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Édouard Parayre (Traducteur)Lily Denis (Préfacier, etc.)Roger Grenier (Éditeur scientifique)
ISBN : 207030857X
Éditeur : Gallimard (23/02/2006)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Camisoles et barreaux aux fenêtres, la salle 6 est réservée aux fous. Le docteur Raguine se lie avec l'un d'entre eux, atteint d'un délire de la persécution, et peu à peu, à son tour, sombre dans le désespoir...
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
jazz_woman
  26 mai 2013
Ce fut un véritable plaisir de lire cette nouvelle ! Tchekov nous raconte l'histoire d'une aile d'hôpital qui n'est pas "comme les autres" et du devenir du médecin en charge de superviser celle-ci.
Le style de Tchekov est très agréable à lire et nous touche au plus profond de notre être car "La salle 6" porte réflexion sur la nécessité de la souffrance humaine, l'immortalité, la définition de la folie et par extension, celle de la normalité. Tchekov aborde la maladie mentale d'un regard moderne, et nous invite à réfléchir sur la nécessité de priver de liberté des "malades mentaux" car ils sont anormaux par rapport au reste du monde, lequel est corrompu et avide de pouvoir. Il remet en question la responsabilité individuelle de l'Homme sur la vulnérabilité de l'autre, qui exprime donc la finitude de l'existence humaine.
Pour l'officier de santé que je suis, cette nouvelle fut une grande découverte.
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PiertyM
  01 mai 2014
Une touchante nouvelle! Une bouleversante histoire où on ne saurait comment définir ou distinguer ce qui relève de l'ordre et ce qui relève du désordre, ce qui est normal et ce qui ne l'est...
Une singulière rencontre se fait dans la salle 6 d'un hôpital psychiatrique, une rencontre de deux hommes particuliers qui convergent dans leurs interrogations sur la société et sur l'homme. Ils se déchargent chacun de son côté, comme un flux, de leurs préoccupations philosophiques.
Seulement l'un est médecin et l'autre est le malade. Chacun dans sa situation voit autrement la vie. le malade, en poursuivant le criminel qu'il s'est crée en lui, voit les choses dans leur fin, le docteur redoute en lui son métier qui ne consiste qu'à abréger les souffrances de l'homme mais pas d'arrêter la mort...A quoi abréger cette souffrance? Tout finit par mourir...
Une dangereuse amitié que devient la proximité de ces deux messieurs sensés vivre dans deux mondes différents. Hé bien, la société décrète: le docteur est devenu fou comme son malade...aussi le docteur va-t-il regagner la salle 6 comme un malade...
Une merveilleuse nouvelle!!!
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b-nyx
  08 novembre 2015
La salle 6 est une nouvelle vraiment très intéressante. Elle nous oblige à nous poser la question de la place du fou dans notre société, qui est fou ? Pourquoi il est fou ? Juste parce qu'il ne penser pas comme nous ? C'est vraiment passionnant de voir la vie de ce docteur Raguine, qui après des années de médecine "malhonnête" et "inutile" rencontre Gromov, un fou enferme dans la salle 6. Gromov a le savoir, la sagesse et la culture que cherche Raguine chez ses conversations. Il s'entend si bien avec qu'on va penser que lui aussi est fou, car voyez vous, il ne pense plus comme nous...
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Chasto
  12 mars 2017
De ce vieux soldats aux galons roussis, les pas résonnent dans la noirceur et la puanteur de l'abandon de l'âme humaine.
Lignes qui se faufilent et se dérobent par des salles demi obscures où le zèle s'efface au renoncement de la conviction humaine.
Déambulations à réaliser avec parcimonie dans des chapitres fuyants plus vite que ces mots qui se perdent au fil de ces phrases de quêtes et de silences.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
jazz_womanjazz_woman   26 mai 2013
À son arrivée en ville pour entrer en fonctions, André Efîmytch
trouva « l’établissement de charité » dans une situation
déplorable. Dans les salles, dans les corridors et jusque dans la
cour de l’hôpital, il était difficile de respirer, tant cela infectait.
Les garçons de l’hôpital, les infirmiers et leurs enfants couchaient
dans les salles, pêle-mêle avec les malades. On se plaignait
que les blattes, les punaises et les souris rendissent la vie
intenable. Dans les salles de chirurgie, on ne pouvait pas se débarrasser
de l’érysipèle. Il n’y avait dans tout l’hôpital que deux
scalpels, et pas un thermomètre. On mettait les pommes de
terre dans les baignoires. Le surveillant, la lingère et l’aidechirurgien
volaient. On racontait que le prédécesseur d’André
Efîmytch vendait en secret l’alcool de l’hôpital et qu’il s’était fait
parmi les infirmières et les malades un véritable harem...
Après avoir examiné l’hôpital, André Efîmytch conclut que
c’était un établissement scandaleux, et dangereux au plus haut
point pour la santé des habitants de la ville
+ Lire la suite
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PiertyMPiertyM   01 mai 2014
Mépriser la souffrance signifierait pour elle mépriser la vie elle-même, car toute la vie de l’homme consiste à ressentir le froid, la faim, les injures, les privations, et la peur hamlétique de la mort. C’est là toute la vie. On peut la trouver pesante, la haïr, mais non la mépriser.
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jazz_womanjazz_woman   26 mai 2013
Cependant le besoin de parler surmonte toute autre considération
; il se donne carrière. Il parle avec flamme et passion.
Son discours, désordonné, fiévreux, délirant, saccadé, est sou–
vent incompréhensible, mais on y devine, et dans les paroles et
dans le ton, quelque chose d’extraordinairement bon : quand il
parle, on sent à la fois en lui un fou et un homme. Il serait difficile
de transcrire tout ce qu’il dit. Ivan Dmîtritch parle de la lâcheté
humaine, de la violence qui opprime le droit, de la vie magnifique
qui prévaudra enfin sur la terre, et des grilles des fenêtres
qui lui rappellent à toute minute la stupidité et la cruauté
des oppresseurs. C’est comme une rhapsodie incohérente de
chansons vieilles, mais encore inachevées.
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jazz_womanjazz_woman   26 mai 2013
Les préjugés, et toutes les saletés et vilenies de chaque jour sont nécessaires ; ils finissent par se changer, au bout du compte, en quelque chose de bon, comme le fumier se transforme en terreau.
André Efîmytch parut donc accepter le désordre avec assez
d’indifférence. Il demanda seulement aux employés de l’hôpital
et aux infirmières de ne pas coucher dans les salles, et fit faire
deux armoires pour les instruments. L’intendant, la lingère,
l’aide-chirurgien et l’érysipèle demeurèrent en place.
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jazz_womanjazz_woman   24 mai 2013
Des grilles de fer offusquent les fenêtres ; le plancher
est gris et mal raboté. Il traîne une odeur de choux aigres,
de mèche fumeuse, de punaises et d’ammoniaque, et l’on croirait
entrer dans une ménagerie.
Sur des lits, vissés au plancher, des gens sont assis ou couchés,
en capotes bleues et en bonnets de nuit, à l’ancienne
mode. Ce sont des fous.
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Videos de Anton Tchekhov (48) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anton Tchekhov
Célia Houdart Villa Crimée éditions P.O.L : où Célia Houdart tente de dire comment et de quoi est composé son nouveau livre Villa Crimée, et où il est question notamment d'un ensemble construit par Sarah Bitter au 168 rue Crimée, à Paris 19e, de logements sociaux et d'ateliers d'artiste, d'architecture et d'écriture, de 212 fenêtres et de 212 fragments, de cuivre et de pavés, de couverture et d'ouvertures, de "La Vie mode d?emploi" et d'"Espèces d'espace", de Geroges Perec, d'admiration et des merveilles du monde, à l?occasion de la parution aux éditions P.O.L de "Villa Crimée", à Paris le 23 octobre 2018 "Un îlot en chantier, un labyrinthe de traits sur un plan d?architecte, un toit-manteau de cuivre gold. Un couple qui dort à la belle étoile sur une loggia, le piano d?Anton Tchekhov dans sa Datcha Blanche. Série de visions, de fictions. Fenêtres sur cour et vies rêvées, en même temps que coups de sonde dans le passé d?un quartier parisien"
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Je m'appelle .............?..........." je suis un jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide", je passe mes étés dans la "maison de campagne des Choumikhine", et je m'y ennuie.

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