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Patrice Pavis (Éditeur scientifique)Bruno Sermonne (Autre)Tonia Galievsky (Autre)
EAN : 9782253039921
155 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1986)
3.92/5   353 notes
Résumé :
L'hiver à la campagne, le thé à sept heures du matin, les soirées interminables, le dégoût des autres et surtout de soi-même...

L'ennui est là, comme une espèce de boue gluante dans laquelle on s'enlise, comme des sables mouvants qui les engloutiront tous, Vania, Sonia, Astrov...


Dans un dernier sursaut, ils sortent la tête, essaient de haïr, d'aimer, de tuer, de se tuer... Ils n'en ont plus la force, ni l'envie. Rien que de p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
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Nastasia-B
  23 mars 2014
Puis-je me permettre un conseil ? Si vous ne lisez qu'une pièce de Tchekhov, choisissez celle-ci. Vous ne serez pas déçu, ou si vous l'êtes, vous le serez de toutes les autres. Il s'agit chronologiquement de la cinquième de ses sept pièces longues et elle en constitue, selon moi, la quintessence.
Anton Tchekhov signe en effet un petit bijou avec cet Oncle Vania (diminutif d'Ivan, rien à voir avec un quelconque représentant en serviettes hygiéniques). Il a l'art de créer des ambiances, dans ses pièces, où tout semble voué au capotage.
Des gens contraints de vivre ensemble et qui ne peuvent pas se souffrir, certains qui en aiment d'autres sans qu'il y ait de réciprocité, des ambitions inassouvies, des attentes, des frustrations, bref, un cocktail détonnant pour planter le décor d'une bonne empoignade familiale !
Jugez plutôt : Vania déteste Sérébriakov, l'ex-mari de sa soeur défunte, mais il aime Eléna, la nouvelle épouse de celui-ci. Sonia, la fille de Sérébriakov aime le docteur Astov, qui lui aussi aime Eléna, qui elle n'aime personne, tout comme son mari Sérébriakov d'ailleurs.
Une véritable orfèvrerie de situation pourrie où les protagonistes ont ruminé de longue date leurs frustrations respectives. Ajoutez là-dessus le sel d'un tempérament bien trempé, ironique, caustique, sarcastique tel que celui de l'oncle Vania, le tout doublé d'une sérieuse tendance à démarrer au quart de tour et vous aurez une petite idée de l'ambiance de plomb qui règne dans cette maison de campagne.
Hormis ce décor relationnel, Tchekhov peaufine aussi la patine historique de ses personnages ainsi que l'environnement géographique rural de cette pièce : Sérébriakov est un professeur à la retraite, surtout expert en glose, qui jouit d'une certaine célébrité et qui a toujours vécu en ville, loin des préoccupations matérielles. Mais étant retiré, et faute de moyens suffisants, il est venu s'installer avec sa jeune et jolie nouvelle femme Eléna dans la maison appartenant à sa première épouse décédée, une grosse ferme à la campagne.
Le domaine fonctionne depuis des lustres grâce à l'abnégation et l'énergie de Vania et de sa nièce Sophia, fille du professeur de son premier mariage. On apprend que depuis des années, le professeur tire ses revenus du travail de Sophia et Vania, lequel a ouvert récemment les yeux sur le talent douteux de Sérébriakov ainsi que sur Eléna, dont il est tombé follement amoureux.
À travers les yeux de Sophia et Vania, l'un et l'autre non désirés et pourtant méritants, Tchekhov nous peint un tableau touchant, tragique, bouché et sans issue, d'une existence ratée où il ne reste guère que le suicide ou l'abnégation. C'est donc un regard assez déprimant mais non dénué de vérité sur la condition humaine et son non-sens.
En outre, au-delà des frustrations et vitupérations de Vania, il me faut signaler l'autre personnage hyper intéressant de cette pièce, en la personne du docteur Astov. Si l'on se souvient que l'auteur était lui-même médecin, on comprend qu'il y a mis une certaine dose de sa propre personne.
J'en retiens surtout un étonnant discours écologiste et une vision du développement durable très en avance sur son époque. Ce n'est pas un motif nouveau chez lui, il l'avait déjà exprimé dans une pièce antérieure, le Sauvage (ou L'Homme Des Bois, selon les traductions). Ceci n'est probablement pas étranger au fait qu'Anton Tchekhov fit son fameux voyage à l'île de Sakhaline dans la même période où il remaniait sa pièce le Sauvage qui allait finalement aboutir à cette pièce, constatant au passage l'étendue de l'impact négatif de l'Homme sur la nature.
À plusieurs égards, cet Oncle Vania reprend, revisite ou annonce certains des éléments typiques du " style " Tchékhov, comme on peut le retrouver dans ses autres pièces, mais avec une légère préférence quant à moi pour cette version de son style, un peu moins intellectuel ou oscarwildesque, un peu plus " à la bonne franquette ", quasi franchouillard, au sens de Michel Audiard j'entends.
Et sur ce point, je ne peux que féliciter le metteur en scène qui eut l'idée géniale de confier le rôle de Vania à Jean-Pierre Marielle (voir la couverture de l'édition du livre de poche) car, durant toute la lecture de la pièce, j'entendais sa voix dans les répliques et c'était un bonheur, souvent drôle et grotesque, caustique et cassant, tragique et touchant.
En somme, une pièce superbe, d'une fraîcheur et d'une efficacité redoutables ; du très grand Tchekhov, en tout cas c'est mon petit avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Fabinou7
  24 avril 2020
Je me demande si Tchekhov n'est pas un précurseur du théâtre de l'absurde ? Dans leurs révoltes vaines et décalées au milieu de l'intolérable tranquillité de la vie, les personnages semblent faire une expérience limite du sens de l'existence et le deuil de leur destin.
Le séjour d'un écrivain imposteur et de sa jeune épouse Elena, brulante de sensualité et de désir de vivre étouffés par l'ennui, perturbe la vie de labeur des autres personnages.
Oncle Vania notamment semble être l'incarnation d'une réflexion du temps qui passe cruellement, « hier encore », il aurait pu se marier, changer de vie, quitter la cage depuis laquelle il éructe.
Sonia est une figure d'abnégation, elle endure les fins de non-recevoir que le bonheur lui oppose sans broncher « nous nous reposerons » répète-t-elle ainsi, s'en remettant à une ligne imaginaire qui recule au fur et à mesure que la vie progresse : l'horizon.
« de rapport immédiat, pur, libre à la nature et aux gens, il n'en a plus…plus du tout (il veut boire) ». Astrov, le médecin écolo (il ne mange pas de viande et plante des arbres pour contrer la déforestation) fait office de personnage philosophique, pour lui l'homme « détruit tout, sans penser au lendemain » ce qui fait sourire un siècle et demi plus tard, notamment vis-à-vis des arguments de type « autre temps, autre moeurs » ...
Astrov n'aime plus personne, il n'attend plus rien pour lui-même et fuit sa lucidité dans les effluves de vodka et la vision d'Elena.
Le style de cette pièce, jouée pour la première fois en 1897, est d'une extrême délicatesse et reste un témoignage de la force de l'âme russe, qui après quelques vodkas disserte des thèmes les plus profonds de l'existence. Notamment les thèmes chers à Tchekhov, comme l'impossibilité de vivre un amour, d'où les désillusions cruelles qu'il inflige à ses personnages, mais aussi sa réprobation sourde d'un mode de vie aristocratique russe coupé des réalités, il fait dire à Astrov, qui par ailleurs clame son mépris de la vie « petite-bourgeoise » : « ce sont les autres qui travaillent pour elle…et une vie oisive ne peut pas être pure ».
Mais quel émerveillement lorsqu'au Théâtre de l'Odéon, les comédiens superbes (Elena notamment, campée par une Elizaveta Boyarskaya magistrale) du Théâtre des Nations de Moscou font revivre, en russe (surtitré français) les mots de Tchekhov et donnent par leurs larmes, leurs cris, leurs étouffements et leurs silences à cette pièce une beauté poignante pour le public français.
Pour finir, avant que le samovar ne refroidisse pour de bon, la frustration humaine, cet ennui, cette paresse qui a tant inspirée les russes, convertis à l'oblomovisme, vient des propensions de notre vie car comme le décrivait si bien Paul Valéry « l'homme est plus général que sa vie et ses actes. Il est comme prévu pour plus d'éventualités qu'il n'en peut connaître » ; c'est sans doute d'ailleurs le carburant premier de la littérature, de la psychologie.
Partant, avec Valéry, du fait que « mon possible ne m'abandonne jamais », qu'il me tourmente, me culpabilise, me ridiculise, m'aveugle, me désillusionne, qu'il faut que je me réconcilie avec lui pour pouvoir continuer à vivre, en espérant, avec Sonia, qu'un jour « nous nous reposerons ».
Qu'en pensez-vous ?
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palamede
  04 janvier 2017
Si Oncle Vania est une pièce très russe, sa modernité et son sujet lui donnent une forme d'universalité.
Quand le vieux professeur Sérébriakov se retire dans sa propriété à la campagne, accompagné de sa belle et jeune épouse, il y retrouve sa fille Sonia et Vania, son beau-frère, qui gèrent le domaine, secondés par la vieille nourrice Marina, et Éfim, un domestique. Il y rencontre aussi Téléguine, un propriétaire ruiné et Astrov, un médecin écologiste.
Une arrivée qui va troubler tout ce petit monde et engendrer des remises en cause existentielles. Car dans ce huis clos familial, amour, amitié et désir contrariés font naître des frustrations qui conduisent les personnages à l'autodestruction, même s'ils croient à leurs rêves et ne se résignent pas.
Tchekhov peint une bourgeoisie mi-campagnarde, mi-intellectuelle en train de sombrer, incapable qu'elle est d'évoluer. Une peinture d'une humanité en crise qui nous touche, car elle est un constat d'échec, elle montre des hommes qui savent avoir raté leur vie, mais ne peuvent la quitter. Remarquable.
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pdemweb1
  24 décembre 2015
Avec une table et deux chaises, Anton Thekhov livre un drame inextricable.
Avec de simples dialogues, l’auteur raconte l’origine de l’histoire, le paroxysme de la crise et son issue.
Anton Thekhov donne peu d’éléments scéniques ; il offre beaucoup de liberté au metteur en scène et aux acteurs.
Je découvre Tchekhov, et les situations de frustrations pour ses personnages m’ont plu.
La pièce a encore un coin obscur : Quel est le rôle de Ilia IlitchTéléguine, propriétaire foncier ruiné ?
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Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  30 novembre 2020
Une fois de plus et comme pour La Cerisaie, impossible de me souvenir si j'ai lu Oncle Vania à mon adolescence. Je pensais que oui, après ma récente lecture je pencherais plutôt pour un non, mais il est aussi possible que la forte impression que m'avait fait La Mouette, ma toute première pièce de Tchekhov (que je n'aime plus trop trop à présent), ait effacé de ma mémoire une autre pièce que j'aurais alors moins aimé. Allez savoir ! Là, je me dis qu'en tout cas, si j'ai bien lu Vania après La Mouette, je n'avais sans doute pas l'âge pour l'apprécier - et inversement pour La Mouette. Mais passons !

Un petit retour sur l'aventure qu'a été la composition de cette pièce, qui a connu bien des tours et des détours. Tchekhov avait écrit une pièce qu'on intitule en français le Sylvain (ou L'Homme des bois, ou encore je ne sais plus quoi). Je crois que c'était en 1886 (admirez la précision de mes informations). Bon, en fait, après vérification, c'était plutôt en 1889. Sur ce, il la détruit en septembre 1889. Il réécrit la pièce et il est prévu de la faire jouer en octobre à Saint-Pétersbourg (en voilà un homme qui travaillait vite !), mais elle est finalement refusée avec une lettre d'accompagnement où on conseille tout simplement à Tchekhov d'écrire des nouvelles et de laisser tomber le théâtre (le type qui a écrit la lettre, Lenski, était un visionnaire, convenez-en). Sur ce, Tchekhov prend très au sérieux ce conseil et affirme qu'il n'écrira plus de pièce de théâtre. Et sur ce, il va tout de même un peu plus tard (mais quand, c'est la question qui semble faire débat) réécrire le Sylvain en la transformant pas mal, ainsi que composer deux ou trois petites choses pour le théâtre... Donc, Oncle Vania est l'aboutissement d'un long travail sur le Sylvain, et cependant une pièce autre. Certains exégètes pensent qu'Oncle Vania s'est vue achever en 1890 (c'est-à-dire avant les trois autres "grandes pièces" de Tchekhov), d'autres qu'il s'agit d'une pièce de 1897 (donc composée après La Mouette). Ce n'est sûrement pas moi qui vais trancher.

On retrouve dans Oncle Vania le décor typique de la tétralogie de Tchekhov : le domaine familial, qui réunit à la fois parentèle et amis, dans une Russie fin de siècle, où les personnages s'étiolent. Ici, Vania, un homme d'une bonne quarantaine d'années, gère avec l'aide de sa nièce Sonia les terres qui appartenaient à sa soeur décédée. Vit avec eux un ami, propriétaire terrien ruiné, et vient les voir régulièrement un autre de leurs amis, le médecin Astrov. Les tout derniers arrivés sont le beau-frère de Vania et père de Sonia, le professeur Serebriakov, âgé d'une soixantaine d'années et se plaignant sans cesse de différents problèmes de santé, et la seconde épouse de celui-ci, la belle Elena, qui a au minimum trente ans de moins que lui et fait tourner les têtes masculines. Comme très très souvent chez Tchekhov, les uns et les autres traînent un mal de vivre incurable, et les uns sont amoureux des autres qui sont amoureux d'autres encore (quand il s'agit bien d'amour, ce qui n'est pas toujours le cas), les enfermant tous dans un cercle vicieux.

Je vous pose la question : pourquoi cette pièce, qui ressemble tout de même pas mal à La Cerisaie, mais aussi à La Mouette et aux Trois Soeurs, a-t-elle fonctionné sur moi comme pas une autre de Tchekhov (excepté une ou deux pièces courtes) depuis que j'ai vieilli ? le fait est que j'ai aimé cette pièce, alors que je me plains tout le temps que je n'aime pas tellement Tchekhov. J'y ai trouvé sans doute plus de naturel que dans les autres. Les dialogues m'ont semblé davantage couler de source, et les personnages, également, m'ont semblé plus accessibles. Ca mériterait que je relise Les Trois Soeurs, pour le coup.

Toujours est-il que Tchekhov scrute ici avec finesse et sans en faire trop la vacuité de la vie de ses personnages, qui traînent leur mélancolie, leurs regrets, mais aussi leurs espoirs (même s'ils sont souvent déçus) sans jamais trouver de solution à leur mal-être, ou du moins s'y prenant mal pour s'en sortir (essayer de tuer son beau-frère n'étant pas une solution pour aller mieux, par exemple). Et le sujet des forêts qu'essaie de planter Astrov est assez déconcertant quand on lit la pièce aujourd'hui, car Tchekhov semble avoir déjà compris à la fin du XIXème siècle (même s'il ne fut pas le seul) quel chemin prenaient les êtres humains dans leur rapport à la nature. Cela dit, on notera qu'il s'agit là d'une nature façonnée par l'homme, comme d'habitude chez l'auteur, et que la nature à l'état sauvage reste absente - ce serait peut-être intéressant de mettre Oncle Vania en parallèle avec le Canard sauvage d'Ibsen, d'ailleurs. Il n'en reste pas moins que le propos est saisissant.

Néanmoins... Bon oui, je ne pouvais pas continuer sur ce ton jusqu'au bout ! Donc : néanmoins, me pèse encore la difficulté à appréhender l'ironie de Tchekhov à travers la seule lecture de la pièce. Car Tchekhov voyait cette pièce, comme toute les pièces de sa tétralogie, comme une comédie, ce que nous occultons assez facilement. On voit bien que certains passages sont d'une portée un tantinet comique, mais pour l'ensemble de la pièce, ça me paraît beaucoup moins évident. Je me pose toujours la question : pourquoi ? Est-ce un problème de traduction(s), l'ironie étant très difficile à rendre dans une autre langue que le russe ? Est-ce parce que Tchekhov comptait sur la mise en scène pour mettre en avant cette ironie ? Pour ce qui est de mon expérience, je n'ai jamais vu une mise en scène qui rendait bien le comique de Tchekhov : soit c'était joué limite (ou carrément) à la façon d'une tragédie, soit l'aspect comique était tellement appuyé que ça en devenait pénible.

Je terminerai sur cette citation de l'auteur, qui prouve à quel point il ne voyait pas son théâtre comme horriblement dramatique : "Dans la vie, les hommes ne se tuent pas, ne se pendent pas*, ne se font pas des déclarations d'amour à tout bout de champ. Ils ne disent pas à tout instant des choses pathétiques. Ils mangent, se traînent, et disent des bêtises. Et voilà, c'est cela qu'il faut montrer sur scène. Il faudrait écrire une pièce où les gens arriveraient, partiraient, mangeraient, parleraient de la pluie et du temps, joueraient aux cartes, et tout cela non pas parce que l'auteur en a besoin, mais parce que tout ça se passe ainsi dans la réalité."

* si, quand même, parfois ça arrive...

Lien : https://musardises-en-depit-..
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
SirennaSirenna   31 octobre 2015
Astrov
-Baste ! me voilà dégrisé. Vous voyez, je suis sobre, et je le resterai jusqu’à la fin de mes jours. (il consulte sa montre) Donc,je continue. Comme je vous l’ai dit : mon temps est fini ; il est trop tard pour moi...J’ai vieilli, je me suis surmené, je deviens vulgaire ; mes sentiments se sont émoussés,
et je me crois incapable d’un attachement quelconque... Je n’aime personne...et je ne pourrai plus aimer.Seule la beauté m’émeut encore. Elle seule ne me laisse pas indifférent.Il me semble que si Elena Andréevna en avait envie, elle pourrait me faire perdre la tête en un seul jour. Mais ce
ne serait pas de l’amour, ce ne serait pas un attachement...
Il tressaille et se cache les yeux de la main.
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Nastasia-BNastasia-B   28 novembre 2012
C'est étrange quand même !... On se connaît, et puis... brusquement, sans savoir pourquoi... on ne se revoit plus jamais ! C'est toujours comme ça, dans la vie !...
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Nastasia-BNastasia-B   31 décembre 2012
Les forêts russes retentissent de coups de hache. Des milliards d'arbres périssent. Les tanières des bêtes sauvages, les nids des oiseaux se vident ! Les rivières s'ensablent et se dessèchent. Des paysages merveilleux disparaissent pour toujours, uniquement parce que l'homme paresseux n'a pas l'idée de se baisser et de ramasser le combustible à ses pieds !
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Nastasia-BNastasia-B   13 février 2013
Il me semble que vous devriez comprendre que ce qui perd le monde, ce ne sont pas les bandits, ni les guerres, mais les haines, les inimitiés, toutes ces petites querelles sordides...
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Nastasia-BNastasia-B   26 septembre 2012
Tu as pris un flacon de morphine dans ma boîte à pharmacie. Écoute... si pour une raison quelconque tu as envie d'en finir avec toi-même... eh bien, va dans la forêt et fais-toi sauter la cervelle. Mais rends-moi ma morphine ! Sinon des bruits vont courir. On va me soupçonner. On va croire que c'est moi qui te l'ai donnée. C'est déjà suffisant de savoir qu'il faudra que je t'ouvre le corps pour l'autopsie... Tu crois que c'est drôle ?
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Vidéo de Anton Tchekhov
Pendant toute la durée du Festival d'Avignon, la comédienne Isabelle Huppert se remémore un moment marquant de son histoire avec le plus grand rassemblement de théâtre au monde. On se souvient, en 2000, de son apparition magique dans la Médée d'Euripide. Dans l'obscurité grandiose de la Cour d'honneur du palais des Papes, Isabelle Huppert, dirigée par Jacques Lassalle, offrait à la matricide son calme souverain. Elle nous la rendait proche, presque familière, en faisait une femme déses-pérée comme une autre… À Avignon toujours, elle est même parvenue à nous faire sourire des terribles mésaventures de Justine, à travers ses lectures de Sade. L'égérie de Chabrol et de Haneke au cinéma sait au théâtre merveilleusement libérer les monstres et apprivoiser les détresses. Ses compagnonnages scéniques avec Peter Zadek, Claude Régy, Bob Wilson, Krzysztof Warlikowski et Luc Bondy l'ont forgée à la magie du plateau. Isabelle Huppert y rayonne comme personne, y attire la lumière. Dirigée par le Portugais Tiago Rodrigues, elle sera cette fois Lioubov Andréievna dans La Cerisaie, de Tchekhov…

ENTRETIEN FABIENNE PASCAUD
RÉALISATion PIERRICK ALLAIN BASILE LEMAIRE
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Le clafoutis de Tchekhov

Je m'appelle .............?..........." je suis un jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide", je passe mes étés dans la "maison de campagne des Choumikhine", et je m'y ennuie.

Nikita
Volôdia
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