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Annick Le Goyat (Traducteur)
ISBN : 2283022835
Éditeur : Buchet-Chastel (03/09/2009)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Aujourd'hui à Delhi il y a un homme à abattre. Cet homme-journaliste renommé -apprend par un flash d'informations, un dimanche matin, qu'il vient d'échapper à la mort et que 5 assassins ont été arrêtés. Il ignore pourquoi on a voulu le tuer. Est-ce parce qu'il a révélé une affaire de corruption au sein du gouvernement indien dans les colonnes de son magazine, ou bien seraient ce les services secrets pakistanais qui auraient décidé de le supprimer? Protégé par une es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Sylviegeo
  10 mars 2018
En ouvrant "Histoire de mes assassins", on se dit haaa enfin un livre sur l'Inde contemporaine, 2012, sur l'Inde moderne, celle d'aujourd'hui, loin des clichés, loin des odeurs de l'encens, loin du gourou...Toutefois...
Ici, une tentative d'assassinat avortée sur un journaliste est prétexte à nous faire un portrait de ce pays. Car c'est l'Inde actuelle qui est le véritable personnage de ce récit. On essaie de comprendre ce qui a amené 5 jeunes gens à vouloir assassiner un journaliste. On nous raconte le passé de chacun, leur éducation troublante, violente, traumatisante. Des jeunes du nouveau millénaire. Oui l'Inde du nouveau millénaire qui en traine encore beaucoup de millénaires derrière elle. Cette Inde qui ne peut totalement décrocher de ses traditions, castes, cruauté, pauvreté, violence, de tout ce passé influant encore et toujours trop sur son présent. Ces 5 accusés bénéficieront-ils de circonstances atténuantes ? de l'Inde atténuante ? Serons-nous émus, touchés par leur passé? Saurons-nous comprendre ?
Tarun J Tejpal, cet écrivain, journaliste d'investigation, engagé et progressiste en profite pour dénoncer les lacunes du système indien, policères, sociales, politiques, celles de l'éducation, dénonce également les malversations, les corruptions de tous les niveaux, les abus sexuels et autres et dénonce aussi le silence et l'aveuglement volontaire enveloppant toutes ces déficiences sociales. On voudrait découvrir une Inde qui change, même si elle en a mal, mais...
Je dois avouer, oui je dois vous dire (et c'est pour cela que je ne note pas, car je ne sais comment noter ce titre) que mon plaisir de lecture fut gâché lorsque j'ai découvert que l'auteur, intègre espoir de son pays, a été accusé de viol en 2013 , presqu'à la sortie de "Histoire de mes assassins" où justement il dénonce ...
Il y a de ces choses qui ne se pardonnent pas ou alors plus que difficilement.
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Lounima
  17 mars 2013
A tout lecteur potentiel de ce livre, je me dois de vous prévenir sur deux points qui me semblent importants :
1) A tous ceux qui ont lu Loin de Chandigarh et qui l'ont aimé, autant vous dire tout de suite qu'il n'est absolument pas certain que ce livre remporte votre adhésion... En effet, pour moi, Loin de Chandigarh dresse le portrait d'une Inde moderne des classes moyennes, tolérante (avec, entre autre, un couple mixte Hindou-Mulsulman), emprunte de sensualité, sensible, ayant gardé des valeurs et forte de son histoire. Ici, point de tout cela : L'Inde moderne des humbles, pour l'auteur, est composée de bouges où les hommes ont perdu leur âme, parfois même leur identité ! Point de sensualité mais des agressions sexuelles, point de sensibilité mais de l'ardeur à détruire tout sentiment de faiblesse, point d'histoire, sauf pour en rappeler les épisodes les plus sanglants !...
2) Aussi, mon deuxième point est : "Ames sensibles, s'abstenir !". Ce livre est dur, très dur : j'avoue avoir parfois dû refermer le livres quelques instants, sur quelques passages particulièrement explicites qui m'ont particulièrement heurtée... Rien ne nous est épargné : violence, cruauté (extrême cruauté), pauvreté, drogue, agression... Cet auteur nous livre une Inde difficile à supporter par certains côtés et les mots, très crus, renforcent le propos...
C'est donc le portrait d'une Inde "perdue" que nous dresse Tarun J. Tejpal à travers le récit de cinq "assassins" à qui la vie n'a rien épargné : sont-ils réellement des meurtriers sanguinaires, sans foi ni loi comme le clament les autorités ? Ou sont-ils tous victimes d'un système qui n'épargne pas les humbles, les pauvres, les orphelins, les différents ? Ne sont-ils pas simplement des boucs émissaires d'un système corrompu qui accuse des innocents à grand renfort de médias pour faire oublier ses propres méfaits ? Toute la question est là !
Qui sont ces cinq assassins ?
Il y a Chaku, fils d'un soldat qu'il ne voit qu'à l'occasion de très rares permissions pendant lesquelles, pour lui "apprendre la vie", son père le bat sous n'importe quel prétexte... Il est chétif, peu bavard, bousculé par ses camarades jusqu'au jour où, poussé un peu trop loin, il va utiliser le tranchant d'un couteau...
Il y a Kabir M., dont le père a été si traumatisé par les récits des atrocités de la Partition qu'il n'aura de cesse de le préserver d'éventuelle agression à caractère religieux. Ce père, coupable d'avoir trop peur pour son fils, lui fera ainsi oublier sa religion, ses coutumes jusqu'à son nom ! Un jour, Kabir M., voleur non violent, sera arrêté et puni pour un crime qu'il n'a pas commis...
Il y a Chini et Kaliya, orphelins tous les deux, qui vivent sur le quai d'une gare et trouvent le réconfort dans la drogue. Un jour, ces enfants, seront approchés pour devenir "coursiers"...
Et il y a Hathoda Tyagi : peu bavard, il se met dans des colères monstrueuses pour des raisons pas toujours évidentes alors, le jour où ses soeurs sont agressées, il voit rouge et va les venger, à coup de marteau...
Et leur victime ? Un homme de la classe moyenne qui, malgré une profession qui devrait le pousser à rechercher la vérité, se montre bien docile et, peut-être, un peu trop crédule...
J'ai beaucoup aimé ce livre, même si de très nombreux passages sont durs à supporter ! Bien sûr, je pense, comme dans tout livre qui vise à démontrer les faiblesses d'un système (politique, religieux, social...), que le trait est un peu forcé mais je pense aussi qu'il y a tout de même bien plus de réalité que nous ne sommes prêts à accepter... Parce que, l'Inde, ce n'est pas le monde édulcoré que nous montre le cinéma bollywoodien ! Un livre et un pays à découvrir ! ;-)
Lien : http://loumanolit.canalblog...
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Incunabula
  07 mars 2011
L'intrigue se déroule à notre époque en Inde à Dehli . Un journaliste a « échappé » à une tentative d'assassinat perpétré par cinq assassins . On assistera au procès à travers les yeux du journaliste et partagera son incompréhension des faits et événements. En effet il ne connaît aucun de ces criminels et ne sait pourquoi ils voulaient le tuer.
L'histoire se complique lorsque Sara l'amante du journaliste commence à enquêter auprès des détenus pour savoir le fin mot de l'histoire. le récit gagne alors en profondeur et en émotion, car le lecteur, aux travers des découvertes de la jeune femme va apprendre le passé traumatisant des cinq assassins.
Ces passages de l'histoire qui sont « séparés » de l'intrigue principales et qui racontent la jeunesse des cinq tueurs sont crus et assez violent. Dans le contexte du livre cela ne me choque pas et je trouve même que cela va avec les thèmes abordés dans le livre. Toutefois je ne conseillerais pas ce livre à des personnes qui ont « l'âme fragile » ou qui n'aiment pas la violence et le sang. Ce livre n'est donc pas pour tout le monde et je le déconseillerai au plus jeunes même si cela est écris sous forme d'enquête policière.
L'écriture est très fluide et cela se lit facilement et rapidement. Il n'y a pas de phrases longue et le vocabulaire employé est accessible à tous. Pour ce qui est du vocabulaire inconnue du public puisque ce sont des termes indiens il y a des explications.
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BVIALLET
  27 mars 2012
De nos jours, en Inde, à Delhi, un journaliste, responsable d'un hebdomadaire en perte de vitesse, apprend par la radio qu'il a échappé à une tentative d'assassinat de la part de cinq voyous qui viennent d'être arrêtés. Il en ignore la raison : lui reproche-t-on d'avoir soulevé le problème de la corruption du gouvernement de son pays ? Est-il la cible du terrible ISI, les services secrets pakistanais ? Il bénéficie immédiatement d'une protection policière et en apprend un peu plus sur ses assassins. Il y a Chaku, l'as du couteau, Kabir le musulman que le père a essayé de rendre inaccessible à la haine des hindous et qui se retrouve détesté par les deux camps, Kalya et Chini, les deux enfants abandonnés de la gare centrale qui vivent de petits trafics et surtout Hathoda Tyagi, le demeuré qui tue les gens en leur éclatant la tête à coups de marteau...
Un long roman (590 pages) foisonnant comme une saga qui nous plonge dans l'univers si particulier des bas-fonds de l'Inde contemporaine. La misère, la violence et l'injustice y sont partout la règle. La corruption gangrène la société à tous les niveaux. le système des castes et les problèmes inextricables de la cohabitation religieuse entre hindouistes et musulmans n'arrangent pas les choses. Un livre magistral, passionnant, dans la lignée de ceux de Tom Wolfe par exemple, bien meilleur que « Loin de Chandigar ». Si Tejpal a su s'émanciper de ses obsessions sexuelles c'est pour nous plonger carrément dans l'horreur et le sadisme au quotidien. Un écrivain majeur. Une réalité qu'on ne peut s'imaginer ici.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Olloix
  18 juillet 2015
C'est le livre que j'ai préféré des trois que j'ai lus de T.Tejpal, les deux autres étant "La vallée des masques" et "Loin de Chandigarh". Le personnage principal de ce roman est l'Inde elle-même. Y sont décrits les itinéraires de 5 jeunes hommes, dont les destins ont convergé vers une tentative d'assassinat d'un journaliste connu. 5 destins qui font vivre la misère et la violence d'une partie de l'Inde. Parallèlement à ces histoires tragiques, nous vivons également dans le monde du journaliste et de sa maîtresse, ballottés eux aussi par une société violente et corrompue que personne ne semble pouvoir domestiquer.
On retrouve le style de Tejpal, sans les longueurs qu'on peut trouver dans "Loin de Chandigargh", mais aussi sans aucun romantisme. Les descriptions sont souvent crues et choquantes. Y est dépeint, avec distance et souvent avec humour une Inde loin de la sérénité et du pacifisme que l'on peut parfois prêter à la culture de cette région du monde...que je ne connais personnellement pas du tout.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SylviegeoSylviegeo   13 mars 2018
Chacun piochait dans le réservoir universel d'images. Le monstre individuel était mort. La passion personnelle, le chagrin intime, morts. La colère était une icône. Le bonheur, une icône. La souffrance , une image. L'amour une image. Le sexe, un organe. Le futur, une matrice. Si vous pouviez l'imaginer, le sentir, on vous le montrait -en plusieurs couleurs, sous tous les angles- sans les efforts du verbe. Même Dieu pour finir, se trouverait rétréci. Pas plus grand que l'écran. Pas plus dense qu'un pixel. (p.18)
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marygoodnightmarygoodnight   26 août 2009
Un couteau est un bel objet. Il n’est pas fait pour tuer. Pour ça, il y a le pistolet. Le couteau sert à effrayer, à semer la terreur dans la mémoire de ton adversaire. Le couteau est un instrument d’orfèvre, le pistolet un ustensile de quincailler. Une balle ne te donnera jamais la finesse, la précision d’une lame. Avec un couteau, tu peux décider de la punition exacte que tu veux infliger. Faire une incision de douze centimètres de long, un trou de cinq centimètres de profondeur, trancher la moitié d’un doigt, épointer le nez, sectionner la langue en deux, couper un testicule en rondelles, agrandir la taille d’un trou du cul, effiler les oreilles, dessiner une fleur sur un torse, une étoile sur une joue. Tu peux réaliser toutes ces jolies choses. Si les circonstances l’exigent, tu peux aussi sortir les entrailles, découper le coeur, planter un drapeau dans la cervelle. Avec un pistolet, une seule chose est possible : un trou dans la peau. Les tueurs utilisent une arme à feu. Les artistes préfèrent l’arme blanche.
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LounimaLounima   17 mars 2013
"Cependant, ils connaissaient le secret, la vérité de la solution. Elle était faite pour blanchir et effacer. Pour nettoyer les tâches sombres de l'esprit. Pour recouvrir la souffrance de la mémoire, corriger la douleur lancinante de l'émotion. Elle ne servait pas seulement à effacer le papier, mais le monde entier. Tout. Le bruit, la puanteur, le fer, l'urine, la merde, les policiers, la nourriture rance, les haillons, les croûtes, les déchets, les déchets, les déchets. Tout." (Buchet/Chastel - p.310)
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LounimaLounima   17 mars 2013
"Un peu de lait dans l'eau vaut mieux que pas de lait du tout. Dans les pauvres masures, on met deux cuillers de lait dans un verre d'eau et l'enfant boit avec bonheur. Nous sommes un pays pauvre et il faut se nourrir d'illusions quand le lait fait défaut." (Buchet/Chastel - p.45)
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LounimaLounima   17 mars 2013
"Des hommes opiniâtres avaient départagé la terre sans se soucier des artères de l'amour, de la famille, de la communauté, de l'Histoire, des animaux ni des arbres qu'ils mutilaient. Et l'on apprenait que le sang commençait à couler partout des veines sectionnées." (Buchet/Chastel - p.201)
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Videos de Tarun J. Tejpal (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tarun J. Tejpal

La vallée des masques - Tarun Tejpal
www.rentree-litteraire.com/auteur/tarjun-tejpal/ « J'ai été, un jour, un homme de convictions, volontaire et déterminé. Les autres venaient me consulter pour retrouver un ancrage solide quand leurs coeurs et leurs âmes vacillaient. Un jour...Aujourd'hui, c'est à l'urgence que je dois faire face. » Au cours d'une longue nuit où il attend ses assassins, d'anciens frères d'armes, un homme raconte son histoire, celle d'une communauté recluse dans une vallée inaccessible de l'Inde, selon les préceptes d'un gourou légendaire, Aum, le pur des purs... Figure majeure de la littérature indienne contemporaine, auteur de Loin de Chandigarh, Prix des libraires 2007, Tarun Tejpal explore la société des hommes dans son « inhumanité » et entraîne le lecteur dans une fable philosophique et politique puissante, qui s'impose d'ores et déjà comme une lecture incontournable. La presse « Un sommet : un grand huis clos paranoïaque, foisonnant, complexe, digressif. » Livres Hebdo « Les livres passent et repassent, mais certains restent... La vallée des masques fait partie de ceux-là. N'ayons pas peur des mots, Tejpal nous livre un grand et magnifique roman. Créateur et façonneur, ses mots font place à un monde qui s'ouvre devant nos yeux ; la littérature prend ici tout son sens. » Page « Une fable universelle sur la pureté dangereuse...Une parabole impitoyable sur l'inhumanité de la société des hommes, et dont la charge politique extrême ne peut laisser indifférent. » L'Express.fr « Une fable ...
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