deux voyages qu'a fait Roger, l'un en 2010 et l'autre en 2011.
Roger pour son voyage de 2010 part de Plymouth et rentrera à bon port après soixante-sept jours de mer. Pour son voyage de 2011, il partira de Whitehills au Nord de l'Ecosse et y reviendra après soixante-cinq jours. Des photographies en noir et blanc font partie de l'ouvrage et une adresse web précédée de ce texte :
Afin de minimiser le coût et l'impact écologique de ce livre, nous avons choisi de ne pas y mettre de photographies en couleur. Des images et des vidéos en relation avec ce texte sont disponibles sur le site web :
http://www.thesimplesailor.com/france.HTLM
Lecture très appréciée, heureusement que je connais les termes marins ce qui n'est pas le cas de tous les lecteurs, un lexique des termes spécifiques serait le bienvenu quant à la couverture c'est une invite au voyage maritime.
À conseiller aux amoureux de la mer et aux écologistes.
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ykastell
  19 juin 2015
Roger Taylor fait partie de ces navigateurs pour lesquels le voyage compte plus que la destination. Aucune velléité de compétition ou de recherche de record de sa part : avec une très grande modestie, il désigne d'ailleurs sa façon de naviguer de « minimaliste ». C'est pour lui un occasion de se retirer du monde civilisé pour prendre du recul et réfléchir. Chacun de ses voyages est une sorte de retraite ascétique qui lui permet, grâce à l'observation de la nature et la confrontation à un milieu exigeant et dangereux de se poser des questions sur notre société.

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Moro
  09 juillet 2015
Je remercie Babelio pour m'avoir envoyé ce livre lors de la masse critique. Cet ouvrage est donc le troisième tome d'une « autobiographie » autour des voyages d'un navigateur contemporain, Roger Taylor, à bord de son navire : Mingming, d'où le titre. Ses autres ouvrages se concentraient (selon la préface) sur l'aspect philosophique de la navigation. Après tout, pourquoi pas, l'aspect escapade et voyage en solitaire m'avait l'air plutôt sympathique, tout comme le cadre du Grand Nord. Hélas, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cet ouvrage, surestimant mon intérêt pour la navigation : je me suis rapidement ennuyée au milieu de toutes ces descriptions, surtout celles centrées autour de la navigation pure. le style ne rattrape pas l'ouvrage : assez neutre et descriptif donc. Restent l'homme face aux éléments, à faim, et à lui-même, et les descriptions des paysages, mais ce fut bien laborieux comme lecture. Les amateurs de navigation savoureront certainement plus ce livre que moi.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   11 juin 2015
Alors que nous arrivions sur les oiseaux, ils se sont écartés de notre trajectoire, de façon presque imperceptible. Restant en formation serrée, ils ont palmé doucement et nous ont laissé passer à quelques mètres, comme s'ils ne se sentaient pas concernés. Chaque oiseau était tourné dans la même direction. Avec leurs capuchons noirs, ils pouvaient faire penser à une assemblée de juges de mort¹, n'était l'impression de douceur qui émanait d'eux. Ils étaient silencieux, hormis quelques croassements bas et gutturaux. Ils nous regardaient passer, le petit Mingming et son capitaine aux yeux écarquillés, nous accordant le bénéfice du doute, car ils n'ont pas fait d'écart toutes ailes déployées, pas d'envol soudain, pas le moindre signe d'inquiétude, encore moins de panique. Cette proximité, cette acceptation tranquille, l'ineffable beauté des oiseaux dans cet instant m'ont mis le cœur en liesse. Il n'y avait pas de doute : j'étais tombé amoureux.

1. Hanging judges : juges réputés pour leur tendance à condamner à la peine de mort par pendaison, même pour des délits mineurs. En outre, en Grande-Bretagne, un juge couvrait sa perruque d'un tissu noir avant de prononcer une peine de mort.

[ces oiseaux sont des puffins majeurs]
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joedijoedi   13 juin 2015
Les jours s'allongent en sentant le printemps,
Soleil et ciel plus bleu ne laissant aucun doute
Que s'approchent à grands pas les troubles du marin :
Il va falloir sous peu le bateau préparer.

Négligés tout l'hiver, ces travaux les appellent,
Il est temps, vite, vite, au port d'aller trimer,
Oui, ces lourds arriérés bientôt seront payés
Qui d'une année d'oubli représentent le fruit.

Carapace de fer, les vieux anti-fouling,
Incrustés, empilés, emprisonnent la coque.
La plus tranchante lame y laisserait ses dents,
Qui, de gratter la quille, tenterait l'aventure.

Les vernis et les cuivres, las, ne brillent plus,
Qui pendent en lambeaux, qui coulent en vert-de-gris.
Et nul cache-misère ne ferait illusion
Car travail de cochon n'est pas réparation.

Vois comme les bordés ont perdu leur éclat !
Vois les plaies et les bosses sur ses flancs mutilés
Pour avoir accosté tant de fois de guingois !
Pour le ressusciter, quel dur labeur sera !

Quels plaisirs délicieux dans les fonds nous attendent,
Fleurant la pestilence et les miasmes putrides ?
Les équipets moisis et les boîtes rouillées
Causent une atmosphère au tombeau similaire.

Les batteries à plat et grippé le moteur.
(Qui aurait oublié l'huile de vidange ?)
Des filtres encrassés, des rouets déchirés
Sont gages de bonheur, le nez dans le cambouis.

Le marin au chantier finit par se traîner,
Ployant sous le fardeau des outils et des pots,
Courbé sous l'avenir de journées éreintantes,
Mais souriant il est, car sur l'eau il ira.
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joedijoedi   13 juin 2015
Regarder un albatros, ce n'est pas seulement voir un oiseau ; c'est aussi sentir le poids de siècles de traditions maritimes. L'albatros est un symbole autant qu'un être vivant. Il évoque tout à la fois la maîtrise des océans et la culpabilité de l'homme. Il nous élève de sa puissance, mais, pendu à notre cou, il nous fait plier sous la connaissance de nos propres folies. ...
Aucun autre oiseau ne peut provoquer une réaction aussi complexe. L'albatros est innocence et reproche, à parts égales. Il nous montre ce à quoi nous aurions pu aspirer et nous rappelle comment nous y avons échoué. Et dans ce nouveau siècle inconfortable, alors que nous continuons à les tuer, il symbolise, dans un silence éloquent, notre folie collective.
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joedijoedi   10 juin 2015
L'austérité dépouillée de cette vie océanique était loin d'être une épreuve. C'était pour le moins une libération que la vie soit ainsi réduite, purement et simplement, à une suite de tâches répétées indéfiniment : manger, naviguer, veiller, écrire, penser. Quant à l'inévitable lenteur de notre progression autour du monde, j'étais convaincu depuis longtemps qu'aller vite ne sert pas à grand- chose. Plus on lambine, plus on voit de choses, plus on a le temps et l'envie d'examiner ce que l'on voit et on peut même y apprendre.
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joedijoedi   12 juin 2015
Sous l'improvisation démoniaque que le vent imposait à sa structure, Mingming est devenu une grande harpe éolienne, une table d'harmonie, un tambour bien tendu, des cymbales, des maracas, des castagnettes, un basson et un violon tzigane. Et le vent ne s'est pas fatigué de son petit jeu ; il a continué encore et encore, sans relâche.
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