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EAN : 9782709642231
231 pages
J.-C. Lattès (05/02/2014)
3.06/5   8 notes
Résumé :
Résumé de quatrième de couverture:

«Mon père possédait de vieilles pendules. Il passait son temps à réparer le temps. Je le vois, cheveux longs et rebelles, soulever avec précaution les cadrans de ces horloges qui ont marqué les innombrables o'clock de sa vie et de ma jeunesse.»
«Where do I belong ? À quel lieu j'appartiens ? Plus la maladie de mon père progresse, moins je sais ce que je fais là, largué entre ma vie à moi et sa mort à lui, sur ... >Voir plus
Que lire après Quand as-tu vu ton père pour la dernière fois ?Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Les Voyages d'Alex Taylor.
Quand as-tu vu ton père pour la dernière fois ? se présente comme une autobiographie réalisée par Alex Taylor à l'occasion de la perte de son père à la suite de la maladie d'Alzheimer. On a affaire à un récit mêlant entre eux un ensemble de « voyages » qu'effectue l'auteur : voyage géographique, voyage dans son histoire familiale et personnelle, voyage dans les mots et les langues française et anglaise.

Le voyage géographique se passe entre la France et l'Angleterre et représente l'occasion de faire une sorte de bilan de la vie de l'auteur et surtout de constater que très peu de chose le rattache à son île maternelle. Il s'éprouve ainsi comme un déraciné D'autant plus que sa passion pour la linguistique le pousse à une sorte de voyage à travers les mots et surtout les expressions qui le relient si fortement à ces deux cultures. Dans ce domaine de la langue, il trouve sa place avec aisance et il semble toujours avoir le bonheur de nous faire part de ses trouvailles. Mais l'atmosphère se gâte dès qu'on aborde la famille où il nous fait découvrir peu à peu que sous une apparence de normalité et de banalité, ce ne fut pas le parfait amour entre sa mère et son père. Enfin, se surajoutant à ces problèmes familiaux découverts tardivement, il doit affronter la société qui l'empêche de vivre au grand jour son homosexualité. C'est certainement ce qui le pénalise le plus intensément et on assiste toute au long du livre à ce voyage dans sa vie affective en France et en Allemagne. L'ensemble de ces voyages extrêmement intriqués constitue ce personnage d'Alex Taylor à la fois protégé et meurtri par la vie sans qu'il s'en rende toujours pleinement compte.

Malgré une écriture agréable et qui va souvent droit à l'essentiel, cette autobiographie m'a laissé l'impression de souvent rester à la surface des faits et des sentiments. En effet, peu d'analyses et de réflexions viennent donner à ce récit une densité et une profondeur qui semblent être très proches mais jamais atteintes et c'est dommage ! On a droit à un beau récit où l'ensemble des différents plans et centres d'intérêts sont plaisamment fusionnés mais on a souvent envie de dépasser la simple description et d'aller au-delà d'une narration que beaucoup d'autres auteurs auraient pu réaliser. On a presque l'impression qu'il est de bon ton d'avouer son homosexualité pour faire de vous un personnage de roman : Quelle bienpensance ! Quelle pauvreté pour l'esprit et l'intelligence du lecteur ! le fait d'être Alex Taylor lui a-t-il permis, en étant connu comme journaliste et comme « demi-people », d'accéder facilement aux éditeurs et faire connaître son histoire sans plus de talents que le quidam racontant sa vie sur le comptoir d'un bistrot ? On est presqu'en droit de se poser la question. Globalement, la déception a dominé pour moi la lecture de ce livre dont j'attendais davantage après l'essai réussi Bouche bée, tout ouïe.

(Lu dans le cadre de Masse Critique).
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Peu de temps après mon article sur le livre de Xavier de Moulins, un autre journaliste TV s'est essayé en cette rentrée 2014 à une oeuvre littéraire avec le même thème central, un hommage au père. Et si "Que ton règne vienne" était une fiction, ici, le livre d'Alex Taylor est clairement un récit autobiographique.
Journaliste et producteur, Alex Taylor a animé de nombreuses émissions de télévisions anglophones ou bien françaises, notamment la plus célèbre d'entre elles, "Continentales", une émission intelligente et divertissante en même temps (assez rare pour être soulignée).

Il séduit par son élégance toute british et son aisance dans les langues européenes, qu'elles soient anglaises, françaises, mais aussi allemandes, et en espagnol. Une élégance et un amour de la langue qui transparaissent dans cet émouvant récit, douloureux (son père est atteint de la maladie d'Alzheimer), mais jamais larmoyant et qui pose de très belles questions sur le déracinement et le fait qu'on ne se sente jamais vraiment chez soi, ni dans son pays natal, ni dans son pays d'accueil. Par ailleurs, on appréciera les pages où Alex Taylor se confesse sur son homosexualité, entre pudeur et aveu frontal...

Un beau livre et un homme qu'on est content d'avoir un peu mieux connu grâce à ce récit fort et émouvant.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Livre sympathique sur les relations familiales.
L'auteur aborde les liens qu'il entretient avec son père atteint de la maladie d'Alzheimer. Ceux-ci se trouvent modifiés par l'inversion de leurs rapports. le fils devient le soignant, le maternant. A cette occasion et à l'approche de la mort de son père, Alex Taylor effectue de nombreux voyages entre la France, son pays d'adoption, et l'Angleterre, son pays natal. Ces allers-retours sont source d'introspection, il parcourt les souvenirs qui ressurgissent. Il en fait une relecture avec son expérience d'adulte. Il aborde ainsi les liens qui l'unissent à son père, à sa mère, à sa belle-mère également. Les rapports entre les différents adultes sont aussi décrits, sur trois générations.
Enfin, il évoque avec une grande liberté son orientation sexuelle.
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Je ne suis pas une grande fan des biographies, j'ai pour principe que la vie privée doit le rester. Et pourtant je me suis laissé emporté dans cette lecture, principalement à cause d'une interview de l'auteur (il a su bien vendre son livre!!).
D'un concept qui me déplais j'en suis arrivé à le conseiller. J'aime le style d'Alex Taylor, j'avais l'impression de discuter avec lui autour d'un café, d'une conversation amicale à coeur ouvert. Parfois gênante, parfois touchante son histoire m'a autant ému qu'amuser.
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Alex Taylor, le journaliste européen bien connu de "Continentales", se dévoile à l'occasion d'un livre relatant la fin de vie de son père, souffrant de la maladie d'Alzheimer. C'est la seule relation qui le ramène une fois par mois dans l'Angleterre qui l'a vu naître. Ces retours en arrière sont l'occasion de s'interroger sur sa patrie, avec des souvenirs, des bons mots, des récits de l'enfance. C'est délicieux, surtout pour les amoureux de la langue (française ou anglaise), très tendre et pas nostalgique.


(Lu dans le Cadre de Masse critique)
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critiques presse (1)
Liberation
17 février 2014
Le so british Alex Taylor plonge en français dans la casse de ses souvenirs.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
J'arrive à l'emmener dans la salle de bain. Je me souviens du choc le premier soir que j'ai vu mon père, le cul à l'air. Pourtant, je n'en suis pas à ma première confrontation avec des fesses masculines. Ici dans le huit-clos de ses ablutions, le fait de voir les siennes m'avait rempli de tout une gamme de sentiments, allant du dégoût de voir la forme que prend un cul à quatre-vingt-dix ans à une énorme tendresse.
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Une chose n'a pas disparu: son sens de l'humour. Quand je l'ai vu tout récemment, il se délectait de l'un des chocolats "de Paris". Il venait d'en manger la moitié et contemplait le reste, tenu entre ses doigts dans son papier d'emballage orange.
"Tu as aimé, papa?" Sa réponse me laissa bouche bée.
"Je pense que je peux affirmer avec certitude que j'ai parfaitement réussi à décapiter celui-ci..."
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Mon homosexualité fait partie de mon être, tout comme le fait d'être grand ou d'avoir des cernes. (p.114).
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L'avantage extraordinaire , peut-être le seul, de la maladie d'Alzheimer est qu'on a la chance de pouvoir dire au revoir, petit à petit, aux personnes proches qui en sont atteintes. (p.196).
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Récemment, malgré l'avancé de son Alzheimer, une infirmière polonaise lui a demandé si son fils, qui venait de lui rendre visite, avait une petit amie. "Has Alex got a girlfriend?" Cet homme, qui ne savait déjà plus dans quelle ville ni dans quel mois de l'année il se trouvait, a rectifié, fièrement même, selon elle: "No, a BOYfriend!"
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Videos de Alex Taylor (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alex Taylor

Alex Taylor nous parle de son dernier livre, Quand as tu vu ton père pour la dernière fois ?
Ce livre est l'occasion de faire un voyage vers cette l'Angleterre que l'auteur avait quittée il y a plus de trente ans, sans jamais chercher les vraies rais...
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