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ISBN : B005Q4BCNE
Éditeur : (27/09/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Ce livre est une oeuvre du domaine public éditée au format numérique par Ebooks libres et gratuits. L?achat de l?édition Kindle inclut le téléchargement via un réseau sans fil sur votre liseuse et vos applications de lecture Kindle.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
PiertyM
  16 juillet 2014
Le pari
Une édifiante et magnifique histoire. Courte, elle fait vivre avec ces personnages obstinés. Tchekhov nous entraîne dans une sagesse philosophique où l'orgueil et la vanité sont des poisons mortels de l'homme. Ils le tuent aussi lentement et surement, il a fallu à un banquier de parier de 2 millions pour voir enfermé un jeune juriste pendant quinze ans et au jeune juriste de s'enfermer pendant quinze ans pour le comprendre. En effet, une fois le pari engagé, les quinze années ont ressemblé à un miroir devant lequel les deux parieurs ont pu y lire leur propre être. Les 15 années ont reflété l'intérieur de leur personnalité...
Avec des personnages broyés par leur propre obsession, le pari de Anton Tchekhov est une nouvelle qui se lit avec entrain
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zaphod
  03 novembre 2014
Quand je me suis éveillé ce matin, un peu de lumière blafarde filtrait au bord des tentures.
Je n'avais pas de bonne raison de rester au lit, et je devais aller travailler, ce qui n'est peut-être pas une très bonne raison de se lever.
Je suis allé préparer du café à la cuisine.

C'est une règle chez moi, une hygiène de vie: je ne m'autorise aucune pensée intelligente avant la première tasse de café.
Après la première tasse de café, alors je m'autorise des pensées intelligentes, mais elles ne se produisent pas toujours.
Aujourd'hui, il ne se passait rien dans mon cerveau. Mais je ne voyais là rien d'inquiétant ou même d'inhabituel.

J'ai poussé un grand soupir et j'ai regardé l'horloge: 1 heure du matin!
Imbécile! que je me suis dit (c'était peut-être la première pensée intelligente qui pointait son nez), j'ai même pas eu deux heures de sommeil!

J'ai regardé par la fenêtre. le jardin était tout bizarre, plein de brume blanche éclairée par des rayons de lune.
J'ai eu envie de sortir. J'ai enfilé un pull et suis sorti en pantoufles.
La brume sentait le feu de bois et d'autres parfums indéterminés.
Le quartier était très calme et j'entendais de petits craquements dans le jardin.
Je me suis dit qu'il y avait peut-être un animal. Un hérisson, par exemple.

J'ai un voisin qui se vante d'avoir eu renards, chevreuils et sangliers, mais il faut croire que ça pue chez moi, parce que j'ai jamais eu que sproutch.
"Sproutch"???
Imbécile!!! Cette fois, je l'ai hurlé (c'était sans doute la deuxième pensée intelligente de la journée -ça commençait à se bousculer).
Je venais de marcher dans une crotte de chat.

C'est ça que je voulais dire: chez moi, y a jamais que trois marques de bestioles qui viennent.
Des gros volatiles noirs qui bouffent tous les fruits juste avant qu'ils soient murs, des grosses limaces gluantes qui bouffent tout ce que tu plantes avant que ça pousse, et une quantité innombrable de chats, qui apparemment se donnent rendez-vous pour venir chier dans mon jardin.

Ah, il est bien loin le temps où j'avais peur d'attraper des singes dans les zones les plus touffues, et où une partie de moi guettait les traces d'ours blancs dans la première neige. Non, j'ai plus aucun espoir d'apercevoir chez moi un animal un peu intéressant, mais des chats, ça, il n'en manque pas.

Et il faut les voir te regarder par en bas, l'air un peu embarrassé, mais sans aucune intention d'interrompre leurs besoins naturels pendant que tu leur gueule par la fenêtre d'aller chier ailleurs.
Bah, maintenant que j'y pense, je suppose que je préfère marcher dans une crotte de chat que dans une crotte d'ours blanc, sans même imaginer passer sous un arbre dans lequel un singe serait en train de... bon, soit.

Enfin, je ne sais pas pourquoi les animaux m'en veulent. On dirait qu'ils ont conclu un pacte contre moi. J'aurais au moins espéré que les gros oiseaux noirs auraient bouffé les limaces, et que les chats auraient chassé les oiseaux. Mais non, ces trois espèces vivent en parfaite camaraderie en se foutant de ma gueule.

J'ai raclé ma pantoufle comme je pouvais et je suis rentré.
J'étais trop énervé pour me recoucher, alors j'ai pris ce recueil de Tchekhov.

Des histoires russes bien racontées, certaines sont assez prenantes.
Je déplore cependant un manque certain de neige, de vodka et d'ours blancs.
Oui, d'accord, d'accord, je veux bien admettre que les ours blancs ne sont pas particulièrement russes, mais ce n'est pas non plus dans mon jardin que je vais en trouver.
Par contre, il me restait bien une bouteille de vodka.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   16 juillet 2014
je trouve la peine de mort plus morale et plus humaine que la réclusion. La mort supprime d’un seul coup, et la réclusion perpétuelle lentement. Des deux bourreaux, lequel est le plus humain ? Celui qui vous occis en quelques minutes, ou celui qui, durant de longues années, vous arrache la vie ?
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zaphodzaphod   29 octobre 2014
Je sortis sur la terrasse. J’avais comme des fourmis à la tête et avais froid, tant j’étais agité. Je savais déjà, de science certaine, que notre conversation serait sans intérêt et que nous ne saurions rien nous dire de particulier, mais qu’il arriverait infailliblement, cette nuit, ce que je n’osais pas rêver ; infailliblement cette nuit, ou jamais.
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zaphodzaphod   03 novembre 2014
Au milieu de ses confrères était assis Déréviâchkine, garçon d’un âge indéterminé, rasé, de grands yeux immobiles, le nez aplati et des cheveux si rudes que, à les voir, on éprouvait le désir de se cirer les bottes… Sa figure était si heureusement tournée qu’on y pouvait tout deviner d’un coup : et qu’il était ivrogne et qu’il chantait la basse, et qu’il était bête, mais pas au point de ne pas se croire très intelligent.
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PiertyMPiertyM   17 juillet 2014
Vous prenez le mensonge pour la vérité, la laideur pour la beauté. Vous seriez étonnés si, par suite de quelques circonstances, des grenouilles et des lézards poussaient sur les arbres au lieu de pommes ou d’oranges, ou si les
roses rendaient une odeur de sueur de cheval ; ainsi m’étonné-je de vous qui avez échangé le ciel pour la terre. Je ne veux pas vous comprendre
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Vidéo de Anton Tchekhov
Célia Houdart Villa Crimée éditions P.O.L : où Célia Houdart tente de dire comment et de quoi est composé son nouveau livre Villa Crimée, et où il est question notamment d'un ensemble construit par Sarah Bitter au 168 rue Crimée, à Paris 19e, de logements sociaux et d'ateliers d'artiste, d'architecture et d'écriture, de 212 fenêtres et de 212 fragments, de cuivre et de pavés, de couverture et d'ouvertures, de "La Vie mode d?emploi" et d'"Espèces d'espace", de Geroges Perec, d'admiration et des merveilles du monde, à l?occasion de la parution aux éditions P.O.L de "Villa Crimée", à Paris le 23 octobre 2018 "Un îlot en chantier, un labyrinthe de traits sur un plan d?architecte, un toit-manteau de cuivre gold. Un couple qui dort à la belle étoile sur une loggia, le piano d?Anton Tchekhov dans sa Datcha Blanche. Série de visions, de fictions. Fenêtres sur cour et vies rêvées, en même temps que coups de sonde dans le passé d?un quartier parisien"
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Le clafoutis de Tchekhov

Je m'appelle .............?..........." je suis un jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide", je passe mes étés dans la "maison de campagne des Choumikhine", et je m'y ennuie.

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