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ISBN : 2251447377
Éditeur : Les Belles Lettres (14/11/2017)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Compassion et désespérance : quatorze nouvelles de Tchekhov traduites par Boris de Schlœzer

Avec Maupassant, Katherine Mansfield et quelques autres, Tchekhov, l’un des plus grands écrivains de la seconde moitié du XIXe siècle, est l’un des maîtres de ce genre difficile entre tous : la nouvelle.

Le choix établi pour le présent volume donne au lecteur un aperçu de toutes les facettes de Tchekhov nouvelliste : le farceur, le psychologue,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Foxfire
  06 février 2018
Je connaissais un peu le théâtre de Tchekhov donc j'étais déjà convaincue de son talent de dialoguiste. Lorsque la dernière opération de masse critique a proposé ce recueil de nouvelles, je me suis dit que c'était là l'occasion de découvrir une autre facette de l'auteur.
Certaines nouvelles viennent confirmer l'art du dialogue de Tchekhov, comme par exemple "la lotte" et surtout "un malfaiteur", saynète très amusante qu'on imagine très bien jouée sur scène. Mais, tout au long de ces nouvelles, j'ai aussi découvert un auteur maîtrisant la narration, la caractérisation des personnages, les descriptions.
Avec ce recueil, c'est un voyage au coeur de la société russe du 19ème siècle qui nous est proposé. Tout au long des différents textes, on y rencontre toutes les classes sociales. Et Tchekhov semble à l'aise pour dépeindre le quotidien de chacune d'elles. Tchekhov, grâce à ses qualités d'observateur et grâce à son talent d'écriture, sait donner vie à des personnages variés et tous crédibles. Que ce soit un vieux professeur d'université, une jeune bonne, un infirmier ou des voleurs, ils sont tous criants de vérité, finement caractérisés.
L'écriture est fluide et élégante. Les passages descriptifs sont remarquables, évocateurs sans être trop longs.
Si certaines nouvelles sont drôles ("la lotte", "un malfaiteur"), la tonalité générale de ce recueil est plutôt douce-amère, parfois même tragique ou cruelle. S'il ne juge pas ses personnages, Tchekhov n'est pas pour autant un auteur sans opinion ni colère. Lorsqu'il évoque la dureté de la vie de certaines classes sociales, on sent que le sort de ces pauvres gens ne le laissent pas indifférent. Comment ne pas être bouleversée par la triste vie d'une petite bonne de 13 ans épuisée par le manque de sommeil ou par le destin de déportés au bord d'une rivière qui, lorsque l'activité de passeurs ne leur suffit pas pour subvenir à leurs besoins, vivent de la mendicité...
Pour autant, le ton n'est jamais misérabiliste, l'écriture de Tchekhov est pleine de pudeur.
J'ai donc passé un très beau moment de lecture et je remercie vivement Babelio et les éditions Les belles lettres pour ce voyage dans la Russie du 19ème siècle.
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Fifrildi
  06 février 2018
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les Éditions Les Belles Lettres pour l'envoi de ce recueil dans le cadre de l'opération Masse Critique.
Je n'avais encore rien lu d'Anton Tchekhov et si j'ai sélectionné ce livre c'est d'abord pour sa couverture : j'adore les poupées russes. Je l'ai aussi choisi car je m'intéresse à la littérature russe en général.
Une belle découverte. J'ai adoré l'écriture de Tchekhov. Je pense même qu'elle est « supérieure » à celle de Joseph Kessel dont je viens de lire le recueil intitulé « La steppe rouge ». Mais j'ai aussi préféré ses histoires et sa façon de les raconter. Les thèmes « russes » étaient présents mais c'est surtout le désespoir des personnages qui m'a marquée.
Mis à part deux ou trois nouvelles que j'ai moins aimé je dois dire que dans l'ensemble j'ai été assez conquise (il y a 14 nouvelles en tout).
Ma nouvelle préférée (et la plus longue) entre toutes reste « Morne histoire », qui est commentée en fin d'ouvrage avec un essai de Léon Chestov « La création ex-nihilo ». Je ne suis pas vraiment d'accord avec tout ce qu'il y dit mais il m'a néanmoins donné envie de lire Ivanov et La Mouette. C'est déjà ça !
Je terminerai sur cette citation :
« Une fumée bleue monte de l'encensoir et baigne dans le large rayon de soleil qui coupe obliquement le vide ténébreux et sans vie de l'église. Et il semble qu'avec la fumée, l'âme même de la morte plane dans le rayon. Pareilles à des boucles d'enfants, les minces volutes de fumée tourbillonnent, montent vers la fenêtre, comme si elles voulaient fuir l'accablement et la tristesse dont cette pauvre âme est pleine. » (Le Requiem)
Un bon moment de lecture.

Challenge multi-défis 2018 (62)
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ATOS
  01 février 2018
Cher ami, janvier se termine et je prends le temps de saisir enfin ma plume pour vous faire signe et partager avec vous de grandes nouvelles.
Ici, les pluies semblent ne pas vouloir cesser. Mais, depuis ce matin le jour semble retenir un rayon de soleil au creux de ses plaines. Et je m'amuse à penser que ce rayon est comme la Lotte que notre cher Anton a décrite. Filera..., filera pas ! Schubert a donné à l'Autriche sa truite, notre cher Tchekhov une lotte ! Après tout, dieu a bien donné une baleine pour instruire les hommes.
Oui les beaux jours semblent nous filer entre les doigts... Pourrons espérer un jour goûter de nouveau un peu de la chair de leur soleil ?
Mais je m'égare ...Je vous écris ce matin pour vous transmettre un heureuse nouvelle : Nous avons reçu des nouvelles ! Des nouvelles d'Anton Tchekhov !
Elles nous disent beaucoup sur l'âme slave, beaucoup sur la Russie, beaucoup sur le tourment des hommes, et beaucoup sur le cher Anton Tchekhov lui même.
Anton Tchekhov est une étoile filante.. le ciel de la littérature et du théâtre s'en trouve encore tout illuminé !.. Parce qu'une étoile est éclatante, rapide, elle trace et puis s'absente. Mais la lumière de l'étoile reste pour celle ou celui qui la regarde, longtemps dans sa mémoire, et dans le regard de son coeur.
Atteint des sa jeunesse de tuberculose, c'est à quarante quatre ans qu'il quitte le monde des hommes. Enfant issu d'une famille pauvre, il sera médecin. Il écrit très vite des nouvelles qui très rapidement seront remarquées. Plus de 600 nouvelles, et plus d'une quinzaine de pièces de théâtre.
Oui, médecin. Et ce n'est pas anodin. On lui a parfois reproché son détachement, une certaine froideur par rapport à ses personnages. Mais il a l'oeil, et l'oreille ! Et sa retenue ne doit être attribué qu'au respect qu'il a envers ses personnages. Il les connaît bien les hommes !
Il sait ce qui se trouve à l'intérieur d'eux. Ce qui s'entortille, craque, trottine, ronge. Des abîmes, des grandeurs, des terreurs, des blessures. Il sait leur armure de papier, leurs rêves, leur pudeur, leur honte, leur solitude. Il sait ce que cache les conventions, l'arbitraire, l'injustice, la fatalité, les codes sociaux et familiaux. Il sait le poids que supporte un dos voûté.
Il sait leur silence, leur folie, leur détresse, leur peurs, leur tendresse, leur amour.
Lire les nouvelles de Tchekhov c'est comme se promener dans une galerie de peinture. Mille âmes, mille tableaux. Oui c'est une réel plaisir que d'avoir pu recevoir ses nouvelles.
La littérature russe est éternelle parce qu'elle ressemble beaucoup aux hommes. Des vies plutôt que des destins. Des âmes qui font comme elles peuvent avec le tourment du monde. du boutiquier, au professeur, du valet, à l'enfant, tous ont reçu la juste bienveillance d'Anton Tchekhov.
Il ne les a pas autopsiés, ni disséqués. Il n'a pas pris ses personnages comme des mouches à épingler sur une page. Ils nous a confié ses personnages tel qu'il les a rencontrés. Pas plus grands, pas plus petits qu'ils ne l'étaient. Il les a simplement écouté. Sans les juger. Sinon qui l'aurait fait ? Qui aurait pu témoigner ?
Cher ami, je termine ma lettre en espérant que le printemps nous donnera l'occasion de recevoir bien vite d'autres nouvelles. Aussi douces, belles et bienveillantes que celles que l'hiver vient de nous confier.
Amitiés.
Ps : savez vous que le corps du pauvre Anton Tchekov fut rapatrié en Russie dans un wagon de chemin de fer destiné au transport des huîtres ? Je ne sais quoi penser de cette information…
Peut -on voir de telle chose autre part qu'en Russie?!
Astrid Shriqui Garain
Opération masse critique Babelio /Editions Les belles Lettres – janvier 2018
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jeromejeromejeje
  12 janvier 2018
tout comme Maupassant il y a là un génie qui consiste à saisir le moment, l'occasion de révéler la face cachée des êtres ou des choses. Partant d'un banal trajet en calèche ou d'une visite à l'asile on prend conscience de l'existence de liens ténus entre les gens ou les événements.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
FifrildiFifrildi   05 février 2018
En rendant mon dernier soupir, je continuerai tout de même à croire que la science est ce qu'il y a de plus important dans la vie humaine, de plus beau, de plus nécessaire ; qu'elle fut et qu'elle sera toujours la manifestation la plus haute de l'amour et que c'est grâce à elle seule que l'homme réussira à triompher de la nature et de lui-même.

(Une morne histoire)
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FifrildiFifrildi   05 février 2018
- Tire-la par les ouïes, tire! ... Attends, je vais la pousser... Mais où fourres-tu ton gros poing? ... Avec le doigt, pas avec le poing, tête de bois! Pousse de côté! Par la gauche! Par la gauche! A droite il y a un grand trou. Le diable n'attend que toi pour souper... Tire par la lèvre!

(La lotte)
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FifrildiFifrildi   06 février 2018
Laissez le passé, oubliez-le comme s'il n'avait jamais existé, comme si vous l'aviez rêvé, et recommencez une nouvelle vie.

(Les relégués)
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FifrildiFifrildi   05 février 2018
Quand on se met à philosopher, cela signifie que l'on ne comprend rien.

(Une morne histoire)
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Videos de Anton Tchekhov (52) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anton Tchekhov
Bande annonce (VO) de The seagull (2018), adaptation du roman d'Anton Tchekhov, paru en français sous le titre la mouette.
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Le clafoutis de Tchekhov

Je m'appelle .............?..........." je suis un jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide", je passe mes étés dans la "maison de campagne des Choumikhine", et je m'y ennuie.

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