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Patrice Pavis (Éditeur scientifique)Bruno Sermonne (Autre)Tonia Galievsky (Autre)
EAN : 9782253039921
155 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1986)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 318 notes)
Résumé :
L'hiver à la campagne, le thé à sept heures du matin, les soirées interminables, le dégoût des autres et surtout de soi-même...

L'ennui est là, comme une espèce de boue gluante dans laquelle on s'enlise, comme des sables mouvants qui les engloutiront tous, Vania, Sonia, Astrov...


Dans un dernier sursaut, ils sortent la tête, essaient de haïr, d'aimer, de tuer, de se tuer... Ils n'en ont plus la force, ni l'envie. Rien que de p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  23 mars 2014
Puis-je me permettre un conseil ? Si vous ne lisez qu'une pièce de Tchekhov, choisissez celle-ci. Vous ne serez pas déçu, ou si vous l'êtes, vous le serez de toutes les autres. Il s'agit chronologiquement de la cinquième de ses sept pièces longues et elle en constitue, selon moi, la quintessence.
Anton Tchekhov signe en effet un petit bijou avec cet Oncle Vania (diminutif d'Ivan, rien à voir avec un quelconque représentant en serviettes hygiéniques). Il a l'art de créer des ambiances, dans ses pièces, où tout semble voué au capotage.
Des gens contraints de vivre ensemble et qui ne peuvent pas se souffrir, certains qui en aiment d'autres sans qu'il y ait de réciprocité, des ambitions inassouvies, des attentes, des frustrations, bref, un cocktail détonnant pour planter le décor d'une bonne empoignade familiale !
Jugez plutôt : Vania déteste Sérébriakov, l'ex-mari de sa soeur défunte, mais il aime Eléna, la nouvelle épouse de celui-ci. Sonia, la fille de Sérébriakov aime le docteur Astov, qui lui aussi aime Eléna, qui elle n'aime personne, tout comme son mari Sérébriakov d'ailleurs.
Une véritable orfèvrerie de situation pourrie où les protagonistes ont ruminé de longue date leurs frustrations respectives. Ajoutez là-dessus le sel d'un tempérament bien trempé, ironique, caustique, sarcastique tel que celui de l'oncle Vania, le tout doublé d'une sérieuse tendance à démarrer au quart de tour et vous aurez une petite idée de l'ambiance de plomb qui règne dans cette maison de campagne.
Hormis ce décor relationnel, Tchekhov peaufine aussi la patine historique de ses personnages ainsi que l'environnement géographique rural de cette pièce : Sérébriakov est un professeur à la retraite, surtout expert en glose, qui jouit d'une certaine célébrité et qui a toujours vécu en ville, loin des préoccupations matérielles. Mais étant retiré, et faute de moyens suffisants, il est venu s'installer avec sa jeune et jolie nouvelle femme Eléna dans la maison appartenant à sa première épouse décédée, une grosse ferme à la campagne.
Le domaine fonctionne depuis des lustres grâce à l'abnégation et l'énergie de Vania et de sa nièce Sophia, fille du professeur de son premier mariage. On apprend que depuis des années, le professeur tire ses revenus du travail de Sophia et Vania, lequel a ouvert récemment les yeux sur le talent douteux de Sérébriakov ainsi que sur Eléna, dont il est tombé follement amoureux.
À travers les yeux de Sophia et Vania, l'un et l'autre non désirés et pourtant méritants, Tchekhov nous peint un tableau touchant, tragique, bouché et sans issue, d'une existence ratée où il ne reste guère que le suicide ou l'abnégation. C'est donc un regard assez déprimant mais non dénué de vérité sur la condition humaine et son non-sens.
En outre, au-delà des frustrations et vitupérations de Vania, il me faut signaler l'autre personnage hyper intéressant de cette pièce, en la personne du docteur Astov. Si l'on se souvient que l'auteur était lui-même médecin, on comprend qu'il y a mis une certaine dose de sa propre personne.
J'en retiens surtout un étonnant discours écologiste et une vision du développement durable très en avance sur son époque. Ce n'est pas un motif nouveau chez lui, il l'avait déjà exprimé dans une pièce antérieure, le Sauvage (ou L'Homme Des Bois, selon les traductions). Ceci n'est probablement pas étranger au fait qu'Anton Tchekhov fit son fameux voyage à l'île de Sakhaline dans la même période où il remaniait sa pièce le Sauvage qui allait finalement aboutir à cette pièce, constatant au passage l'étendue de l'impact négatif de l'Homme sur la nature.
À plusieurs égards, cet Oncle Vania reprend, revisite ou annonce certains des éléments typiques du " style " Tchékhov, comme on peut le retrouver dans ses autres pièces, mais avec une légère préférence quant à moi pour cette version de son style, un peu moins intellectuel ou oscarwildesque, un peu plus " à la bonne franquette ", quasi franchouillard, au sens de Michel Audiard j'entends.
Et sur ce point, je ne peux que féliciter le metteur en scène qui eut l'idée géniale de confier le rôle de Vania à Jean-Pierre Marielle (voir la couverture de l'édition du livre de poche) car, durant toute la lecture de la pièce, j'entendais sa voix dans les répliques et c'était un bonheur, souvent drôle et grotesque, caustique et cassant, tragique et touchant.
En somme, une pièce superbe, d'une fraîcheur et d'une efficacité redoutables ; du très grand Tchekhov, en tout cas c'est mon petit avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Fabinou7
  24 avril 2020
Je me demande si Tchekhov n'est pas un précurseur du théâtre de l'absurde ? Dans leurs révoltes vaines et décalées au milieu de l'intolérable tranquillité de la vie, les personnages semblent faire une expérience limite du sens de l'existence et le deuil de leur destin.
Le séjour d'un écrivain imposteur et de sa jeune épouse Elena, brulante de sensualité et de désir de vivre étouffés par l'ennui, perturbe la vie de labeur des autres personnages.
Oncle Vania notamment semble être l'incarnation d'une réflexion du temps qui passe cruellement, « hier encore », il aurait pu se marier, changer de vie, quitter la cage depuis laquelle il éructe.
Sonia est une figure d'abnégation, elle endure les fins de non-recevoir que le bonheur lui oppose sans broncher « nous nous reposerons » répète-t-elle ainsi, s'en remettant à une ligne imaginaire qui recule au fur et à mesure que la vie progresse : l'horizon.
« de rapport immédiat, pur, libre à la nature et aux gens, il n'en a plus…plus du tout (il veut boire) ». Astrov, le médecin écolo (il ne mange pas de viande et plante des arbres pour contrer la déforestation) fait office de personnage philosophique, pour lui l'homme « détruit tout, sans penser au lendemain » ce qui fait sourire un siècle et demi plus tard, notamment vis-à-vis des arguments de type « autre temps, autre moeurs » ...
Astrov n'aime plus personne, il n'attend plus rien pour lui-même et fuit sa lucidité dans les effluves de vodka et la vision d'Elena.
Le style de cette pièce, jouée pour la première fois en 1897, est d'une extrême délicatesse et reste un témoignage de la force de l'âme russe, qui après quelques vodkas disserte des thèmes les plus profonds de l'existence. Notamment les thèmes chers à Tchekhov, comme l'impossibilité de vivre un amour, d'où les désillusions cruelles qu'il inflige à ses personnages, mais aussi sa réprobation sourde d'un mode de vie aristocratique russe coupé des réalités, il fait dire à Astrov, qui par ailleurs clame son mépris de la vie « petite-bourgeoise » : « ce sont les autres qui travaillent pour elle…et une vie oisive ne peut pas être pure ».
Mais quel émerveillement lorsqu'au Théâtre de l'Odéon, les comédiens superbes (Elena notamment, campée par une Elizaveta Boyarskaya magistrale) du Théâtre des Nations de Moscou font revivre, en russe (surtitré français) les mots de Tchekhov et donnent par leurs larmes, leurs cris, leurs étouffements et leurs silences à cette pièce une beauté poignante pour le public français.
Pour finir, avant que le samovar ne refroidisse pour de bon, la frustration humaine, cet ennui, cette paresse qui a tant inspirée les russes, convertis à l'oblomovisme, vient des propensions de notre vie car comme le décrivait si bien Paul Valéry « l'homme est plus général que sa vie et ses actes. Il est comme prévu pour plus d'éventualités qu'il n'en peut connaître » ; c'est sans doute d'ailleurs le carburant premier de la littérature, de la psychologie.
Partant, avec Valéry, du fait que « mon possible ne m'abandonne jamais », qu'il me tourmente, me culpabilise, me ridiculise, m'aveugle, me désillusionne, qu'il faut que je me réconcilie avec lui pour pouvoir continuer à vivre, en espérant, avec Sonia, qu'un jour « nous nous reposerons ».
Qu'en pensez-vous ?
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palamede
  04 janvier 2017
Si Oncle Vania est une pièce très russe, sa modernité et son sujet lui donnent une forme d'universalité.
Quand le vieux professeur Sérébriakov se retire dans sa propriété à la campagne, accompagné de sa belle et jeune épouse, il y retrouve sa fille Sonia et Vania, son beau-frère, qui gèrent le domaine, secondés par la vieille nourrice Marina, et Éfim, un domestique. Il y rencontre aussi Téléguine, un propriétaire ruiné et Astrov, un médecin écologiste.
Une arrivée qui va troubler tout ce petit monde et engendrer des remises en cause existentielles. Car dans ce huis clos familial, amour, amitié et désir contrariés font naître des frustrations qui conduisent les personnages à l'autodestruction, même s'ils croient à leurs rêves et ne se résignent pas.
Tchekhov peint une bourgeoisie mi-campagnarde, mi-intellectuelle en train de sombrer, incapable qu'elle est d'évoluer. Une peinture d'une humanité en crise qui nous touche, car elle est un constat d'échec, elle montre des hommes qui savent avoir raté leur vie, mais ne peuvent la quitter. Remarquable.
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pdemweb1
  24 décembre 2015
Avec une table et deux chaises, Anton Thekhov livre un drame inextricable.
Avec de simples dialogues, l’auteur raconte l’origine de l’histoire, le paroxysme de la crise et son issue.
Anton Thekhov donne peu d’éléments scéniques ; il offre beaucoup de liberté au metteur en scène et aux acteurs.
Je découvre Tchekhov, et les situations de frustrations pour ses personnages m’ont plu.
La pièce a encore un coin obscur : Quel est le rôle de Ilia IlitchTéléguine, propriétaire foncier ruiné ?
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nadiouchka
  09 décembre 2019
Dans la littérature russe, il ne faut pas oublier Anton Tchékhov Pavlovitch (Антон Павлович Чехов), né le 17 janvier 1860 ( 29 janvier 1860 dans le calendrier grégorien), à Taganrog  - non plus que sa pièce de théâtre, « Oncle Vania » ( Дядя Ваня).
« Oncle Vania » est une pièce de théâtre en quatre actes. Elle avait d'ailleurs été jouée par les Comédiens du Français. On avait même dit qu'elle avait été « débarbouillée et transcendée ». Un bien bel hommage et on l'avait jugée comme la plus émouvante de cet auteur russe.
Quand on a lu ce récit, on voit que l'âme russe y est bien présente.
L'histoire se passe à Saint-Pétersbourg, « la cité des tsars » - la capitale politique, culturelle et mondiale (au contraire de Moscou).
On va voir, entre le printemps et la fin de l'été, le quotidien de quelques personnages qui sont rongés par la solitude.
En parlant de personnages, en voici quelques uns : Alexandre Vladimirovitch Sérébriakov : (professeur à la retraite) - Éléna Andréevna (la jeune femme du professeur) - Sophia Alexandrovna (Sonia, la fille de la première femme de Sérébriakov) - Maria Vassilievna Voïnitzika (une veuve et mère de la première femme du professeur) - Ivan Petrovitch Voïnitzki (« Oncle Vania », son fils) – et pour terminer, reste à citer, Mikhaïl Astrov (médecin) - Ilia Ilitch Téléguine (un propriétaire terrien ruiné) – Marina (la vieille nourrice) – et un valet de ferme. Voilà qui fait déjà pas mal de monde.
Quant au thème de l'histoire, c'est la fin d'un séjour d'été du professeur Sérébriakov avec son épouse, Elena – séjour passé chez leur beau-frère, Ivan Voïnitski (c'est-à-dire l'Oncle Vania).
Oncle Vania se plaint d'une liberté oisive depuis l'arrivée du professeur et de son épouse, tandis que Marina se plaint d'un emploi du temps bouleversé. Et puis ne parlons pas de tout l'imbroglio qui règne entre les uns et les autres : certains aiment quelqu'un qui ne l'aime pas – la jalousie règne ainsi que le mécontentement . de plus, il est à signaler l'importance du docteur Astrov.
On voit un dialogue qui s'instaure entre Eléna et Astrov. Lui, raconte les moments où il venait faire un travail de cartographie avec Sonia et Voïnitski. Il évoque la disparition de la forêt ainsi que de la faune. Déjà un souci d'écologie. Mais son discours n'intéresse pas vraiment Eléna qui se pose plutôt des questions sur les sentiments : «  Éléna Andréevna et Astrov restés seuls font leurs adieux. Il tente à nouveau de la séduire en arguant qu'elle peut succomber maintenant, dans la forêt plutôt que dans une petite ville de province puisqu'elle n'a aucun but dans la vie. »
A un certain moment, Voïnitski aimerait rester seul mais Astrov refuse car il voudrait que celui-ci lui rende de la morphine qu'il lui a dérobée. Voïnitski se met alors à dénoncer la « folie de l'existence humaine », au point que Astrov le juge « toqué », (un mot qui revient plusieurs fois).
Avec simplement des dialogues, Tchékov nous a offert, ici, un beau portrait bien réaliste de cette bourgeoisie mi-campagnarde et mi-intellectuelle. Je dois ajouter que c'est un beau témoignage et une belle vision, bien en avance sur son temps, de notre monde actuel qui est en train de sombrer.
Mais l'auteur sait rester drôle et émouvant. Au final, une pièce de théâtre qu'il faut penser de lire.
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Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
SirennaSirenna   31 octobre 2015
Astrov
-Baste ! me voilà dégrisé. Vous voyez, je suis sobre, et je le resterai jusqu’à la fin de mes jours. (il consulte sa montre) Donc,je continue. Comme je vous l’ai dit : mon temps est fini ; il est trop tard pour moi...J’ai vieilli, je me suis surmené, je deviens vulgaire ; mes sentiments se sont émoussés,
et je me crois incapable d’un attachement quelconque... Je n’aime personne...et je ne pourrai plus aimer.Seule la beauté m’émeut encore. Elle seule ne me laisse pas indifférent.Il me semble que si Elena Andréevna en avait envie, elle pourrait me faire perdre la tête en un seul jour. Mais ce
ne serait pas de l’amour, ce ne serait pas un attachement...
Il tressaille et se cache les yeux de la main.
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Nastasia-BNastasia-B   28 novembre 2012
C'est étrange quand même !... On se connaît, et puis... brusquement, sans savoir pourquoi... on ne se revoit plus jamais ! C'est toujours comme ça, dans la vie !...
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Nastasia-BNastasia-B   31 décembre 2012
Les forêts russes retentissent de coups de hache. Des milliards d'arbres périssent. Les tanières des bêtes sauvages, les nids des oiseaux se vident ! Les rivières s'ensablent et se dessèchent. Des paysages merveilleux disparaissent pour toujours, uniquement parce que l'homme paresseux n'a pas l'idée de se baisser et de ramasser le combustible à ses pieds !
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Nastasia-BNastasia-B   26 septembre 2012
Tu as pris un flacon de morphine dans ma boîte à pharmacie. Écoute... si pour une raison quelconque tu as envie d'en finir avec toi-même... eh bien, va dans la forêt et fais-toi sauter la cervelle. Mais rends-moi ma morphine ! Sinon des bruits vont courir. On va me soupçonner. On va croire que c'est moi qui te l'ai donnée. C'est déjà suffisant de savoir qu'il faudra que je t'ouvre le corps pour l'autopsie... Tu crois que c'est drôle ?
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Nastasia-BNastasia-B   13 février 2013
Il me semble que vous devriez comprendre que ce qui perd le monde, ce ne sont pas les bandits, ni les guerres, mais les haines, les inimitiés, toutes ces petites querelles sordides...
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Videos de Anton Tchekhov (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anton Tchekhov
Anton Tchekhov : L’Envie de dormir (1978 / France Culture). Photographie : Anton Tchekhov à Melikhovo en 1897 • Crédits : By P. I. Seryogin (П.И. Серёгин) http://www.dlptheatre.net/Francais/Fr..., vi. Adaptation et réalisation de Jeanne Rollin-Weiss. 1ère diffusion sur France Culture le 24 février 1978. Varka est une petite bonne d'enfants de treize ans dont l'histoire tragique est racontée par Tchekhov dans la nouvelle “L'Envie de dormir”, écrite en 1888. Comme il est dur de servir à table, de laver, de coudre, il y a des moments où l'on a envie de se coucher par terre et de dormir sans égard pour rien. La journée passe, puis il y a les nuits, les nuits où le bébé crie. L'épuisement est là, celui de Varka, petite bonne d'enfants de treize ans dont l'histoire tragique est racontée par Tchekhov dans “L'Envie de dormir”, une nouvelle écrite en 1888. Interprétation : Roger Bret, Linette Lemercier, Berthe Chernel, Gilles Guillot, Jo Charrier et Jean Péméja.
“L’Envie de dormir” (extrait d'“Œuvres” d’Anton Tchekhov Tome II - Bibliothèque de la Pléiade - Traduction d'Edouard Parayre / © Editions Gallimard pour la version française).
Source : France Culture
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Je m'appelle .............?..........." je suis un jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide", je passe mes étés dans la "maison de campagne des Choumikhine", et je m'y ennuie.

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